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30 mars 2007

La revue de presse du Samedi.46

medium_Revue_de_presse_new.png"Devant huit dirigeants de PME, choisis par Challenges, la candidate socialiste à la présidence de la République a défendu sa vision du monde de l'entreprise: résolument sociale -démocrate": cette semaine, l'hebdomadaire économique propose le compte-rendu d'un échange entre Ségolène Royal et des entrepreneurs. "Il faut sortir de l'idéologie punitive du profit", clame la candidate PS, qui souhaite aboutir par ailleurs à "un juste équilibre entre l'économie et le social". Certains modèles étrangers qui inspirent ségolène royal sont passés à la loupe: les énergies renouvelables en Allemagne, les "job centres" pour les jeunes britanniques, et le modèle danois de "flexicurité". "Challenges" revient par ailleurs sur les nombreux problèmes rencontrés par la plupart des fournisseurs d'accès à Internet.

"La question n'est pas tant la différence avec une présidence Chirac qu'une rupture avec la manière de faire de la politique depuis 1981. Je veux que la campagne électorale soit un moment de liberté - liberté de penser, de parler et de réfléchir. Je dis aux Français: «Pensez librement! N'ayez pas de tabous!» Et ma rupture, ce sera celle des promesses tenues, des engagements pris, de la confiance retrouvée entre le peuple et la parole publique. Ma vie, ma passion, c'est l'action. Je mettrai donc en œuvre rigoureusement, scrupuleusement, totalement tout ce que j'aurai annoncé": dans "L'Express", Nicolas Sarkozy exprime en quoi sa présidence serait différente de celle menée par Jacques Chirac. Le candidat UMP expose sa vision de la fonction présidentielle: "à mes yeux, le président, c'est un animateur d'équipe, celui qui préside la première institution et fait fonctionner l'ensemble des institutions du pays, mais, avant toute chose, c'est un leader qui assume ses responsabilités".

Enfin, le magazine professionnel de la grande consommation "LSA" inaugure une nouvelle formule et se penche sur l'occasion sur un sujet politique, à savoir le pouvoir d'achat des Français.

29 mars 2007

820.000 Français de l'étranger pourront voter

medium_urne_plexiglas-50.jpg820.000 Français de l'étranger sont inscrits sur les listes électorales, ce qui leur permettra d'exprimer potentiellement leur voix lors de l'élection présidentielle. Il a plus que doublé en cinq ans, avec 385.000 inscrits en 2002. "Internet et le satellite ont tout changé. Les Français de l’étranger sont plus intéressés par la campagne, ils la vivent, parce qu’ils sont plus informés. Le Français de Montréal suit aussi bien la politique française que le Français de Lyon", explique Thierry Mariani, secrétaire national chargé des Français de l'étranger à l'UMP. Le nombre d'adhérents dans les deux grandes formations politiques traditionnelles a fortement augmenté en l'espace d'un quinquennat. L'UMP est passé de 2.200 adhérents à près de 4.400 en trois ans, et le PS a pour sa part doublé le nombre de ses adhérents (2.000 aujourd'hui). Ces citoyens ne devraient pas manquer d'exprimer leur choix. "Il est d’autant plus impossible de prédire leur choix que l’on va voter dans des endroits où on n’a jamais voté", a pour sa part indiqué à "Direct Soir" Pierre-Yves Le Borgn', premier secrétaire de la fédération socialiste des Français de l'étranger.

François Bayrou en quête d'un second souffle

medium_urne_plexiglas-50.jpg "Il est logique que lorsque vous êtes dans une phase de progression, à un moment ou à un autre cela s’arrête et que vous vous stabilisiez. Cette situation n’est pas inquiétante, parce que on ne voit pas la même chose dans la rue que dans les sondages": Jean-Christophe Lagarde, porte-parole de François Bayrou, tentait de justifier, mardi soir sur Direct8, le sentiment d'essoufflement de la campagne du candidat de l'UDF. De plus, aucun sondage ne place actuellement le candidat au second tour. "Nous pensons que tout cela tient dans un mouchoir de poche et que ça ne va pas se jouer à beaucoup. Quand on annonce Nicolas Sarkozy à 31 % et Ségolène Royal à 27 %, alors que tout le monde explique que la candidate du PS n’est pas à la hauteur pour assumer la présidence, mais qu’un quart des Français est prêt à voter pour elle, tout ça ne me paraît pas très sérieux. On a fait un meeting au Zénith de Paris avec 7 000 personnes dans la salle et 6 000 dehors. Si on s’effondre dans les sondages, à ce prix-là j’achète", a complété le député-maire de Drancy.

A un mois de l'élection présidentielle, François Bayrou fait toujours figure de potentiel troisième homme du scrutin, et ne semble pas parvenir à transformer l'essai. Sa récente percée dans les sondages révèle aujourd'hui une stagnation des intentions de vote. De retour d'une escale à la Réunion et à Mayotte, la dénonciation de la "course-poursuite à l'exaltation nationale" est restée lettre morte dans les médias, et les récents ralliements d'Azouz Begag et de François Goulard n'ont pas, pour l'heure, d'influence sur l'électorat. Le leader centriste ne souhaite pas y croire: "que Borloo, qui est UMP, soutienne Sarko, ça n'a pas de sens. En revanche, que Goulard, lui aussi UMP, me soutienne moi, ça, ça a du sens!".

Marie-George Buffet confrontée à la division de la gauche radicale

medium_urne_plexiglas-50.jpgMise à jour 17:25 I "Pour battre la droite, j'appellerai à voter à gauche au second tour [...] Mais je n'appellerai pas à entrer dans un gouvernement qui appliquerait une politique comme celle que nous propose la candidate socialiste": en meeting mardi à Vault-en-Velin (Rhône) et mercredi soir à Grenoble, Marie-George Buffet a articulé son discours autour du vote, plus particulièrement "utile". "Comme le disent les enfants, on nous dit de prendre le moins pire pour éviter le plus pire. Et moi je dis prenez le parti de votre vie, votez pour vous-même, votez tout simplement pour vivre", a déclaré la candidate du PCF devant une salle de 2000 personnes, selon les organisateurs. Le vote de gauche est ardemment défendu par celle qui a pris la succession de Robert Hue dans les batailles électorales.  "Tout sauf Sarko, ce n'est pas François Bayrou, tout sauf Sarko, ce n'est pas une gauche qui regarde vers le centre, a-t-elle lancé. Tout sauf Sarko, c'est une gauche de combat qui s'attaque aux privilèges. Le meilleur moyen d'être contre Sarko, c'est le vote pour la gauche populaire", a déclaré Mme Buffet, vingt-quatre heures après avoir à nouveau appelé de ses voeux le rassemblement de la gauche radicale. Olivier Besancenot (LCR) avait immédiatement réfûté cette hypothèse: "le PCF a des usines d'élus à sauvegarder. En l'absence d'élection à la proportionnelle intégrale, il est obligé d'être mis sous tutelle du PS, et donc d'avaler des couleuvres à longueur d'année". Francine Bavay, porte parole de José Bové, déclare ce jeudi dans "Libération" que "Besancenot ne manque pas d'air. Après avoir été un des diviseurs, il prend dans la dernière ligne droite une posture de rassembleur".

Robert Hue livre son point de vue sur la campagne dans une tribune publiée cet aprps-midi par "Le Monde". Il reconnait que son parti participe à l'éparpillement des voix des électeurs de gauche, et rend difficile le rassemblement souhaité par Marie-George Buffet. "Inquiet du résultat qui se dessine pour la candidate que, naturellement, je soutiens : Marie-George Buffet. Inquiet pour mon parti : le Parti communiste français. Conduit dans des orientations confuses et contradictoires, il s'isole et se divise, brouillant toujours davantage son identité et son projet. Malgré l'engagement de ses militantes et militants, sa campagne ne parvient pas à convaincre. Il participe ainsi à l'affaiblissement de la gauche", affirme l'ancien président du PCF, qui donne par ailleurs son point de vue sur sa définition du "vote utile": "c'est à l'intelligence et à l'expérience de nos concitoyens qu'il faut s'adresser. Depuis plusieurs années, François Bayrou vise non pas à faire une autre politique mais à faire plus intelligemment la politique de la droite. Le vote en sa faveur ne serait "utile" qu'à ceux qui, dans cette droite, craignent que la brutalité ultralibérale de Nicolas Sarkozy les conduise à l'échec. Que chacun, chacune des candidats de l'"éventail" de la gauche et des écologistes s'attache d'ici au 22 avril à en faire la démonstration auprès de son électorat". Enfin, il appelle pour voter pour Ségolène Royal si elle se qualifiait au second tour de l'élection présidentielle: "je souhaite que tous les candidats de gauche fassent le plein des suffrages dans leurs électorats respectifs - et il y a beaucoup à faire pour la candidature de Marie-George Buffet. Je souhaite, sans ambiguïté, que les conditions soient ainsi réunies pour que Ségolène Royal l'emporte au second tour. Tel est mon choix. Je suis déterminé à le faire partager le plus largement possible".

28 mars 2007

Le projet politique de Nicolas Sarkozy enfin dévoilé

medium_urne_plexiglas-50.jpgLe site internet de la "Tribune" présente ce soir l'intégralité du projet de Nicolas Sarkozy en cas d'élection. Dans un document intitulé "Mon projet. Ensemble tout devient possible", les engagements sont présentés en quinze chapitres. Avec ce document, la comparaison des programmes pourra enfin être opérée, quelques semaines après la présentation du "pacte présidentiel" de Ségolène Royal. En voici de larges extraits, parmi lesquels l'introduction du document.

"Depuis vingt-cinq ans, nous vivons dans la résignation. D'année en année, on vous répète que contre le chômage l'exclusion, les injustices, l'échec scolaire, et maintenant contre la précarité, les délocalisations, la pollution, on ne peut rien. On vous explique que la politique ne peut plus agir parce que l'Europe agit à sa place. On vous fait croire que l'Etat ne peut plus intervenir parce que la mondialisation a anéanti le pouvoir des Etats. On vous prétend qu'il n'y a que deux choix possibles : périr ou bien nous adapter, c'est à dire renoncer à nos valeurs, à notre culture, à nous-mêmes. Je vous propose d'en finir avec ce fatalisme, avec ce renoncement, avec cette résignation. Je crois que le pouvoir existe encore. Je suis convaincu qu'il n'y a pas de fatalité. Je sais que la politique peut encore beaucoup de choses. C'est pour cette raison que je lui ai consacré toute ma vie et que je me présente aujourd'hui à vos suffrages. D'autres pays ont réussi en Europe. Il n'y a aucune raison que la France ne réussisse pas à son tour. Tout mon projet est de permettre à notre pays de relever les défis qui sont les siens aujourd'hui, sans rien renier de ce qu'il est, de ce que sont ses valeurs, de ce qu'est notre identité. Je crois qu'ensemble c'est possible. J'ai voulu vous le présenter dans un document bref. Je ne peux pas tout y dire, répondre à toutes vos préoccupations, évoquer toutes vos souffrances. Au-delà des mesures, j'ai surtout voulu vous présenter les valeurs qui fondent mon projet. Ce sont celles du travail, de l'autorité, de l'honnêteté, de la fraternité et de la grandeur de la France. Cela fait des années que la politique n'ose même plus en parler. Je veux les femmes au coeur de la vie politique française. Elles guideront mon action pendant les cinq prochaines années si vous m'élisez à la présidence de la République".

Le pouvoir d'achat fait aussi partie des thèmes abordés par le candidat de l'UMP: "depuis des années, on vous dit que votre pouvoir d'achat augmente. C'est faux. Avec l'euro qui a fait augmenter les prix, les 35 heures qui ont gelé les salaires, le coût du logement qui a explosé, et nos impôts qui sont parmi les plus élevés au monde, le pouvoir d'achat baisse en France. Mais ceux qui vous promettent que nous aurons plus de pouvoir d'achat en travaillant moins et en en changeant rien, ne vous disent pas la vérité non plus". Enfin, la question de l'identité nationale fait partie du projet de l'ancien ministre de l'Intérieur: "c'est finalement sans doute le pire de nos renoncements que d'avoir cessé d'être fiers d'être français. Notre fierté repose d'abord sur l'identité de notre nation. Nous incarnons l'idéal national, parce que justement notre pays est constitué d'une multitude de peuples, de régions, de traditions et de cultures locales, depuis la métropole jusqu'à l'Outre-mer, enrichie par les vagues successives d'immigration, fédérée autour d'une ambition et d'une foi communes : être un grand pays, uni par les droits de l'homme et nos valeurs républicaines. Si je suis élu, je ne cesserai d'affirmer note fierté d'être français".

Réactions après les incidents à la gare du Nord

De violents affrontements ont opposé mardi soir des jeunes aux forces de l'ordre à l'intérieur de la gare du Nord, à Paris. La situation a dégénéré après le contrôle d'un homme "récidiviste défavorablement connu des services de police et de surcroît entré illégalement sur le territoire" selon le ministre de l'Intérieur François Baroin. Ce voyageur sans ticket aurait donné, selon différentes sources, des coups aux agents qui l'ont contrôlé. De nombreux individus ont par la suite rejoint le niveau -2 de la gare, où se rejoignent trente-six escaliers et quinze escalators. La situation ne cesse de s'amplifier, et le retour au calme a eu lieu dans la nuit.
Les réactions affluent depuis ce matin. "Nous sommes le seul pays où l'on considère qu'arrêter quelqu'un parce qu'il ne paie pas son billet, ce n'est pas normal" a indiqué Nicolas Sarkozy sur France info. "Je ne serai pas du côté des tricheurs des fraudeurs et des malhonnêtes, je ne serai pas du côté de ce qui pensent que pour se faire entendre, il faut démolir les gares et casser des équipements publics payés par les contribuables", a-t-il indiqué.L'ancien ministre de l'Intérieur a part ailleurs fait part d'une réflexion: "doit-on dire que c'est de la faute de la police parce que quelqu'un se bat au moment où on lui demande un contrôle ou on lui demande des explications ?". Pour Julien Dray, porte-parole du Parti Socialiste, "les conditions d'un rapport serein et de confiance entre la police et la population doivent être rétablies de toute urgence". Pour Jean-Christophe Cambadélis, député du même parti, les incidents sont le fruit d'un "climat sarkozien fait de tensions, d'exactions, de violence verbale et de stigmatisations". Marie-George Buffet, candidate du PCF, s'en prend aussi à l'ancien premier flic de France. "Nicolas Sarkozy, qui se dit désormais libre d'aller vers les Français, a semé depuis plusieurs années les graines d'une situation explosive", a-t-elle constaté. "C'est le signe d'un problème profond entre ceux qui assurent la sécurité et la jeunesse" pour Johan Masanet, porte-parole du syndicat UNSA Police, proche de la gauche. François Bayrou a pour sa part évoqué "l'énorme malaise" entre ceux qui "ont l'impression d'être stigmatisés, d'être constamment ciblés" et les Français qui "ont le sentiment de ne pas être défendus".

27 mars 2007

Comment l'Etat finance la campagne de certains candidats

medium_urne_plexiglas-50.jpgLes frais de campagne des candidats à la présidentielle sont inégaux selon les partis, mais leur remboursement potentiel tient du résultat obtenu à l'élection. Quatre cas de figure se présentent.

Jean-Christophe Parisot, président du collectif des Démocrates handicapés, Yves-Marie Adeline, monarchiste, Roland Castro, du Mouvement de l'utopie concrète, ou bien encore Rachid Nekkaz, qui avait vendu sa maison et son appartement parisien pour financer sa campagne, ne toucheront pas d'argent de la part de l'Etat. Ils ont obtenu moins de 500 signatures: par conséquent, ils ne peuvent espérer toucher quelconque somme.

Au premier tour, le remboursement des frais de campagne est plafonné à 800.000€, pour financer - du moins en partie - les frais de campagne de chaque candidat ayant recueilli moins de 5% des suffrages. Chaque candidat présent au premier tour perçoit une avance de 153.000€, puis chaque candidat complète la somme. A noter qu'en 2002, Jean Saint-Josse (CPNT), compte tenu de ses 4,23%, n'avait obtenu que 725.000€ pour rembourses ses frais de campagne qui s'étaient élevés à plus de 850.000€. Le remboursement des frais de campagne est plafonné à 8 millions d'€uros pour les candidats ayant obtenu plus de 5% des suffrages. En 2002, Robert Hue (PC) avait engagé 5 millions dans sa campagne, pour ne recevoir que 740.000€. Le FN s'en tient, en 2007, à 9 millions d'€uros, soit un million de moins que François Bayrou.

Le plafond autorisé pour les deux tours est de 21,6 millions d'€uros, et les partis ne doivent pas le dépasser. C'est l'équation que doivent résoudre Nicolas Sarkozy et ségolène Royal, dont les partis respectifs ont environ engagé chacun 20 millions d'€uros selon "Economie matin". Or, le plafonnement des dépenses de campagne est fixé, au second tour, à 10,8 millions d'€uros.

26 mars 2007

Nicolas Sarkozy, cinq ans dans la peau d'un ministre


Comme évoqué sur cette vidéo émanant du site internet officiel du candidat, Nicolas Sarkozy a quitté ses fonctions de ministre de l'Intérieur ce matin, et a clôt son exercice par un discours dans la cour de l'Hôtel de Beauvau. "Je le remercie pour l'action qu'il a conduite au service de la sécurité de l'ensemble des Françaises et des Français avec les résultats que nous connaissons, la baisse très forte de l'insécurité dans notre pays au cours des dernières années", a déclaré Dominique de Villepin dans la cour de l'Hôtel Matignon, accompagné de Mr Sarkozy et de Xavier Bertrand, porte-parole du candidat, qui quitte quant à lui ses fonctions de ministre de la Santé. Ils sont respectivement remplacés par François Baroin et Phillipe Bas.
Après avoir soutenu Edouard Balladur lors de l'élection présidentielle de 1995, Nicolas Sarkozy a retrouvé les faveurs de Chirac en devenant ministre de l'Intérieur lors de sa réelection en 2002. Usant des médias, il souhaite s'affirmer comme un ministre actif en proposant notamment une loi controversée sur la sécurité intérieure, comportant un volet sur les occupations de halls d'immeubles en groupe. Le "racolage actif" et la "mendicité aggressive" sont sanctionnés à la suite du vote de la loi du 18 mars 2003. Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) est crée. En mars 2004, Nicolas Sarkozy déménage à Bercy, où il devient ministre de l'Economie et des finances.La privatisation de France Télecom et le changement de statut d'EDF-GDF sont traités. Le dossier des prix de produits de grande consommation est dans la ligne de mire du ministre. Le 14 juillet 2004, Jacques Chirac réaffirme son autorité: "Je décide, il exécute". Sarkozy souhaite briguer la présidence de l'UMP. Le 29 novembre 2004, c'est chose faite, avec 85,1% des voix. Le lendemain, il remet sa démission à Jacques Chirac. Après le rejet du projet de traité instituant une Constitution européenne, Nicolas Sarkozy est promu ministre d'Etat afin de "donner une nouvelle impulsion à la France". Il retrouve le fauteuil de ministre de l'Intérieur. Il dénoncera le "laxisme" de certains magistrats par rapport à certaines peines attribuées à de jeunes délinquants. Il affirme vouloir "nettoyer au karcher la cité des 4000". Fin 2005, des émeutes urbaines frappent la France. A Argenteuil, Nicolas Sarkozy emploie le terme de "racailles". Au printemps 2006, Nicolas Sarkozy change de position sur le CPE et préconise une suspension du texte. En juin, une directive en faveur de la régularisation des familles dont les enfants sont scolarisés est distribuée. Aujourd'hui, il quitte la place Beauvau fort, selon lui, de son bilan, abandonnant la double casquette de ministre-candidat: "me voilà libre, libre d'aller vers les Français".

23 mars 2007

La revue de presse du Samedi.45

medium_Revue_de_presse.3.jpgMais "qui est le meilleur"? Pour "L'Express", pas de doute, il faut comparer les programmes des candidats à l'élection présidentielle, et ne pas hésiter à remplir le quiz proposé par l'hebdomadaire. "La France qu'ils nous préparent ne ressemblera peut-être pas à celle d'aujourd'hui. Est-ce cela qui explique cette passion autour de la campagne électorale, les milliers de personnes dans les salles, les millions de téléspectateurs devant les écrans? Des responsables quinquagénaires se présentent devant les électeurs. Nouvelle génération, nouvelles idées. Les débats de fond ont retrouvé leur place, qui définissent la cohésion sociale, l'identité nationale, la vie publique de demain. Avec le quinquennat, le président-chef de la majorité qui sera élu en 2007 s'appuiera pleinement sur son «projet d'espoir» ou autre «pacte présidentiel». Au-delà de sa personnalité, les propositions du vainqueur du 6 mai serviront de carnet de bord au prochain gouvernement" indique le magazine, qui devrait par ailleurs relever son prix à 4 €uros en 2008.

"France-Allemagne: pourquoi il faut continuer": "Challenges" revient cette semaine sur la signature, il y a cinquante ans, du traité de Rome, instituant la Communauté économique européenne. Au coeur de cet  accord, le couple franco-allemand y occupe une place importante. La crise que traverse Airbus ouvre le dossier, suivi de portraits de chômeurs et de adres des deux côtés de la frontière. Le député vert européen Daniel Cohn-Bendit apporte son éclairage: "Je t'aime, moi non plus". L'hebdomadaire se penche par ailleurs sur les nombreux changements amorcés au Printemps par son nouveau propriétaire, Maurizio Borletti.

Place à l'Europe pour "Courrier international" ("Ils rêvent d'une autre Europe") et aux "nanomondes" pour la nouvelle édition française de "Technology Review". Enfin, "Science et Vie" pose une question cruciale dans un hors-série: "Qu'est-ce qu'on mange?".

21 mars 2007

Nicolas Sarkozy va quitter son poste de ministre


Mise à jour 18:08 I Nicolas Sarkozy quittera le ministère de l'Intérieur le 26 mars. "Nicolas Sarkozy nous a fait part de son souhait de quitter le gouvernement lundi prochain, et ceci pour se consacrer pleinement à la campagne électorale. Je l'ai accepté", a indiqué Jacques Chirac, qui a annoncé qu'il votera pour le candidat de l'UMP. Il lui assure par ailleurs son "soutien".
"S'agissant de mes choix personnels, les choses sont simples. J'ai voulu la création de l'UMP pour permettre à la France de conduire une politique rigoureuse de modernisation dans la durée", a indiqué le chef de l'Etat. "Dans sa diversité, cette formation politique a choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, et ceci en raison de ses qualités. C'est donc tout naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien", a-t-il ajouté. Crédit vidéo Dailymotion/RMC et BFMTV

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