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30 août 2006
Eté 2006 I Les sentiers de la connaissance. 8/8
LA VIOLENCE SCOLAIRE PREOCCUPE A NOUVEAU
Comment améliorer la sécurité dans les établissements scolaires? Entre caméras de surveillance, détecteurs de métaux et fouilles dans les casiers, les moyens ne manquent pas dans l’optique de plus de sûreté. Les caméras de surveillance constituent de contrôle un des moyens les plus répandus pour contrôler les locaux et leurs abords. Au sein des établissements scolaires, les projets d’installation sont parfois critiqués, ou, au contraire accueillis avec l’envie d’un retour au calme. La vidéo est généralement plus présente à l’extérieur qu’à l’intérieur des établissements, afin de contrôler les points d’entrée sensibles, tout comme les parties communes (couloirs, cours de récréation). Les chefs d’établissements espèrent faire baisser la violence entre les élèves et les dégradations. Les caméras ont surtout un rôle dissuasif, mais encore faut-il qu’elle soient regardées. Le chef d’établissement, responsable de l’utilisation des images, peut éventuellement les transmettre à la police pour porter plainte. Depuis le massacre du lycée de Colombine (Colorado) où deux adolescents avaient abattu quinze personnes en 1999, les détecteurs de métaux et la présence de forces de police à l’intérieur des établissements sont devenus monnaie courante. Selon une étude de la National School Board Association, aux Etats-Unis, 40% des établissements utilisent des détecteurs de métaux, 75% organisent des fouilles des placards des élèves et 65% emploient des agents de sécurité.
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23 août 2006
Eté 2006 I Les sentiers de la connaissance. 7/8
MOINS POLLUEE, LA MEDITERRANEE?
Profonde, avec des eaux qui mettent plus d’un siècle à se renouveler la Méditerranée est très vulnérable aux pollutions. Alors qu’en surface, elle met en exergue ses eaux limpides et chaudes, elle a néanmoins mauvaise réputation en ce qui concerne les polluants. Les contaminants ont tendance à s’y accumuler, comme en témoigne la teneur en mercure cinq fois plus élevée chez les thons de Méditerranée que chez ceux de l’Atlantique. Les rejets d’hydrocarbures sont aussi en cause. Les dégazages sauvages sont une des causes de la pollution, il faut y ajouter les résidus de la pollution automobile transportés par voie atmosphérique – selon une étude du WWF, la Méditerranée capte à elle seule une moyenne d’un million de tonnes d’hydrocarbures par an. L’afflux de touristes, ajouté aux déversoirs sauvages et à l’insuffisance d’usines sur la rive Sud, en pleine croissance démographique, viennent assombrir le tableau. Cependant, la qualité des eaux de baignade se révèle plutôt bonne: selon le ministère de la Santé, 96,8% des 371 sites de baignade controlés l’an dernier sont conformes à la réglementation européenne. Plomb, mercure et cadmium ne sont pas pour l’heure considérés comme nuisibles à la baignade, à condition que l’eau ne soit pas bue trop souvent. Rendez-vous chaque Mercredi jusqu'au 30 août
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16 août 2006
Les géants de la pizza livrée dérapent
LES GEANTS DE LA PIZZA LIVREE DERAPENT
Avec 460 millions d’€uros de chiffre d’affaires-dont 45% réalisés par des chaînes, 1700 points de vente indépendants et 5000 camions itinérants, le marché français de la pizza est florissant. En revanche, pour les chaines Domino’s Pizza et Pizza Hut, l’aventure au pays des plus gros mangeurs de pizza au monde vire au vinaigre. Pour Yum!Brands International, installée à Dallas, la France est une petite terre de pertes dans un océan de profits. Cependant, l’entreprise, qui gère 34000 établissements Taco Bell, Pizza Hut et KFC (Kentucky Fried Chicken), a dû à nouveau augmenter de dix millions d’€uros les fonds propres de Spizza 30’, l’entité qui regroupe ses unités de livraison en France. Les augmentations de capital successives atteignent 117 millions d’€uros, la machine étant régulièrement renflouée depuis quatre ans. Pendant ce temps, trois présidents se sont succédés à la tête de Pizza Hut France, sans trouver la formule miracle qui doit remettre le géant de la pizza sur le droit chemin. L’entreprise, qui avait débarqué dans l’hexagone en 1987 avec son cahier des charges à l’américaine pensait avoir trouvé un nouvel eldorado. Las! Selon un important fournisseur du secteur, l’enseigne rouge et blanche n’a gagné en 15 ans qu’une seule fois de l’argent, pendant la Coupe du Monde de football 1998. Pour remonter la pente, Yum! Brands a décidé de confier tout son réseau à des fran-chisés qui, selon le directeur général de Pizza Hut France, Alasdair Murdoch, font des bénéfices pour 90% d’entre eux. Cependant, de plus en plus de franchisés sont mécontents, et menacent de quitter l’enseigne, comme chez Domino’s Pizza, l’autre multinationale du secteur: la chaîne, qui s’est développée en France grâce aux franchises, pourrait voir un tiers de ses adhérents (l’enseigne compte 86 établissements en France) dévisser l’enseigne aux deux dominos. Ils reprochent à la firme américaine de leur « prendre de l’argent de partout, avec les royalties, les frais de marketing et les événements » pour Kamel Boulhadid, qui compte à lui seul dix-neuf points de vente et 500000 €uros de déficit cumulé. De leur côté, Speed Rabbit et La boîte à pizza, les deux Français du secteur, tentent de se différencier des Américains ou bien s’installent en face de leurs établissements. Rendez-vous chaque Mercredi jusqu'au 30 août
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09 août 2006
Eté 2006 I Les sentiers de la connaissance. 5/8
LA SOUPE, TENDANCE ET POPULAIRE
Mets universel, du plus classique bouillon à la plus sophistiquée soupe d’artichaut à la truffe noire (Savoy), la soupe n’a jamais perdu de sa superbe sur les tables, où elle y fait un retour remarqué: goût, facilité de préparation et source de minéraux font d’elle la potion « magique » de l’hiver et du printemps. La soupe n’est pas nouvelle (des historiens ont retrouvé une recette de soupe de cresson sur une tablette mésopotamienne) mais peut facilement se renouveler, avec des recettes déclinables à l’infini et des variantes en fonction de chaque pays: les Andalous ont leur gaspacho, les Vietnamiens le phô, et les Russes le bortsch. Par ailleurs, la soupe au pistou se cuisine de façons différentes selon les familles provenç-ales. Au Moyen Age, le terme «soupe» désignait la tranche de pain posée dans l’écuelle sur laquelle on versait le bouillon, puis a progressivement nommé le bouillon au fur et à mesure de la disparition de la tranche de pain. La soupe est généralement élaborée avec des légumes, tandis que le bouillon (viandes, crustacés ou légumes) sert de base aux potages. Les deux peuvent être liés (beurre, crème) ou bien laissés dans leur état initial. L’eau, que la soupe contient en grande proportion, permet au corps de se réhydrater pendant la nuit et peut participer au nettoyage de l’organisme. Rendez-vous chaque Mercredi jusqu'au 30 août
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02 août 2006
Eté 2006 I Les sentiers de la connaissance. 4/8
LE PETROLE VERT ENCORE EN RETRAIT
Prix qui flambent, réserves mondiales sur le déclin: les tensions qui s’exercent sur le pétrole relancent l’intérêt pour les biocarburants, aussi appelés « pétrole vert ». Les biocarburants, issus de matières premières végétales, représentent l’alternative au pétrole. Non seulement ils permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre, respons-ables du réchauffement climatique, et donc respectent les engagements pris avec le protocole de Kyoto, mais ils permettent aussi de trouver de nouveaux débouchés à l’agriculture, qui y voit une source de profits potentielle. Les biocarburants, car-burants liquides ou gazeux issus de matières organiques ou végétales, sont employés dans l’automobile depuis 1898, date à laquelle la première voiture vendue par Ford fonctionne à 100% avec de l’éthanol (alcool obtenu par fermentation des plantes sucrières –canne, betterave- ou riches en amidon –blé, mais-). Les biocarburants ne furent plus incorporés à l’essence en 1955, lorsqu’une industrie pétrolière peu coûteuse justifia leur abandon. On distingue trois biocarburants: le bioéthanol, le biodiesel, produit à partir d’oléagineux dont on extrait l’huile, et le biogaz, le méthane, obtenu après fermentation par des bactéries de déchets. L’huile végétale brute, quant à elle, est directement issue du pressage de graines oléagineuses, mais, en France, seuls les agriculteurs sont autorisés à l’utiliser. L’Union européenne préconise d’imposer au secteur pétrolier un taux obligatoire d’incorporation d’huile et d’alcool d’origine végétale dans les carburants traditionnels. En France, le gouvernement s’est fixé des objectifs pour accélérer l’utilisation des carburants verts: leur production devra satisfaire 5,75% de la consommation totale de carburant en 2008, 7% en 2010, et 10% en 2015. L’Union européenne vise quant à elle les 5,75% en 2010. Cependant, en Europe, aucun biocarburant n’est compétitif face aux produits pétroliers: tandis que l’essence sans plomb coûte 0,38€ht/litre et le gazole 0,41, le biodiesel vaut 0,47€ht/litre et l’ét-hanol 0,50€ht/litre. Le développement de cette filière suscite des interrogations, y compris chez les défenseurs de l’environnement. Les cultures destinées à la production de ces carburants empièteront-elles un jour sur les espaces naturels, les forêts? Pour les pays de l’UE, si l’objectif de 5,75% est atteint en 2010, 17 millions d’hectares, sur une surface agricole totale de 97 millions, seront consacrés aux biocarburants.
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