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26.12.2007

L'or noir, objet de convoitises permanentes

La création de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), le 14 septembre 1960, avait pour origine une volonté de stopper la baisse des prix du pétrole liée à une diminution du dollar sur le marché des changes. L'Iran, l'Arabie Saoudite, le Venezuela, l'Irak et le Koweit inaugurent le groupe, rejoint les années suivantes par le Qatar, l'Indonésie, la Libye, et trois pays africains (l'Algérie, le Nigeria, l'Equateur et le Gabon). Les cours du brut sont multipliés par quatre en quelques mois à la suite du déclenchement de la guerre du Kippour, en 1973: les producteurs arabes décrètent un embargo contre les pays, dont les Etats-Unis, qui soutiennent Israël. On assiste au premier choc pétrolier. L'embargo sera levé en 1974.

En 1979, le second choc pétrolier survient à la suite de la révolution iranienne. Les islamistes renversent le Shah, provoquant une perturbation des approvisionnements en provenance du golfe Arabo-Persique. Afin de maintenir le niveau des cours, des quotas de production sont fixés pour la première fois en 1982.

Un contre-choc pétrolier se produit en 1986: les prix du pétrole s'effondrent à la suite d'une hausse de la production de l'Arabie Saoudite. Le baril chute de 30 à 15 dollars. En 1997, le scénario se répète: les cours chutent de 40% suite à l'augmentation de 10% de la production de l'Opep. En 2003, l'Irak réintègre l'Opep à la suite de l'intervention de la coalition américano-britannique. L'ouragan Katrina détruit en 2005 certaines interventions pétrolières off shore dans le golfe du Mexique. En 2007, les 95 dollars le baril sont pulvérisés, affichant ainsi des niveaux jamais atteints.