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22 décembre 2007
Vers une chute de l'immobilier ?
La crise des subprimes a jeté un froid sur les constructions aux Etats-Unis, le nombre de saisies progressant et le surplus de logements étant déjà conséquent (2 millions). Les mises en chantier outre-Atlantique chutent de 20 à 30% l'an depuis plusieurs mois, la variation du nombre de mises en chantier de logements est devenue négative dans l'Hexagone en 2007, et le nombre de transactions au Royaume-Uni est 15% inférieur à celui qu'il était il y a un an.
Un possible resserrement des conditions de crédit suite à la crise financière ne devrait pas aider à améliorer ces statistiques, le recours à l'emprunt pouvant être stimulé par un possible scénario consistant en ce que les prix repartent à la hausse. "Si les prix des maisons augmente à un rythme supérieur à celui des taux d'intérêt, les ménages continuent d'être incités à s'endetter puisque la valeur des biens achetés progresse plus vite que la dette. Cette dynamique reste à l'oeuvre au Royaume-Uni", expliquait début décembre à Enjeux-Les Echos Patrick Artus, directeur des études chez Natixis.
Le plan présenté par l'admnistration Bush doit entrer en vigueur au premier trimestre de l'année 2008, censé apporter une réponse aux inquiétudes des ménages quant à une possible saisie de leurs biens suite à la contraction d'un prêt subprime. De 400.000 à 500.000 procédures de faillites personnelles sont cependant attendues chaque trimestre. Les taux variables des emprunteurs doivent être gelés pendant cinq ans, et le système de refinancements fluidifié.
19:27 Publié dans Economie, Monde, Permanent, Villes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Perspectives 2008, subprimes
L'économie américaine voit son avenir en noir
Tout semblait pourtant écrit: le pays de l'Oncle Sam continuerait cette année encore à être le fleuron de l'économie mondiale, jouissant d'une puissance sans pareil. Las! La crise des subprimes a changé la donne, précipitant une situation enclenchée avec la flambée des cours du pétrole et l'essouflement du marché de l'emploi. Le déficit de la balance courante américaine s'élevera l'an prochain à 766 milliards de dollars, une donnée-clef qui contribue à l'affaiblissement de sa devise.
Le dollar peine, malgré son rebond enregistré cette semaine, à faire le poids face à l'euro. Depuis 2002, le billet vert a glissé de plus de 40% par rapport à l'euro. Ces trois derniers mois, la baisse par rapport à la monnaie américaine est de 10%. A l'origine de cette dégringolade: les finances américaines. Le déficit courant des Etats-Unis s'élève à 5,5% du PIB, en dépit d'un redressement des exportations. Une consommation excessive et un manque d'épargne concourent à la chute du billet vert. Il apparaît aussi un doute quant à la politique que mèneront des pays tels que la Chine ou l'Arabie Saoudite, détentrices d'importantes réserves en dollar. De plus, la crise du crédit a précipité l'effondrement de la devise américaine. Auparavant considérées comme des valeurs refuges, les obligations d'Etat américaines sont moins prisées des banques centrales de pays émergents, qui préfèrent se rabattre sur les obligations d'entreprises. Des produits plus risqués mais plus rémunérateurs les attirent.
La structure des échanges commerciaux pèse également sur le bilan économique des Etats-Unis: les exportations ne représentaient que 12% du PIB en 2006, et la demande intérieure 78%. Des causes structurelles peuvent aussi expliquer le raplentissement de la croissance, les gains de productivité faiblissant et la population active connaissant une hausse moins rapide qu'auparavant. Le nombre de ménages touchés par la crise des subprimes contribue par ailleurs, via les saisies, à nourrir l'excès de 2 millions de logements, soit l'équivalent d'une année de construction.
12:05 Publié dans Economie, Monde, Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Perspectives 2008, Etats-Unis, dollar
21 décembre 2007
La flambée du pétrole pourrait être un lointain souvenir
Difficile pour les économistes de s'accorder sur les évolutions potentielles des cours du baril de pétrole, aussi bien à New York qu'à Londres, tant les incertitudes planent autour de la matière première. "Les ponctions du pétrole pourraient dépasser le seuil supportable dès le début de 2008", expliquait début décembre à Enjeux-Les Echos Véronique Riches-Flores, économiste en chef à la Société générale. Hervé Lièvre, chez Axa Investment Managers, est pour sa part moins confiant quant à la possibilité d'atteindre de nouveaux sommets pour l'or noir: "un recul est très probable en 2008. La spéculation, provoquée en grande partie par les fonds d'investissement qui se sont réfugiés vers les matières premières après la crise des subprimes, ajoute à elle seule 30 dollars par baril", rappelle-t-il à L'Expansion.
Un changement de comportement des consommateurs pourrait confirmer les propos de l'analyste. Il a même déjà commencé, comme le prouvent les données de l'Insee. "Les hausses des prix des carburants, en 1990-2000 et depuis 2004, ont entraîné une décélération de la consommation automobile, et même une baisse en 2005. La consommation de carburants, qui constitue le poste le plus important de la consommation des ménages, se réduit depuis 2003 (-6% en quatre ans)", constate l'Institut. Un choc pétrolier comparable à celui subi en 1973 est peu probable, l'or noir représentant aujourd'hui un tiers de l'énergie consommée en France contre 68% à l'époque. De plus, la quantité de brut nécessaire à la création d'un euro de PIB est inférieure de 40% à la situation de 1972, selon L'Expansion. Par ailleurs, l'Opep a les moyens d'augmenter les quantités produites.
Les hypothèses d'un relâchement des cours ne sont cependant pas totalement fiables. L'attitude des pays sera déterminante quant à la tenue des prix: une volonté de mieux maîtriser les ressources naturelles apparaît dans un nombre croissant d'Etats, et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ne feront qu'accroître l'inquiétude sur les marchés. Les menaces terroristes figurent au premier rang des hypothèses les plus redoutées, tout comme une aggravation du conflit en cours entre la Turquie et l'Iran.
18:56 Publié dans Economie, Monde, Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Perspectives 2008, dossier pétrole
20 décembre 2007
Selon l'Insee, la France devrait résister à la crise financière en 2008
Document. L'Insee vient de publier sa note de conjoncture détaillant les prévisions pour l'année 2008. Extraits.
"L'économie française ne devrait pas échapper entièrement au ralentissement mondial. En l'absence de grèves dans les transports, la croissance du PIB français aurait été de 0,6 % au quatrième trimestre 2007 puis de 0,4 % par trimestre au cours du premier semestre de 2008."
La crise financière qui frappe les économies globalisées depuis l'été dernier a ajouté une nouvelle variable à la liste établie de facteurs susceptibles d'altérer la croissance de l'économie mondiale, comme le rappelle l'Insee ("Chute jusqu'ici ininterrompue du marché immobilier américain ; crise des prêts immobiliers à haut risque aux Etats-Unis débouchant, à partir du mois d'août, sur une panne de liquidité générale ; forte hausse des cours du pétrole au second semestre"). La croissance du PIB pour 2007 se révélerait donc inférieure aux attentes du gouvernement, s'élevant seulement à 1,9%. Le choc de confiance censé être provoqué par la loi Travail, Emploi et Pouvoir d'achat votée au début de l'été s'avère donc difficile à s'installer, Christine Lagarde ayant affirmé son intention de voir la croissance s'afficher à 2,25% sur l'année. Par ailleurs, Laurence Parisot avait rapellé lors des grèves de l'automne les dommages causés par les grèves vis-à-vis de la compétitivité de l'Hexagone.
"Les grèves viendraient altérer à la marge ce profil, en abaissant d'un dixième de point la croissance du quatrième trimestre et en la relevant d'autant au premier trimestre de 2008. La nette appréciation de l'euro devrait peser sur les exportations à la fin de 2007 et au début de 2008. L'investissement des entreprises, encore dynamique en fin d'année 2007 selon les enquêtes de conjoncture, serait progressivement freiné par le durcissement des conditions de financement et le ralentissement de la demande étrangère. La consommation serait soumise, quant à elle, à des influences contradictoires : la hausse de l'inflation énergétique et alimentaire pèserait sur le revenu réel des ménages mais ceux-ci parviendraient cependant à maintenir leur rythme de consommation en abaissant leur taux d'épargne, corrigeant ainsi en partie sa forte progression de début 2007."
Le pouvoir d'achat s'impose comme l'inquiétude phare des Français en ce début d'année. Les récentes mesures annoncées par le gouvernement ne feront effet qu'en 2008, ce qui ne permettra pas d'insuffler un bol d'air pour les fêtes. Le rachat de RTT, dans la limite de 10 jours pour 2007, est la mesure emblêmatique censée donner aux Français de nouvelles sources de revenus. Selon l'Insee, le revenu brut disponible des ménages devraît croître de 3,3% pour 2007, puis nettement ralentir en 2008 (2,5%). "Entre juillet 2007 et juin 2008, l'envolée des cours des matières premières alimentaires serait responsable d'une élévation de 0,4 point de l'inflation totale", rappelle l'Institut.
"Les créations d'emploi devraient également fléchir et le chômage baisser moins rapidement. Le taux de chômage au sens du BIT reviendrait néanmoins à 7,7 % de la population active au deuxième trimestre de 2008."
Les récents chiffres publiés et la satisfaction du gouvernement devraient de ce fait être plus rarement à la une de l'actualité en 2008. 348.000 emplois ont malgré tout été créees cette année, et 282.000 en 2006.
22:59 Publié dans Economie, Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conjoncture, croissance, perspectives 2008
19 décembre 2007
Vers un gouvernement intérimaire en Belgique

En proie à des inquiétudes concernant leur pouvoir d'achat, les Belges ne pouvaient rêver meilleur cadeau que celui d'un gouvernement, même intérimaire. Afin de respecter le résultat des élections législatives du 10 juin dernier, Yves Leterme, entre temps vice premier-ministre, pourrait prendre la relève de Guy Verhofstadt au 23 mars prochain. Le vote enregistré il y a six mois ne sera pas forcément respecté dans ce gouvernement de transition, les socialistes prenant part au jeu et Guy Verhofstadt ayant lui aussi perdu les élections.
"L'ensemble des contacts que le formateur a pris ces derniers jours a permis de débloquer la situation", a indiqué ce matin Guy Verhofstadt, jusqu'alors premier ministre en affaires courantes. La nouvelle équipe devra déclencher deux négociations, "une sur les réformes institutionelles et une autre qui concerne les réformes économiques, des mesures de cohésion sociale et de politique environnementale, afin de permettre la constitution d'un gouvernement définitif". Conformément aux pré-requis, le nouveau gouvernement devait bénéficier d'une majorité parlementaire aux deux-tiers. Cette coalition réunira 101 sièges sur les 150 que compte la Chambre des députés, mais elle s'avère pour la prmeière fois "asymétrique", à savoir que sa composition flamande n'est pas identique à l'aile francophone. Crédit photo: Le Soir
16:27 Publié dans Monde, Permanent, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Belgique
Jeux vidéo: le meilleur pour les fêtes
A l'approche des fêtes de fin d'année, un panorama de l'actualité des jeux vidéo dressé par Cédric Boirayon
Que de records cette année dans le monde du jeux vidéo qui aujourd’hui je vous le rappelle pèse plus lourd que l’industrie du cinéma ! Les jeux sont de plus en plus réels et l’arrivée de la PlayStation 3 ne fait que le confirmer. Tous les derniers jeux sortis sur consoles next gen, c’est-à-dire XBox360 et PS3 font un carton : Halo 3, Call of duty 4, Uncharted , Fifa 08, Pes 2008, Assasin’s creed, Guitar Hero 3, Medal of Honor Airborne, kane & Lynch,etc….
La Wii se vend comme des petits pains et si vous ne l’avez pas déjà achetée en novembre ou debut décembre ne pensez pas l’obtenir pour Noël, c’est en rupture nationale! La DS fait un carton et il est très difficile de l’obtenir au colori que l’on souhaite car en rupture également. Cette année de plus en plus de seniors jouent au jeux vidéo et il n’ai plus étrange de voir une mamie s’acheter une DS avec le jeu le plus vendu : Programme d'entraînement cérébral, toute la famille se met aux jeu. La PS3 passe au dessus de la Wii pour la première fois en terme de ventes depuis sa baisse de prix à 399,99 euros - la console la plus performante niveau graphisme et avec son lecteur HD (lecteur Blue ray) le moins cher du marché.
Au palmarès des meilleures ventes de jeux sur consoles: 360 et PS3 : Halo 3, Call of duty 4, Pes 2008, Fifa 08, Assassin’s Creed, Need for speed prostreet , Motorstorm, Oblivion, pgr 4, Colin mc rae dirt, John Woo etc… PS2 : Pes 6, Pes 2008, Les Sims Naufragés, Need for speed prostreet, Les Simpson, DBZ B Tenckaichi 3, Astérix aux jeux olympiques. DS : Programme d'entraînement cérébral 1 & 2, Mario Kart, New Super Mario, Pony , Mario party DS. Wii : Metroid 3, Resident Evil chronicles, Resident Evil 4, Zelda, Super Mario Galaxie, Mario et Sonic.., Mario smach football.
16:25 Publié dans Buzz, Permanent | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dossier jeux vidéos
18 décembre 2007
L'ouverture dominicale en débat au Conseil économique et social
Document. Le Conseil économique et social vient de publier un rapport sur l'ouverture des commerces le dimanche. L'étude, qui s'inscrit en pleine actualité suite à l'autorisation donnée aux magasins d'ameublement d'ouvrir le septième jour, sera présentée demain en assemblée pleinière.
Il apparaît important pour les auteurs d'établir un véritable cadre juridique et de consensus autour de l'ouverture d'un commerce un jour traditionnellement chômé. Les zones où seraient dispensées les autorisations doivent, de fait, faire l'objet d'une redéfinition selon l'étude rapportée par Jean-Paul Bailly: "compte tenu de la spécificité de chacun des dossiers, il faudrait déterminer un périmètre territorial ad-hoc, qu’il s’agisse de délimitations administratives (communes, intercommunalités, pays…) ou de découpages économiques pertinents (bassins de vie, pôles d’excellence…). Il parait donc utile de substituer à la notion de « localité » mentionnée par l’article L.221-7 du code du travail celle d’échelon territorial et/ou économique pertinent". Une limitation en termes de nombre de dimanches travaillés est rappelée: "Si une extension devait être envisagée, elle n’aurait d’intérêt que si [...] elle se limitait à un nombre restreint de dimanches complémentaires (3 par exemple) de façon à ne jamais perturber la règle fondamentale des équilibres". Le volontariat reste la règle.
Le consommateur est établi comme la clef de voute du système, en se voyant reconnaître des "intérêts manifestes". Ce sont ceux-ci qui doivent, selon l'étude, servir de guide aux autorités: "L’objectif serait que les demandes d’autorisation d’ouverture soient instruites en tenant compte de l’intérêt manifeste pour le consommateur : fréquentation du magasin essentiellement le weekend, pour des achats ayant un caractère familial, difficilement réalisables le reste de la semaine car les disponibilités horaires des clients et l’accessibilité du site ne sont pas aisément conciliables (magasins situés en périphérie des lieux d’habitation, accessibles uniquement par la route…)". Cette variable pourrait s'ajouter aux deux critères déjà en vigueur, à savoir le "trouble fonctionnement normal de l'établissement" et le "préjudice au public" établis par le Code du travail.
Ces recommandations visent essentiellement à "conforter la sécurité juridique" des ouvertures dominicales, actuellement le point faible du système. "Dans l’optique d’une plus grande stabilité juridique des décisions, la durée des autorisations délivrées par le préfet pourrait être fixée à une période de 3 à 5 ans et renouvelée par reconduction expresse (= examen d’un nouveau dossier d’opportunité)", est-il indiqué.
17:46 Publié dans Economie, Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 décembre 2007
La répartition des risques comme déclencheur de la crise financière
Décryptage. La crise financière qui agite les marchés depuis l'été a permis de mettre en lumière des comportements et des produits jusque-là inconnus du grand public. Celui-ci restera avant tout marqué par les longues files d'attente devant les agences de la Northern Rock britannique en proie à une crise de refinancement, mais c'est l'ensemble du secteur de la finance, discipline mondiale et globalisée, qui est concerné.
A l'origine des turbulences, les subprimes. Ils représentent plus de 40% des prêts immobiliers souscrits en 2006 et 2007. Un important nombre des ménages concernés appartient à la frange la plus endettée de la population. La chute des prix de l'immobilier conjuguée à une hausse des taux d'intérêt depuis 2003 a rendu le cocktail difficile à digérer pour des ménages pris à la gorge. Les subprimes sont en effet des prêts hypothécaires à risques dont les taux d'intérêt remontent au bout de deux ans, une donnée souvent ignorée. La remontée des taux de quatre points a étranglé ces ménages, ce qui a conduit à une explosion du nombre de défauts de paiement. Plusieurs banques spécialisées dans ce type de crédit sont conduites au dépôt de bilan. La crise se propage à la sphère financière mondiale, car ces établissements prêteurs avaient transformé leurs créances en obligations vendues à des investisseurs du monde entier.
La titrisation s'impose comme la seconde variable de cette crise. Afin d'accroître leur activité, les entreprises de prêts immobiliers ont revendu les dettes à d'autres entrepreneurs, les sommes générées leur permettant de pouvoir financer de nouveaux emprunts. Le détenteur de l’emprunt perçoit les remboursements de l’emprunteur. Enfin, on a assisté à une dissociation des risques entre la banque, prêteur initial, et le détenteur de l'actif titrisé, qui supporte le risque. La première peut donc se permettre d'être moins regardante sur la qualité du risque, rappelle sur le site de la plateforme intellectuelle Telos l'économiste Hervé Boulhol. Et l'on a assisté à une telle diffusion des risques qu'une crise de confiance est arrivée.
A l'aube des fêtes, cinq mois après le début de la crise, les acteurs s'en mordent les doigts. Les saisies immobilières se multiplient aux Etats-Unis. De nouveaux comportements en vue sont-ils à prévoir pour 2008 ?
LIEN Les répercussions de la crise financière font plonger les places boursières
18:00 Publié dans Economie, Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : subprimes, finance, vidéo
