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29.11.2007
Facs: vers un essoufflement du mouvement


Les 1.250.000 étudiants français vont-ils tous retourner en amphi d'ici les partiels ? La question se pose au vu de l'essouflement d'un mouvement qui est resté minoritaire depuis les premières étincelles au début du mois. En appelant "les assemblées générales à prendre en compte ces avancées pour décider de la suite du mouvement", Bruno Julliard, président de l'Unef, a amorcé une sortie de crise. Le syndicat étudiant s'est entretenu avec Valérie Pécresse et a relevé des "avancées" de la part de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche. Selon ses engagements, l'Etat devrait dépenser 3.400€ de plus par an par étudiant, selon Bruno Julliard. La France, avec 10.400€ programmés dès 2008, se placera au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE, qui s'élève à 11.100€ par an et par étudiant. Les bourses seront par ailleurs revalorisées.
Une fragmentation du mouvement est apparue ce week-end, les organisations proches de l'extrême gauche revendiquant une abrogation de la loi et d'autres messages, et réfûtent l'idée d'une négociation et d'aménagements, logique propre à l'Unef parmi les étudiants. "Il y a un refus de l'organisation de la coordination à propos des négociations. C'est pour cela qu'ils refusent notamment des délégations du mouvement. On appelle les AG à continuer à se mobiliser mais on considère que cette coordination n'est plus représentative du mouvement", déclarait samedi une porte-parole du syndicat. Bruno Julliard indique ce matin dans un entretien accordé à Libération qu'une consultation parmi ses adhérents va être engagée: "ils sont invités à se prononcer sur le site de l’Unef à une question simple : au vu des dernières avancées obtenues, on demande aux adhérents s’ils sont favorables à ce que l’Unef se prononce pour la suspension de la grève et des blocages dans les universités. Cela permettra d’adopter une position claire de l’Unef", explique-t-il.
Valérie Pécresse appelle les contestataires à la "responsabilité". Elle s'exprimait hier matin sur France Info: "Je fais appel à leur sens des responsabilités, le blocage n'est jamais la solution, la violence n'est jamais la solution. On est à quelques semaines des examens. Dans l'intérêt de tous les étudiants, oui au dialogue et non au blocage". La loi est, selon la ministre, synonyme d'un "socle vital pour que l’argent que nous allons investir, ces 15 milliards d’euros, soient bien dépensés et soient dépensés vite pour la réussite des étudiants".

LIEN Une mobilisation contre le gouvernement ?
15:14 Publié dans Société , Permanent | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Education, portfolio
Commentaires
Mobilisée.......ils me font bien marrer ses ptits cons!!!
Ecrit par : Cyril | 29.11.2007