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26 mars 2007

Nicolas Sarkozy, cinq ans dans la peau d'un ministre


Comme évoqué sur cette vidéo émanant du site internet officiel du candidat, Nicolas Sarkozy a quitté ses fonctions de ministre de l'Intérieur ce matin, et a clôt son exercice par un discours dans la cour de l'Hôtel de Beauvau. "Je le remercie pour l'action qu'il a conduite au service de la sécurité de l'ensemble des Françaises et des Français avec les résultats que nous connaissons, la baisse très forte de l'insécurité dans notre pays au cours des dernières années", a déclaré Dominique de Villepin dans la cour de l'Hôtel Matignon, accompagné de Mr Sarkozy et de Xavier Bertrand, porte-parole du candidat, qui quitte quant à lui ses fonctions de ministre de la Santé. Ils sont respectivement remplacés par François Baroin et Phillipe Bas.
Après avoir soutenu Edouard Balladur lors de l'élection présidentielle de 1995, Nicolas Sarkozy a retrouvé les faveurs de Chirac en devenant ministre de l'Intérieur lors de sa réelection en 2002. Usant des médias, il souhaite s'affirmer comme un ministre actif en proposant notamment une loi controversée sur la sécurité intérieure, comportant un volet sur les occupations de halls d'immeubles en groupe. Le "racolage actif" et la "mendicité aggressive" sont sanctionnés à la suite du vote de la loi du 18 mars 2003. Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) est crée. En mars 2004, Nicolas Sarkozy déménage à Bercy, où il devient ministre de l'Economie et des finances.La privatisation de France Télecom et le changement de statut d'EDF-GDF sont traités. Le dossier des prix de produits de grande consommation est dans la ligne de mire du ministre. Le 14 juillet 2004, Jacques Chirac réaffirme son autorité: "Je décide, il exécute". Sarkozy souhaite briguer la présidence de l'UMP. Le 29 novembre 2004, c'est chose faite, avec 85,1% des voix. Le lendemain, il remet sa démission à Jacques Chirac. Après le rejet du projet de traité instituant une Constitution européenne, Nicolas Sarkozy est promu ministre d'Etat afin de "donner une nouvelle impulsion à la France". Il retrouve le fauteuil de ministre de l'Intérieur. Il dénoncera le "laxisme" de certains magistrats par rapport à certaines peines attribuées à de jeunes délinquants. Il affirme vouloir "nettoyer au karcher la cité des 4000". Fin 2005, des émeutes urbaines frappent la France. A Argenteuil, Nicolas Sarkozy emploie le terme de "racailles". Au printemps 2006, Nicolas Sarkozy change de position sur le CPE et préconise une suspension du texte. En juin, une directive en faveur de la régularisation des familles dont les enfants sont scolarisés est distribuée. Aujourd'hui, il quitte la place Beauvau fort, selon lui, de son bilan, abandonnant la double casquette de ministre-candidat: "me voilà libre, libre d'aller vers les Français".

Commentaires

Ce qui importe dans une élection présidentielle, ce n'est jamais le bilan d'un quelconque sortant, c'est ce qu'il ou elle représente pour l'avenir. Une élection présidentielle c'est d'abord un homme ou une femme, puis des idées - plus généralement UNE idée, jamais un bilan, rarement un programme. C'est comme ça.
Alors le bilan de Sarko, on s'en fout. Tout comme celui de la gauche, ou même l'absence de bilan de Bayrou.

Ecrit par : Svecan | 01 avril 2007

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