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31.12.2007
Matières premières agricoles: les quantités insuffisantes en question
La sécheresse annonce une baisse des récoltes en Europe centrale et en Russie, tandis que depuis le début de la semaine, les pluies diluviennes qui tombent sur les Etats-Unis perturbent le début de la moisson du blé d'hiver dans les Grandes Plaines. Selon une récente publication du ministère américain de l'Agriculture (USDA), 5% seulement des blés d'hiver auraient pu être ramassés à la date du 10 juin contre 17% l'an dernier à la même époque. Au même moment, la Jordanie, l'Arabie saoudite et le Maroc recherchent d'importants volumes sur le marché mondial. Parallèlement à cette hausse de la demande non entièrement satisfaite, la flambée du cours du pétrole, ralentie ces dernières heures par plusieurs indicateurs de nature à satisfaire les marchés de manière temporaire, déclenche une prise de conscience d'un certain nombre d'Etats qui lorgnent sur l'expansion des biocarburants. La production de sucre, céréales, oléagineux et de certaines huiles risque d'être guidée par cette nouvelle donne.
Le prix des matières agricoles enregistre un décollage sans précédent, dû en grande partie au succès des biocarburants. Le développement des usages non-agricoles du blé se répercute sur les autres céréales, dans un contexte favorables aux carburants végétaux: selon l'institut Global Insight, le diester et le bioéthanol représenteront 15% de la demande mondiale de carburant d'ici à 2030. L'espoir de voir la rentabilité des parcelles agricoles s'accroître est amplifié par le fait que l'Europe ait décidé de réduire la surface de jachère obligatoire dès 2008, et par les potentiels de marché que représentent les énergies vertes et la demande des pays émergents, en particulier en viande.
La demande de lait est au coeur des tensions. La demande mondiale, en particulier asiatique, progresse de façon rapide, tandis que la production est en baisse: la production européenne a, selon la Maison du lait, qui représente 120.000 producteurs français, diminué d'un milliard de litres sur l'année écoulée, tandis que la baisse était de 1,5 milliard de litres en Australie, touchée par une importante sécheresse. Autre facteur expliquant cette baisse, l'arrêt, depuis le 1er mai, des aides européennes à l'incorporation de beurres pâtissiers et industriels.
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30.12.2007
Du taylorisme au fordisme, à la recherche de la productivité
Taylor a démarré comme ouvrier avant de parvenir à la tête d'une manufacture d'acier. Deux problèmes, la flânerie du personnel et le nombre important d'ouvriers qualifiés (qui reçoivent des salaires élevés) l'ont amené à bâtir les principe de l'organisation scientifique du travail. Il s'agit de trouver la méthode de production la plus efficace pour chaque ouvrier, "the one best way". La division horiontale du travail est introduite: la parcellisation des tâches consiste en la décomposition de la production en opérations simples et de durée mesurable. Si on chronomètre chaque opération, il devient possible d'instaurer un système de salaire au rendement. L'ouvrier le plus rapide et le plus efficace va être sélectionné, et ensuite on demande aux autres ouvriers de respecter des normes de gestes et des normes de temps. Une hausse de la productivité et des profits découlent de cette course au rendement.
Taylor a introduit un second principe, celui de la division verticale du travail. Le travail de conception est séparé du travail d'exécution. Des experts en organisation ouvrent au bureau des méthodes, et des ingénieurs travaillent au sein d'un bureau d'études. Les ouvriers spécialisés participent seulement à la chaîne de production. Cette division du travail en fonction des compétences a été résumée au sein de la formule "the right man in the right place". Les principes d'Henry Ford (1863-1947) ont ajouté à l'OST le système de la chaîne de montage. L'emploi d'un convoyeur permet le transport des pièces à travailler d'un poste à l'autre, et la standardisation des pièces et des produits permet de réduire les coûts. Cepdendant, une politique de salaires élevés s'instaure, dans le but d'accroître la productivité et la demande s'adressant à l'entreprise.
Le fordisme a permis l'emploi massif d'ouvriers non-qualifiés. Le passage en 1914 du salaire des ouvriers de 2,5 dollars à 5 dollars par jours, le five dollars day, a aussi pour objectif de limiter le turn-over.
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29.12.2007
L'habitat écolo en vogue
Une maison verte dès ses fondations, c’est possible. Aujourd’hui, il est possible de respecter l’environnement en adoptant une approche basée sur le climat, le lieu et les matériaux: en étudiant les températures moyennes et en optant pour un habitat bien isolé orienté au sud pour récupérer la chaleur du soleil – et, mieux, en installant des panneaux solaires-la maison écologique prend forme et se veut accessible (pas plus de 10 à 15% au-dessus des prix du marché, ou bien elle ne se vend pas). Différentes techniques sont disponibles pour obtenir un habitat «écolo» bien isolé, parmi lesquelles l’ossature en bois et les murs de paille, rondins, ou panneaux préfabriqués avec isolation intégrée. L’énergie solaire est également très en vogue: en effet, passer à cette énergie permet de couvrir 40 à 60% de ses besoins en eau chaude en hiver et presque la totalité en été,selon les régions.
Chez soi, mettre sa maison au vert est aussi possible. Sur les murs, privilégier la peinture écologique est un acte citoyen, étant donné que ces peintures sont fabriquées à partir de matières premières minérales ou végétales, renouvelables et non-toxiques. Une maison bien conçue consomme dix fois moins d’énergie qu’une construction classique. La maison écologique, elle, va plus loin. Elle utilise des matériaux non toxiques, recyclables, renouvelables et locaux, évitant ainsi les dépenses d’énergie dues au transport. Elle minimise les besoins en énergie payante, en privilégiant notamment l’énergie solaire. En bref, elle tend à réduire tous les impacts de l’habitat sur l’environnement. Une maison écologique construite par une entreprise revient, à l’investissement, environ 15 % plus cher qu’une maison traditionnelle.
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28.12.2007
Quels freins à l'expansion économique de la Chine ?
Le système bancaire figure au premier rang des freins à l'expansion économique de la Chine. Une sous-évaluation de la devise et un contrôle des capitaux retiennent une épargne nationale excédentaire, et l'instrumentalisation du système par l'Etat et les gouvernements locaux freinent encore l'investissement. Le secteur bancaire est très concentré: les cinq premières banques chinoises détiennent 6% du total de l'actif bancaire. Les banques étrangères restent quant à elles marginalisées, avec environ 2% de l'actif bancaire. Le niveau de bancarisation reste faible au regard de l'étendue du territoire: l'activité se concentre dans les zones urbaines, avec 75 agences pour 1 million d'habitants. Le poids des banques publiques (ici, les actifs détenus par l'Etat) s'élève quant à lui à 83%. La législation demeure encore très restrictive: les opération en monnaie locales sont, depuis 2001, accessibles aux établissements étrangers, à condition de capitaliser leurs filiales à hauteur de 1 milliard de yuans.
Dans le domaine des affaires, la corruption gangrène l'économie. Selon Transparency international, l'indice de perception de la corruption (IPC) de la Chine s'élevait à 1,5 en 1998 et à 3,3 en 2006. L'IPC est une note comprise entre zéro et dix, zéro correspondnt à une situation de très forte corruption. Le taux de scolarisation combiné (primaire, secondaire et supérieur additionnés) ne s'élève qu'à 70% en Chine, et pèse sur la formation de la population. Cette dernière est rendue d'autant plus difficile que l'école est payante, d'où le choix de nombreux ménages de priver leur enfant de scolarisation durant une période donnée ou de s'endetter lourdement. 17% de la population chnoise survit avec moins d'un dollar par jour, et 47% de la population vit avec moins de deux dollars par jour.
Question énergie, la Chine n'est plus autosuffisante en pétrole depuis 1993. Le charbon assure 70% de la consommation d'énergie, d'où d'importants rejets de CO2: selon les prévisions de l'Agence internationale de l'énergie, la Chine pourrait devenir le plus grand émetteur de CO2 dès l'an prochain. La question des droits de l'Homme, et plus particulièrement de ceux de l'enfant, comme abordé dans le document vidéo (voir ci-dessus) est particulièrement sensible. De plus, la Banque Mondiale rappelle qu'une "forte inégalité menace la stabilité politique d'un pays parce qu'une part importante de la population ne se satisfait pas de son statut économique, ce qui rend un consensus politique entre les groupes à hauts revenus et ceux à bas revenus plus difficiles à atteindre".
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27.12.2007
Les OPA et les LBO au coeur des rumeurs boursières
"On peut résumer le parcours d'une rumeur par deux images: la traînée de poudre ou la pêche à la ligne", indiquait cet été à La Vie financière un trader à la Bourse de Paris. Les rumeurs font le quotidien des marchés, se heurtant aux informations institutionnelles, émanant des dirigeants. La moindre information, qu'elle soit avérée ou non, peut conduire le cours d'une action à s'envoler ou au contraire à enregistrer une forte dépréciation au cours d'une même séance. 70% des rumeurs actuelles portent sur des OPA, dans un contexte où les fusions-acquisitions battent des records. Le montant des fusions-acquisitions a progressé de 51% au premier semestre 2007 dans le monde, soit 2.073 milliards d'euros.
Un rapport du sénateur Philippe Marini distinguait au début de l'été vingt-quatre sociétés françaises jugées opéables, parmi lesquelles Vivendi, Acor, Société générale ou Rhodia. Les rumeurs concernent aussi de potentiels LBO. Une acquisition par endettement, le leverage buy-out, consiste à racheter une entreprise en s'appuyant sur un effet de levier financier, c'est-à-dire en faisant appel à des organismes spécialisés qui financent cette reprise par de l'endettement. On parle aussi de rachat par effet de levier.
Pour parer à ces bruits, l'AMF a mis en place en septembre 2006 un nouveau dispositif relatif à la communication financière. Une entreprise qui prépare une opération financière doit désormais la révêler dès que le projet est formalisé. En cas de fuites, elle doit en informer l'AMF, qui élabore alors un calendrier d'information du public et de lancement de l'offre. Si l'entreprise déclare ne pas envisager d'offre, elle ne pourra pas, sauf dans quelques cas particuliers, revenir sur sa décision avant six mois.
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11:45 Publié dans Les sentiers de la connaissance | Lien permanent | Envoyer cette note
26.12.2007
L'or noir, objet de convoitises permanentes
La création de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), le 14 septembre 1960, avait pour origine une volonté de stopper la baisse des prix du pétrole liée à une diminution du dollar sur le marché des changes. L'Iran, l'Arabie Saoudite, le Venezuela, l'Irak et le Koweit inaugurent le groupe, rejoint les années suivantes par le Qatar, l'Indonésie, la Libye, et trois pays africains (l'Algérie, le Nigeria, l'Equateur et le Gabon). Les cours du brut sont multipliés par quatre en quelques mois à la suite du déclenchement de la guerre du Kippour, en 1973: les producteurs arabes décrètent un embargo contre les pays, dont les Etats-Unis, qui soutiennent Israël. On assiste au premier choc pétrolier. L'embargo sera levé en 1974.
En 1979, le second choc pétrolier survient à la suite de la révolution iranienne. Les islamistes renversent le Shah, provoquant une perturbation des approvisionnements en provenance du golfe Arabo-Persique. Afin de maintenir le niveau des cours, des quotas de production sont fixés pour la première fois en 1982.
Un contre-choc pétrolier se produit en 1986: les prix du pétrole s'effondrent à la suite d'une hausse de la production de l'Arabie Saoudite. Le baril chute de 30 à 15 dollars. En 1997, le scénario se répète: les cours chutent de 40% suite à l'augmentation de 10% de la production de l'Opep. En 2003, l'Irak réintègre l'Opep à la suite de l'intervention de la coalition américano-britannique. L'ouragan Katrina détruit en 2005 certaines interventions pétrolières off shore dans le golfe du Mexique. En 2007, les 95 dollars le baril sont pulvérisés, affichant ainsi des niveaux jamais atteints.
19:16 Publié dans Les sentiers de la connaissance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dossier pétrole
25.12.2007
Joyeux Noël !
Je vous souhaite, en ce jour férié, un joyeux Noël.
Depuis un an et demi, je vous propose le décryptage le plus complet possible de l'actualité économique et sociale, ainsi que des conseils gastronomiques et des éclairages sur l'alimentation, comme en témoigne la séquence Manger. L'année 2008 sera l'occasion d'inaugurer une nouvelle version du blog, beaucoup plus complète et performante. Une véritable communauté pourra se créer autour de l'actualité.
Que ces fêtes soient les plus belles, les plus créatives, les plus festives.
Franck Stassi
19:56 Publié dans Buzz , Permanent | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Actualité du blog
24.12.2007
Les relations sino-américaines sous l'angle du renseignement
Entre 1949 et 1973, même si l'URSS reste alors la priorité numéro 1, la CIA surveille attentivement les Chinois. L'absence de station en Chine oblige la CIA a travailler depuis les stations a l'étranger,entre autres celles qui entourent la Chine communiste. La station de Rangoon a aussi une section spécialisée en direction des Chinois. Une autre base avancée est la station de Bangkok, d'ou la CIA envoie des changkaïchekistes. Après les ratées dans les tentatives d'envahir par les provinces du Sud de la Chine communiste,a partir de la Birmanie et de la Thaïlande de l'armée du général Li Mee et l'absence de soulèvements comme l'espérait la CIA,la station de Bangkok fut utlisée pour former des chinois et les envoyer sur le territoire de la Chine communiste.
La priorité de la CIA concernant la Chine communiste,la RCP,est la collecte de renseignements. Difficile de recruter des chinois ou de les pousser a faire défection. La CIA obtiendra néanmoins quelques résultats:Zhao Fu,responsable de la sécurité de l'ambassade de Chine a Stockholm,prend la fuite en 1962.C'était la 1ere fois que les autorités pékinoises ont reconnues la fuite d'un des leurs. En mai 1964,c'est Dong Jiping,qui a été envoyé a Burundi en tant qu'attaché culturel adjoint en 1963,qui fait déféction au profit de la CIA.Né a Shanghai en 1940,il y suit les cours de l'Institut des langues étrangères,et intègre ensuite le service de renseignement extérieur chinois. Il livre l'ordre de bataille du renseignement chinois en Afrique a la CIA; ce qui est fort précieux, sachant que l'Afrique est justement un des continents ou la Chine cherche le plus a s'implanter.
La station de la CIA à Beijing
En janvier 1986,le sénateur américain Orrin Hatch part pour Pékin.Le régime chinois aide la CIA en la fournissant en équipements qui sont ensuite transmis aux moudjahidins afghans via les services secrets militaires pakistanais,l'ISI. Accompagné du chef des services de renseignement du Département d'Etat Morton Abramowitz,du directeur-adjoint de la Direction des Opérations de la CIA et du chef de station de la CIA a Beijing.Hatch demandera aux officiels chinois d'aider les Etats-Unis dans leur soutien,pour équiper les moudjahidins en matériel plus sophistiqué.Par exemple en missiles Stinger. Les Chinois donneront leur accord.
Dans un communiqué en date du 18 septembre 1989, le Guojia Anquanbu, le service de renseignements extérieur et de contre-espionnage chinois,s'inquiète de l'augmentation des affaires d'espionnage. Selon le rapport, ont été mises en cause pas moins d'une centaine de personnes pour espionnage,travaillant dans l'armée, les services gouvernementaux,le domaine politique. L'ouverture de la Chine a en effet facilité l'établissement de contacts avec les Chinois; sa montée en puissance inquiète les rivaux ainsi que les pays alentours,d'ou une activation des services de renseignements pour obtenir des informations dans les différents domaines: politique,économique et militaire.
Les relations sino-américaines en question
Les relations sino-américaines,néanmoins,qui s'étaient dégradées suite aux événements de la Place Tian An Men en 1989 ,et normalisées ensuite,subissent un nouveau coup suite à une erreur monumentale: en pleine guerre du Kosovo en 1999, les forces de l'OTAN bombardent Belgrade. Et un des sites touchés est l'ambassade de Chine a Belgrade,provoquant la fureur des autorités de Pékin et des manifestations devant son ambassade.Dans son édition du 11 mai 1999, le Figaro indique que sur ordre de Langley,la station de la CIA a Beijing (Alors dirigée par Timothy Long?) détruit les documents les plus sensibles dès le début du siège de l'ambassade. Il est hors de question que ,comme en 1979 à Téhéran,une foule ne s'empare de l'ambassade et des documents de la station de la CIA..Cette information du Figaro n'a,toutefois,pas été confirmée par d'autres sources. Etant donné le climat latent, elle paraît néanmoins fort probable. Ensuite, le calme reviendra.
Evidemment, une des menaces est la puissance militaire chinoise. La CIA devra tenir compte de la réussite des essais chinois de leur nouveau missile,le DF-31, le 02 août 1999,par la deuxième base d'artillerie de l'Armée Populaire de Libération chinoisedans la province de Shanxi, tandis que le point d'impact était à Lob Nor.
Donc, début septembre 1999 est rendue publique une analyse de la CIA sur les pays représentant un danger pour les Etats-Unis avec leurs missiles ballistiques. Le danger n°1 est la Russie, avec ses 1000 ICBM (Missiles Intercontinentaux Ballistiques. On appelle ses missiles des ICBM car les ICBM ont une portée pouvant aller de 6000 a 13000 Kilomètres.On les distingue des missiles tactiques- missiles balistiques a courte portée, les SRBM- dont la portée est inférieure a 800 kilomètres,et des IRBM,a portée intermédiaire,entre 2400 et 6400 Kilomètres ), et la menace numéro 2 est la Chine communiste avec 20 missiles capables d'atteindre les Etats-Unis.En cette année 1999, la Chine a essayée un système de missiles du nom de DF-31 qui dispose d'un rayon d'action de 8000 kilomètres. Ses missiles,toutefois,sont dirigés non pas contre les Etats-Unis,mais contre les pays d'Asie et la Russie. La CIA estime néanmoins que vers 2015 la Chine aura une dizaine de ICBM dirigés contre les Etats-Unis,et qui donc menaceront le territoire national.
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Cyril Gelibter
21:07 Publié dans Magazine , Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Etats-Unis, renseignement, chroniques des lecteurs
23.12.2007
Le spectre de l'inflation en toile de fond
Le taux annuel d'inflation de la zone euro s'est élevé à 3,1% en novembre selon Eurostat, l'office statistique des Communautés européennes. Il atteignait seulement 1,9% un an auparavant. "Le taux annuel mesure l’évolution des prix entre le mois pris en compte et le même mois de l’année précédente. Cette mesure est sensible à des changements récents du niveau des prix, mais peut être affectée par des effets exceptionnels dans l’un ou l’autre des mois", est-il rappelé. De tels niveaux n'avaient pas été atteints depuis 2001. La hausse annuelle des prix à la consommation aux Etats-Unis était quant à elle de 3% en octobre. L'inflation correspond à une hausse durable des prix; l'indice des prix à la consommation fait figure d'outil de référence. Il s'agit - en France, pour l'Insee - de sélectionner un certain nombre de produits jugés représentatifs de la consommation des ménages.
La flambée des cours d'un certain nombre de matières premières s'inscrit dans le cadre de cette tendance. Cependant, un certain nombre d'investisseurs qui s'étaient repliés sur ces marchés suite à la crise des subprimes pourraient déserter leurs positions sur certains postes, selon certains économistes. Les hausses commencent par ailleurs à être répercutées sur les prix au détail, impactant directement le budget des ménages. Les cours du pétrole représentent une donnée non négligeable dans une poursuite, ou non, de la poussée inflationniste enregistrée ces dernières semaines: après avoir frôlé la barre des 100 dollars à New York, ceux-ci se sont repliés autour des 90 dollars.
Le niveau d'interventionnisme des banques centrales semble à même d'influer sur la tendance, avec un possible relèvement des taux directeurs de la Fed et de la BCE. Ceux-ci ont en effet chuté en 2007 face à une des conséquences de la crise financière, à savoir un système de refinancement interbancaire grippé. Toujours est-il que l'inflation est au coeur des préoccupations des Français, avec la question lancinante du pouvoir d'achat.
17:38 Publié dans Economie , Monde , Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Perspectives 2008, conjoncture
22.12.2007
Vers une chute de l'immobilier ?
La crise des subprimes a jeté un froid sur les constructions aux Etats-Unis, le nombre de saisies progressant et le surplus de logements étant déjà conséquent (2 millions). Les mises en chantier outre-Atlantique chutent de 20 à 30% l'an depuis plusieurs mois, la variation du nombre de mises en chantier de logements est devenue négative dans l'Hexagone en 2007, et le nombre de transactions au Royaume-Uni est 15% inférieur à celui qu'il était il y a un an.
Un possible resserrement des conditions de crédit suite à la crise financière ne devrait pas aider à améliorer ces statistiques, le recours à l'emprunt pouvant être stimulé par un possible scénario consistant en ce que les prix repartent à la hausse. "Si les prix des maisons augmente à un rythme supérieur à celui des taux d'intérêt, les ménages continuent d'être incités à s'endetter puisque la valeur des biens achetés progresse plus vite que la dette. Cette dynamique reste à l'oeuvre au Royaume-Uni", expliquait début décembre à Enjeux-Les Echos Patrick Artus, directeur des études chez Natixis.
Le plan présenté par l'admnistration Bush doit entrer en vigueur au premier trimestre de l'année 2008, censé apporter une réponse aux inquiétudes des ménages quant à une possible saisie de leurs biens suite à la contraction d'un prêt subprime. De 400.000 à 500.000 procédures de faillites personnelles sont cependant attendues chaque trimestre. Les taux variables des emprunteurs doivent être gelés pendant cinq ans, et le système de refinancements fluidifié.
19:27 Publié dans Economie , Monde , Permanent , Villes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Perspectives 2008, subprimes