02 janvier 2008
Un soupçon de défiance plane sur l'euro
Selon le Pèlerin, 52% des Français estimaient en novembre dernier que l'€uro était une "mauvaise chose". Il y a quelques années, une enseigne de prêt-à-porter connaissait même un succès sans précédent en proposant à ses clients de payer en francs, alors que le passage à l'euro était achevé! Par ailleurs, depuis le passage à la monnaie unique, le divorce se prolonge entre l'inflation mesurée par l'Insee et l'évolution des prix telle que perçue par les consommateurs. Depuis l'instauration de l'euro le 1er janvier 1999, les monnaies nationales des douze pays de la zone euro, rejoints en 2007 par la Slovénie, n'existent plus. Les pièces et billets n'ont été disponibles que le 1er janvier 2002, les marchés financiers intégrant pour leur part la nouvelle monnaie dès son entrée en vigueur.
La valeur de l'euro a été fixée le 31 décembre 1998 sur la base du cours constaté pour l'écu (unité de compte adoptée par les pays membre du système monétaire européen) avec la convention d'un euro pour un écu. Le franc a cessé d'avoir cours légal le 17 février 2002. L'euro se veut être une réponse à la mondialisation des marchés financiers, sa zone de couverture comprenant 300 millions d'habitants. La nouvelle monnaie compte concurrencer le dollar, quitte à le dépasser en terme de cours.
Selon l'Eurobaromètre pour l'année 2006, 93% des Européens estiment que l'euro a poussé les prix à la hausse. Cette différence entre le taux d'inflation officiel et celui perçu par les consommateurs est notamment liée au fait que les indices de prix ne tiennent pas seulement compte des achats de la vie quotidienne, comme l'alimentation par exemple, mais aussi de biens de longue durée, dont les prix sont globalement à la baisse, comme la micro-informatique. Le prix de certains biens coûteux, tels que les voitures, ont quant à eux augmenté moins vite que la moyenne. En 2005, dans la foulée des référendums français et néerlandais sur le projet de traîté instituant une Constitution européenne, deux ministres du gouvernement Berlusconi, en Italie, ont remis en cause l'euro en exprimant leur défiance envers celui-ci. Les critères d'entrée dans la zone euro se veulent stricts: l'inflation des pays candidats ne doit pas dépasser une valeur de référence définie comme le taux moyen d'inflation des trois pays les moins inflationnistes de l'Union européenne augmenté de 1,5 point.
Le taux d'intérêt à long terme du pays candidat doit pour sa part ne pas dépasser le taux moyen des trois mêmes pays les moins inflationnistes, augmenté de deux points. Quant aux finances publiques, elles doivent être stables: le déficit public ne doit pas excéder 3% du PIB. D'autres critères rentrent aussi en ligne de compte, comme l'indépendance de la banque centrale de l'État candidat.
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31 décembre 2007
Matières premières agricoles: les quantités insuffisantes en question
La sécheresse annonce une baisse des récoltes en Europe centrale et en Russie, tandis que depuis le début de la semaine, les pluies diluviennes qui tombent sur les Etats-Unis perturbent le début de la moisson du blé d'hiver dans les Grandes Plaines. Selon une récente publication du ministère américain de l'Agriculture (USDA), 5% seulement des blés d'hiver auraient pu être ramassés à la date du 10 juin contre 17% l'an dernier à la même époque. Au même moment, la Jordanie, l'Arabie saoudite et le Maroc recherchent d'importants volumes sur le marché mondial. Parallèlement à cette hausse de la demande non entièrement satisfaite, la flambée du cours du pétrole, ralentie ces dernières heures par plusieurs indicateurs de nature à satisfaire les marchés de manière temporaire, déclenche une prise de conscience d'un certain nombre d'Etats qui lorgnent sur l'expansion des biocarburants. La production de sucre, céréales, oléagineux et de certaines huiles risque d'être guidée par cette nouvelle donne.
Le prix des matières agricoles enregistre un décollage sans précédent, dû en grande partie au succès des biocarburants. Le développement des usages non-agricoles du blé se répercute sur les autres céréales, dans un contexte favorables aux carburants végétaux: selon l'institut Global Insight, le diester et le bioéthanol représenteront 15% de la demande mondiale de carburant d'ici à 2030. L'espoir de voir la rentabilité des parcelles agricoles s'accroître est amplifié par le fait que l'Europe ait décidé de réduire la surface de jachère obligatoire dès 2008, et par les potentiels de marché que représentent les énergies vertes et la demande des pays émergents, en particulier en viande.
La demande de lait est au coeur des tensions. La demande mondiale, en particulier asiatique, progresse de façon rapide, tandis que la production est en baisse: la production européenne a, selon la Maison du lait, qui représente 120.000 producteurs français, diminué d'un milliard de litres sur l'année écoulée, tandis que la baisse était de 1,5 milliard de litres en Australie, touchée par une importante sécheresse. Autre facteur expliquant cette baisse, l'arrêt, depuis le 1er mai, des aides européennes à l'incorporation de beurres pâtissiers et industriels.
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30 décembre 2007
Du taylorisme au fordisme, à la recherche de la productivité
Taylor a démarré comme ouvrier avant de parvenir à la tête d'une manufacture d'acier. Deux problèmes, la flânerie du personnel et le nombre important d'ouvriers qualifiés (qui reçoivent des salaires élevés) l'ont amené à bâtir les principe de l'organisation scientifique du travail. Il s'agit de trouver la méthode de production la plus efficace pour chaque ouvrier, "the one best way". La division horiontale du travail est introduite: la parcellisation des tâches consiste en la décomposition de la production en opérations simples et de durée mesurable. Si on chronomètre chaque opération, il devient possible d'instaurer un système de salaire au rendement. L'ouvrier le plus rapide et le plus efficace va être sélectionné, et ensuite on demande aux autres ouvriers de respecter des normes de gestes et des normes de temps. Une hausse de la productivité et des profits découlent de cette course au rendement.
Taylor a introduit un second principe, celui de la division verticale du travail. Le travail de conception est séparé du travail d'exécution. Des experts en organisation ouvrent au bureau des méthodes, et des ingénieurs travaillent au sein d'un bureau d'études. Les ouvriers spécialisés participent seulement à la chaîne de production. Cette division du travail en fonction des compétences a été résumée au sein de la formule "the right man in the right place". Les principes d'Henry Ford (1863-1947) ont ajouté à l'OST le système de la chaîne de montage. L'emploi d'un convoyeur permet le transport des pièces à travailler d'un poste à l'autre, et la standardisation des pièces et des produits permet de réduire les coûts. Cepdendant, une politique de salaires élevés s'instaure, dans le but d'accroître la productivité et la demande s'adressant à l'entreprise.
Le fordisme a permis l'emploi massif d'ouvriers non-qualifiés. Le passage en 1914 du salaire des ouvriers de 2,5 dollars à 5 dollars par jours, le five dollars day, a aussi pour objectif de limiter le turn-over.
18:17 Publié dans Les sentiers de la connaissance | Lien permanent | Envoyer cette note
29 décembre 2007
L'habitat écolo en vogue
Une maison verte dès ses fondations, c’est possible. Aujourd’hui, il est possible de respecter l’environnement en adoptant une approche basée sur le climat, le lieu et les matériaux: en étudiant les températures moyennes et en optant pour un habitat bien isolé orienté au sud pour récupérer la chaleur du soleil – et, mieux, en installant des panneaux solaires-la maison écologique prend forme et se veut accessible (pas plus de 10 à 15% au-dessus des prix du marché, ou bien elle ne se vend pas). Différentes techniques sont disponibles pour obtenir un habitat «écolo» bien isolé, parmi lesquelles l’ossature en bois et les murs de paille, rondins, ou panneaux préfabriqués avec isolation intégrée. L’énergie solaire est également très en vogue: en effet, passer à cette énergie permet de couvrir 40 à 60% de ses besoins en eau chaude en hiver et presque la totalité en été,selon les régions.
Chez soi, mettre sa maison au vert est aussi possible. Sur les murs, privilégier la peinture écologique est un acte citoyen, étant donné que ces peintures sont fabriquées à partir de matières premières minérales ou végétales, renouvelables et non-toxiques. Une maison bien conçue consomme dix fois moins d’énergie qu’une construction classique. La maison écologique, elle, va plus loin. Elle utilise des matériaux non toxiques, recyclables, renouvelables et locaux, évitant ainsi les dépenses d’énergie dues au transport. Elle minimise les besoins en énergie payante, en privilégiant notamment l’énergie solaire. En bref, elle tend à réduire tous les impacts de l’habitat sur l’environnement. Une maison écologique construite par une entreprise revient, à l’investissement, environ 15 % plus cher qu’une maison traditionnelle.
14:52 Publié dans Les sentiers de la connaissance | Lien permanent | Envoyer cette note
28 décembre 2007
Quels freins à l'expansion économique de la Chine ?
Le système bancaire figure au premier rang des freins à l'expansion économique de la Chine. Une sous-évaluation de la devise et un contrôle des capitaux retiennent une épargne nationale excédentaire, et l'instrumentalisation du système par l'Etat et les gouvernements locaux freinent encore l'investissement. Le secteur bancaire est très concentré: les cinq premières banques chinoises détiennent 6% du total de l'actif bancaire. Les banques étrangères restent quant à elles marginalisées, avec environ 2% de l'actif bancaire. Le niveau de bancarisation reste faible au regard de l'étendue du territoire: l'activité se concentre dans les zones urbaines, avec 75 agences pour 1 million d'habitants. Le poids des banques publiques (ici, les actifs détenus par l'Etat) s'élève quant à lui à 83%. La législation demeure encore très restrictive: les opération en monnaie locales sont, depuis 2001, accessibles aux établissements étrangers, à condition de capitaliser leurs filiales à hauteur de 1 milliard de yuans.
Dans le domaine des affaires, la corruption gangrène l'économie. Selon Transparency international, l'indice de perception de la corruption (IPC) de la Chine s'élevait à 1,5 en 1998 et à 3,3 en 2006. L'IPC est une note comprise entre zéro et dix, zéro correspondnt à une situation de très forte corruption. Le taux de scolarisation combiné (primaire, secondaire et supérieur additionnés) ne s'élève qu'à 70% en Chine, et pèse sur la formation de la population. Cette dernière est rendue d'autant plus difficile que l'école est payante, d'où le choix de nombreux ménages de priver leur enfant de scolarisation durant une période donnée ou de s'endetter lourdement. 17% de la population chnoise survit avec moins d'un dollar par jour, et 47% de la population vit avec moins de deux dollars par jour.
Question énergie, la Chine n'est plus autosuffisante en pétrole depuis 1993. Le charbon assure 70% de la consommation d'énergie, d'où d'importants rejets de CO2: selon les prévisions de l'Agence internationale de l'énergie, la Chine pourrait devenir le plus grand émetteur de CO2 dès l'an prochain. La question des droits de l'Homme, et plus particulièrement de ceux de l'enfant, comme abordé dans le document vidéo (voir ci-dessus) est particulièrement sensible. De plus, la Banque Mondiale rappelle qu'une "forte inégalité menace la stabilité politique d'un pays parce qu'une part importante de la population ne se satisfait pas de son statut économique, ce qui rend un consensus politique entre les groupes à hauts revenus et ceux à bas revenus plus difficiles à atteindre".
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10:10 Publié dans Les sentiers de la connaissance | Lien permanent | Envoyer cette note
27 décembre 2007
Les OPA et les LBO au coeur des rumeurs boursières
"On peut résumer le parcours d'une rumeur par deux images: la traînée de poudre ou la pêche à la ligne", indiquait cet été à La Vie financière un trader à la Bourse de Paris. Les rumeurs font le quotidien des marchés, se heurtant aux informations institutionnelles, émanant des dirigeants. La moindre information, qu'elle soit avérée ou non, peut conduire le cours d'une action à s'envoler ou au contraire à enregistrer une forte dépréciation au cours d'une même séance. 70% des rumeurs actuelles portent sur des OPA, dans un contexte où les fusions-acquisitions battent des records. Le montant des fusions-acquisitions a progressé de 51% au premier semestre 2007 dans le monde, soit 2.073 milliards d'euros.
Un rapport du sénateur Philippe Marini distinguait au début de l'été vingt-quatre sociétés françaises jugées opéables, parmi lesquelles Vivendi, Acor, Société générale ou Rhodia. Les rumeurs concernent aussi de potentiels LBO. Une acquisition par endettement, le leverage buy-out, consiste à racheter une entreprise en s'appuyant sur un effet de levier financier, c'est-à-dire en faisant appel à des organismes spécialisés qui financent cette reprise par de l'endettement. On parle aussi de rachat par effet de levier.
Pour parer à ces bruits, l'AMF a mis en place en septembre 2006 un nouveau dispositif relatif à la communication financière. Une entreprise qui prépare une opération financière doit désormais la révêler dès que le projet est formalisé. En cas de fuites, elle doit en informer l'AMF, qui élabore alors un calendrier d'information du public et de lancement de l'offre. Si l'entreprise déclare ne pas envisager d'offre, elle ne pourra pas, sauf dans quelques cas particuliers, revenir sur sa décision avant six mois.
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11:45 Publié dans Les sentiers de la connaissance | Lien permanent | Envoyer cette note
26 décembre 2007
L'or noir, objet de convoitises permanentes
La création de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), le 14 septembre 1960, avait pour origine une volonté de stopper la baisse des prix du pétrole liée à une diminution du dollar sur le marché des changes. L'Iran, l'Arabie Saoudite, le Venezuela, l'Irak et le Koweit inaugurent le groupe, rejoint les années suivantes par le Qatar, l'Indonésie, la Libye, et trois pays africains (l'Algérie, le Nigeria, l'Equateur et le Gabon). Les cours du brut sont multipliés par quatre en quelques mois à la suite du déclenchement de la guerre du Kippour, en 1973: les producteurs arabes décrètent un embargo contre les pays, dont les Etats-Unis, qui soutiennent Israël. On assiste au premier choc pétrolier. L'embargo sera levé en 1974.
En 1979, le second choc pétrolier survient à la suite de la révolution iranienne. Les islamistes renversent le Shah, provoquant une perturbation des approvisionnements en provenance du golfe Arabo-Persique. Afin de maintenir le niveau des cours, des quotas de production sont fixés pour la première fois en 1982.
Un contre-choc pétrolier se produit en 1986: les prix du pétrole s'effondrent à la suite d'une hausse de la production de l'Arabie Saoudite. Le baril chute de 30 à 15 dollars. En 1997, le scénario se répète: les cours chutent de 40% suite à l'augmentation de 10% de la production de l'Opep. En 2003, l'Irak réintègre l'Opep à la suite de l'intervention de la coalition américano-britannique. L'ouragan Katrina détruit en 2005 certaines interventions pétrolières off shore dans le golfe du Mexique. En 2007, les 95 dollars le baril sont pulvérisés, affichant ainsi des niveaux jamais atteints.
19:16 Publié dans Les sentiers de la connaissance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dossier pétrole
22 août 2007
Bien plus que du houblon
Cequifaitdebat.blogspirit.com propose le dernier volet de cette série consacrée aux plaisirs gourmands (à consommer avec modération dans le cas présent). L'actualité continue sur le blog économique.
Quatre ingrédients principaux rentrent dans la fabrication de la bière: l’eau, qui doit être exempte de toute bactérie. 95% des brasseries ont leur propre puits naturel ou leur propre source. L’orge, une céréale présentant l’avantage de pouvoir se conserver longtemps après la récolte. Elle doit d’abord être maltée (voir ci-dessous) pour pouvoir renter en ligne de compte dans la fabrication de la bière. S’ajoutent aussi à cette liste le houblon, qui donne l’amertume à la bière, et les levures, transformant les sucres du moût en alcool et en gaz carbonique. Certaines épices peuvent également être employées. Première étape de la fabrication de la bière, le maltage. Il a pour but de faire germer les grains d’orge afin qu’ils puissent être employées dans la fabrication de la bière. Il dure entre cinq et dix jours. Les grains sont immergés dans l’eau, puis à les laisser germer pendant cinq jours avant d’interrompre le processus de germination en injectant de l’air chaud pour les sécher à environ 65°C (touraillage). Ensuite, vient le brassage, le temps de la fabrication du moût. Les grains de malt sont d’abord écrasés – c’est l’étape du concassage – de manière à ce qu’ils puissent se dissoudre dans l’eau. De l’eau chaude est ajoutée, à une température progressivement augmentée de 30°C à 75°C. Les enzymes commencent alors leur travail et transforment les amidons en sucres et les protéines en acides aminés, indispensables à l’alimentation des levures. Un jus sucré très chaud est obtenu, puis filtré par le biais d’enveloppes de grains concassés qui se trouvent au fond de la cuve. C’est alors qu’est obtenu le moût, liquide qui va dans les cuves où le houblon y est ajouté (110 à 300 grammes par hectolitre). Le moût est ensuite refroidi afin de permettre son ensemencement par les levures. La fermentation est l’étape qui suit. Celle-ci consiste à ajouter la levure au moût refroidi. Cet ajout provoque la transformation des sucres en alcool et en gaz carbonique et confère une grande partie du goût à la bière. Trois types de fermentations principaux sont distingués en Belgique (basse, avec des levures à des températures comprises en 6 et 10°C, haute, avec des levures actives entre 15 et 25°C, et spontanée, spécifique à la région de Bruxelles, qui dépend de certains micro-organismes). Enfin, beaucoup de brasseurs ajoutent à la bière de multiples substances.
23:35 Publié dans Les sentiers de la connaissance, Manger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Plaisirs gastronomiques, bière
20 août 2007
La folie des smoothies

Innocent s'affiche aujourd'hui comme la marque la plus connue de l'univers des smoothies. Ces jus de fruits naturels, sont toujours de même composition, fruits entiers sans aucun sucre ajouté, ils se déclinent soit en bouteille ou en brick. C'est un jus de fruit frais, 100 % naturel que l'on appelle le smoothie. Ces boissons ne comportent, ni additif, ni conservateur, ni sucre ajouté, ni eau ajoutée, ni concentré Les smoothies sont des boissons réalisées au mixer, onctueuses et rafraîchissantes, souvent à base de fruits frais ou congelés, contenant généralement du yaourt et du miel réduisant l'acidité des fruits. Les vitamines, les antioxydants et autres sels minéraux contenus dans ces boissons proviennent exclusivement et des fruits sélectionnés un peu partout dans le monde. Une rapide pasteurisation permet une conservation d'une durée de 8 à 12 jours. "Les smoothies sont vendus dans des flacons directement inspirés du biberon. Le packaging accentue la lecture régressive du produit, mais aussi son côté magique. En savourant des fruits mixés, on a l'impression de mieux profiter de leurs bienfaits. Seul ennui: les producteurs de ces boissons mettent tellement l'accent sur leurs vertus nutritionnelles qu'on finit par en occulter la dimension calorique", indique à L'Express Jean-Pierre Corbeau, sociologue de l'alimentation à l'université de Tours.
16:35 Publié dans Les sentiers de la connaissance, Manger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Smoothies
17 août 2007
Finances et immigration en France et en Grande-Bretagne
Pour Gordon Brown, il faut limiter l'endettement public à 40% du PIB. Pour Eric Woerth, Ministre du Budget, il convient de faire une "pause" dans la réduction du déficit public afin de pratiquer une politique de relance. La lutte contre le chômage a peu été évoquée dans le cadre de la campagne électorale française, mais Tony Blair en a fait pour sa part son cheval de bataille. Les réformistes du monde entier citent en exemple le modèle britannique, alliant flexibilité - embauche et licenciement facilités - et sécurité - création d'un salaire minimum. Les job centers font office de relais avec les demandeurs d'emploi, et des objectifs leurs sont assignés. Parallèlement à cette mesure, les chômeurs ne peuvent, comme l'a par ailleurs proposé Nicolas Sarkozy, refuser un poste au-delà d'un certain nombre de propositions. La réforme de l'assurance-chômage a été mise en oeuvre outre-Manche, et figure au programme du nouveau chef de l'Etat français. En 1997, Tony Blair a décidé d'ouvrir les frontières du Royaume-Uni aux travailleurs étrangers. Pour réguler le flux d'arrivants, un système d'immigration plus sélectif, à base de points, sera mis en place à l'été en fonction des besoins et du niveau de qualification de chaque demandeur. Pour Nicolas Sarkozy, c'est justement le principe d'immigration "choisie" qui est à mettre en oeuvre. La question de la réforme de l'Etat fait pour sa part l'objet d'un désaccord entre les deux hommes: Tony Blair a poussé le processus jusqu'à sous-traiter certaines activités, comme la perception des impôts locaux. Dès la fin 2001, le gouvernement britannique n'a pas hésité à augmenter la pression fiscale sur les ménages pour financer un programme d'investissements massifs dans les services publicas. Nicolas Sarkozy souhaite pour sa part baisser les prélèvements obligatoires de quatre points, mais malgré tout investir abondemment dans un certain nombre de secteurs.
22:30 Publié dans Economie, Les sentiers de la connaissance, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Finances, immigration, Grande-Bretagne, Blair, Sarkozy