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29 mai 2006
Les nouvelles tendances du numérique
Cet article est repris sur Agoravox «Les utilisateurs français bénéficient d’un marché de l’Internet à haut débit parmi les plus dynamiques d’Europe, avec un taux de pénétration élevé et des prix concurrentiels.» Cette phrase, de la Commission européenne,n’aurait sans doute pas pu être prononcée il y a quelques années. Le retard technologique de la France, souvent décrié, n’est plus qu’un lointain souvenir. Aujourd’ hui, l’Hexagone plonge dans le numérique, devenant champion mondial des «box», ces étranges boîtes donnant accès à l’Internet haut débit, au téléphone et à la télévision. Télévision qui devient elle aussi numérique: en un an, 2,5 millions de démodulateurs TNT ont été vendus. Un succès qui sera accéléré avec le passage au tout-numérique en 2011. En ce qui concerne la téléphonie mobile, fini le Bi-Bop, place à la technologie de troisième génération, via des appareils multi-usages, s’apparentant plus à des couteaux suisses qu’à des téléphones. Et si l’envie de posséder un robot vous démange, pas de problème, c’est enfin pour bientôt.
Découvrez les nouvelles tendances du numérique.
La télévision en pleine mutation
Les cinq canaux gratuits uniques diffusés par le réseau hertzien analogique ont vécu leur heure de gloire. Aujourd’hui, la télévision se veut numérique, combinant qualité de l’image «révolutionnaire» et explosion de l’offre. Après les bouquets satellite, en perte de vitesse (d’où notamment la fusion des deux plates-formes Canal Sat et TPS), lancés en grande pompe au début des années 1990, deux nouveaux modes de diffusion émergent: la télévision numérique terrestre d’un côté, l’ADSL de l’autre. Pour un peu plus de cinquante €uros, 50% des Français peuvent accéder à dix-sept chaines gratuites, élargissant considérablement le choix (trois chaines musicales, deux chaines d’info…) et proposant une qualité d’image rompant nettement avec l’analogique. La mise en place de ce nouveau canal de diffusion a été lente, fruit de plus de dix ans de recherches et de doutes, desservie par des détracteurs acharnés. Si cette profusion de chaines ne vous convient pas, optez donc pour l’ADSL. Le choix est démultiplié, du simple au double selon les opérateurs, offrant pas moins de 200 chaines pour le leader du marché, Free, dont la moitié en accès libre. Mais un autre phénomène vient concurrencer ces moyens «classiques» de visionnage de la télévision: les programmes à la demande, via Internet et un vidéoprojecteur. Les offres de téléchargement légal (ou illégal) se multiplient, du site Web d’une célèbre chaine de télévision payante à un portail peer-to-peer connu mondialement, mais dont la plupart des usages sont théoriquement interdits. Elaborer son propre programme, c’est désormais possible.
La prise téléphonique promise à un bel avenir
La prise téléphonique n’est pas prête d’être enterrée. Des boîtiers plus ou moins esthétiques ont, depuis 2002, fait leur apparition dans les foyers. Les «box»,comme on les appelle, ont contribué à l’explosion du haut débit, en proposant, pour une trentaine d’€uros, internet, téléphone et télévision. C’est Free qui, en 2002, a dégainé le premier avec sa «Freebox», délaissant le classique modem bruyant pour un pavé noir et sobre bourré de composants. Au siège mondial d’AOL, près de Washington, les dirigeants observent de près l’objet «miracle» de la filiale française, l’AOL Box (en photo). Aux Etats-Unis, les offres "triple play" sont encore en marge, mais cela ne saurait tarder. Fin 2005, l’Arcep (autorité de régulation) dénombrait 3,3 millions de foyers abonnés à une offre de ce type en France, soit 252% de plus que l’année précédente. Tout FAI qui se respecte se doit d’avoir sa Box:
Wanadoo/Orange avec sa Live Box, NeufCegetel avec sa Neuf-Box, Club Internet, Alice… Club Internet prévoit d’investir 500 millions d’€uros d’ici à 2008 en France, avec notamment le lancement complet de son offre «triple play» en juin/juillet 2006. Les innovations techniques continuent d’apparaître, telle la nouvelle mouture du boîtier de Free. Didier Lombard, patron de France Télécom, a annoncé la miniaturisation de sa LiveBox d’ici à l’an prochain. Prochaine étape, le «quadruple play», à savoir les offres incluant la téléphonie mobile. Et c’est, cette fois-ci, NeufCegetel qui ouvre la route.
Quand les mobiles deviennent couteaux suisses
En moins de dix ans, le téléphone portable est devenu le second média en France, derrière la télévision: son taux de pénétration dépasse les 80%. Une autre courbe est à surveiller de près: celle des téléphones multimédia, dont le parc a crû de 30% en un an. Dans l’Hexagone, 13,4 millions de clients possèdent un mobile qui leur donne accès à leurs courriels, à l’Internet, ou bien encore au téléchargement de vidéos. Les fonctions musique et contenus audiovisuels ne sont plus de simples gadgets mais bel et bien des éléments phares du téléphone, intégrés en série. Alors que la tendance était plutôt à la miniaturisation, les mobiles prennent de l’embonpoint pour accueillir de grands écrans couleurs et de véritables claviers. L’accès aux services est simplifié, avec notamment la très en vogue géolocalisation, qui permet de pouvoir consulter le plan du quartier dans lequel on se trouve, adresses des restaurants et des salles de cinéma en prime. Une des cibles potentielles pour ce marché: les entreprises, pour qui l’entreprise canadienne RIM a conçu le BlackBerry. Lancé en 1998, cet outil, maintes fois amélioré et enrichi, a séduit bon nombre de dirigeants et de stars. Il permet de recevoir ses courriels en temps réel, et, bien sûr, même si ce n’est pas sa fonction première, de téléphoner. Les trois opérateurs principaux de téléphonie mobile français proposent le BlackBerry, concurrencé par de nouveaux appareils.
Les robots se connectent à l’Internet
Nabaztag, c’est le nom de ce petit lapin «parfaitement con», comme le décrit son inventeur, Rafi Haladjian, qui est capable de se connecter au Web et de vous déclamer à haute voix les dernières nouvelles, de vous donner la météo ou l’état de la Bourse. Ce mystérieux objet en plastique s’est déjà vendu à 50000 exemplaires, et ce n’est qu’un début. Car les robots devraient enfin envahir notre vie quotidienne, après moult essais infructueux. Les nouvelles technologies permettent d’intégrer un écran au réfrigérateur, qui peut, tout seul, passer commande sur Internet. Autre application possible, la peluche de vos enfants qui peut leur lire un conte déniché sur le Web. Mais d’autres nouveautés devraient simplifier la vie de tous les jours, tel ce four qui se déclenche et s’interrompt sur simple courriel ou SMS. On n’arrête décidément pas le progrès.
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27 mai 2006
La revue de presse du Samedi.10
"Le crépuscule": cette semaine, c'est Jacques Chirac qui fait la Une du "Point". "Ses proches s'inquiètent de sa solidité vertigineuse", note l'hebdomadaire, qui s'intéresse aussi à l'"incroyable histoire du Blackberry", le téléphone-assistant personnel-consultant courriels. "Le Nouvel Observateur" s'intéresse quant à lui à "la violence des jeunes", et "Challenges " à "la révolution numérique". "Le Monde 2" se penche de son côté sur Ségolène Royal, vue par le "New York Times Magazine". "VSD" fête quant à lui son numéro 1500 à travers un format agrandi et une interview de Claire Chazal. Rendez-vous à 20 H: le Vendredi, la recette, et le Samedi, la revue de presse.
17:15 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 mai 2006
L'eau, chère ressource à préserver
Cet article est repris sur Agoravox L’eau, ressource indispensable à la vie. Sur un cours d’eau pollué, ou en bouteille, cette source fait toujours couler de l’encre. Aujourd’hui, des problèmes liés à sa gestion, à son accès et à son coût se posent. «Ce qui fait débat» fait le point sur l’or bleu.
L’Homme utilise de l'eau dans toutes ses activités – domestiques, agricoles, industrielles ou commerciales. L'eau est par exemple recueillie, puis canalisée vers les champs qu'elle permet d'irriguer; près de 70% de l'eau distribuée est consacrée aux cultures et à l'élevage. Dans l'industrie, mines, carrières, raffineries de pétrole ou aciéries utilisent toutes l'eau dans leurs processus d'extraction ou de fabrication; l'industrie consomme environ 23% de l'eau distribuée. La consommation d'eau pour un usage domestique représente enfin près de 8% des ressources totales en eau.
Mais la situation risque de se dégrader: aujourd'hui, plus de deux millions de personnes, sur Terre, manquent d'eau potable. En Chine, 40% des rivières analysées par l'Organisation mondiale de la santé ne répondent pas aux exigences minimales de qualité définies par l'OMS. Améliorer la qualité de l'eau demande de lourds investissements dont les pays les plus touchés ne peuvent assumer le coût; il faudrait plus de 180 milliards de dollars par an pour maintenir le taux actuel d'équipement en eau courante dans le monde. L'Union européenne a, en 2002, édicté une directive qui indique que "l'eau n'est pas un bien marchand comme les autres, mais un patrimoine qu'il faut protéger, défendre et traiter comme tel". Chaque année, mille milliards de mètres cubes d'eaux usées sont rejetées par les activités humaines. La pollution des eaux douces est un problème majeur dans le traitement de l'eau sur le globe.
La moyenne mondiale de consommation d'eau est de 600 mètres cubes par an et par habitant, soit 137 lires par jour. Cependant, ce chiffre est une moyenne: dans le monde, l'usage de l'eau est extrêment varié et les statistiques ont du mal à rendre compte d'une réalité très contrastée. Le problème avec l'eau, c'est qu'elle ne se renouvelle pas toujours au rythme où l'homme la salit. Dans les pays qui n'ont pas les moyens de l'assainir, elle est un vecteur de maladies.
L’inégal accès à l’eau salubre
Bien qu’elles soient réparties de manière inégale, les ressources en eau douce sont loin de manquer à l’échelle de notre planète. Pourtant, du fait de la mauvaise gestion, de moyens limités et des changements environnementaux, quasiment un habitant de la planète sur cinq n’a toujours pas accès à l’eau potable et 40% de la population mondiale ne disposent pas d’un service d’assainissement de base, indique le second Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau. Ce rapport, qui est publié tous les trois ans, représente l’évaluation des ressources en eau douce de la planète la plus complète à ce jour. en amont du 4e Forum mondial de l'eau (Mexico, 16 au 22 mars). Cette édition - intitulée « L’eau, une responsabilité partagée » - a mis l’accent sur l’importance des modalités de gouvernance dans la gestion des ressources mondiales en eau et dans la lutte contre la pauvreté. D’après le rapport, les systèmes de gouvernance «déterminent qui peut avoir quelle eau, quand et comment, et décident qui a droit à l’eau et aux services connexes». Ces systèmes ne reposent pas uniquement sur les gouvernements, mais aussi sur les autorités locales, le secteur privé et la société civile. Ils régissent en outre un large éventail de questions étroitement liées à celle de l’eau, et la préservation des écosystèmes dont dépendent nos ressources en eau. Le défi est de taille: les pays en développement doivent réaliser en quelques années ce que les pays riches ont mis plus de deux siècles à construire: un réseau d’eau salubre et potable raccordé et potable raccordé à l’assainissement. Les disparités ne font pourtant que s’amplifier: si la Chine et l’Inde sont en bonne voie pour l’accès à l’eau potable, leur puissance économique creuse l’écart avec la situation de l’Afrique. Par ailleurs, l’impuissance de la communauté internationale et des Etats concernés n’est pas liée au manque de ressources en eau.
L’eau n’a pas de substitut. La possibilité d’avoir accès à l’eau dépend notamment de caractères économiques. L’accessibilité dépend avant tout des prix pratiqués.
L’eau, chère… trop chère?
En 1996, le prix de l’eau était de 0,74 dollar par mètre cube à Conatry (Guinée) et de 0,22 à Buenos Aires, alors que le revenu moyen à Conatry était de plus de six fois inférieur à celui de Buenos Aires. En France, certes, la situation est différente en termes économiques, mais un nombre croissant de voix s’élève pour dénoncer certaines pratiques.
Des dizaines de maires, répartis dans tout l’Hexagone, veulent faire baisser les tarifs de l’eau du robinet. Les associations de consommateurs dénoncent les abus de fournisseurs privés, et les élus veulent faire bouger les choses. Ainsi, le maire de Neufchâteau (Vosges) a rompu en 2001 le contrat qu’il avait lié en 1992 pour trente ans avec la Générale des Eaux, à la suite d’un audit qui lui a révélé que les tarifs avaient été surévalués de 26%. Il faut par ailleurs ajouter que le coût de l’eau est aujourd’hui au cœur des préoccupations des ménages… et des Hommes politiques dans le cadre de leur campagne électorale.
Selon une étude de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, «les prix pratiqués dans les grandes associations sont parfaitement abusifs». Les sociétés chargées de l’approvisionnement en eau démentent ces chiffres et avancent les coûts engendrés par la mise aux normes anti-plomb et le retraitement des eaux usées. Pour tenter de faire baisser le prix de l’eau, l’arme ultime des maires consiste à reprendre eux-mêmes la gestion de l’or bleu en régie propre. Ainsi, 56% des maires du département des Landes ont choisi ce système, à la suite d’une ét-ude montrant que le prix de l’eau était moins élevé en régie propre.
Selon l’étude 2006 «CI-Eau (association)/TNS Sofres», 58% des Français se disent «incapables» d’avancer un chiffre pour le prix moyen du mètre cube en €uros; et le prix donné par les personnes ayant répondu au sondage est supérieur à celui de l’Insee: 4,1€, tandis que celui de l’institut national, prix moyen, se situait à 2,6€ en janvier 2006.Par ailleurs, 60% des Français qui paient l’eau dans leurs charges ne savent pas combien elle leur coûte par an. A noter que 59% des Français, toujours selon ce baromètre, jugent l’eau potable «plutôt chère», contre 31% qui la trouvent «bon marché». Le terrain de la qualité est aussi à prendre en compte. 54% des Français se déclarent, selon cette étude, «prêts à payer l’eau plus chère pour en préserver la qualité». Par ailleurs, «neuf Français sur dix s’attendent à de nouvelles hausses [du prix de l’eau], du fait de la raréfaction des ressources».
Quant au «droit humain à l’eau», mis en lumière par le Forum mondial de l’eau, il est toujours en suspens…
21:55 Publié dans Magazine, Sciences | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dossier eau
20 mai 2006
La revue de presse du Samedi.9
"Da Vinci Code - le vrai, le faux": "L'express" se penche cette semaine sur un roman qui a déchainé les passions, tout comme s'apprête à le faire l'adaptation cinématographique. Côté politique, "Courrier International" s'intéresse à l'affaire Clersream - "la France ridicule" - et à Cuba. Cette semaine, "Le Point" consacre lui sa "Une" à une personnalité... historique: Marie-Antoinette, un "remords français". Les amateurs de musique seront quant à eux comblés avec, d'une part, la parution d'un "hors-série" de "Libération" sur la "chanson française", et, d'autre part, la "Une" de "Gala" consacrée au "phénomène Nouvelle Star". Enfin, le mensuel "Notre temps" fait peau neuve en inaugurant une nouvelle formule, un mois après son concurrent "Pleine vie", lui aussi destiné aux séniors.
12:45 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 mai 2006
La revue de presse du Samedi.8
"Hommes politiques et journalistes télé: à quand le divorce"? demande "Télérama", qui n'échappe pas au débat sur la présence ou non à l'antenne de Béatrice Schonberg (France 2, mariée à Jean-Louis Borloo). Télévision toujours, avec "VSD" qui, dans un registre plus léger, revient sur la valse des présentateurs télé ("Les reines du 20 Heures dans la tempête") et propose un article sur l'affaire Clearstream, aussi traitée dans "L'express". "L'express" qui demande d'ailleurs "où vit-on le mieux en France?". Une question à aborder notamment à l'âge de la retraite, sujet de Une de "Challenges" ("le choc des 60 ans"). Quant au quinzomadaire "Télé 2 semaines", il propose une "interview exclusive" d'Audrey Tautou, en vue de la sortie de l'adaptation ciné du roman à succès "Da Vinci Code".
Retrouvez nos contenus exclusifs à Internet à 20 Heures: le Vendredi, la recette, et le Samedi, la revue de presse.
20:00 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Actualités
06 mai 2006
Obesité, malbouffe, produits: mieux manger au quotidien
« Ce qui fait débat» dresse son bilan annuel sur l’alimentation des Français: comportements, guide des produits, questions soulevées par l’actualité, et vos nombreuses réactions, recueillies sur le blog ou sur Agoravox*.
Obésité, malbouffe, nouveaux produits: le monde de l’alimentation est en pleine mutation. Aujourd’hui,le nombre d’obèses augmente et les problèmes liés à l’alimentation provoquent des doutes quant à la fiabilité des marques de distributeurs, au choix des aliments, aux comportements qu’il faut adopter dans le cadre d’un régime alimentaire sain et équilibré. A la suite de ces changements et de vos nombreuses réactions, dont la plupart sont reprises ici, «Ce qui fait débat», pour la seconde année consécutive, enquête et vous donne des clés pour mieux manger au quotidien.
De nouveaux comportements alimentaires
L’émergence de nouveaux comportements alimentaires vous interpellent. Malbouffe, repas pris sur le pouce, sodas: face à ces nouvelles habitudes, les autorités ont mis en place le Plan national nutrition santé (PNNS), et notamment enclenché le retrait des distributeurs automatiques des écoles et différentes campagnes de publicité.
«Mais comment faire pour bien se nourrir? La réponse n’est pas si aisée à mon avis. Il faut choisir un régime équilibré, mais une fois celui-ci déterminé il faut encore s’assurer de la qualité des produits achetés ce qui n’est pas chose facile. Entre les OGM introduits presque de force dans notre assiette, les fruits et légumes traités des dizaines de fois avant que l’on croque dedans, l’étiquetage relativement pauvre pour certains produits. Par exemple des viandes peuvent contenir jusqu’à 50% d’eau à laquelle on ajoute des protéines d’autres animaux, protéines dont la chaîne ADN a été réduite à une seule paire pour rendre impossible la détermination de l’origine animale. Donc pour résumer en achetant du poulet on peut se retrouver avec 50% d’eau et des protéines de boeuf ou de porc car moins chères que celles de poulet. Merci pour la transparence... Bien sûr il reste le bio, mais tout le monde ne peut pas se l’offrir car il est un peu considéré comme du luxe. On en vient à se demander que même si on essaye de manger assez sainement on ne continue pas à se faire du mal en laissant une agriculture intensive et une industrie alimentaire nous imposer des standards de qualité de plus en plus inacceptables nous empêchant d’avoir une nutrition saine et sans risques cachés» écrit Dubitatof sur Agoravox. Selon une étude de l’Observatoire régional de la Santé, qui a exploré pendant un an les habitudes alimentaires de 6000 Franciliens, seuls 8% de cette population déclare manger quotidiennement ou presque du poisson ou des crustacés. Le PNNS recommande de manger au moins cinq fruits et légumes chaque jour. Il recommande également la consommation quotidienne de trois produits laitiers, et la plus grande limitation de pâtisseries, sauces et charcuteries. La question de l’obésité et de la malbouffe est, elle aussi, sujette à polémique – comment prévenir ce fléau? 5,4 millions de Français sont aujourd’hui obèses.
L’obésité, un fléau à prendre en considération
La France n’en finit plus de grossir: 11,3% des adultes et 15% des enfants français sont obèses, contre respectivement 6,1 et 5% en 1980 (Insee). Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a récemment rappelé que «l’obésité constitue un des défis majeurs de santé au XXI°siècle». Le pourcentage d’enfants en surpoids ou obèses est en constante augmentation: 12% en 1996, 15% en 2000. Selon les estimations, ce chiffre atteindra les 25% en 2020. Ces données, longtemps ignorées, semblent aujourd’hui interpeller les autorités, la classe politique, les médecins et les industriels. Tous soucieux de s’atteler à un véritable problème de santé publique ou de redorer leur image. Les Français sont appelés à davantage manger mieux que moins, un paradoxe dans un pays reconnu mondialement pour sa gastronomie.
Suralimentation, absence de pra-tique sportive, hérédité familiale ou problèmes psychologiques sont les causes majeures de l’obésité infantile. Pour le professeur Tounian («Le Monde»), de l’hôpital Trousseau à Paris, «la malbouffe n’est que le déclencheur d’un mal plus profond. Certains enfants sont quasiment programmés pour être obèses. Ils ne sont donc pas responsables de leur poids, mais de leur amaigrissement».
Comment prévenir l’obésité et éviter la malbouffe? Vous nous avez fait part, sur Internet, de vos avis sur la question, divers et enrichissants.
«A mon humble avis il faudrait déjà que les consommateurs connaissent exactement ce qu’ils mangent, la teneur en graisse (bonne ou mauvaise) en sucre et autres colorants, les conservateurs etc.... Mais ni les consommateurs ni les pouvoirs publics ne veulent mettre l’accent sur ces infos qui se trouvent sur les produits. Si l’on insistait davantage sur les dangers d’une trop grande consommation de graisses, de sucre, etc... on se met la moitié de l’industrie alimentaire sur le dos, ni les pouvoirs publics, ni les consommateurs ne veulent engager ce bras de fer, sauf évidemment quand ça tue ou quand ça coûte trop cher à l’Etat ou à la société... Une belle mentalité à la française. Bref pour résumer, informer informer et informer encore, mais si les gens continuent à manger n’importe quoi, alors qu’ils assument (avec un bémol pour ceux qui n’ont pas les moyens financiers de faire un choix» indique Luc Masson, toujours sur le site Web participatif Agoravox. La question des moyens financiers est un facteur problématique. La prévalence de l’obésité atteint 1% dans les foyers où le revenu mensuel est inférieur à 900 €uros, contre 8,1% dans ceux qui vivent avec plus de 5300 €uros par mois. La qualité nutritionnelle des produits dépend des choix de l’industriel, parmi lesquels la valeur des matières premières, due aux coûts. Par ailleurs, un biscuit fourré est plus calorique qu’un biscuit sec. «Changer les habitudes alimentaires de toute la famille est plus souhaitable que de mettre les enfants au régime. Revaloriser les fruits et légumes, les préférer dans la moitié de l’assiette, le reste étant composé de viande et de féculents ou de pain complet, ce sont des actes simples à mettre en œuvre et qui apporteront beaucoup plus que le hamburger micro-ondable! Mais qui a les moyens de se payer des fruits et légumes et de la viande tous les jours? Peut-être pas ceux qui mangent chez Mac Do! Maintenant Mac Do propose aussi des salades (certes avec beaucoup de sauce et de sucre pour le goût) et des carottes et bâtonnet pour remplacer les frites. Il sera bientôt possible de manger équilibré chez Mac Do. Reste que je ne suis pas sure que ces formules aient un franc succès» souligne Maëlle. «Je ne conteste pas que la société a sa part de responsabilité en poussant les gens à la surconsommation de biens et entre autre de bouffe inutile (MacDo, Coca Cola et autres boissons trop sucrées), préparant ainsi des générations de diabétiques, d'obèses et de malades. Mais l'abdication du consommateur devant les tromperies pourtant évidente du système devraient le tenir à distance de cette intoxication de masse. Et pourtant non, les gens se précipitent dedans» note Yaarg sur le blog gourmand.
«Je suis d’accord sur le fait que les fast-foods ne sont pas bons pour la santé mais ne sont pas non plus dangereux au point de les interdire. Une éducation des consommateurs est par contre primordiale pour comprendre que ce type de nourriture doit être consommé avec modération. J’avoue que pendant mes études j’allais souvent au McDo par facilité, mais ayant une culture culinaire issue de mon éducation, j’y vais de moins en moins pour aujourd’hui n’y aller que très rarement. Je pense que les parents ont une grande responsabilité dans l’éducation du goût de leur enfant. Je suis conscient que ce n’est pas toujours facile dans la société moderne et que les cantines scolaires ne permettent pas de former le goût» indique No.
Bien choisir les produits/Le pain
Le choix des produits influence notre alimentation. D’où l’intérêt de se pencher sur leur composition et leur fabrication. Le pain est un élément phare de notre régime.
Pour nous convaincre de dépenser plus, les professionnels du secteur reviennent de plus en plus aux techniques de fabrication à l'ancienne, afin de "retrouver le goût du bon pain" et ainsi augmenter les prix. Mais l'offensive des boulangers se fait surtout à travers des "marques" qui tentent de s'imposer sur le créneau de la qualité "standardisée": un meunier s'engage à fournir de la farine au boulanger, souvent formé par ce même meunier aux pains de la marque, et le boulanger doit vendre ses pains sous une marque précise, dans un décor de boutique précis, avec des formes et des recettes définies dans un registre assez épais. Le meunier s'occupe de la publicité. Le consommateur a du mal à s'y retrouver entre Festival, Rétrodor, Banette et parle en termes de marques et non plus de pains. Mais ce sont les terminaux de cuisson qui peuvent causer du tort à la boulangerie traditionnelle: en effet, leur aspect extérieur est celui d'une boulangerie, mais pas de boulanger en arrière boutique, juste des fours qui se contentent de faire cuire des morceaux de pâte fabriqués dans une usine et livrés par camions. Pour les reconnaître, un petit indice: le mot "boulangerie" n'apparaît pas sur leur devanture, et pour cause: un décret de 1983 indique que seuls les établissements tenus par un professionnel assurant lui-même, à partir de farines choisies, les différentes phases de fabrication du pain peuvent prétendre à l’appellation «boulangerie». Une conduite alimentaire basée aussi sur le décodage des produits peut donc être profitable (pour répondre à la question («Comment prévenir l’obésité et éviter la malbouffe?»): peut-être en développant avec une réelle volonté politique une agriculture globale, saine, sans produits de synthèse, privilégier des produits complets ou semi-complets, des sucres non raffinés, initier les professeurs d’école à l’alimentation saine et instaurer des restaurations collectives de qualité), conclut Aurélien.
*Agoravox est un site Web participatif.
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La revue de presse du Samedi.7
"Le spectre du Watergate": cette semaine, "Le Point" a choisi de faire sa Une sur l'affaire Clearstream à travers un grand dossier où sont notamment énoncées "les vérités du général Rondot" (en page 44).Affaire Clearstream toujours, mais selon "Le Nouvel Observateur" cette fois-ci, qui titre sur "le rapport secret" du général Rondot.
Il va prochainement mettre un terme à sa carrière mais suscite toujours l'admiration: Zidane occupe la Une de "Paris Match" ("Pour Véronique, il change de vie"). A la suite de la sortie du film éponyme, "Historia" consacre un dossier spécial aux "Brigades du Tigre" - "nous sommes en 1907", précise le mensuel. Enfin, si l'envie de voyager vous démange en ce week-end prolongé, n'hésitez pas à jeter un petit coup d'oeil à "Ulysse", qui propose un reportage intitulé "Cowboys et Indiens" Quant au "Monde 2", il se penche sur "les gens du cinéma".
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