« Vers un gouvernement intérimaire en Belgique | Page d'accueil | La flambée du pétrole pourrait être un lointain souvenir »

20.12.2007

Selon l'Insee, la France devrait résister à la crise financière en 2008

0be308a2005030602f6507f2302e7ab3.gifDocument. L'Insee vient de publier sa note de conjoncture détaillant les prévisions pour l'année 2008. Extraits.

"L'économie française ne devrait pas échapper entièrement au ralentissement mondial. En l'absence de grèves dans les transports, la croissance du PIB français aurait été de 0,6 % au quatrième trimestre 2007 puis de 0,4 % par trimestre au cours du premier semestre de 2008."

La crise financière qui frappe les économies globalisées depuis l'été dernier a ajouté une nouvelle variable à la liste établie de facteurs susceptibles d'altérer la croissance de l'économie mondiale, comme le rappelle l'Insee ("Chute jusqu'ici ininterrompue du marché immobilier américain ; crise des prêts immobiliers à haut risque aux Etats-Unis débouchant, à partir du mois d'août, sur une panne de liquidité générale ; forte hausse des cours du pétrole au second semestre"). La croissance du PIB pour 2007 se révélerait donc inférieure aux attentes du gouvernement, s'élevant seulement à 1,9%. Le choc de confiance censé être provoqué par la loi Travail, Emploi et Pouvoir d'achat votée au début de l'été s'avère donc difficile à s'installer, Christine Lagarde ayant affirmé son intention de voir la croissance s'afficher à 2,25% sur l'année. Par ailleurs, Laurence Parisot avait rapellé lors des grèves de l'automne les dommages causés par les grèves vis-à-vis de la compétitivité de l'Hexagone.

"Les grèves viendraient altérer à la marge ce profil, en abaissant d'un dixième de point la croissance du quatrième trimestre et en la relevant d'autant au premier trimestre de 2008. La nette appréciation de l'euro devrait peser sur les exportations à la fin de 2007 et au début de 2008. L'investissement des entreprises, encore dynamique en fin d'année 2007 selon les enquêtes de conjoncture, serait progressivement freiné par le durcissement des conditions de financement et le ralentissement de la demande étrangère. La consommation serait soumise, quant à elle, à des influences contradictoires : la hausse de l'inflation énergétique et alimentaire pèserait sur le revenu réel des ménages mais ceux-ci parviendraient cependant à maintenir leur rythme de consommation en abaissant leur taux d'épargne, corrigeant ainsi en partie sa forte progression de début 2007."

Le pouvoir d'achat s'impose comme l'inquiétude phare des Français en ce début d'année. Les récentes mesures annoncées par le gouvernement ne feront effet qu'en 2008, ce qui ne permettra pas d'insuffler un bol d'air pour les fêtes. Le rachat de RTT, dans la limite de 10 jours pour 2007, est la mesure emblêmatique censée donner aux Français de nouvelles sources de revenus. Selon l'Insee, le revenu brut disponible des ménages devraît croître de 3,3% pour 2007, puis nettement ralentir en 2008 (2,5%). "Entre juillet 2007 et juin 2008, l'envolée des cours des matières premières alimentaires serait responsable d'une élévation de 0,4 point de l'inflation totale", rappelle l'Institut.

"Les créations d'emploi devraient également fléchir et le chômage baisser moins rapidement. Le taux de chômage au sens du BIT reviendrait néanmoins à 7,7 % de la population active au deuxième trimestre de 2008."

Les récents chiffres publiés et la satisfaction du gouvernement devraient de ce fait être plus rarement à la une de l'actualité en 2008. 348.000 emplois ont malgré tout été créees cette année, et 282.000 en 2006.

Ecrire un commentaire