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03.09.2007

GDF et Suez sur le point de fusionner

Mises à jour 00:18 et 08:42 "Les conseils d'administration de Suez et de Gaz de France ont approuvé dimanche soir la fusion des deux groupes français d'énergie selon un nouveau schéma, dix-huit mois après l'annonce initiale du projet. Le nouvel accord, négocié entre Suez et la présidence de la République, prévoit la séparation du pôle environnement de Suez, qui restera sous contrôle du groupe fusionné, dans lequel l'Etat détiendra une minorité de blocage de 34%. Le nouveau groupe, baptisé GDF Suez, sera le numéro quatre du secteur de l'énergie au niveau mondial, en valeur boursière" indique ce soir l'AFP. Un communiqué commun devrait être publié ce lundi matin avant une conférence de presse, la fusion effective ayant lieu mi-2008. L'Etat détiendra 34% de ce nouvel ensemble, contre 31% évoqués intitialement. Afin de réduire l'écart entre les capitaisations boursières de GDF et de Suez, le pôle environnement sera détenu à 48% par un pacte d'actionnaires, parmi lesquels le nouvel ensemble (35%) et des organismes publics (13%). Les cours de Bourse de GDF et de Suez n'ont cessé de s'éloigner: vendredi, GDF pesait 36 milliards d'euros contre 54 milliards pour le géant franco-belge. Selon le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, la fusion constitue "une privatisation dans laquelle l'Etat est le premier actionnaire, et de loin. Alors que l'on était il y a un an dans une opération qui se traduisait finalement par une sorte de dilution de Gaz de France, là les rapports seront tels au sein de l'entreprise que Gaz de France, donc l'Etat, aura vraiment un pouvoir de direction". L'Etat devrait continuer de fixer les prix du gaz pour quelques 11 millions de Français. Le nouveau groupe bénéficiera de positions-clés dans les secteurs du gaz et de l'électricité, ce qui en fera le principal concurrent d'EDF sur le marché français. Via sa participation dans Electrabel (51,1%), il sera aussi présent en Belgique.

"Annoncé à la hâte en février 2006 par le Premier ministre Dominique de Villepin, le projet de fusion GDF-Suez s'est heurté de longs mois à des considérations politiques puis financières, l'évolution des cours de Bourse des deux groupes rendant impossible de maintenir la parité d'une action GDF pour une action Suez (après versement préalable d'un dividende exceptionnel d'un euro par action Suez) prévue à l'origine. Les capitalisations boursières actuelles sont largement en faveur de Suez - 54,1 milliards d'euros contre 36,2 milliards - mais la scission des activités environnement, valorisées entre 18 et 20 milliards d'euros, permettra d'équilibrer le schéma", rappelle ce soir Reuters. La fusion se fera sur la base d'une parité de 0,9545 action Gaz de France pour 1 action Suez, soit 21 actions Gaz de France pour 22 actions Suez. 65 % du pôle environnement de Suez seront cédés aux actionnaires de Suez, donc ce pôle sera introduit en Bourse.. La nouvelle entité a confirmé que les synergies liées à la fusion, qui devrait intervenir courant 2008, seraient de l'ordre de 1 milliard d'euros par an en année pleine. Gérard Mestrallet (PDG de Suez) sera à la tête de GDF-Suez, tandis que Jean-François Cirelli (PDG de GDF) en sera vice-président et directeur général délégué.