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29.05.2007

Chine: le whisky et le cognac ont le vent en poupe

Chivas Regal, Royal Salute, Ballantine's, le cognac Martell ou les champagnes Perrier-Jouët et Mumm: ces marques sont tombées dans l'escarcelle du groupe Pernod Ricard au cours de ces dernières années après les acquisitions de Seagram en 2001 et de Allied Domecq en 2005. Ces produits permettent aujourd'hui à la firme française d'être présente sur le marché asiatique, et plus particulièrement en Chine: il revendique la position de leader dans le whisky dans l'empire du Milieu, et la forte croissance économique cumulée au fait que la proportion d'individus en âge de consommer de l'alcool augmente sont un atout pour l'industriel. La Chine est entrée pour la première fois en 2006 dans le palmarès dix premiers pays importateurs, selon les chiffres de la Scotch Whisky Association, basée à Edimbourg. La valeur totale des importations a progressé de 27% sur un an, à 58,2 millions de livres. "Contrairement au cognac qui est surtout bu dans le sud du pays, le whisky est vendu maintenant partout en Chine", indique à l'AFP Philippe Guetta, directeur de la filiale chinoise de Pernod-Ricard. Les investissements promotionnels et publicitaires de la part de groupes occidentaux  au whisky et au cognac sont passés, en Chine, de 71 millions de yuans (6,8 millions d'euros) à 2 625 millions en cinq ans. "Il n'y pas encore de tradition de boire à la maison. Chez soi, c'est plutôt du vin, des alcools doux ou des alcools blancs, ce n'est pas une question d'argent, le whisky ou le cognac sont davantage liés à une atmosphère, une ambiance", explique pour sa part Stefen Deng, co-directeur du distributeur Maxxium, qui vend en Chine l'américain Jim Beam ou l'écossais Highland Distillers. La Chine ne représente qu'environ 5 % des ventes de Pernod-Ricard, mais l'Asie dans son ensemble compte déjà pour 26 % du total.

Moins de thon mais plus de baleines?

"Si nous continuons à pêcher de jeunes thons, les stocks vont se détériorer et au final nous finirons par nous couper la gorge nous mêmes": selon un responsable de l'agence japonaise des pêches, Tokyo souhaite infléchir son discours sur la pêche du thon. En effet, le Japon a accepté ces derniers mois de réduire fortement ses quotas de pêche dans plusieurs régions du monde. Pendant ce temps, un autre round se joue, à la Commission baleinière internationale cette fois-ci. "Il est important que le Japon comprenne que l'inclusion de baleines à bosse dans ses pêches aura un impact sur son image en Australie", a indiqué Malcolm Turnbull, ministre australien de l'Environnement depuis l'Alaska, où s'est ouverte lundi la 59éme réunion annuelle de la Commission baleinière internationale (CBI), étant donné que le Japon projette de tuer cinquante baleines à bosse lors de sa prochaine campagne annuelle en Antarctique. De plus, le trochon brûle entre le Japon et les Etats-Unis. En effet, les américains s'opposent la pêche de la baleine à des fins commerciales, mais ils demandent le maintien pour les populations indigènes d'Alaska de pêcher un quota de baleines du Groenland. Au titre de cette dérogation, le Japon plaide en faveur de certaines de ses communautés côtières de pêcher un nombre non déterminé de baleines de Minke. La CBI, qui a décrété un moratoire sur la chasse commerciale à la baleine en 1986, fait néanmoins une exception pour des populations indigènes aux Etats-Unis, en Russie et au Groenland afin de leur permettre d'assurer leur subsistance. La CBI s'oppose depuis vingt ans à ce que le Japon obtienne que ce droit soit étendu à quatre de ses petites communautés côtières.

27.05.2007

De l'influence de Tony Blair sur Sarkozy

"Nous sommes deux vieilles nations, de taille comparable. Nos deux pays sont confrontés aux mêmes enjeux: la mondialisation, les mutations économiques, l'impact des nouvelles puissances que sont la Chine et l'Inde, les bouleversements de la démographie mais également la nécessité de réformer nos systèmes de protection sociale pour préserver notre mode de vie. Nous avons, l'un comme l'autre, joué un rôle historique dans le monde. Aujourd'hui, c'est par notre alliance que nous pourrons exercer notre influence": en s'adressant en français sur YouTube le 7 mai dernier, Tony Blair a souhaité intervenir suite à l'élection de "son ami Nicolas" dans l'Hexagone. Durant la campagne électorale, les deux hommes se sont rencontrés tour à tour à Londres et à Paris, au moment où l'un s'apprêtait à affronter les urnes tandis que l'autre allait annoncer qu'il quitterait son poste en juin. Après trois mandats, un record pour un Premier ministre britannique, Tony Blair quittera son poste le 27 juin prochain. Jeudi 17 mai, en recueillant 313 parrainages sur un total de 352 parlementaires travaillistes, Gordon Brown, alors ministre des Finances, a obtenu l'assurance de succéder à M.Blair. Tony Blair s'est installé au 10, Downing Street le 2 mai 1997. A quarante-trois ans, il est le plus jeune Prime Minister britannique depuis 1812. En 1998, un accord historique est signé concernant le partage du pouvoir entre catholiques et protestants en Irlande du Nord. En 1999, la politique de décentralisation se met en place. Le système de santé est aussi en question, tout comme celui de l'éducation: de profondes réformes sont engagées à coups de dépenses. Le Labour remporte les législatives, en 2001. En 2003, l'engagement en Irak aux côtés des Etats-Unis est abondemment contesté et critiqué. Le 7 juillet 2005, 56 personnes sont tuées et 700 sont blessées dans des attentats retissant à Londres, vingt-quatre heures après la victoire dans le cadre de la candidature de la capitale britannique pour l'organisation des J.O. de 2012. Le 27 juin 2007, le Premier ministre britannique remettra sa décision à la reine.

"Malgré sa volonté de dialogue, Sarkozy reste en faveur d'un interventionnisme à la française, alors que le gouvernement ravailliste s'est progressivement effacé des questions sociales": pour Christian Dufour, chercheur à l'Institut de Recherches Economiques et Sociales, sur le plan des questions sociales, "tout sépare Blair de Sarkozy". Cité par Challenges, il indique donc que tout ne réunit pas Blair et le nouveau Président français, qui n'hésite pourtant pas à se présenter comme "un socialiste anglais". En dix ans de pouvoir, Tony Blair a entrepris de lourdes réformes, à l'instar du programme de l'ex-candidat de l'UMP. Premier point à comparer, celui de la monnnaie. Les deux nations appartiennent à l'Union européenne, mais seule la France fait partie intégrante de la zone euro. La croissance britannique a peu fait les frais  de la non-intégration à l'euroland, et, bien que les politiques monétaires doivent converger (les banques centrales doivent s'aligner sur la politique de la BCE, tout en conservant une certaine marge de manoeuvre), la Bank of England peut choisir de ne pas formellement suivre les pas de la Banque Centrale Européenne. Dans l'Hexagone, Nicolas Sarkozy s'en est plusieurs fois pris à la BCE au cours de la campagne, mais n'a en aucun cas envisagé de sortir de la zone euro. François Fillon a indiqué qu'il était hors de question de remettre en cause l'indépendance de la BCE. Le Conseil des Gouverneurs prend toutefois en compte les intérêts de chaque Etat. La question de la dette publique est aussi à aborder au rayon finances. Pour Gordon Brown, il faut limiter l'endettement public à 40% du PIB. Pour Eric Woerth, Ministre du Budget, il convient de faire une "pause" dans la réduction du déficit public afin de pratiquer une politique de relance. La lutte contre le chômage a peu été évoquée dans le cadre de la campagne électorale française, mais Tony Blair en a fait pour sa part son cheval de bataille. Les réformistes du monde entier citent en exemple le modèle britannique, alliant flexibilité - embauche et licenciement facilités - et sécurité - création d'un salaire minimum. Les job centers font office de relais avec les demandeurs d'emploi, et des objectifs leurs sont assignés. Parallèlement à cette mesure, les chômeurs ne peuvent, comme l'a par ailleurs proposé Nicolas Sarkozy, refuser un poste au-delà d'un certain nombre de propositions. La réforme de l'assurance-chômage a été mise en oeuvre outre-Manche, et figure au programme du nouveau chef de l'Etat français. En 1997, Tony Blair a décidé d'ouvrir les frontières du Royaume-Uni aux travailleurs étrangers. Pour réguler le flux d'arrivants, un système d'immigration plus sélectif, à base de points, sera mis en place à l'été en fonction des besoins et du niveau de qualification de chaque demandeur. Pour Nicolas Sarkozy, c'est justement le principe d'immigration "choisie" qui est à mettre en oeuvre. La question de la réforme de l'Etat fait pour sa part l'objet d'un désaccord entre les deux hommes: Tony Blair a poussé le processus jusqu'à sous-traiter certaines activités, comme la perception des impôts locaux. Dès la fin 2001, le gouvernement britannique n'a pas hésité à augmenter la pression fiscale sur les ménages pour financer un programme d'investissements massifs dans les services publicas. Nicolas Sarkozy souhaite pour sa part baisser les prélèvements obligatoires de quatre points, mais malgré tout investir abondemment dans un certain nombre de secteurs. Cette équation a été pointée du doigt à plusieurs reprises au cours de la campagne.

"Dix ans de croissance ininterrompue, le plein-emploi... il faut s'inspirer de ce qui marche!", déclarait en janvier dernier le candidat Sarkozy devant la communauté française expatriée à Londres. Mais ce n'est pas totalement un disciple de Tony Blair qui est au sommet de l'Etat, notamment sur les questions sociales et du financement des investissements dans les services publics. Et comme l'indiquait Tony Blair au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy, "nous avons aussi à apprendre les uns des autres. Le changement n'est jamais facile, mais inéluctable".

26.05.2007

La revue de presse.54

medium_Revue_de_presse_new.png"Relativisons nos soucis de 2007, des problèmes de riches en comparaison des drames qu’ont endurés nos ancêtres. Et gérons avec sérénité, au lieu de les diaboliser, les phénomènes qui ont favorisé l’éclosion des sociétés marchandes : les découvertes scientifiques, dont on dénonce aujourd’hui les risques, ont toujours provoqué des ruptures vertueuses ; la mondialisation, initiée par les Marco Polo, Christophe Colomb et autres Vasco de Gama, a largement contribué sur le long terme à l’enrichissement de la planète": Jean-Joël Gurviez, éditeur de Capital, indique que le bien-être est le "produit de dix mille ans d'efforts". Le mensuel propose un hors-série retraçant la "fabuleuse histoire de l'économie", en proposant un focus sur le "rôle vertueux de la monnaie", et en publiant un document consacré à la construction des édifices phares du globe, de la pyramide de Kheops à l'Empire State Building, qui progressait au rythme de quatre étages par semaine. Dans son numéro de juin, Capital propose un dossier sur les fonctionnaires. "Sont-ils trop nombreux? Faut-il les payer plus? Travaillent-ils assez? Leurs avantages sont-ils justifiés?", s'interroge le mensuel, qui constate que "convaincre les syndicats, surtout, qu’il en va de l’intérêt de tous, et d’abord des fonctionnaires, principales victimes de cette gestion d’un autre âge. C’est jouable, parce que Sarkozy a la légitimité des urnes. Mais pas gagné d’avance". L'autre titre économique de Prisma Presse, Management, donne la parole à Henri Giscard d'Estaing, président du Club Med: "pour plaire, il faut d'abord écouter et observer". Sur le plan personnel, "les bons réflexes pour avoir un bureau impeccable" sont distillés. Chez Accenture, on applique depuis 1996 la "clean desk policy", la politique du bureau net: tout ce qui n'est pas à sa place est remis au poste de sécurité. Challenges propose pour sa part de "réussir la dernière partie de sa vie professionnelle". François Fillon est en Une de l'hebdomadaire, qui se penche par ailleurs sur les réalisations de Tony Blair.

24.05.2007

Le Brent proche des 72 dollars

medium_petrole_zoom_total.jpgSuite au différend nucléaire entre l'Iran et les pays occidentaux et d'une menace de grève au Nigeria, pays membre de l'Opep. En milieu d'après-midi, le Brent de la mer du Nord gagnait plus d'un dollar à 71,70 dollars le baril après avoir frôlé 71,80 dollars. Vers 18 heures (16 heures en temps universel), il était encore à 71,22 dollars. L'annonce de l'entrée de neuf bâtiments de guerre américains dans le Golfe au large des côtes iraniennes, ainsi qu'une manifestation de force suivie par la publication d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui dénonce les nouveaux progrès du programme nucléaire de Téhéran ont alerté les marchés, ce qui a fait remonter les cours du brut dès mercredi. "Les risques pour les perspectives [de croissance] ont diminué, mais les prix de l'énergie, élevés et volatils, restent un sujet d'inquiétude et nous resterons vigilants", selon le G8 finances qui se tenait Samedi en Allemagne. Selon Reuters, les cours du pétrole pourraient dépasser cet été le seuil de 80 à cause des tensions au Moyen-Orient, de la croissance chinoise et d'une Opep peu encline à augmenter sa production. "Les prix devraient encore progresser en raison des tensions géopolitiques et d'un marché américain tendu. Nous pourrions facilement atteindre les 80 dollars. Dix dollars n'est rien dans ces marchés", estime Christopher Bellew, analyste chez Bache Commodities, dont les propos sont rapportés par Capital. Le cours du pétrole est constitué par un ensemble de prix déterminés par les opérateurs du marchés pétrolier, concernant notamment sa valeur propre mais aussi sa valeur spéculative. Son cours est amené à évoluer en fonction de l’actualité internationale, le pétrole étant une ressource stratégique. "Le marché ne réagit pas rationnellement aux faits, mais à leur interprétation", selon Robert Mabro, directeur de l'Oxford Institute for Energy Studies.

La dette de la France pointée du doigt par l'OCDE

"L'OCDE prévoit une croissance de 2,7 % en 2007 dans la zone euro. Les économies en croissance faible, comme l'Allemagne ou l'Italie, rattrapent leur retard. C'est une bonne chose. La France, qui avait une croissance plus soutenue, a moins profité de cette embellie en raison de faiblesses structurelles à l'exportation": dans un entretien accordé au Monde, Jean-Philippe Cotis, économiste en chef à l'OCDE, dresse un constat de diverses situations économiques ayant lieu dans certains pays que regroupe l'Organisation de coopération et de développement économiques. "Nous entrons dans une "période des tentations" à risque, semblable à celles de la fin des années 1980 et de la fin des années 1990, où les finances publiques des grands pays de l'OCDE ont fait naufrage. Après avoir engagé trop de dépenses nouvelles et trop réduit les taux d'imposition, les pouvoirs publics se sont trouvés confrontés à des déficits structurels de grande ampleur", indique-t-il. L'OCDE comprend les trente principaux pays développés de la planète. Elle table, dans sa zone, sur une hausse de 2,7 % du produit intérieur brut en 2007. L'organisation a aujourd'hui lancé un appel, notamment en direction de la France. "Pour faire face aux sollicitations croissantes liées au vieillissement démographique, il faut poursuivre la réduction de la dette publique en proportion du PIB", a indiqué l'OCDE, qui note cependant que le déficit budgétaire français "a diminué plus que prévu en 2006 et se contractera encore probablement", à 2,3% en 2007 puis 1,7% en 2008. Hier, le ministre du Budget Eric Woerth a indiqué qu'une "pause" dans le processus de réduction des déficits publics serait engagée, afin de financer l'investissement et de relancer la croissance. Selon l'organisation la croissance française devrait s'établir à 2,2 % en 2007 et 2008.

23.05.2007

Une journée en politique

"Nous avons fait un très large tour d'horizon qui a montré, je crois pouvoir le dire, une très large convergence de vues. Nous voulons que l'Europe sorte de l'immobilisme, nous voulons que la zone euro se donne un véritable gouvernement économique au service de l'emploi et de la croissance", a indiqué Guy Verhofstadt. Le Premier ministre belge, dont les jours sont comptés tant son Parti libéral flamand (VLD) semble en mauvaise posture à  'approche des élections législatives belges du 10 juin, a rencontré Nicolas Sarkozy, accompagné de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Nicolas Sarkozy a ensuite rencontré José Manuel Barroso, président de la Commision européenne, afin de défendre son projet de mini-traîté consitutionnel, simplifié, proposé lors de la campagne électorale. Une conférence de presse a été tenue par les deux hommes, en direct de Bruxelles. Dans l'Hexagone, l'ambiance est à la rigueur, puisque les ministres ont été avertis du fait qu'ils devront payer des impôts sur leur logement de fonction, et qu'ils seront assujettis aux taxes locales. Il faut, pour le Président de la République, mettre fin à "tout privilège injustifié". Dans un autre registre, François Fillon a estimé sur Europe 1  que "franchement, la logique, c'est que quand on est battu, ça veut dire qu'on n'a pas le soutien du peuple et qu'on ne peut pas rester au gouvernement". Le Premier ministre sera lui-même candidat aux législatives dans la Sarthe. "Nous donnons ce temps aux organisations syndicales jusqu'à la fin de l'été pour faire des propositions. Si à la fin de l'été, elles ne sont pas faites, nous proposerons un texte au début du mois de septembre", a-t-il ajouté à propos de la question du service minimum dans les transports. Enfin, François Hollande ne sera pas candidat à sa propre succession à la tête du PS, comme il l'a annoncé sur la Chaîne Parlementaire.

22.05.2007

Litvinenko: une inculpation

Mises à jour 12:34, 12:52 et 17:05 I "Je suis parvenu aujourd'hui à la conclusion que les éléments qui nous ont été transmis par la police sont suffisants pour procéder à l'inculpation d'Andreï Lougovoï pour le meurtre de M. Litvinenko par empoisonnement volontaire", a indiqué dans un communiqué Ken MacDonald, responsable du Crown Prosecution Service, le parquet britannique. Celui-ci vient en effet d'annoncer l'inculpation du Russe Andreï Lougovoï pour le meurtre de l'ancien espion Alexandre Litvinenko. Ken MacDonald a également indiqué avoir demandé à ses services d'entamer les premières démarches pour obtenir son extradition de Russie. "Dans ces circonstances, j'ai demandé aux avocats [du parquet] de prendre des mesures immédiates pour tenter d'obtenir l'extradition rapide d'Andreï Lougovoï de Russie vers le Royaume-Uni, afin qu'il soit inculpé de meurtre et comparaisse rapidement devant un tribunal de Londres pour être poursuivi pour ce crime extraordinairement grave", a-t-il ajouté. La Russie avait déjà fait savoir qu'elle s'opposerait à toute extradition de l'un de ses ressortissants dans le cadre de cette affaire. Plus de six mois après le début de son agonie observée par le monde entier - Litivienko est mort le 23 novembre 2006 et venait d'acquérir la nationalité britannique, un homme est donc officiellement accusé d'avoir assassiné l'ancien espion russe exilé en Grande-Bretagne. Andreï Lougovoï, est un ancien de la Lubyenka, le siège du KGB. Il a par la suite assuré la sécurité de l'oligarque russe Boris Berezovski, tombé en disgrâce dans son pays et opposant notoire à Poutine. Dans une déclaration rendue publique après sa mort, Litvinenko, ancien agent du KGB, a accusé le président russe Vladimir Poutine d'être à l'origine de son décès. Ces affirmations avaient été niées en bloc par Vladimir Poutine. Du 13 mars 1954 au 6 novembre 1991, le KGB fut l'organisation en charge de la sécurité de l'Union soviétique, de la police secrète, et des services de renseignement. Andreï Lougovoï, avec deux autres hommes, Dimitri Kovtoun et Viatcheslav Sokolenko, avait, selon l'AFP, rencontré Litvivenko trois semaines avant son décès. "Je n'ai pas tué Litvinenko, n'ai aucun rapport avec sa mort et suis fondé à exprimer de la méfiance sur les soit-disants preuves rassemblées par la justice britannique", a déclaré Lougovoï, selon plusieurs agences de presse russes, reprises par Le Figaro. Son inculpation répond selon lui à des "motivations politiques". Il annonce par ailleurs son intention de faire dans les prochains jours des déclarations qui "vont faire sensation dans l'opinion publique britannique et pourront changer de manière radicale la perception des événements qui se sont produits ces dernières années en Grande-Bretagne autour de certaines personnalités d'origine russe".

21.05.2007

Les quartiers les plus chers au monde

Tokyo, le 8 janvier 2006. | REUTERS/KIMIMASA MAYAMA

Mise à jour 20:34 I Deux publications permettent de prendre le pouls du marché de l'immobilier en cette fin de printemps. Publié conjointement par le groupe immobilier britannique Knight Frank et la Citi Private Bank, le rapport 2007 sur la richesse ("Wealth Report 2007") propose un classement des quartiers les plus chers au monde. ECA International doit pour sa part publier, demain,  son baromètre mondial de l'immobilier, qui compare, dans 92 villes, le loyer mensuel en euros d'un trois pièces non meublé, localisé dans les quartiers préférés des expatriés. La firme conseille en effet des entreprises sur la gestion du personnel expatrié. Ces données sur l'évolution du prix des loyers servent de guide aux directeurs des ressources humaines, et font office d'observatoire de l'immobilier d'habitation sur le globe. Londres arrive en tête du prix du mètre carré avec 36.800 euros dans les plus beaux quartiers, et 35.000 à Monaco. New York s'adjuge la troisième place du classement des villes où les prix de l'immobilier sont les plus élevés, et Hong Kong affiche un prix moyen de 19.700 euros du mètre carré. Paris arrive en septième position, avec 12.700 euros. Dubaï (Emirats arabes unis) est pour sa part passée en l'espace de dix ans de la trente-cinquième à la cinquième position du classement, avec un prix moyen du mètre carré en hausse de 130%. "Dubaï est une ville luxueuse, avec un fort développement de propriétés haut de gamme qui pousse les prix à la hausse", indique au Monde Sylvia Manet, d'ECA International. En ce qui concerne les villes de villégiature, la France et l'Italie s'arrogent les premières places. Saint-Jean-Cap-Ferrat affiche un prix moyen du mètre carré à 30.700 euros, tandis que Costa Smeralda, en Sardaigne, est seconde du palmarès, avec en moyenne 23.625 euros. Crédit photo: Reuters

20.05.2007

La politique économique éclatée entre trois ministères

Trois ministres s'apprêtent à se partager les dossiers économiques, dans le cadre du nouveau gouvernement mis en place vendredi. Les décrets d'attribution, qui fixent les pouvoirs des nouveaux ministres, seront prochainement publiés au Journal officiel. Tandis que Jean-Louis Borloo a pris possession de son bureau du ministère de l'Economie, des finances et de l'emploi, Eric Woerth a pris possesion des dossiers du Budget, des comptes publics et de la fonction publique. Xavier Bertrand s'occupe quant à lui des affaires sociales, un vaste portefeuille qui englobe des dossiers aussi explosifs que le service minimum ou le contrat de travail unique. Nouveauté de ce premier gouvernement dirigé par François Fillon, les politiques de l'emploi font partie du portefeuille du ministre de l'Economie. Mais le président de la République s'est déjà invité dans les dossiers de Jean-Louis Borloo, en se rendant dès vendredi à Toulouse pour suivre le dossier Airbus, déjà abordé pendant la campagne électorale. Cette ingérance de la part du chef de l'Etat devrait se retrouver dans la feuille de route prochainement envoyée à destinantion de chacun des ministres. La politique énergétique fera aussi partie des compétences d'Alain Juppé, ministre de l'Aménagement et du développement durable. Transports, habitat, aménagement urbain, aménagement du territoire, écologie, et politique énergétique font en effet partie du portefeuille attribué à l'ancien Premier ministre. L'autre ministre en charge des dossiers économiques est Eric Woerth, qui s'occupe des comptes publics. Les réformes fiscales promises par Nicolas Sarkozy transiteront pas son bureau, avec en particulier la baisse de quatre points des prélèvements obligatoires, l'exonération des charges et des impôts sur les heures supplémentaires, et la réforme des droits de succession. Les baisses d'impôts feront leur effet sur le déficit de l'Etat, qui s'aggravera de six milliards d'euros cette année, en s'élevant à 42 milliards. François Fillon a pour sa part indiqué "vouloir réduire le déficit du budget de l'Etat en cind ans", d'où la difficulté pour le ministre de réguler les comptes. Le troisième homme concerné par les dossiers économiques se nomme Xavier Bertrand. Aux Affaires sociales, il devra composer entre la mise en oeuvre des réformes promises par Nicolas Sarkozy et les demandes exprimées par les syndicats. Reste la question du logement, confiée à Christine Boutin. Le droit opposable au logement, annoncé sous le dernier gouvernement Villepin, peine à s'appliquer au quotidien, fera partie de ses dossiers.

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