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30 septembre 2007

Leterme saura-t-il mettre un terme à la crise politique belge ?

d6f40719e982a3e69656a11fe09312fc.jpg"Le roi a chargé Monsieur Yves Leterme de former un gouvernement. Celui-ci a accepté cette mission", a annoncé le Palais ce samedi peu après 22 heures. Après un mois de négociations, le négociateur Herman Van Rompuy pense avoir mené à bien sa mission pour tenter de former à nouveau un gouvernement. "Il y a suffisamment d'éléments de convergence pour permettre la reprise des négociations sous la direction d'un formateur", indiquait le Palais en fin d'après-midi. Après les élections législatives du 10 juin dernier, Yves Leterme, du parti chrétien-démocrate flamand, le CD&V, s'était vu chargé par le Roi d'entamer des négociations afin de composer un gouvernement de coalition, dit de l'Orange bleue au vu des résultats électoraux. Après cinq semaines de discussions, ayant constaté des blocages dans les négociations, il avait présenté le 23 août dernier sa démission au Roi. Un explorateur, Herman Van Rompuy, président flamand de la Chambre des députés, avait alors été nommé, prenant ses fonctions le 29 août. Ce samedi soir, le Roi charge à nouveau Yves Leterme de former un gouvernement.

"Yves Leterme ne s'est forgé que des images négatives : au milieu d'une vague de drapeaux nationalistes au soir des dernières élections, confondant La Marseillaise et La Brabançonne sur le parvis d'une cathédrale, refusant de répondre en français à un reporter de la RTBF avant de lui conseiller, plus tard, d'aller se faire f...", constate Jean-Pierre Stroobants, correspondant du Monde en Belgique. A 47 ans, l'ex-ministre président de la région flamande a triomphé aux élections du 10 juin dernier, dix ans après son élection en tant que député. Son image apparaît comme assez négative du côté francphone, et ce ne sont pas certains propos qui auront réussi à inverser la tendance: "La situation économique de la Wallonie, pointe- t-il, n'a jamais été aussi mauvaise qu'aujourd'hui", avait-il fait savoir. "Non. La Belgique n'a pas de valeur en soi. La nécessité d'avoir un gouvernement fédéral passe au second plan par rapport aux intérêts de la Flandre", déclarait-il dans un entretien accordé à Libération en juin dernier. " Les exigences institutionnelles du CD&V, renforcées encore par son cartel avec les nationalistes de la N-VA seront donc plus que probablement très élevées ce qui rendra la négociation difficile. D'autant plus qu'Yves Leterme n'a pas les faveur des leaders francophones qui le qualifient de dangereux et d'arrogant", expliquait l'hebdomadaire belge Le Vif avant les élections.

En attendant la constitution d'un nouveau gouvernement, la précédente équipe gouvernementale conduite par Guy Verhofstadt reste aux "affaires courantes". Les affaires "urgentes" sont à sa charge, car, si elles n'étaient pas réglées, cela poserait "un préjudice irréparable à la collectivité" (cf. Le Monde, 15 septembre). La gestion des affaires courantes est assurée par l'ancien gouvernement, qui a pourtant rendu sa démission depuis les élections. "Les interrogations sur le devenir du pays s'expriment davantage dans les médias étrangers que dans la réalité", indique au Figaro François Delhaye, porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères. Il rappelle néanmoins que l'équipe de Guy Verhofstadt "ne prend aucune nouvelle initiative et doit se montrer prudent". Si un nouveau gouvernement n'était formé au 9 octobre prochain, la majorité parlementaire et l'exécutif seraient alors différents. Une situation elle aussi inconfortable. Photo: AP.

LIEN L'Orange bleue à la peine

29 septembre 2007

Des pistes pour améliorer le fonctionnement du marché du travail britannique

Document. Les économistes de l'OCDE proposent des clés afin de fluidifier le marché du travail outre-Manche.

a6994ef9b07bf4506640b56f23541f5f.jpgL'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) vient de rendre publique une étude de l'économie du Royaume-Uni pour l'année 2007. En dix ans, son PIB par habitant est passé de la dixième place à la troisième parmi les membres du G7. Selon l'étude, le pays a délibérément choisi de s'intégrer au processus de mondialisation, ce qui constitue un atout pour le futur de l'économie. Cette volonté de prendre parti au développement de liens d'interdépendance entre hommes produit déjà des effets au vu des performances économiques enregistrées.

"Par rapport à ses grands voisins européens, le Royaume-Uni s’est montré plus enclin à s’adapter aux forces économiques internationales. En témoignent son soutien au libre-échange, son ouverture à l’investissement direct étranger, la volonté d’ouvrir les marchés du travail aux ressortissants des États qui ont rejoint l’Union européenne en mai 2004, l’adoption de politiques de la réglementation prônant l’efficience, ainsi qu’un cadre d’action macroéconomique qui a renforcé la capacité d’adaptation de l’économie. Cette propension à s’emparer des possibilités offertes par la mondialisation bénéficie le plus souvent d’un large soutien chez les principaux protagonistes que sont notamment la classe politique, les dirigeants syndicaux et les employeurs. Cette attitude a été récompensée par une performance économique en hausse", est-il indiqué.

Les instruments de flexibilité mis en oeuvre afin d'encourager la mobilité professionnelle et la réinsertion de chômeurs sont salués par les auteurs, qui soulignent néanmoins la nécessité de mettre en oeuvre des politiques ayant pour trait l'aide aux travailleurs jeunes et peu qualifiés. "La meilleure façon d’améliorer les perspectives de revenu des travailleurs peu qualifiés consiste à faciliter la hausse de leur taux d’activité et encourager le relèvement du niveau de leurs compétences. S’agissant du taux d’activité, la performance britannique est mitigée. D’un côté, le système prélèvements-prestations du Royaume-Uni est parvenu, pour la majorité des individus concernés, à réduire au maximum les trappes à chômage. Mais le niveau élevé des frais de garde des enfants continue de faire peser un fort prélèvement fiscal implicite sur le deuxième apporteur de revenu ayant repris une activité professionnelle, ce qui diminue le taux d’activité de cette catégorie de la population. Il faudrait améliorer les incitations à l’activité des deuxièmes apporteurs de revenu peu qualifiés en étoffant l’offre d’aides à la garde des enfants", préconise l'OCDE.

Il faut "stimuler la croissance de la productivité", selon les auteurs: "Parmi les priorités, il faudrait faciliter l’entrée d’entreprises sur le marché en réformant et en simplifiant les règles d’urbanisme, notamment pour commerce de détail. [...] De la même conviendrait de libérer davantage de terrains pour les programmes immobiliers réétudiant les frontières des "ceintures vertes" des zones en croissance faudrait également améliorer les incitations à l’aménagement foncier". Les transports sont aussi pointés du doigt: "De bonnes liaisons de transport ont leur importance pour assurer l’efficience des mouvements de marchandises et soutenir l’efficacité et la flexibilité des marchés du travail. Après bien des années de sous-investissement dans les infrastructures de transport, celles-ci ont été mieux loties récemment, mais ces apports semblent encore insuffisants face aux objectifs fixés par le plan décennal pour les transports du gouvernement".

L'OCDE rappelle que les défis qui se présentent au Royaume-Uni sont autant de passerelles à saisir afin de récolter les fruits de la mondialisation.

LIEN La synthèse de l'étude, au format PDF

28 septembre 2007

L'inquiétude française monte face à l'euro fort

"Nous avons toujours insisté ces quatre dernières années sur les risques que faisait peser un excès de volatilité des monnaies. Il est vrai que la perte de valeur du dollar nous préoccupe. Les économies de la zone euro ne sont pas responsables de la situation. Contrairement à celle des États-Unis et de la Chine, notre balance des transactions courantes est équilibrée. S'il est question de nous faire payer, à nous Européens, les conséquences de ces déséquilibres, on ne peut pas s'attendre à ce que nous restions passifs": dans un entretien accordé au Figaro, Joaquin Alunia, commissaire européen aux Affaires économiques, analyse la situation actuelle. En effet, depuis janvier, l'euro s'est apprécié de plus de 10% par rapport au dollar. Il indique que l'Eurogroupe doit adopter un message unique et cohérent en direction d'économies telles que les Etats-Unis et la Chine, faisant référence aux Allemands, qui ne se sentent pas concernés par l'euro fort. L'Allemagne a développé une politique axée sur la R&D et la mise au point de produits innovants afin d'être moins tributaire des désordres monétaires.

Joaquin Almunia, même s'il insiste sur le fait que l'économie européenne n'a pas à faire les frais des politiques monétaires américaines et chinoises, et qu'il rappelle que la hausse de l'euro témoigne de la confiance des investisseurs européens et permet de se protéger de la hausse rapide des cours du pétrole, ne dédouane pas la France. Nicolas Sarkozy s'était exprimé la semaine dernière en faveur d'une intervention de la BCE, mais, selon le commissaire, cela n'empêche pas la France de faire des efforts. "Il existe des raisons en France d'être préoccupé par la hausse de l'euro, mais il ne faut pas oublier non plus les autres facteurs qui expliquent les déséquilibres de la balance commerciale française. Ainsi, les secteurs de spécialisation de vos entreprises ne correspondent pas forcément à l'évolution de la demande mondiale", juge-t-il.

Concernant les finances hexagonales, Joacquin Alunia "ne voit pas pourquoi" il devrait douter de la volonté du gouvernement de parvenir à l'équilibre budgétaire en 2010. Par ailleurs, déficit public ne doit pas excéder 3% du PIB. Selon les analystes du gouvernement, une hausse de 10% de l'euro ampute la croissance de 0,2 à 0,4 point de PIB. Nous exportons plus de biens de consommation que nos voisins qui s'en tirent mieux, ce qui fait que les importateurs peuvent plus facilement se tourner vers d'autres fournisseurs. Malgré les difficultés, Bercy table sur une hausse de 4,75% des investissements des entreprises en 2008 et de 5,75% des exportations, comptant sur les effets du "paquet fiscal" pour atteindre ses objectifs. Mais équilibrer les finances publiques en 2010 ne sera pas chose facile, l'OFCE tablant sur un creusement du déficit public à 3% du PIB pour l'an prochain.

LIEN L'euro fort en question

La revue de presse.64

 

A l'occasion de la rentrée universitaire, Challenges se penche sur l'avenir des universités, en proposant une interview de Valérie Pecresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et à travers un constat aux travers accablants. "Un objectif de replacer nos facs au niveau est à la limite de «mission impossible». Car il faut concilier deux objectifs antinomiques. L'un est de faire réussir le plus grand nombre de bacheliers, dont beaucoup n'ont pas été bien préparés aux études supérieures, ce qui consomme beaucoup du temps des enseignants. L'autre est de produire une recherche de pointe, susceptible d'être visible à l'international, ce qui implique que ces mêmes profs passent du temps dans leurs labos", rappelle l'hebdomadaire.

"La Chine est devenue cette année le tout premier partenaire commercial de l'Australie, détrônant ainsi le Japon et les Etats-Unis ! Le commerce bilatéral entre les deux pays s'élève désormais à 35,3 milliards d'euros et enregistre une croissance spectaculaire d'environ 20 % par an", indique pour sa part L'Expansion, qui publie un numéro spécial retraçant quarante ans d'actualité économique. La séquence consacrée à l'information générale traite donc des relations commerciales entre l'Australie et la Chine, mais aussi du câble, avec l'exemple des déboires et de la relance de Numericâble. "Le rachat des différents opérateurs du secteur par leveraged buyout (LBO), une technique financière consistant à s'endetter massivement pour financer une acquisition, a creusé dans les caisses d'Altice et de Cinven un trou de 3 milliards d'euros. Obsédé par la nécessité de dégager de la trésorerie pour rembourser ces dettes et financer la modernisation des réseaux[...]. L'activité de Numéricâble a été recentrée sur le marketing, tandis que les fonctions de maintenance et la majeure partie des centres d'appels ont été externalisées", note le mensuel.

Enfin, Capital propose une enquête sur le phénomène Darty, l'enseigne détenue par Kingfisher: "L'entreprise entend démontrer qu’à 50 ans elle a retrouvé ses jambes de 20 ans. Ses ventes progressent en effet à un rythme annuel de 6% contre 4% pour la Fnac et 2,5% pour Boulanger. Avec un chiffre d’affaires de 2,55 milliards d’euros en 2006, Darty conforte sa place de numéro 1 français des produits blancs (électroménager) et bruns (télé, hi-fi, vidéo). Quant à sa marge, 6,6%, elle rend jaloux tout le secteur. Un sacré retournement de tendance par rapport au début des années 2000", est-il indiqué.

La dette de la France s'élève à 66,6% du PIB selon l'Insee

L'Insee vient de publier son estimation de la dette publique, située "approximativement" à 66,6% du PIB. Ci-dessous, l'extrait incriminé de la publication Informations Rapides, disponible sur le site de l'Institut.

"Au deuxième trimestre de l’année 2007, la dette publique a augmenté de 32,3 Mds€ pour s’établir à 1216,4 milliards d’euros au 30 juin 2007 contre 1184,1 milliards d’euros au 30 mars 2007. Exprimée en pourcentage du PIB, la dette se situe approximativement à 66,6 %, en progression de 1,2 point par rapport au trimestre précédent. La dette de l’État a progressé de 27,7 Mds€ lors du deuxième trimestre. Cette augmentation est liée en grande partie à l’accroissement de la trésorerie de l’État, notamment pour faire face à des remboursements de titres négociables au mois de juillet. La dette des organismes divers d’administration centrale a augmenté de 1,4 Md€ au deuxième trimestre de 2007. Celle des administrations publiques locales a diminué de 2,6 Mds€. La dette des administrations de sécurité sociale a progressé de 5,8 Mds€ au cours de ce trimestre", est-il indiqué.

Parallèlement à cette information, le moral des ménages chute. L'indice était en hausse de 6 points en mai dernier, peu après l'élection de Nicolas Sarkozy, mais il s'établit en septembre à - 21 points, contre - 15 en juillet. L'opinion des ménages sur les perspectives d'évolution du niveau de vie en France chute de 15 points, laissant planer le doute que les Français n'ont pas pris en compte les effets attendus par la mise en place du "paquet fiscal".

27 septembre 2007

Le Brent aussi franchit des records

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Les cours du brut à New York font régulièrement l'actualité, mais ce n'est pas le seul indicateur de la flambée des cours du pétrole enregistrée depuis plusieurs mois. A Londres, le baril de Brent de la Mer du Nord est parvenu à un record historique, 80,20 dollars, en cours de séance, avant de clôturer en hausse de 2,60 dollars à 80,03 dollars, là aussi un record. Le précédent record en séance date du 20 septembre, à  79,94 dollars. A New York, le baril de "light sweet crude" pour livraison en novembre a terminé la séance en hausse, à 82,88 dollars. Pour sa part, son record historique s'élève à 84,10 dollars.

Intemporels, les aléas climatiques perturbent la production, ce qui agite les marchés selon Bart Melek, analyste chez BMO Capital Markets. Il s'explique à L'Expansion. "Les marchés sont devenus très sensibles au mauvais temps depuis que l'approche d'une tempête a causé le bref arrêt, par précaution, de presque deux tiers de la production américaine de pétrole dans le Golfe, ce qui avait poussé le baril à son record au-dessus de 84 dollars la semaine dernière. Si quelque chose se produit en Amérique du Nord et que la production est interrompue, cela entraînera automatiquement une pénurie sur le marché et on fera appel à l'offre de l'Europe et du Moyen-Orient, ce qui pèsera sur le marché mondial", indique-t-il. Le golfe du Mexique, l'une des principales régions productrices aux Etats-Unis et au Mexique, est frappée jusqu'en novembre par une "saison" des ouragans.

La jachère suspendue pour un an

medium_agriculture.2.jpgConformément à ce qui avait été annoncé durant l'été, les ministres européens en charge de l'Agriculture ont supprimé hier, pour une durée d'un an, l'obligation de mise en jachère des terres céréalières, afin de permettre aux producteurs de répondre de manière plus favorable à la demande. Par ce moyen, Bruxelles tente de faire face à la flambée des prix, qui se répercute auprès des consommateurs. "Ce changement vise à répondre à la situation de plus en plus tendue sur le marché des céréales. Il devrait permettre d'augmenter la récolte de céréales de l'année prochaine de 10 millions de tonnes au moins", indique la Commission européenne dans un communiqué. Ce système, introduit en 1998, a pour objet de limiter les risques de surproduction. A noter que cela correspond au volume de céréales importé par l'Europe l'an dernier.

Une autre mesure est à l'étude pour tenter de ralentir la flambée des prix est évoquée ce matin par Le Figaro, à savoir la suspension des droits de douane sur les importations de céréales, débutant rétroactivement au 30 juin 2007 et courant jusqu'en juillet 2008. Ces droits s'élèvent à 93 euros la tonne d'orge et à 95 euros la tonne de blé tendre de moyenne et de basse qualité. La Commission tente par ce moyen de répondre aux problèmes d'approvisionnement des céréales. Michel Barnier, ministre français de l'Agriculture, fait part de ses réserves dans un entretien accordé au quotidien. " J'ai fait observer que les contingents d'importation à droit de douane nulle ne sont, à ce jour, pas atteints. Ce n'est donc pas seulement un problème d'importation mais d'abord de disponibilité de la matière première agricole. J'ai souligné également que l'expérience prouve que, même si cette décision est temporaire, il sera très difficile de remettre des barrières douanières une fois qu'on les aura retirées", explique-t-il. Le blé dur et le blé tendre de haute qualité sont exonérés de droits de douane. En ce qui concerne le maïs, les droits se limitent à 1,93 euro la tonne, mais l'Europe reste réticente à l'importation de maïs OGM.

Le prix mondial du maïs a progressé de 85% entre 2005 et 2006, et celui du blé de 60% depuis l'an dernier. Le prix du lait payé par les industriels aux producteurs a pour sa part augmenté de 20% durant le troisième trimestre de 207, par rapport à la même période en 2006. En cause, l'insuffisance de la collecte pour le lait (la France n'arrive pas à atteindre le maximum du quota qui lui a été accordé jusqu'en 2015), et une récolte européenne jugée décevante pour le blé. En 2006, elle s'est élevée à 266 millions de tonnes. Trop de pluie en Europe occidentale et une canicule en Europe centrale vont plomber la récolte de cette année.

LIEN Matières premières agricoles: les raisons de la hausse

26 septembre 2007

Un relâchement temporaire

medium_petrole_zoom_total.jpgAprès avoir établi jeudi dernier un record à 83,90 dollars le baril, les cours du pétrole ont marqué une période de ralentissement. La production a en effet repris après la réouverture d'implantations dans le golfe du Mexique. A l'approche de la publication des stocks américains de brut, les cours repartent à la hausse, avec ce soir un baril de brut à 82,24$ à New York. "La tendance va se poursuivre jusqu'aux stocks. Si les réserves de brut sont une fois de plus en baisse, les cours vont rester hauts", indique à Reuters Tony Nunan, de Mitsubishi Corp.

La hausse du prix du baril, généralisée depuis cinq ans, peut notamment s'expliquer par la demande asiatique forte. "La consommation de l'Asie, surtout de la Chine, a doublé en cinq ans, passant de 3,5 millions à 7 millions de barils/jour. [...] D'autres pays suivent, comme l'Inde, et globalement, la demande de pétrole dans le monde tend à croître de plus en plus. Alors que la production est en ralentissement, en augmentation moins rapide. [...] Structurellement, les prix ont une tendance à la hausse. Et ils continueront à croître, indiquait récemment au Monde  Moncef Kaabi, en charge des matières premières chez Ixis CIB. La baisse des stocks américains, dont le niveau est publié chaque semaine, y contribue aussi.

Parallèlement à ces cours élevés - le baril s'élevait en moyenne à 30 dollars en 2002, à New York -, BP doit faire face à d'importantes difficultés. Au second trimestre, la production a chuté de 5% et les profits de 12%. La société voit en effet ses marges se réduire dans le raffinage, en raison de difficultés de production sur deux sites américains.

24 septembre 2007

Les maîtres de l'influence ?

medium_loupe.2.gif"Les lobbys tiennent-ils les décideurs sous influence?"

Le supplément économique du Parisien-Aujourd'hui en France revient ce lundi sur un débat initié en octobre 2006 par Patrick Beaudoin, député UMP du Val-de-Marne. Il s'agit d'initier des règles de transparence pour les lobbyistes, et, depuis juillet dernier, de constituer avec Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) un nouveau groupe d'études afin de parvenir d'ici à début 2008 à une proposition de résolution modifiant le règlement de la chambre haute.

Le lobbying consiste à consiste à procéder à des interventions destinées à influencer directement ou indirectement les processus d'élaboration, d'application ou d'interprétation de mesures législatives, normes, réglements et plus généralement, de toute intervention ou décision des pouvoirs publics. "Si la profession reste encore au stade embryonnaire en France et ne gerroupe pas plus de 200 lobbyistes contre 20.000 à Bruxelles, elle est porteuse d'avenir, vu la croissance du secteur depuis dix ans", analyse Jean-Christophe Adler, président de l'Association française des conseils en lobbying. Près de 3.000 entités, des corporations aux groupes d'intérêt en passant par les corporations, sont présentes à Bruxelles, principalement dans le quartier des instituions européennes. La Commision européenne a demandé l'élaboration d'un code de conduite pour prévenir d'éventuels dérapages.

On distingue plusieurs types de lobbyistes. Leur profil est pointu, et fait désormais l'objet de formations spécifiques. Une formation juridique, des capacités d'analyse et de force de proposition, des compétences en relations publiques et la pratique d'une langue étrangère sont requis afin de permettre aux firmes, le plus souvent transnationales, d'exercer leur pouvoir d'influence sur les décideurs, au premier rang desquels les parlementaires. Certaines entreprises détachent un ou des salariés afin de faire valoir leurs intérêts, certaines fédérations professionnelles permettent l'accès des PME aux pouvoirs publics, des consultants spécialisés proposent leurs services, ou des agences spécialisées dans la communication qui élargissent leur champ d'action: le lobbying englobe diverses fonctions. En effet, l'image se révèle primordiale dans une société de communication. Un exemple récent le prouve: celui de Lakshmi Mittal, parvenu en quelques mois à mettre la main sur Arcelor en cultivant l'image d'un patron compétent.

LIEN Influence et manoeuvres de couloirs

À la Une.24/09

 

 

 

Le blog économique reprend ci-dessus la revue de presse de France 24 et ci-dessous des extraits de la revue de presse financière effectuée quotidiennement par Vincent Colot, analyste financier chez Euroconsumers. Il décrypte chaque jour les principaux titres du Financial Times et du Wall Street Journal Europe.

 

·En Grande-Bretagne, la crise de Northern Rock (et ses prolongements éventuels) fait peser une menace sur l’économie du pays. Au cours de la décennie écoulée, la croissance économique a été fortement dépendante de l’emprunt privé. Article de Carrick Mollenkamp et Mark Whitehouse du WSJE. La consolidation du secteur bancaire allemand était dans l’air : les deux plus grandes banques publiques allemandes, LBBW et BayerLb, considèrent l’éventualité d’une fusion. Une telle opération créerait un champion national à la tête de quelque 900 milliards d’euros d’actifs, juste derrière la Deustche Bank. Article d’Ivar Simensen du FT.

·Son père avait déjà été premier ministre japonais. Yasuo Fukuda, considéré comme un conservateur modéré, succèdera à ce poste à Shinzo Abe, emporté par les scandales. Il ne veut pas mettre le programme de réformes entre parenthèses. L’opposition du Parti Démocratique appelle à la tenue d’élections le plus rapidement possible. Article de David Pilling du FT. économiquement avec les Asiatiques mais ils ne désirent pas pour autant un système capitaliste calqué de trop près sur le modèle américain. La solution ? Renforcer la protection des travailleurs ! Vraiment ?? Articles de Ralph Atkins en page 2 du FT. La Belgique va-t-elle disparaître, victime de vues apparemment irréconciliables quant à son avenir de la part des Flamands d’une part et des Wallons d’autre part ? En page 9 du WSJE, Molly Moore et John Ward Anderson font le point sur la situation et les enjeux.

·Face à l’actuelle crise financière, les banques centrales tentent de répondre à cette épineuse question : le plus gros risque pour l’économie mondiale, est-ce l’inflation ou la récession ? Les arguments avec E.S. Browning en page 21 du WSJE. Comment évaluer le risque que fait peser le réchauffement climatique sur les entreprises ? En page 26 du WSJE, Jane Spencer et Carolyn Cui avancent des pistes qui passent par des services spécialisés dans l’analyse de ce risque mais aussi par une lecture attentive des documents officiels des entreprises.

·En multipliant les comptes bancaires de petite importance et en utilisant des distributeurs automatiques pour retirer l’argent, des trafiquants en tous genres blanchissent de l’argent sale. Enquête de Mark Schoofs en pages 18 et 19 du WSJE. Les données en ligne relatives à la vie privée deviennent un enjeu de première importance pour le développement du web commercial. Certains internautes communiquent volontairement certaines informations sur leur profil pour en tirer un bénéfice. Analyse de Kevin Allison et Richard Waters en page 7 du FT.

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