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08 septembre 2007

Le niveau des réserves de pétrole en question

medium_petrole_zoom_total.jpgDéléqué général de l'Union française des industries du pétrole, Jean-Louis Schilansky se veut rassurant quant aux réserves des majors pétrolières. Il s'exprimait à Challenges en juin 2006: "Les réserves des compagnies privées sont stables. Le taux de renouvellement est assez bon. Et les compagnies poursuivent leur effort d'exploration. Les programmes d'investissement ont été augmentés dans la proportion de la hausse des profits. [...] Une chose est sûre, depuis trente ans, nous avons le même nombre d'années de réserves. Nous avons accompli des progrès techniques gigantesques et, chez tous les pétroliers, la technologie est plus que jamais à l'ordre du jour, pour découvrir de nouveaux champs comme pour mieux les exploiter. Bref, nous ne sommes pas dans une phase d'épuisement du pétrole". Les réserves prouvées de pétrole sont définies ainsi aux Etats-Unis: "l'ensemble du pétrole que l'on considère raisonnablement pouvoir extraire à l'avenir à partir des ressources physiques connues, compte tenu des conditions techniques et économiques du moment".

Selon Pierre Terzian, directeur de la publication de Pétrostratégie, les réserves prouvées de pétrole représentent près du tiers des réserves convetionnelles qui existent aujourd'hui, et quarante années de production dans les conditions actuelles. Près des 2/3 des réserves prouvées, soit 750 milliards de barils par jour, sont concentrés au Moyen-Orient, avec un ratio de 82 ans, soit le double du ratio mondial. La région ne produit que 31% du pétrole mondial. Il était l'invité d'un colloque organisé en 2005 par RTE, le gestionnaire du réseau de transport de l'électricité. Il reste encore du pétrole sur le globe, mais jusqu'à quand? De nouveaux gisements restent cependant à explorer: 95% du territoire irakien n'a pas fait l'objet de recherches, et, en Amérique du Nord, 58 forages ont été effectués en 2005, soit deux fois plus qu'en 2003. Robert Mabro, président de l'Oxford Institute Energy Studies, souligne pour sa part un manque d'investissement dans les raffineries, ajoutant par ailleurs que les pays producteurs préfèrent l'exportation du pétrole brut au raffinage. Depuis cinq ans, les prix du pétrole sont tirés par la demande. L'augmentation de la demande énergétique de l'Inde et de la Chine sont au coeur du dossier, tandis que la necessité de trouver des énergies alternatives se fait sentir. Le marché du pétrole fait avant tout référence au brut (WTI) consommé dans la seule région de Chicago: le mode de fixation des prix, basé de manière importante sur les stocks américains, manque de transparence selon certains experts.

LIEN Reste-t-il encore du pétrole ?

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