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21 décembre 2007
La flambée du pétrole pourrait être un lointain souvenir
Difficile pour les économistes de s'accorder sur les évolutions potentielles des cours du baril de pétrole, aussi bien à New York qu'à Londres, tant les incertitudes planent autour de la matière première. "Les ponctions du pétrole pourraient dépasser le seuil supportable dès le début de 2008", expliquait début décembre à Enjeux-Les Echos Véronique Riches-Flores, économiste en chef à la Société générale. Hervé Lièvre, chez Axa Investment Managers, est pour sa part moins confiant quant à la possibilité d'atteindre de nouveaux sommets pour l'or noir: "un recul est très probable en 2008. La spéculation, provoquée en grande partie par les fonds d'investissement qui se sont réfugiés vers les matières premières après la crise des subprimes, ajoute à elle seule 30 dollars par baril", rappelle-t-il à L'Expansion.
Un changement de comportement des consommateurs pourrait confirmer les propos de l'analyste. Il a même déjà commencé, comme le prouvent les données de l'Insee. "Les hausses des prix des carburants, en 1990-2000 et depuis 2004, ont entraîné une décélération de la consommation automobile, et même une baisse en 2005. La consommation de carburants, qui constitue le poste le plus important de la consommation des ménages, se réduit depuis 2003 (-6% en quatre ans)", constate l'Institut. Un choc pétrolier comparable à celui subi en 1973 est peu probable, l'or noir représentant aujourd'hui un tiers de l'énergie consommée en France contre 68% à l'époque. De plus, la quantité de brut nécessaire à la création d'un euro de PIB est inférieure de 40% à la situation de 1972, selon L'Expansion. Par ailleurs, l'Opep a les moyens d'augmenter les quantités produites.
Les hypothèses d'un relâchement des cours ne sont cependant pas totalement fiables. L'attitude des pays sera déterminante quant à la tenue des prix: une volonté de mieux maîtriser les ressources naturelles apparaît dans un nombre croissant d'Etats, et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ne feront qu'accroître l'inquiétude sur les marchés. Les menaces terroristes figurent au premier rang des hypothèses les plus redoutées, tout comme une aggravation du conflit en cours entre la Turquie et l'Iran.
18:56 Publié dans Economie, Monde, Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Perspectives 2008, dossier pétrole
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