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29 avril 2007
Nicolas Sarkozy se pose en "porte-parole" des Français
Edition spéciale entre-deux tours
Souhaitant adopter la posture d'un "porte-parole du peuple français", Nicolas Sarkozy a tenu un meeting cet après-midi à Bercy, devant 17.000 personnes, auxquelles s'ajoutent celles ayant dû suivre le discours du candidat de l'UMP sur des écrans géants.
"Durant ces quatre mois, je vous le jure, j'ai tout donné", a-t-il indiqué, s'appuyant sur une scénographie plaçant le candidat au coeur de la foule. La proposition de la création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale a été évoquée au cours de ce discours: "le besoin de politique a pour corollaire le besoin de nation. On la disait condamnée, et la voilà de retour, contre l'inquiétude née de la mondialisation. Je réclame le droit de pouvoir parler de l'identité nationale française sans être traité de nationaliste". "Au lieu d'apporter leur soutien aux forces de l'ordre qui ont fait un travail", des adversaires ont prononcé "cette phrase qui devrait rester dans les annales des campagnes présidentielles : Il est inquiétant de constater qu'un fossé se creuse entre la police et la jeunesse. Cette gauche la n'a rien compris. C'est une insulte a la jeunesse de France que de les assimiler aux casseurs", a-t-il indiqué en référence aux émeutes de la gare du Nord. La question de la morale a aussi été évoquée, complétée de référence aux évènement de mai 1968, dont il faut "tourner la page": "nous conjurerons le pire en remettant de la morale dans la politique. Le mot morale ne me fait pas peur. La morale, après 1968, on ne pouvait plus en parler. Pour la première fois depuis des décennies, elle a été au coeur d'un campagne". Il y a trente-neuf ans, "il n'y avait plus aucune différence entre bien et le mal, le beau et le laid, le vrai et le faux; l'élève valait le maître". Nicolas Sarkozy devra cependant faire preuve de tact afin de convaincre les électeurs de François Bayrou, qui ont été au nombre de 6,8 millions au premier tour de l'élection présidentielle. Des bannières "J'ai voté François, je vote Nicolas" sont apparues cet après-midi, au moment où Hervé Morin, président des députés UDF à l'Assemblée Nationale, a annoncé qu'il votera Nicolas Sarkozy "sans hésitation".
21:45 Publié dans Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, Entre-deux tours, Sarkozy
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