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18 septembre 2007

Nouvelle flambée du brut

medium_petrole_zoom_total.jpgLe baril de light sweet crude pour livraison en octobre a atteint à 18:15 (heure de Paris) un nouveau record, à 81,80 dollars à New York. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), il valait 81,60 dollars, en hausse de 1,03 dollar, vers 18:25. Les marchés sont dans l'attente de la décision de la Fed sur son taux directeur, actuellement fixé à 5,25%. Sa réaction suite à la crise financière et au statu quo de la BCE sera surveillée de près par les analystes. 20:57: le taux des fonds fédéraux est ramené à 4,75%. 21:38: le baril de pétrole brut a franchi la barre des 82 dollars, à 82,16$, puis 82,32$ à New York. Les experts s'attendent en effet à une relance de la consommation de pétrole aux Etats-Unis suite à cette baisse des taux.

"La moindre nouvelle provoque des variations fortes. Et ce, au sens large, c'est-à-dire le moindre fait qui pourrait toucher le cours du baril à un niveau ou un autre. En ce moment, c'est le cas de la réunion attendue de la Banque centrale américaine, la Fed, consacrée aux taux directeurs. Cela crée des tensions sur le prix du pétrole, puisque l'évolution des taux aura une incidence sur l'économie, donc la demande énergétique. Par ailleurs, s'y ajoute une raison technique : la cotation à laquelle vous faites allusion [81,24 dollars ce mardi, NDLR]est celle du prix à terme d'un mois. Autrement dit, le prix du baril pour le mois d'octobre. Or, le contrat pour octobre expire le 20 septembre. Aussi, les acteurs sur le marché restent sur leurs positions, et vous avez la hausse typique d'une offre en fin de cotation. Toutefois, les fondamentaux du marché ne justifient pas un record. Bien au contraire, les influences sont plutôt faiblement baissières à court terme. J'insiste sur le à court terme. Le niveau élevé des prix plus globalement s'explique par l'influence à moyen et long terme du marché, haussière pour sa part. ", indique à Challenges François Lescaroux, économiste à l'Institut français du pétrole. Le niveau des réserves de pétrole, jugé alarmant par les analystes, est aussi mis en cause.

Le record de 80,92 dollars atteint lundi dans les transactions électroniques après la clôture de la criée, à lier aux craintes concernant les réserves, se retrouve donc eclipsé par cette nouvelle. Concernant les stocks de brut des Etats-Unis, "des analystes interrogés par Reuters anticipent une baisse de 2,0 millions de barils durant la semaine au 14 septembre. Les stocks d'essence sont attendus en retrait de 500.000 barils et ceux de distillats en hausse de 1,2 million de barils", précise l'agence. 19/09: les 82,51$ le baril ont été atteints ce mercredi à New York.

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