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30.09.2006

La revue de presse du Samedi.21

medium_Revue_de_presse.3.jpg"Pour qui roulent vos députés": "L'express" met les pieds dans le plat les partiques de certains élus à travers une enquête consultable à la fois sur le papier et en ligne (ici). Au sommaire, la "bataille du tabac", et d'autres articles complétant un dossier évènement.

Dans "Challenges" cette semaine, "la révolution automobile", Mondial oblige. Toyota future numéro un du marché mondial (page 71). Le japonais mise sur l'innovation. L'hebdo en, profite pour explorer "les six grandes tendances de la voiture de demain" (ici). Le magazine consacre son "évènement" à l'introduction potentielle de clubs de football en Bourse, avec une confrontation de deux points de vue, ceux d'un seul et même homme, Jean-François Lamour, Ministre de la Jeunesse et des Sports, en 2003 et en 2006.

Nouvelle formule pour "Télérama". L'hebdomadaire télé et culturel se refait une beauté, à la fois dans la forme et dans le fond. Papier, Webradio, site: c'est la stratégie trimédia qui sera de mise pour pallier les 13000 ventes en moins en cinq ans. A noter que la Une sera différente pour les kiosques et les abonnés. Dans le "Nouvel Observateur", Jamel Debbouze explique pourquoi il aime la France.

Rendez-vous à 20 Heures chaque Vendredi (Présidentielles 2007) et Samedi (revue de presse).

29.09.2006

Edito/Pourquoi la presse écrite a de l'avenir

Libération? Le plan de la « dernière chance ». France soir? Seul le nom a subsisté pour un tabloïd sans saveur. La presse quotidienne connaît de grandes difficultés, comme ses deux exemples l’ont montré récemment. Pour la presse magazine, la situation est bien meilleure, mais certains titres sont en baisse de régime.

Ce qui fait débat est, pour l’instant, en bonne situation. C’est la preuve que l’on peut lancer un journal de petite taille aujourd’hui. En 2001, avec le feuillet intitulé Les fiches de l’actualité, l’objectif était d’expliquer, chaque semaine, un fait d’actualité. Puis le journal a lentement évolué pour devenir, en 2003, Ce qui fait débat. Aujourd’hui, cela représente douze pages bimestrielles, et deux suppléments exclusifs à Internet. Lancer le magazine constituait un pari; aujourd’hui, vous tenez entre les mains (ou faites défiler avec votre souris) le cinquantième numéro du journal. Le 19 Novembre, cela fera cinq ans que je tente, dans chaque numéro, de défricher l’actualité, d’explorer des thèmes qui vous tiennent à cœur, et de ne pas ignorer les grandes tendances de la société.

Contrairement aux idées reçues, je pense qu’Internet peut être bénéfique pour la presse payante. Les nouvelles générations relèvent de l’ère du numérique, et ignorer autant de lecteurs potentiels, c’est ce qu’il faut éviter. Quant aux gratuits, ils incitent les journaux payants à se réinventer, à se remettre en question, et à replacer le lecteur au centre de leur projet. Oui, la presse écrite, payante, a de l’avenir, mais à la seule condition de proposer un véritable valeur ajoutée, et d’intégrer les réactions des lecteurs.
Ce qui fait débat, que ce soit sur le papier ou sur le Web, a pour principe de vous donner la parole. N’hésitez pas à saisir cette perche qui est tendue. En espérant que cette aventure continue encore longtemps!

24.09.2006

Les viticulteurs face à de nouveaux défis

medium_vin_vigne_1.jpgGallo (Etats-Unis), Foster’s (Australie/Grande-Bretagne),Seagram (Canada): les plus importants groupes spécialisés dans le vin ne sont pas français, à quelques exceptions près. Dans le secteur, rachats et alliances battent leur plein, et les groupes anglo-saxons montent en puissance. Les Etats-Unis sont le troisième marché du monde en termes de consommation totale annuelle, derrière l’Italie et la France. Production surabondante, consommation et prix en baisse, exportation atone: le panorama est plus que sombre dans les vignes. La complexité des produits et des appellations, ainsi que la qualité hétérogène des produits. Par ailleurs, la règlementation interdit un certain nombre de pratiques autorisées dans d’autres pays. Quant au marketing, il commence seulement à se développer (publicité plus importante bien que soumise à conditions, suivi du client).

Californie: le marketing avant tout

La plus ancienne région viticole du Nouveau Monde (quarante ans d’existence), quatrième producteur de la planète avec 1,9 milliard de bouteilles en 2000 et neuf cents domaines, est devenue un exemple à suivre pour la promotion des vins. Le marketing, résolument moderne dans ce domaine, tranche avec les habitudes. Les viticulteurs recèlent en fait de redoutables entreprises qui relancent le client, suite à sa visite, tout au long de l’année, avec des techniques éculées (mailings, promotions) dans d’autres secteurs. Aujourd’hui, il ne faut plus hésiter, pour ces entrepreneurs californiens d’un nouveau genre, à démystifier le vin, mettre au point des produits simples (par cépage et non par terroir) correspondant à la demande mondiale, et non locale; bâtir des marques fortes facilement identifiables et investir dans le marketing et le packaging. Le bouchon traditionnel se fait – tendance internationale – métallique, sur des bouteilles plus petites, afin de favoriser la consommation individuelle. Les Californiens, nouveaux maîtres du vin?

Australie: des méthodes industrielles, et en Bourse

Les exploitants français pourraient aussi trouver de l’inspiration… en Australie. Les traditions françaises ne sont pas respectées, mais le marketing se veut puissant et les méthodes, industrielles. Depuis 1994, le vignoble australien a doublé de surface pour atteindre 140 000 hectares (chiffres de 2001). En une dizaine d’années, les «premiums», des vins qui sont censés plaire aux connaisseurs à la recherche de produits «simples». Les rendements sont optimisés par le biais de l’étude du sous-sol. Les ordinateurs établissent, dans un grand nombre d’exploitations, les endroits où il y a le plus d’eau: l’irrigation est un facteur clé dans un des pays les plus arides sur le globe. Certains chercheurs aust-raliens cherchent à identifier les zones du cerveau qui réagissent aux stimuli provoqués par la dégustation d’un bon vin: comment passer de vigneron à scientifique!

En Grande-Bretagne, la perte de parts de marché

A Londres, les grands crus français ne sont plus à la mode. Les étiquettes? Trop compliquées. Les vins du Nouveau Monde semblent, eux, avoir intégrés tous les nouveaux atouts: une offre claire, des gammes de prix simp-les. Ces produits sont mis en valeur dans des boutiques d’un nouveau genre, Odd Bins (240 points de vente), qui comptent révolutionner le commerce du vin.

Quelques pistes pour relancer le vignoble français

Remis en mars dernier au gouvernement, le rapport «Réussir l’avenir de la viticulture de France» indique que «les vins du Nouveau Monde ne pèsent que 0,19% des ventes de vins par la grande distribution et leur diffusion par les circuits de caves et la restauration est anecdotique». De quoi mettre du baume au cœur aux viticulteurs.

Interdit en France, autorisé à l'étranger

L’irrigation des vignes est interdite en France. C’est un moyen pour doper la production du vignoble, autorisé en Californie ou au Chili. Certains producteurs français investissent à l’étranger afin de contourner la réglementation. L’ajout de copeaux de chêne est également prohibé: interdiction formelle de verser des copeaux de bois dans les cuves en Inox.. Les producteurs anglo-saxons vont, eux, jusqu’à acheter leurs copeaux… en France!

LIEN Pourquoi le vignoble français est-il en crise?

23.09.2006

La revue de presse du Samedi.20

medium_cqfdorange.3.png"Public/Privé: qui réinvente l'école?": cette semaine, "Challenges" propose un grand dossier sur l'éducation à travers des enquêtes menées "sur le terrain": l'emploi du temps, le soutien scolaire et divers points sujets à expériences dans différents établissements scolaires. Sur chaque thème, l'ancien Ministre de l'Education Claude Allègre livre son avis, précisant notamment que les programmes scolaires sont "démentiels". L'hebdomadaire reprend par ailleurs un article du "New York Times" indiquant que le diabète est un "signe extérieur du succès" en Inde. Les classes moyenes goûtent aux plaisirs de la vie à l'occidentale, et 35 millions de personnes ont la "maladie du sucre".

Environnement, avec un reportage signé "Paris Match". Tara, la goélette de Jean-Louis Etienne, s'est laissé embarquer par la banquise pour un voyage de deux ans vers le pôle Nord. Avec une consigne de rigueur: "interdiction de s'éloigner seul du bord" - l'ours blanc n'est en effet jamais loin. Des photographies viennent appuyer le récit. L'hebdomadaire consacre par ailleurs sa section "Matsch de la Vie" à un sujet "déco", intitulé... "La nouvelle révolution industrielle". "Le look tour Eiffel a la cote" remarque le magazine, donnant à plus d'un une sérieuse envie de redécoer son intérieur.

A noter, la présence à la Une de "VSD" de la valeur montante de l'écurie TF1 - LCI, Harry Poselmack ("intime", promet l'hebdomadaire). "Intime" toujours, mais en "politique-people" cette fois: Ségolène Royal est en couverture de "Gala". Le magazine "Courrier Cadres" lance une nouvelle formule déclinée sur trois supports, avec mensuel, hebdo et site Web. Dans "Top Santé", cap sur les régimes Weight Watchers; et aux religions dans "Le Point". Quant au "Nouvel Observateur", il propose un supplément dédié aux vins (ici). Rendez-vous chaque Samedi à 20 Heures pour la revue de presse

16.09.2006

La revue de presse du Samedi.19

medium_le_20_Heures.10.jpg"Sarko-Ségo, ils se ressemblent et ils s'assemblent": c'est un combat "singulier" que décrit "Challenges" cette semaine, celui de deux présidentiables potentiels favoris des sondages qui sont à la fois des "phénomènes d'édition" (page 61), et sur le Web. En prime, une double page sur la "grande liberté doctrinale" de Nicolas et de Ségolène. L'hebdo économique se penche par ailleurs sur le redémarrage en trombe de Fiat.

Ségolène toujours, qui bénéficie une nouvelle fois d'une exposition "royale" en Une du "Nouvel Observateur", qui décrypte son "système". Tony Blair est aussi scruté par l'hebdomadaire: "le crépuscule d'une star politique" (ici). "Jusqu'où Le Pen peut-il aller?" demande "L'express" (ici), qui analyse une "marque" (Dominique Reynié, politologue) qui soigne son image: "surtout ne pas faire vieux!". Quant à Paris Match, il se penche sur les "secrets de Natasha Kampush", jeune autrichienne retenue pendant huit ans. Plus léger, "VSD" révèle les "secrets de la deuxième vie" de Zinedine Zidane.

°°°Le magazine en PDF Retrouvez progressivement "Ce qui fait débat" en PDF: l'information en version "papier", classée par rubriques. Réactualisation complète chaque bimestre, en douze pages. Rendez-vous chaque Samedi

12.09.2006

La Belgique au carrefour de l’audiovisuel

Tant du côté français… que du côté belge, la RTBF fait parler d’elle. RTBF Sat, la chaîne belge des expatriés va-t-elle changer de nom pour s’appeler la trois? La TNT en Belgique, rêve ou réalité ? Tentatives d’explications.

La rentrée 2006 de la RTBF (Radio-Télévision Belge Francophone, service public) est marquée sous le signe du changement. Nouvel habillage pour la une exit le noir qui faisait frissonner le nouveau directeur des antennes dès son arrivée en avril dernier. Nouvelle identité pour la deux, dont il faut un peu plus féminiser l’audience. Bref, la griffe de Yves Bigot commence à se faire sentir. Même s’il le dit lui-même, d’autres changements seront plus visibles encore dès 2007 notamment en matière de fiction avec une nouvelle série belge et « Septième ciel » saison 2.

RTBF Sat, la chaîne des Belges à l’étranger, lancée en 2001 fait l’objet de nombreux forums français, et, plus étonnant puisqu’elle n’est quasi pas visible en Belgique, coté belge. Avec comme question : RTBF Sat changera-t-elle de nom pour devenir « la trois » ? D’un point de vue, le changement de nom n’aurait pas d’intérêt, si ce n’est de rendre la chaîne encore moins visible à l’étranger. la trois… si on ne reçoit ni la une ni ladeux, ça va pas dire grand chose aux téléspectateurs, surtout s’il tombe au milieu d’un Fata Morgana ou Ici Bla-bla ! Donc, la chaîne des Belges à l’étranger restera bien RTBF Sat.

L’idée d’une troisième chaîne de la RTBF en Belgique, par contre, n’est pas utopiste. En effet, on parle d’une chaîne des archives, puisque le contrat de gestion de la RTBF impose des émissions mettant en valeur les archives de la télévision publique belge. La RTBF est riche d’images et de documentaires qui restent dans les placards du Boulevard Reyers. Cette chaîne serait disponible sur les plates-formes numériques des câblos et sur la TNT. Mais pas avant 2007, la Ministre de l’Audiovisuel renégocie le nouveau contrat de gestion de l’institution publique, et c’est là que tout va se décider. Comme le déplafonnement de la publicité et la suppression de l’interdiction de faire de la pub 5 minutes avant et après un programme pour enfants.

Un autre projet de « troisième chaîne » verra le jour dès le 25 septembre 2006, c’est arte Belgique. Depuis 1993, la RTBF est membre associé d'arte. Au début, cela s’est traduit par Arte 21, qui permis de diffuser en Belgique les programmes de la chaîne franco-allemande de 19h à 1h du matin, le reste de la journée la RTBF proposait sur ce canal ses propres émissions, entre autre, culturelles. En 1996, vu l’échec audimétrique, arte a conservé son canal sur le câble et 21 est (re)devenue la deuxième chaîne de la RTBF (la deux par la suite). La nouveauté cette année, c’est que la RTBF va diffuser des fenêtres belges dans la grille d’arte. Ces émissions ne seront visibles qu’en Belgique. Une quotidienne en semaine de 20h15 à 20h45 (« 50° Nord »), et une mensuelle, le dernier mercredi du mois (...). Ce sera la première fois que arte fera l’objet d’une double programmation pour un public spécifique. Cette « nouvelle chaîne » risque de modifier la réception de la RTBF. Les émetteurs devraient relayer ces émissions, et donc il n’est pas exclu de ne plus recevoir RTBF-Sat depuis l’émetteur de Tournai (canal 60). Arte négocie avec la RTBF ce cas de figure, ce qui permettrait aussi la réception 24h/24 et non plus sur un canal partagé avec France 5 comme actuellement.

L’année 2007 sera aussi une échéance importante pour l’audiovisuel belge de la Communauté française, puisque la TNT devrait officiellement faire son apparition. On sait déjà que la RTBF aura son bouquet fait de la une, ladeux, (la trois) et RTBF Sat. Francetélévisions est en négociations pour être relayée sur la TNT, histoire de la rendre un peu attractive. Par contre pas de nouvelles du coté de RTL et BeTV. RTL est fortement liée au télédistributeurs, même si, à TVi (la première chaine privée belge) on ne cache pas que RTL TVi, Club RTL et PLUG TV doivent être reçues par un maximum de gens. La TNT utiliserait les émetteurs de la RTBF et c’est de là que le problème viendrait. Il serait préférable d’avoir un diffuseur indépendant comme TDF en France. Pour BeTV, les câblos wallons sont actionnaires de la chaîne à péage, et on imagine moins un autre procédé de diffusion que la télédistribution. L’offre belge de la TNT comporterait 8 canaux… et aucune chaîne ne serait créée pour l’occasion. Pour rappel, le taux de pénétration du câble en Belgique dépasse les 80% pour un territoire équipé à 97% !

La Belgique vit actuellement de grands bouleversements audiovisuels depuis l’avènement du câble en 1975, la TNT ne devrait pourtant pas avoir le même succès qu’en France. Le câble est très présent et beaucoup plus attractif en terme de programmes. C’est pas encore demain que les antennes râteaux réapparaîtront sur les toits de nos maisons. Pierre Bertinchamps, à Charleroi

10.09.2006

Lutter contre la pêche illégale

Autrefois considérées comme illimitées, certaines populations de poissons très appréciées des consommateurs se sont avérées aussi vulnérables à l'exploitation que beaucoup d'espèces terrestres. Le prix de ces thons géants n'a cessé de grimper sous l'effet d'une pêche intensive, dont les prises se réduisent d'année en année. L'effondrement de la pêche à la morue, jadis florissante, dans le nord-ouest de l'océan Atlantique et l'amenuisement sensible d'espèces telles que l'espadon ou le flétan attestent plus encore les dommages causés par une pratique incontrôlée de la pêche. Partout dans le monde, les poissons se font moins nombreux. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture observe ce déclin depuis les années cinquante et estime que la moitié des ressources marines sont exploitées à fond, plus de 15% surexploitées, et près de 15% épuisées ou en train de se remettre d'une pêche trop importante. Le butin typique des pirates des temps modernes, c'est le poisson. Les experts estiment que la pêche illégale représente 20% à 30% des prises pour certaines espèces rentables. Alors que la préservation de la richesse des océans est une préoccupation majeure, ces actes de piraterie sont un véritable fléau, amplifié par l'amélioration des techniques: filets plus résistants, bateaux plus puissants. Aujourd'hui, lutter contre la pêche illégale est nécessaire pour éviter de voir les ressources marines se réduire comme peau de chagrin: les prises dépasseraient de deux à six fois les quotas. Les dispositifs de localisation par satellite des navires se développent, ainsi les autorités françaises n'hésitent pas à envoyer une patrouille "si un bateau se trouve dans un endroit où il n'a a priori rien à faire" pour Isabelle Perret, officier chargé de la surveillance au Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) d'Etel, dans le Morbihan. Cette émanation de la Marine nationale centralise l'information pour les mille navires de pêche français et pour les bateaux européens pêchant au large de la France. Depuis 1997, les pratiques de pêche frauduleuses sont regroupées sous le sigle INN (illégale, non reportée et non réglementée). Certains adoptent des pavillons de complaisance, une immatriculation de circonstance permettant de dépendre d'un pays qui n'a pas de réglementation stricte ou ne la fait pas respecter.

Le contrôle des navires fait partie des compétences de la France: autour des côtes d'étend une zone de pêche réglementée, dite Zone économique exclusive (ZEE). L'Etat limitrophe doit y faire respecter la loi, tandis qu'en haute mer, les responsabilités se diluent: chaque Etat doit vérifier les agissements des navires battant son pavillon, avec ou non une réelle volonté ou les moyens suffisants.

medium_huitres.jpgLa pêche INN (illégale, non déclarée et non réglementée) est considérée comme l’un des principaux facteurs mettant la durabilité des pêcheries à rude épreuve. Elle concerne aussi bien les pêcheries artisanales qu’industrielles, les eaux maritimes que les eaux intérieures et les zones sous juridiction nationale comme la haute mer. La FAO (organisation des Nations Unies pour l’alimentat-ion et l’agriculture) suggère à propos de l’ampleur de la pêche INN que dans certaines grandes pêcheries, la part de la pêche INN peut atteindre 30 % des captures totales et dans certains cas, jusqu’à trois fois le niveau de capture autorisé. Les pays du monde entier s'efforcent, isolément et collectivement, de réduire les nuisances causées au milieu marin côtier. Les pays pratiquant la pêche ont accepté provisoirement de créer une zone protégée pour la baleine blanche sur le pourtour de l'Antarctique, où ce mammifère marin, qui a beaucoup souffert de la pollution de l'eau, pourra se réfugier. Des initiatives pour tenter de ménager le patrimoine marin, malgré la pêche illégale, une plaie pour l'environnement.

09.09.2006

La revue de presse du Samedi.18

"Ce Frenchie qui a conquis l'Angleterre": pour ouvrir son dossier intitulé "Réussir à l'étranger", "Challenges" trace le portait d'Arsène Wenger, manager au club de football d'Arsenal à Londres. Le nombre de Français résidents à l'étranger a bondi de 25% entre 2002 et 2004, et l'hebdo en profite pour donner la parole à des expatriés. De plus, un portrait de Didier Lombard, PDG de france Télécom, est dressé en page 76.

"Cinq ans après" les attentats du 11 Septembre, "Courrier International" dresse un bilan. "Paris Match" fait de même, mais ne néglige pas son versant "people" avec Isabelle Adjani en "Une".

"L'express", qui compte désormais Christophe Barbier comme Directeur de la rédaction, fait la part belle aux "marroniers" d'automne: l'immobilier, le vin et le salaire des cadres. A noter, deux magazines qui sont irrigués de nouveautés; "Bang!", mensuel de bande dessinée, et "L'Usine nouvelle", qui inaugurent leurs nouvelles formules respectives.

°°°Présidentielle 2007

A découvrir cette semaine, une enquête sur la protection rapprochée des candidats potentiels à la présidentielle dans "L'express" (ici). Le débat sur la carte scolaire sera probablement un point phare de la Présidentielle qui s'annonce, et le site Web du "Nouvel Obs" y consacre un article (ici).

°°°Le blog de la semaine

Visionner le lancement de LCI (1994) et s'informer sur la fusion CanalSat - TPS, c'est possible sur Génération Satellite (http://www.generationsat.com/), un site avant tout réservé aux détenteurs d'une parabole.

02.09.2006

La revue de presse du Samedi.17

"Les 100 qui font le monde": pour son numéro de rentrée, "Challenges" livre les idées et portraits de cent personnalités "qui remodèlent aujourd'hui une facette de notre planète". Puissance, influence, tendance: tous les domaines sont passés en revue. Parmi les personnalités en vue, Lakshmi Mittal (Arcelor Mittal), Ségolène Royal, Xavier Niel (Illiad-Free), Madonna, Zinedine Zidane... Vincent Beaufils, directeur de la rédaction du magazine économique, indique que dresser cette liste est une tâche "bien arbitraire".

Un autre classement fait la Une cette semaine, celui de "Ca m'interesse" (numéro de Septembre): le fleuron de Prisma Presse dresse le palmarès des "champions français du développement durable". Une autre question est posée en page 26: "La Méditerranée risque-t-elle de devenir tropicale?"; et une nouvelle rubrique vient s'intercaler dans le mensuel, "Les mots d'Internet".

Classement toujours, mais des "lycées et collèges les plus dangereux": cette semaine, "Le Point", après avoir déposé un recours au tribunal administratif afin d'obtenir ces statistiques auprès de l'Education Nationale, se penche sur la violence scolaire. Les résultats seront publiés prochainement sur le site Internet de l'hebdomadaire. La rentrée marque aussi le retour des dossiers consacrés à l'immobilier, et c'est le mensuel "Capital" qui s'y colle, en annonçant que "la flambée touche à sa fin". Quant à "GEO", il nous fait découvrir "en exclusivité" les secrets du château de Versailles.

 °°°Présidentielle 2007

"L'express" propose cette semaine une interview du Premier Ministre, "la présidentielle selon Villepin". "Mon devoir, c'est d'apporter des réponses aux préoccupations des Français sans compromettre ni le retour de la croissance ni l'amélioration de l'emploi" affirme l'occupant de Matignon.

°°°Le blog de la semaine

"Télé-Scope" est un nouveau site traitant de la télévision française "des années 30 à aujourd'hui". Son auteur propose, après une page d'accueil ornée de logos de chaines de télévision, une batterie d'informations, de liens, et d'anecdotes sur le petit écran. A visiter depuis cette semaine. http://perso.orange.fr/tele.scope/ 

01.09.2006

Les nouveaux enjeux de la menace terorriste

Une étincelle en plein milieu de l’été – des attentats déjoués en Grande-Bretagne – et la peur du terrorisme ressurgit. Comment faire face à cette menace? Le spectre du bioterrorisme plane aussi

medium_police_uk_armed_decoup_1.3.jpgLa nouvelle a fait, en plein cœur de l’été, l’effet d’une bombe: le 10 août 2006, Scotland Yard a annoncé avoir mis en échec un complot ayant pour but de faire exploser plusieurs avions (voir ci-dessous). Cette nouvelle est venue renforcer le climat qui règne sur la scène mondiale: dans le même temps, les autorités de chaque pays doivent concilier mesures de sécurité sur tous les citoyens (restrictions dans les aéroports), maintenir une veille permanente (services de renseignements), et choisir le niveau de vigilance adéquat (en France, les différents échelons du plan Vigipirate). La nature des attentats évolue: les auteurs des attentats déjoués en Grande-Bretagne envisageaient d’utiliser des explosifs liquides. Par ailleurs, le bioterrorisme est une menace qui commence à être prise au sérieux: en effet, l’arme biologique est souvent présentée comme simple d’usage et facilement accessible. On se souvient, au début des années 2000, de Bacilius anthracis, la bactérie du charbon, contenue dans de multiples enveloppes. La menace est donc sur tous les terrains. Décryptage des nouveaux enjeux, au cœur d’un siècle qui, plus que jamais, sera celui de la lutte antiterroriste. Chaque jour compte.

 

AOUT 2006 ATTENTATS DEJOUES EN GRANDE-BRETAGNE

medium_mappemonde_terrorisme_1.jpgLes terroristes voulaient «abattre plusieurs avions en vol, causant la perte d’un nombre considérable de vies»: lorsque le 10 août dernier, le ministre britannique de l’Intérieur, John Reid, donne une conférence de presse pour annoncer la mis en échec d’un complot visant à faire exploser en vol plusieurs avions de ligne entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, l’heure est grave. C’est la première fois que le niveau «critique» est mis en action au Royaume-Uni, ce qui signifie qu’un attentat est attendu «de façon imminente». Un complot de plus, qui devait, une nouvelle fois, provoquer un carnage de grande ampleur. Le coup de filet lancé début août par la police britannique a permis de mettre la main sur un appareil déjà assemblé qui était composé d’un mélange de peroxyde d’hydrogène (de l’eau oxygénée) et d’autres substances. Plusieurs bombonnes d’eau oxygénée ont été trouvées, ainsi que des produits destinés à teinter l’explosif de la même couleur que de simples boissons. L’explosif liquide représente donc une nouvelle menace: lors de l’enquête sur ce complot, a été évoquée la possibilité que les auteurs potentiels des attentats utilisent de la nitroglycérine cachée dans des bouteilles de shampooing. La nitroglycérine, liquide huileux, est un explosif à effet de souffle utilisé sur les chantiers ou les carrières.

Mesures de sécurité renforcées

Les mesures de sécurité ont du être renforcées à la suite de cette découverte: interdiction des liquides en cabine et des appareils électroniques, susceptibles détonateurs. Les actions des principales compagnies aériennes ont toutes enregistré une forte baisse, alors que ces dernières commençaient à peine à se remettre de la chute provoquée par les attentats du 11 Septembre 2001.

 

LE POINT SUR L'ENQUETE

Juillet 2005, 56 personnes trouvent la mort à Londres. Le Financial Times indique que l’enquête qui commence alors est «la plus importante opération de surveillance antiterroriste menée en Grande-Bretagne». Des policiers infiltrés et le contre-espionnage britannique surveillent les communications et les mouvements bancaires d’une cinquantaine de suspects sur trois continents. Dans la semaine du 31 juillet au 6 août, sept suspects sont interpellés au Pakistan dont deux Britanniques. 24 suspects sont interpellés les 9 et 10 août à Londres, et Scotland Yard révèle le complot (voir plus haut). Les services se maintiennent toujours en alerte permanente.

 

COMMENT SE PREPARER A LA MENACE BIOTERRORISTE?

medium_bioterrorisme_yveslacombe.free.fr_1.jpg

La plupart des microbes les plus redoutables se trouvant dans la nature, sur des animaux ou des personnes contaminées, ou bien encore dans des laboratoires de bactériologie vétérinaire ou humaine, l’arme biologique fait (relativement) partie des armes faciles à se procurer et dévastatrices. L’affaire du charbon est encore dans tous les esprits: en 2001, de multiples destinataires avaient reçu des enveloppes contenant la bactérie du charbon. Les bioterroristes n’ont que l’embarras du choix de la souche utilisée. Bacillius anthracis est instable: selon le milieu dans lequel évolue la bactérie, et au gré des mutations qui l’affectent naturellement, sa descendance peut varier et donner naissance à plusieures souches, avec une virulence variable ou la capacité de libérer plus ou moins de toxines.

Se préparer à la menace

En cas d’attaque bioterroriste, les autorités françaises ont planifié la mise en place du plan Biotox. Les industries pharmaceutiques ont vu leur protection se renforcer. Mais, concrètement, que se passerait-t-il sur le terrain? Car, soupirent les syndicats de pompiers (qui seraient alors en première ligne), le risque est sous-estimé. La menace chimique est certes prise en compte lors de la formation, mais pas le risque chimique. « Quelques-uns ont bien eu une formation de leur service militaire, mais ça commence à dater!» notait Patrick Beunard, secrétaire général du syndicat des sapeurs-pompiers professionnels, dans Science&Vie en 2001. Les équipements aussi manquent à l’appel. Le plan Biotox a pour but d’améliorer la situation, mais ses détails ne sont pas révélés au public.

Souche Ensemble de bactéries ou de virus issus d’un seul germe recueilli sur un malade et multiplié en laboratoire

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