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27 mars 2006

Les nouvelles tendances de l’immobilier

Utiliser des matériaux écologiques, profiter d’une résidence secondaire, effectuer des travaux: ça bouge dans l’immobilier! « Ce qui fait débat » fait le tour des nouvelles tendances et des bons conseils à propos de son logement, sachant que la France compte 17 millions de logements individuels (neufs ou anciens).

La mode de l’habitat écologique
Une maison verte dès ses fondations, c’est possible. Aujourd’hui, il est possible de respecter l’environnement en adoptant une approche basée sur le climat, le lieu et les matériaux: en étudiant les températures moyennes et en optant pour un habitat bien isolé orienté au sud pour récupérer la chaleur du soleil – et, mieux, en installant des panneaux solaires-la maison écologique prend forme et se veut accessible (pas plus de 10 à 15% au-dessus des prix du marché, ou bien elle ne se vend pas). Différentes techniques sont disponibles pour obtenir un habitat «écolo» bien isolé, parmi lesquelles l’ossature en bois et les murs de paille, rondins, ou panneaux préfabriqués avec isolation intégrée. L’énergie solaire est également très en vogue: en effet, passer à cette énergie permet de couvrir 40 à 60% de ses besoins en eau chaude en hiver et presque la totalité en été,selon les régions.
Chez soi, mettre sa maison au vert est aussi possible. Sur les murs, privilégier la peinture écologique est un acte citoyen, étant donné que ces peintures sont fabriquées à partir de matières premières minérales ou végétales, renouvelables et non-toxiques. Une maison bien conçue consomme dix fois moins d’énergie qu’une construction classique. La maison écologique, elle, va plus loin. Elle utilise des matériaux non toxiques, recyclables, renouvelables et locaux, évitant ainsi les dépenses d’énergie dues au transport. Elle minimise les besoins en énergie payante, en privilégiant notamment l’énergie solaire. En bref, elle tend à réduire tous les impacts de l’habitat sur l’environnement. Une maison écologique construite par une entreprise revient, à l’investissement, environ 15 % plus cher qu’une maison traditionnelle. De l’avis des adeptes, la dépense est rapidement amortie grâce aux économies d’énergie réalisées. Il existe des crédits d’impôt pour les particuliers qui s’équipent en énergies renouvelables, de l’ordre de 50 % pour l’installation d’un chauffe-eau solaire par un installateur certifié. De plus, le tarif de rachat de l’électricité photovoltaïque (énergie solaire) produite par les particuliers va passer de 15 à 22,5 centimes d’euro du kWh. Par aillleurs, dès septembre 2006, toutes les habitations neuves devront être dotées d’un conduit à fumée, permettant le raccordement d’un foyer à bois.

Posséder une résidence secondaire
Aucun autre pays en Europe que la France ne concentre sur son territoire autant de résidences secondaires. 10% des ménages déclarent en posséder une, contre 4% en Belgique et 2% en Irlande. L’Insee a recensé trois millions d’habitations qui répondent au nom de « résidence secondaire ». Posséder une maison de ce type, rêve de bon nombre de Français, induit néanmoins différentes dépenses qui peuvent se révéler coûteuses. L’entretien du logement en fait partie. On ne peut pas compter sur l’aide d’un voisin à longueur d’année ! Vous avez alors la possibilité de passer par un professionnel assurant toute une palette de services : entretien des pelouses et des haies, approvisionnement en bois ou en fioul, ménage, entretien de la piscine… Suivant le contrat, votre intendant s’occupera essentiellement de mettre en état votre maison ou de la préparer avant votre arrivée, voire de prendre en charge toute la gestion, allant des menus travaux à la décoration de Noël. La nouveauté de la loi de finances pour 2006 consiste en un crédit d’impôt de 1 500 euros si vous déménagez à plus de 200 kilomètres pour reprendre une activité salariée. Mais vous avez encore plus à gagner avec le régime de double résidence, si vous êtes contraint, pour des raisons professionnelles, d’habiter dans un lieu distinct du domicile habituel. Il s’agit de remplacer l’abattement de 10% par la déduction de toutes les dépenses supplémentaires liées à votre situation : loyers et frais annexes, frais de repas supplémentaires à condition de prouver que l’on est contraint de les prendre au restaurant le soir, frais de déplacement à raison d’un aller-retour par semaine, y compris par avion quand la durée du voyage le justifie.

24 mars 2006

La revue de presse.1

CPE, trois lettres qui défraient la chronique. Le contrat première embauche fait l'objet de nombreuses critiques, et la presse étrangère ne manque pas un morceau du dossier ("Courrier International", 23 mars). Plus proche de nous, "Le Monde" propose en ce 24 mars un "numéro spécial lycéens et étudiants", avec des articles très fouillés, et complète le dispositif avec une édition spéciale sur son site Web.
"Le Monde 2" (en date du 25 mars) se penche de son côté aux "objecteurs de croissance",  les "décroissants", qui appellent à vivre avec moins et mieux pour éviter le pire - énergie, écologie, réchauffement de la planète. Du côté du "Point", c'est Nicolas Sarkozy qui fait la Une cette semaine - pour le ministre de l'Intérieur, c'est "le temps des dangers" ('Comment ne pas s'abîmer dans l'affaire du CPE sans se désolidariser du gouvernement?"). "Challenges" préfère se consacrer aux "vrais revenus des professions libérales", et "Top Santé"... aux "meilleurs substituts de repas".

20 mars 2006

Edito: Embauche à hauts risques

Trois lettres dans lesquelles s’exprime la colère d’étudiants, lycéens, syndicats; un Premier ministre qui chute dans les sondages: la crise du CPE, le Contrat Première Embauche, fait rage depuis début mars dans l’Hexagone.
A l’origine, il y avait eu le CNE, Contrat Nouvelle Embauche, réservé aux petites entreprises, censé inciter à l’embauche. Point phare de ce nouveau contrat, la période d’essai de deux ans: deux ans pour mettre en confiance l’employeur, ou bien deux ans dans lesquels le nouvel arrivant est « corvéable à merci », étant donné que le licenciement peut se faire sans justification préalable? Et puis, le CPE, réservé aux jeunes de moins de 26 ans. Et la jeunesse vit rouge: occupation symbolique de la Sorbonne, blocage d’universités, émeutes avec les forces de l’ordre (fruit d’une minorité de casseurs), manifestations à répétition. Tout cela pour convaincre le gouvernement de renoncer à sa nouvelle trouvaille. Pour convaincre un Premier Ministre de revoir sa copie, quelle attitude adopter? Faut-il manifester, tenter de négocier ou les deux?

Les industriels face à l'obésité

En France, 5,3 millions d’adultes sont obèses, et 14,4 millions en surpoids. Face à ces chiffres, les industriels, premiers visés, se doivent de réagir. Car les consommateurs les pressent: 88% des personnes interrogées par l’Ifop pour son étude « Obésitude » estiment que les groupes alimentaires devraient être davantage responsables des conséquences de l’alimentation sur la santé. De plus, selon CSA-TMO, 50% des Français sont « très favorables » à l’obligation d’imprimer des messages de prévéntion de l’obésité sur les emballages de friandises, de barres chocolatées et de boissons sucrées. Aujourd'hui, 61% du sucre consommé en France se trouve dans les produits de l'industrie agroalimentaire, qui en utilise plus de un million de tonnes par an, dont 20,5% dans les jus de fruits et sodas, et 13,3% dans les yaourts et les desserts lactés. La responsabilité des industriels est donc clairement établie aux yeux des Français, qui ne mangent plus sans se poser de questions et n’hésitent plus à montrer du doigt les marques. La légitimité des entreprises en matière de prévention est faible: selon CSA-TNO, seuls 1% des Français pensent que les entreprises sont les acteurs les mieux placés pour sensibiliser aux comportements à risque pour la santé. Et 32% jugent qu’il faut taxer un certain nombre de produits très gras et très sucrés, nocifs pour l’équilibre alimentaire. 

L’industrie en ligne de mire
Face à ce vent de protestation, les industriels doivent réagir et se mettre au diapason. Différentes actions sont à engager pour redorer le blason des fabricants. Les stratégies marketing fondées sur le bien-être et la santé devraient être utilisées. Car les fabricants sont virtuoses dans l’art de communiquer: « il n’y a pas de mauvais produits, seulement de mauvais régimes alimentaires » clame Jean-René Buisson,président de l’Association nationale des industries alimentaires. Depuis plusieures années, les arguments nutritionnels fleurissent sans les rayons. La nutrition est un argument de vente fort, que les fabricants n’hésitent pas, dans la polémique actuelle, à mettre en avant. De plus, les petites portions inciteraient au grignotage fréquent, et les taux d’obésité augmentent.

500 posts, et un nouveau blog. Comme annoncé précédemment, le blog Ce qui fait débat devient Problématiques.fr: www.problematiques.fr
 
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