« Leterme saura-t-il mettre un terme à la crise politique belge ? | Page d'accueil | EADS: des retards de livraison à la chute du titre, histoire d'un potentiel délit d'initié »
02.10.2007
L'Europe ne souhaite pas supporter les conséquences de déséquilibres mondiaux

"Je n'accepterai plus que l'on considère comme normal que l'Europe doive à ses dépens gérer les conséquences des déséquilibres globaux. L'Europe ne peut pas être la partie de l'économie mondiale qui doit supporter les conséquences des abstentions des autres", a indiqué hier Jean-Claude Trichet. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) confirme la ligne défendue vendredi dernier par Joaquin Alunia, commissaire européen aux Affaires économiques. Il s'exprimait dans le Figaro: "Il est vrai que la perte de valeur du dollar nous préoccupe. Les économies de la zone euro ne sont pas responsables de la situation. Contrairement à celle des États-Unis et de la Chine, notre balance des transactions courantes est équilibrée. S'il est question de nous faire payer, à nous Européens, les conséquences de ces déséquilibres, on ne peut pas s'attendre à ce que nous restions passifs". Pour Jean-Claude Trichet, les Etats-Unis "devraient mettre en concordance leurs discours et leurs actions". Il fait ainsi référence aux récents propos d'Henry Paulson, secrétaire d'Etat américain au Trésor. Il avait indiqué d'un dollar fort serait dans l'intérêt des Etats-Unis.
Par ailleurs, comme l'atteste ce graphique publié hier par le quotidien économique belge L'Echo, la faiblesse du dollar participe à la flambée des cours du pétrole (ici, le Brent, côté à Londres). "Je suis de ceux qui pensent que la faiblesse du dollar explique la hausse du brut. Alors que les stocks de l'OCDE augmentent, que la demande est revue à la baisse, que la production de l'Opep augmente et que la saison des ouragans est relativement clémente, c'est le dollar qui semble bien être la principale explication", explique Anatol Feygin, responsable de la stratégie matières premières de Bank of America. La relation historique qui supposait un réinvestissement dans les marchés américains des "pétrodollars" s'étiole, le dollar étant de ce fait moins soutenu. Par exemple, le fonds public d'investissement du Qatar négocie actuellement le rachat du distributeur britannique Sainsbury. Une des conséquences heureuses de l'euro fort est malgré tout de freiner la hausse du prix des carburants à la pompe.
11:50 Publié dans Economie , Monde , Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : euro, BCE, dossier pétrole