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05.10.2007

De l'identité physique à l'identité virtuelle

Ce qui fait débat reprend en partie une analyse formulée fin septembre par Stéphane Thorel, chargé de projet dans la communication. Il s'agit, dans le texte, de faire le point sur la transmission des données personnelles sur internet, à relier avec une "banalisation" de cette identité personnelle. Le débat est ouvert, par commentaire ou par courriel.

"En effet, les outils se multiplient, s'initient par beaucoup et s'oublient parfois aussi vite. Nous devons faire un tri dans les outils en lignes que nous initions et ensuite que nous alimentons, car nous ne pouvons pas tout suivre (tenter de maîtriser). Que deviennent les infos, que nous n'avons pas moyen de supprimer, ni même de savoir comment et par qui elles seront accessibles et à quelles fins. Il est important que nous en soyons conscients : nos informations numériques qu'elles soient personnelles ou professionelles, nous échappent sur le réseau devenu trop complexe pour être maîtrisé", rappelle-t-il. La question de cette diffusion des données nous touche sur chaque site que nous visitions, de l'adresse IP à la saisie de son numéro de carte bancaire lors d'un achat en ligne. Google a récemment annoncé des mesures pour réduire la durée de la conservation des données engrangées par le moteur de recherche.

"La banalisation de l'identitié personnelle est un risque moindre si l'on considère que chacun est libre d'utiliser son image comme il  l'entend. Mais l'internaute est-il bien informé des conséquences possibles ? Il peut (malgré lui) par une utilisation "gadget" de son identité, se voir coller une étiquette. Si aujourd'hui, nous n'avons pas un recul nécessaire sur tous les outils de réseautages, et autres moyens qui participent à l'identité numérique, on imagine aisément que l'utilisation abusée ou "trop éphémère" d'outils, pourraient entrainer des conséquences négatives. Quand je dis cela, je considère aussi son inverse. Il faut savoir être le premier à prendre une vague. Second life est un exemple que j'utiliserai volontiers pour illustrer l'extraordinaire effet de notoriété dont les premiers bénéficient encore aujourd'hui, mais aussi du manque de recul sur les effets à long terme sur l'image des personnes et sociétés qui ont initiés cette univers virtuel et les retombées réelles. Les avatars sont un exemple de "gadgets identitaires" dont je me méfie. Il donne une idée imprécise de l'individu, et donne accès à des valeurs ou des références pas toujours "neutres" (c'est un risque couru par l'internaute)", est-il ajouté à propos de la représentation individuelle sur la Toile, notamment avec les avatars.

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