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20 novembre 2007

Subprimes: jusqu'à 2.000 milliards de dollars de pertes pour les banques

Le Monde rapporte ce soir des données de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs sur les répercussions de la crise du subprime auprès des banques. Les banques pourraient, selon le rapport, perdre 2.000 milliards de dollars, soit plus que le PNB de l'Italie (1.724,9 milliards de dollars). Fin octobre, la Deutsche Bank estimait le préjudice à 400 milliards de dollars. Goldman Sachs s'appuie sur des scénarios catastrophes afin d'anticiper les possibles effets de cette crise qui émane des Etats-Unis. Moins une banque gagne de l'argent , moins elle en prête: à partir de ce raisonnement, un calcul a été établi, selon lequel un dollar perdu dans les crédits hypothécaire engendre la perte de dix dollars pour la promotion de nouveaux crédits.

Les répercussions de cette crise sont encore visibles dans l'économie américaine, comme le prouvent les chiffres du secteur immobilier. Le chiffre des permis de construire est emblêmatique de ce ralentissement: ils ont chuté de 6,6% en octobre à 1,178 million, en-deça du 1,2 million prévu. Les chiffres de mise en chantier de logements se situent à leur plus bas niveau depuis dix ans. Ils progressent de 3% par rapport à septembre, à 1,229 millions d'unités.

Les premières difficultés d’établissements spécialisés dans la distribution de crédits immobiliers à risque, les "subprime mortgage", sont apparues fin 2006. Après l’éclatement de la bulle Internet en 2000, la Fed a ramené par étape son taux d’intérêt directeur jusqu’à 1% en 2004, permettant à ces individus d’accéder plus facilement à la propriété, d’autant plus que les conditions de crédit s’étaient relâchées dans ces établissements. Les foyers ayant contracté ces prêts à risques sont très sensibles aux variations des taux. La remontée des taux de quatre points a étranglé ces ménages, ce qui a conduit à une explosion du nombre de défauts de paiement. Plusieurs banques spécialisées dans ce type de crédit ont été amenées au dépôt de bilan. La crise s'est propagée à la sphère financière mondiale, car ces établissements prêteurs avaient transformé leurs créances en obligations vendues à des invetsisseurs du monde entier.

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