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29.04.2006

La revue de presse du Samedi.6

Le sport n'en finit plus de déchainer les passions, y compris financières. "L'Expansion" se penche ce mois-ci sur "l'argent fou du sport", chiffres à l'appui. Côté blogs, ce sont les "Inrockuptibles" qui s'y collent, en détaillant une sélections des " cinquante meilleurs blogs": difficile en effet de s'y retrouver dans la blogosphère mondiale, du simple carnet de bord à l'étude marketing. Côté vin, "La Revue du vin de France" annonce "des bordeaux enfin abordables". Côté politique, c'est "Le Point" qui s'y penche avec une enquête sur l'affaire Clearstream. Et les amateurs de séries ne sont pas oubliés, avec "les secrets de Lost 2" dans "Télé 2 Semaines".

26.04.2006

Les nouvelles habitudes alimentaires des Français

COMPRENDRE LES FAITS
-À l'heure du hamburger, des sodas et autres plats précuits, les autorités passent à l'offensive en mettant sur pied le programme national nutrition santé, le retrait des distributeurs automatiques des établissements scolaires et une campagne de publicité destinée à redonner aux produits "bons pour la santé", tels que l'eau, leurs lettres de noblesse.
Face à ces dispositions, l'industrie sucrière passe à l'offensive avec une série de publicités jouant sur la corde affective entre le sucre et le consommateur. D'autres actions devraient suivre, sur le terrain.
-Selon le Crédoc (Centre de recherche pour l'étude des conditions de vie), un Français sur quatre affiche un comportement alimentaire essentiellement tourné vers les "bonnes habitudes" et la santé, guidés pour 5% par la balance. Cependant, 9% des Français sont considérés comme "désinvestis", et apportent une faible importance à leurs repas, prêts à être réchauffés.

TENDANCES ET RECOMMANDATIONS
Bien que de plus en plus réceptifs aux messages sanitaires distillés par les autorités, les Français n'ont pas renoncé à leur envie de bien manger. La tendance est donc à l'aspartame et aux pâtes. Bien qu'à effet moins important que le sucre, l'aspartame n'est pas à consommer en grande quantité selon les messages distillés depuis la rentrée. Cependant, la consommation de pâtes est, quant à elle, encouragée. En effet, elles apportent des glucides complexes et des protéines végétales indispensables, en particulier au cerveau. Selon l'Inpes, "elles évitent que la faim ressurgisse trop tôt après le repas et évite ainsi le grignotage qui se traduit souvent par la consommation d'aliments gras et sucrés". Pendant ce temps 9% des Français sont considérés par le Crédoc comme des "bons vivants" à table.

L'INDUSTRIE DU SUCRE REPART BATAILLER

Malmenée par la récente campagne anti-obésité (voir les numéros 42 et 43), l'industrie du sucre repart à l'offensive pour reconquérir le cœur des Français. Sa précédente campagne, fondée sur les bienfaits du sucre, partant en lambeaux, le lobby sucrier joue cette fois-ci sur le rapport affectif que peuvent entretenir les consommateurs avec le sucre, à travers des publicités distillées dans la presse sous la bannière "Qui voudrait d'un monde sans sucre?" Le centre d'études et de documentation du sucre, proche des industriels, indique qu'au "palmarès des idées reçues, le sucre figure comme une victime régulière. C'est l'ennemi de la santé. Il fait grossir, le sucre est une drogue, il est responsable des caries… Les injonctions sanitaires se font de plus en plus autoritaires. Alors que c'est avant tout un plaisir." Le tout dans une ambiance tendue entre industriels et gouvernement, après le retrait des distribut-eurs automatiques des établissements scolaires depuis la rentrée (voir le numéro 33, janvier/février 2004). Face à cette déferlante "anti-sucre", des actions menées par l'industrie du sucre devraient avoir lieu prochainement, sûrement durant la semaine du goût, organisée sous son égide. Les conseils de prudence face à l'aliment se multiplient, avec notamment une limite de douze sucres au maximum par jour. En effet, tout est une question de dose, et la prudence s'impose pour une raison simple: le sucre est présent quasiment partout. Avec huit morceaux de sucre pour une canette de soda et quatre pour une crème glacée, l'eau apparaît comme la boisson de référence. Indication par ailleurs recommandée par le programme national nutrition santé.

25.04.2006

Pourquoi le vignoble français est-il en crise?

Cet article est repris sur AgoraVox 


En un an, de mai 2001 à mai 2002, l’Australie a exporté plus de 400 millions de litres de vin, et ce pour la première fois. Au Royaume-Uni, la part de marché des vins français ne cesse de reculer (25% en 2001). Aux Etats-Unis, les exportations de vins australiens ont été multipliées par huit depuis 1991, et les vins chiliens ne cessent de prendre des parts de marché aux vins de l’hexagone. Les vins en provenance du «Nouveau Monde» rencontrent un succès croissant à l’exportation, tandis que le déclin des vins français s’est déjà amorcé. Dangereusement. Pour la première fois en 2003, les exportations de vin du Nouveau Monde (Nouvelle-Zélande, Australie, Chili, Afrique du Sud) ont dépassé celles de la France. Les viticulteurs doivent faire face à une des plus grandes crises qu’ils ont dû traverser depuis des dizaines d’années. « Ce qui fait débat » explore les raisons de la crise.

Une concurrence d’un nouveau genre
«Jusqu’en 1985, le vignoble français était en situation de monopole sur le milieu et le haut de gamme.[…]Quand on est dans une telle situation, on peut tout faire: produire plus, n’importe comment, augmenter les prix, faire mauvais, de toute façon tout s’en va…» indiquait au « Monde 2» René Renou, viticulteur et membre de l’INAO (Institut national des appellations d’origine). Aujourd’hui, plus de 45 pays produisent du vin. Les vins du Nouveau Monde se sont notamment imposés par leurs étiquettes simplifiées et leurs bouteilles accrocheuses. Le nom du cépage et les multiples informations inscrites sur l’étiquette ne sont pas l’apanage de ces vins d’un nouveau genre. De plus, un détail plus surprenant vient faire la différence: le remplacement du célèbre bouchon par la capsule à vis. «On ouvre pas un chablis comme on ouvrirait un Coca!» pourrait-on dire au comptoir du coin. Et pourtant. Le «Wine Spectator», magazine sur le vin basé outre-Atlantique, est parti en campagne contre ce célèbre système, lui préférant la screwcap, parfaitement étanche et offrant plus de garanties sur le plan organoleptique (ce qui est capable d’affecter un récepteur sensoriel). Les domaines neo-zélandais ou australiens  qui s’y sont convertis sont légion. La France commence seulement à être concernée, avec des tests sur un petit nombre d’exploitations.

Des vins convertis à la technologie
Les levures, champignons microscopiques naturellement présents sur la prune du vin, sont indispensables dans le cadre de la fermentation alcoolique. Leur mauvaise qualité ou leur rareté peuvent compromettre une vendange. Les laboratoires en ont donc mis au point de nouvelles variétés, plus de 300 au total. Certains vignerons d’un «nouveau cru» n’hésitent pas à y recourir, dont par exemple à l’ICV Alpha blanc qui «développe les caractères aromatiques des blancs – ananas pour le chardonnay, fruits exotiques pour le sauvignon». Les interventions sur le produit se multiplient, avec les passages entre de multiples fûts et les possibles ajouts de copeaux de bois, ce qui est formelle-ment interdit en France. Par ailleurs, l’arsenal biotechnologique mis à disposition des producteurs s’enrichit de jour en jour.

Prendre soin des terroirs
Tasser et tuer la terre, principal argument de vente, est un fait qui ne peut être ignoré. Certes, il n’est plus recommandé de désherber manuellement, mais pas non plus de se contenter de produits chimiques au final néfastes pour les terrains! La viticulture consomme 30% des pesticides utilisés chaque année dans l’agriculture française dont elle ne représente que 2,8% des surfaces cultivées. Les sols tassés en surface forment un«couvercle» difficile à traverser pour les jeunes ceps. Les racines s’enfoncent horizontalement au lieu de pousser verticalement. Les plus jeunes ceps, aux racines quasi-superficielles, ont écopé lors de la canicule de 2003 d’un coup de soleil qui a brûlé le feuillage et les grappes.

Rendement Entre les deux rendements agricoles de 1979 et 2000, la surface du vignoble français a baissé, mais le merlot a augmenté de 164%, le chardonnay de 179%, le cabernet-sauvignon de 132%, et le sauvignon de 199%. Les cépages tendent à s’uniformiser. Dans le Bordelais, on a pu assister au retour du merlot, cépage plus facile à cultiver que le cabernet-sauvignon: 17000 hectares en 1970, 62000 hectares en 2000. Avec l’appauvrissement et l’exploitation intensive des sols, le vin français aura du mal à se relever.

22.04.2006

La revue de presse du Samedi.5

"Le trublion", tel est pour "Challenges" Richard Branson, qui revient en France pour lancer un service de téléphonie mobile. L'occasion pour l'hebdo économique de faire le tour de ses "tops" et de ses "flops". Economie toujours, mais emploi des jeunes cette fois-ci avec "Alternatives économiques". Le mensuel consacre un dossier à ce fléau - "Ce qu'il faudrait faire". Et si on en revenait aux origines de l'homme? C'est ce que propose "Sciences et Avenir" qui se penche sur "la nouvelle histoire de l'Homme". De son côté, "Courrier International" se penche sur l'énergie nucléaire - "Nucléaire, mon amour" - , et "Le Monde des ados", à l'occasion de la sortie du film "OSS.117", propose à ses jeunes lecteurs de découvrir "des agents très secrets".
Retrouvez le 20 Heures! Le Vendredi, la recette, et le Samedi, la revue de presse.

20.04.2006

Le pétrole, et après ?

Chaque jour, le pétrole est plus cher. A la mi-avril, les prix étaient, en moyenne, de plus de 1,20€ le litre pour le diesel, 1,40€ pour le sans-plomb 98, et 1,30€ pour le 95. A l’heure où nous écrivions, la moyenne de 1,60€ atteinte en septembre était encore loin, mais «on s’en rapproche», annoncent les experts. Le brut n’en finit plus de repousser ses limites, quitte à un risque de flirt avec les 80 dollars le baril. Le cours du pétrole est constitué par un ensemble de prix déterminés par les opérateurs du marchés pétrolier, concernant notamment sa valeur propre mais aussi sa valeur spéculative. Son cours est amené à évoluer en fonction de l’actualité internationale, le pétrole étant une ressource stratégique.

Le pétrole est issu de la décomposition de matières organiques végétales et animales qui se sont accumulées au fond des océans il y a des millions d’années. Cette matière organique s’enfonce alors à des profondeurs qui ne cessent d’être importantes; avec la chaleur interne de la Terre et la pression, l’ensemble des matières organiques ont été lentement décomposées en gaz et en un liquide plus ou moins visqueux dénommé «pétrole». On parle de produit fossile, comme pour le charbon, du fait de la durée nécessaire pour la formation des sédiments, de l’ordre de dizaines de millions d’années. Le pétrole est un mélange d’hydrocarbures. On distingue les différents types de pétrole selon leur densité, leur fluidité, leur teneur en soufre ou en différentes classes d’hydrocarbures. L’augmentation des prix du pétrole conduit à trouver d’autres énergies, si possibles renouvelables. Les gisements les plus importants de pétrole se situent dans la région du golfe Arabo-Persique qui représente les deux tiers des réserves mondiales. Les besoins énergétiques mondiaux sont, encore aujourd'hui, couverts à 44% par le pétrole, alors que ce combustible fossile ne représente que 16% environ des réserves énergétiques mondiales. Au début des années quatre-vingt-dix, les réserves de pétrole ont été estimées à 137 milliards de tonnes, ce qui représente environ 45 à 50 ans de production. On évalue par ailleurs à 60 milliards de tonnes les réserves probables. Au rythme actuel, on estime que l'humanité dispose de réserves jusqu'à la fin du XXIe siècle. Au-delà, et sous réserve de la découverte de nouveaux gisements, seules les réserves dites spéculatives – pétrole situé en mer profonde dans les zones polaires ou situé dans les schistes bitumeux – permettront d'assurer les besoins en énergie. C'est donc par rapport au pétrole que les risques d'épuisement des énergies fossiles sont les plus graves.

La demande de pétrole ne cesse d’augmenter, et notamment en Chine. Mais une partie de l’or noir disponible ne correspond pas aux besoins car il est plus compliqué à raffiner. Les prix s’envolent notamment de ce fait, d’autant plus que l’on est «en plein choc pétrolier et nul ne sait jusqu’où où cela peut aller» estimait dans 20 Minutes Philippe Chalmain, président de Cyclope, un institut de recherche sur les matières premières. Les prix du pétrole ont un impact sur l’économie, et la flambée du brut (relevée depuis 2002) empiète sur le pouvoir d’achat des Français et peut freiner les investissements des entreprises.


Aujourd'hui, l'utilisation des énergies d'origine fossile représente actuellement 90% de la consommation mondiale d'énergie. Compte tenu de leur risque d'épuisement, du niveau élevé d'émissions toxiques résultant de leur combustion et du risque que cela présente pour la préservation de l'environnement, ces diverses sources de désagrément – sinon de dangers – ont relancé le débat, déjà ancien, de la substitution des énergies dites renouvelables aux sources d'énergie fossile. Les deux chocs pétroliers des années soixante-dix ont ouvert des perspectives nouvelles quant à l’exploitation des sources d’énergie fossile, afin de réduire les émissions toxiques, qui contribuent à la formation de l’effet de serre, en particulier celles de dioxyde de carbone, de dioxyde de sulfure, de dioxyde d’azote et de monoxyde de carbone. L'entrée en vigueur de normes environnementales plus strictes aux Etats-Unis sur la composition de l'essence, qui doit à présent inclure de l'éthanol, faisait en outre craindre une pénurie de carburant après le coup d'envoi, fin mai, de la haute saison de consommation américaine. Les produits pétroliers représentent aujourd’hui 4% de la consommation des ménages français, contre 6% en 1980.
Les aspects financiers et écologiques sont donc des incitations à se tourner vers d’autres formes d’énergies, notamment renouvelables. Mais une autre énergie d’origine fossile, le charbon, pourrait tirer son épingle du jeu.

Le charbon, alternative fossile à l’or noir
Plus du quart des réserves de charbon se trouvent aux Etats-Unis. Ce combustible fossile, longtemps associé à la révolution industrielle (XIX° siècle), revient sur le devant de la scène au XXI° siècle. Aux Etats-Unis, le charbon redevient une alternative à l’or noir. L’Amérique dispose de 250 ans de réserves dans son sous-sol. Sans risque géopolitique quelconque, les mines américaines vont produire cette année 1,16 milliard de tonnes de charbon, soit 3,2% de plus qu’en 2005 selon la National Mining Association, qui représente les intérêts des sociétés minières américaines. Plus de 90% du charbon extrait des mines américaines est brûlé par des centrales pour produire l’électricité, ensuite fournie aux clients. Là aussi, l’extraction de cette énergie fossile nécessite de grands moyens: elle fait en effet appel à des camions gigantesques qui peuvent charger jusqu’à 270 tonnes de minerai.
L'utilisation du charbon dans les centrales thermiques est très importante; ces centrales fournissent 40 % de la production mondiale d'électricité, la moitié aux Etats-Unis et en Allemagne. Longtemps considéré comme dépassé, l'intérêt du charbon revient quand les besoins énergétiques atteignent les capacités maximales de production de pétrole ou de gaz naturel, renchérissant leur coût.
Ainsi, les États-Unis n'avaient construit qu'une poignée de nouvelles centrales électriques au charbon au cours des années 90, les compagnies électriques préférant construire des centrales à gaz. Maintenant que le prix du gaz augmente et devient extrêmement instable, du fait du déclin de la production américaine, une centaine de nouvelles centrales à charbon sont en projet, pour un total de quelques 60 gigawatts, sur la période 2005-2013. C'est toutefois peu en comparaison avec la Chine, qui prévoit d'ajouter environ 70 nouvelles centrales à charbon par an.
L'utilisation du charbon, notamment dans les centrales électriques, a fait et continue à faire des progrès énormes en matière de réduction des émissions de polluants tels que le soufre, les oxydes d'azote et les particules fines. Par contre rien ou presque n'a changé en matière d'émission de gaz à effet de serre. La question de l’environnement est cruciale dans le débat actuel sur l’énergie. Le charbon pollue lorsqu’il est brûlé pour la production d’électricité. Certes, les nouvelles centrales à charbon sont munies de filtres qui réduisent les émissions de dioxyde de carbone et de mercure (notamment), mais nombre de vieilles installations restent en service, ce qui contribue toujours au fait que l’Amérique soit le plus grand générateur de gaz à effet de serre. Aux Etats-Unis, l’administration encourage le développement d’une nouvelle technologie qui transforme le charbon en gaz. L’idée résulte dans le fait que le charbon soit débarassé des métaux polluants, puis distillé sous une forme liquide. L’augmentation des prix du pétrole à des niveaux élevés pourrait appuyer ce projet, éventuel modèle aux futures centrales américaines. Il faut néanmoins rappeler que l’extraction de charbon n’est pas sans risque: en 2005, 28 mineu-rs de charbon ont péri dans des accidents aux Etats-Unis. Un différend oppose le syndicat des mineurs et l’administration Bush, accusée de ne pas sanctionner de façon assez sévère les exploitants de mines dans le cas où les règles de sécurité – très strictes – ne sont pas respectées, ce qui prouve que l’extraction d’énergies fossiles n’est pas «de tout repos».

Les biocarburants, l’alternative par excellence?
Non seulement ils permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, et donc respectent les engagements pris avec le protocole de Kyoto, mais ils permettent aussi de trouver de nouveaux débouchés à l’agriculture, qui y voit une source de profits potentielle. Les biocarburants, carburants liquides ou gazeux issus de matières organiques ou végétales, sont employés dans l’automobile depuis 1898, date à laquelle la pre-mière voiture vendue par Ford fonctionne à 100% avec de l’éthanol (alcool obtenu par fermentation des plantes sucrières –canne, betterave- ou riches en amidon –blé, mais-). Les biocarburants ne furent plus incorporés à l’essence en 1955, lorsqu’une industrie pétrolière peu coûteuse justifia leur abandon. On distingue trois biocarburants: le bioéthanol, le biodiesel, produit à partir d’oléagineux dont on extrait l’huile, et le biogaz, le méthane, obtenu après fermentation par des bactéries de déchets. L’huile végétale brute, quant à elle, est directement issue du pressage de graines oléagineuses, mais, en France, seuls les agriculteurs sont autorisés à l’utiliser. L’Union européenne préconise d’imposer au secteur pétrolier un taux obligatoire d’incorporation d’huile et d’alcool d’origine végétale dans les carburants traditionnels.
En France, le gouvernement s’est fixé des objectifs à propos de l’utilisation des carburants verts: leur production devra satisfaire 5,75% de la consommation totale de carburant en 2008, 7% en 2010, et 10% en 2015. L’Union européenne vise quant à elle les 5,75% en 2010. Cependant, en Europe, aucun biocarburant n’est compétitif face aux produits pétroliers: tandis que l’essence sans plomb coûte 0,38€ht/litre et le gazole 0,41, le biodiesel vaut 0,47€ht/litre. Le développement de cette filière suscite des interrogations, y compris chez les défenseurs de l’environnement, notamment sur la place prise par ces cultures. Pour les pays de l’UE, si l’objectif de 5,75% est atteint en 2010, 17 millions d’hectares, sur une surface agricole totale de 97 millions, seront consacrés aux biocarburants. Le pétrole… et après?

15.04.2006

La revue de presse du Samedi.4

"Les secrets du plus beau musée du monde": "L'Express" joue cette semaine la carte des loisirs et de la découverte en proposant à ses lecteurs de découvrir le Louvre (34 pages). Le musée compte 35000 pièces exposées et 265000 en réserve, annonce l'hebdo qui propose un DVD en supplément. En vue de la présidentielle, "L'Expansion" se penche sur les projets économiques des candidats potentiels ("au banc d'essai"). Pour le "Nouvel Observateur", place est donnée aux "Noirs de France". Au rayon people, c'est Albert qui mène la danse dans "VSD": l'hebdo du mercredi propose a ses lecteurs un reportage sobrement intitulé "Un an avec Albert".
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09.04.2006

Plus d'infos... Les crises écologiques

D'une façon générale, une crise écologique est ce qui se produit lorsque l'environnement de vie d'une espèce ou d'une population évolue de façon défavorable à sa survie.
Il peut s'agir d'un environnement dont la qualité se dégrade par rapport aux besoins de l'espèce, suite à une évolution des facteurs écologiques abiotiques (par exemple, lors d'une augmentation de la température, de pluies moins importantes). Il peut aussi s'agir d'un environnement qui devient défavorable à la survie de l'espèce (ou d'une population) suite à une augmentation du nombre de ses prédateurs (par exemple, lors de pêche intensive). Enfin, il peut aussi s'agir d'une situation qui devient défavorable à la qualité de vie de l'espèce (ou de la population) suite à une trop forte augmentation du nombre d'individus (surpopulation).
Les crises écologiques peuvent être plus ou moins brutales (quelques mois à quelques millions d'années). Elles peuvent aussi être d'origine naturelle. Elles peuvent ne concerner qu'une seule ou un petit nombre d'espèces, ou au contraire un très grand nombre d'entre elles.
Enfin, une crise écologique peut être locale (par exemple une marée noire) ou globale (une élévation du niveau des océans suite à un réchauffement climatique).
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Plus de produits bio
En 2005, près d’un Français sur deux a consommé des produits bio, alors qu’ils n’étaient que 37% deux ans auparavant, selon le baromètre CSA/Agence Bio. Bien que les fruits et légumes soient, avec les œufs, les produits biologiques les plus achetés, les gammes ne cessent de s’étendre: pâtes, huile d’olive, steaks hachés, lotions d’entretien de la maison, tous estampillés « AB », un logo contrôlé.

08.04.2006

La revue de presse du Samedi.3

Exposition "Royale" pour Ségolène cette semaine: la présidente de la région Poitou-Charentes squatte les Unes du "Point" ("Le mystère Royal") et de "Paris Match" ("Ségolène Royal, l'irresistible ascension"). Chacun de leur côté, "L'Express" préfère aborder "la grande fraude sociale" et  "Courrier International" adopte le style polar pour évoquer les élections intaliennes et Silvio Berlusconi ("Prends l'oseille et tire-toi!"). Belmondo fait quant à lui la Une de "VSD" ("Son combat dans l'épreuve"). Pour les amateurs de cyclisme, le gratuit "Sport" évoque le Paris-Roubaix: "Sous les pavés, l'enfer".

05.04.2006

CPE: pour tout comprendre

Depuis début janvier (voir la chronologie), la mobilisation contre le CPE fait rage. « Ce qui fait débat » vous aide à comprendre les enjeux du contrat et quelques raisons de la mobilisation.

Qu’est-ce que le CPE? Le Contrat Première Embauche est un CDI qui peut être conclu pour les jeunes de moins de vingt-six ans, dans les entreprises de plus de vingt salariés. Il se caractérise par une période d’essai de deux ans au cours de laquelle l’employeur peut licencier son salarié – après les modifications demandées par le Président de la République, la justification pourrait devenir effective. Dans le projet initial, il n’y a alors pas de justification.
Un préavis de quinze jours s’applique entre le deuxième et le sixième mois de contrat, un mois au-delà. Si la rupture du contrat est à l’initiative de l’employeur, celui-ci doit verser une indemnité de 8% du montant total de la rémunération brute due au salarié depuis la rupture du contrat. En cas de rupture à l'initiative de l'employeur pendant les deux premières années, ce dernier n'est pas obligé de fournir son motif de licenciement. Ce motif doit impérativement être valable et le salarié dispose d'un an s'il souhaite le contester devant le conseil des prud’hommes. Avec le CPE, si le licenciement intervient pendant les deux ans de période de consolidation, le salarié doit préalablement apporter la preuve que le licenciement a été fait pour un motif illégal dissimulé (puisque l'employeur n'a pas à indiquer les motifs du licenciement dans la lettre) pour que la démarche puisse aboutir; l’employeur pourra ensuite se défendre en apportant éventuellement les preuves que le licenciement avait une cause réelle et sérieuse.

La période d’essai remise en question La question de la longueur de la période d’essai est un élément phare du débat concernant le Contrat Première Embauche. En effet, cela constitue, selon les points de vue, doit une « période de consolidation » (texte) qui ne peut que profiter à l’employeur, soit une période de doute (contestataires) qui ne peut qu’être qu’au détriment de l’employé. La période d’essai à l’embauche dans les principaux pays européens est, en durée moyenne, de douze mois au Royaume-Uni, 10,5 mois au Danemark, 6 mois en Allemagne, 3,3 mois en Belgique (de 7 jours pour les ouvriers à 12 mois pour les cadres aux salaires les plus élevés). En Suède, la durée moyenne de la période d’essai est de trois mois, 2,5 mois en Espagne, et 0,8 mois en Italie (ouvriers de 1 à 2 semaines, employés de 3 à 8 semaines). En France, le Contrat à Durée Déterminée a été crée en 1979. Ce contrat institue une fin connue au contrat, à l’inverse du CPE, qui est un contrat à durée indéterminée.

Chronologie des événements
16 janvier: Dominique de Villepin annonce la création du CPE, contrat destiné aux moins de 26 ans assorti d’une période d’essai de 2 ans.
7 février: de nombreuses manifestations rassemblent 218700 manifestants (police).
9 février: projet de Loi sur l’égalité des chances, incluant le CPE. Le gouvernement engage sa responsabilité devant l’Assemblée Nationale, et utilise l’article 49-3 (Constitution).
6 mars: adoption du projet de Loi par le Sénat, avec plus de 90 heures de débats.
7 mars: de nombreuses manifestations sont organisées conjointement par des étudiants et des syndicats. Entre 396000 (police) et un million (syndicats) de manifestants défilent. 38 universités sont en grève.
9 mars: le Parlement instaure définitivement le texte instituant le Contrat Première Embauche.
28 mars: De un (police) à trois (syndicats) millions de personnes manifestent pour le retrait du CPE.
31 mars: J.Chirac annonce dans une allocution la promulgation du texte sur l’égalité des chances, incluant le CPE. Cependant, le Contrat sera modifié sur deux points «qui font débat»: la période d’essai (réduite à un an) et la justification du licenciement. Le Chef de l’Etat demande cependant qu’il ne s’applique pas – Jean-Louis Borloo envoie un courrier aux branches professionnelles.
4 avril: journée de grève et de manifestations.


Ouvrez les pages du magazine correspondantes (N°47,mai/juin)
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01.04.2006

Les petits secrets de la bière

Avant tout liée à l'Alsace pour les Français, la bière n'en est pas moins appréciée de ses habitants, avec 33,7 litres par an. Cependant, ce chiffre est loin d'égaler les scores de nos voisins irlandais (118 litres), allemands (117 litres) et danois ( 96 litres). La bière, qu'elle soit blanche, ambrée, rousse, blonde ou brune, requiert un processus de fabrication particulier: après une germination de plus de trente heures, l'orge subit une succession de trempages et de séchages. L'orge est la plus utilisée des céréales car non seulement elle est facile à cultiver, mais elle présente aussi les meilleures qualités brassicoles. Par ailleurs, en France, la réglementation impose au moins 50% d'orge. En Allemagne, seule l'orge est autorisée, et ce en vertu d'une loi de 1516. L'orge, gorgé d'eau, se transforme en malt. Celui-ci est plus ou moins rôti pour obtenir une bière puis le malt  est réduit en farine. Le brassage consiste à infuser ou à porter à ébullition dans de l'eau de plus en plus chaude afin de dissoudre tous les sucres. Après plusieurs filtrages, on ajoute le houblon à chaud pour parfumer la bière. Enfin, on passe à la fermentation et au conditionnement. Les techniques d'élaboration des bières sont de plus en plus sophistiquées et rigoureuses, donnant ainsi des produits d'une qualité de plus en plus importante. Dans la recette traditionnelle de la bière, c'est le maltage de l'orge qui détermine la couleur de la bière. En ce qui concerne le degré d'alcool, le degré des bières dites de "table" est de 2 à 3°, 4 à 5° pour les bières de "luxe", et de 5 à 8° pour les "spéciales". Pour contrer la baisse de la consommation, les brasseurs ont mis l'accent sur les bières sans alcool, avec des températures moins basses que les bières classiques. La bière la plus alcoolisée du monde est de 25°. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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