15 décembre 2007
La revue de presse.75

"La Chine flambe. En un an, le nombre de ses milliardaires en dollars est passé de 15 à 106. La croissance 2007 du PIB affichera deux chiffres, pour la cinquième année d'affilée. L'Allemagne sera probablement dépassée: la Chine deviendra alors la troisième puissance mondiale. Pourtant, à huit mois des Jeux olympiques, Pékin ne pavoise guère, car cette explosion de richesse contribue à alimenter une autre flambée incontrôlable: l'inflation. L'augmentation du coût de la vie provoque des émeutes dans les magasins et des manifestations dans la rue. Les foyers chinois ont du mal à s'offrir du porc, leur aliment de base", explique L'Express cette semaine. L'hebdomadaire se penche sur l'inexorable croissance du pays, qui risque d'etouffer sous le poids de l'inflation non-maîtrisée. "Un marché immobilier en folie, des Bourses aux allures de casinos, une inflation qui s'envole... L'économie chinoise, inondée de dollars, s'emballe. Pour Pékin, il est urgent de refroidir la machine. Mais rien n'est moins évident", résume Eric Chol, envoyé spécial.
Le Nouvel obs se penche sur le douloureux cas d'Ingrid Bétancourt, aux mains des FARC colombiens. "C'est l'histoire d'une petite fille ballottée entre deux mondes, deux continents, deux cultures, deux civilisations. La saga d'une gamine des beaux quartiers de l'Ouest parisien qui rêve d'un pays, une terre magique et incandescente, quelque part du côté de la cordillère des Andes, entre Pacifique et Caraïbes. Durant toute son enfance, Ingrid Betancourt a imaginé la Colombie, l'a habitée en songe, bercée parles nostalgies de ses parents", indique le journal, qui appelle - à juste titre - à la mobilisation afin de ne pas l'oublier.
Sylvie-Pierre Brossolette revient sur les propos de Rama Yade à la suite du voyage en France du colonel Kadhafi. La secrétaire d'Etat se révèle à double tranchant. "Il y a deux Rama Yade. La femme révoltée, qui ne supporte pas les injustices, le racisme et les atteintes aux droits de l'homme, celle qui s'élève contre la ségrégation que pratique Kadhafi dans son propre pays, bref, la Rama « debout », comme dirait Ségolène. Et puis il y a la militante UMP qui ne supporte pas les critiques systématiques des belles âmes droit-de-l'hommistes, généralement de gauche, la gâchette constamment braquée sur Nicolas Sarkozy, ce prétendu symbole d'un néo-bushisme abhorré et d'un libéralisme mal maquillé", indique la journaliste.
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08 décembre 2007
La revue de presse.74
L'épineuse question des transferts de technologie est abordée par l'Usine nouvelle à l'occasion d'un dossier sur les échanges commerciaux avec la Chine. Egalement dans l'hebdomadaire, un entretien avec Jean Syrota, président du conseil énergétique du Comité d'analyse stratégique. "Le prix du pétrole est imprévisible. Il résulte à la fois de considérations économiques, des appréciations sur les capacités de production et sur l'évolution de la demande, des événements géopolitiques et des phénomènes spéculatifs. La commission de l'énergie avait pour mission d'étudier les perspectives énergétiques de la France jusqu'à l'horizon 2050. Elle a fait élaborer des simulations, ce qui nécessitait d'introduire un prix du pétrole dans les modèles. Elle a retenu 80$ jusqu'en 2015, puis 100 à 150 de 2015 à 2030 et 100 de 2030 à 2050", affirme-t-il.
Challenges consacre un dossier à Marx. Un choix surprenant de la part de l'hebdomadaire économique, qui s'explique: "Ce travailleur infatigable - il a mis vingt ans à écrire Le Capital - reste le grand penseur du capitalisme dont il a très tôt saisi les faiblesses. Et c'est dans le désarroi de nos sociétés face à une mondialisation galopante que le philosophe de Trèves semble retrouver une deuxième jeunesse. Si étonnant que cela puisse paraître, c'est dans le camp libéral que l'on trouve aujourd'hui ses plus ardents défenseurs".
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01 décembre 2007
La revue de presse.73
"En vieux routier de la politique, Bertrand Delanoë pare les attaques, jouant à «plus-maire-que-moi-tu-meurs». Le voici depuis la rentrée qui arpente les quartiers, rappelle à qui veut l'entendre son amour pour la capitale, sa vocation de «manager» municipal", explique L'Express dans le cadre d'une enquête sur le maire de Paris. Depuis son élection en 2001, il n'a eu de cesse de mettre en avant des réalisations telles que Vélib' ou Paris-Plages, mais s'est en revanche mis en retrait sur les dernières grèves ou son avenir au sein du PS. Il avait fait campagne sur la volonté de tourner la page de la gestion RPR: "frais de réception, voitures de fonction, aide aux associations, loyers des permanences politiques... Depuis vingt et un mois qu'il administre la capitale, Bertrand Delanoë économise sur tout. Paillettes et démagogie, réplique la droite. Mais l'état de grâce perdure". "Qui veut la peau du PS ?" s'interroge le Nouvel Obs. "Le parti de François Hollande est en cale sèche. Mais plus que ses divisions ou son épuisement idéologique, c'est de l'extérieur que vient le danger. Avec Besancenot, qui tente de lui ravir le double talisman de la colère et de la jeunesse. Et Bayrou, qui, contre vents et marées, veut installer un choix présidentiel alternatif", indique l'hebdomadaire.
Le Figaro magazine revient sur les incidents de dimanche et de lundi dernier dans le Val-d'Oise. "Sous les feux de 2007 brûlent toujours les braises mal éteintes de l'hiver 2005", indique le supplément du quotidien, qui rappelle qu'en "trois jours, de dimanche à mercredi matin, on dénombrait 130 blessés dans les rangs des forces de l'ordre, dont une dizaine sont grièvement touchés par balles, plombs ou éclats de verre. Le commissaire de Sarcelles a été passé à tabac alors qu'il recherchait le dialogue avec les jeunes. A titre comparatif, les trois semaines d'émeutes dans les banlieues en 2005 avaient fait 200 blessés au total".
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24 novembre 2007
La revue de presse.72
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16 novembre 2007
La revue de presse.71
"Fêter ce centième numéro de notre hebdo en déclinant 100 mythes de ces vingt-cinq dernières années, puisque Challenges est né à l'automne 1982 dans la mansarde de Patrick Fauconnier. Et puis il y a eu la sélection : décliner ces mythes en dix chapitres, choisir à chaque fois les dix événements, dix patrons, dix villes, dix pubs... cultes qui ont jalonné ce quart de siècle. Et c'est là que Steve Jobs s'est imposé", explique Challenges à l'occasion de la parution de son centième numéro hebdomadaire. Entièrement retravaillé et relancé il y a deux ans, le titre a conquis un nouveau public par une ligne éditoriale plus ouverte et plus réactive à l'actualité, et un prix plus attractif (1,80€). Micro Hebdo fête lui aussi le passage d'un cap symblique, en proposant une sélection du "meilleur de la high-tech pour 500€".
Le Nouvel Obs propose une enquête sur Henri Guaino, rédacteur des principaux discours de Nicolas Sarkozy. "On lui attribue la victoire de Sarkozy par la magie de ses discours émaillés de références historiques : de Gaulle, Blum, Jaurès, Guy Môquet... Causera-t-il sa perte par les choix économiques qu'il défend («non à la rigueur») ? Par l'influence étatiste que ses rivaux lui prêtent ? Par ses formules caricaturales sur «l'homme africain» ou sur le rêve américain ? Henri Guaino, l'enfant d'Arles devenu conseiller spécial du prince, est entré dans la lumière. Il agace et fascine", indique l'hebdomadaire, qui revient aussi sur les grèves contre la réforme des régimes spéciaux ("Cette épreuve de force que Sarkozy a voulue").
Un autre homme clef de l'équipe gouvernementale est à la Une de L'Express, mais sur un cliché noir et blanc. Il s'agit de François Fillon, qui voit sa jeunesse décortiquée par le magazine, comme l'atteste cet épisode de son adolescence: "François est un adolescent révolté. Il se rebelle contre tout, contre l'école et contre ses parents. Il estime qu'il ne reçoit pas assez d'argent de poche. Il juge son père à bien des égards trop sévère. Il souffre d'un manque de liberté. Dès que ses parents ont le dos tourné, il file rejoindre ses camarades. Il n'hésite pas à subtiliser l'automobile de son père bien qu'il n'ait pas encore son permis de conduire. Les emprunts de la 2 CV ne passent pas tous inaperçus. De temps en temps, il y a même un peu de casse, comme ce samedi soir où il voulait se rendre à La Suze pour une soirée entre amis, lorsqu'il accroche la porte du fond du garage, celle qui communique avec la buanderie. Il va inventer l'inimaginable pour justifier l'inexplicable. Ce n'est que six ans plus tard que les parents de François apprendront la vérité au sujet de la carrosserie endommagée de la 2 CV".
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10 novembre 2007
La revue de presse.70
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03 novembre 2007
La revue de presse.69
"Qu'y a-t-il de commun entre un acteur de la Comédie-Française, un conducteur de métro parisien et un prêtre alsacien ? Les régimes spéciaux de retraite que le gouvernement a entrepris de réformer. Une «mesure d'équité» ? En tout cas, ce projet souvent différé révèle les difficultés d'adaptation du modèle français. Hautement symbolique, il ne permettra pas de résoudre la crise financière de l'assurance vieillesse", constate le Nouvel Observateur dans son édition de cette semaine. Après le mouvement de grève contre la réforme des régimes spéciaux du 18 octobre dernier, l'hebdomadaire se penche sur cette spécificité française.
Bayrou, Hollande et Raffarin livrent à L'Expansion leur point de vue sur les premiers mois de la présidence Sarkozy. "L'Elysée prépare une salve de mesures qui devraient mettre du baume au coeur des déçus des cent jours : remise à plat de la fiscalité, aide aux très petites entreprises, application des propositions de la commission Attali destinée à libérer la croissance. Nicolas Sarkozy a donc déjà fait mieux que Turgot. Mais il doit faire bien plus pour que la France sorte du déclin", rappelle le mensuel. Le travail, l'industrie, l'assurance-maladie et l'Europe sont autant de thèmes pour lesquels les discours de campagne sont confrontés aux actes.
Enfin, Franz-Olivier Giesbert propose dans Le Point un éditorial consacré à Rachida Dati. "Autour d'elle, il règne comme un climat d'hystérie qui en dit long sur un certain conservatisme franco-français qui n'aime les immigrés que s'ils sont confinés dans leurs banlieues et assistés, de préférence, pour ne pas troubler la digestion des bonnes consciences. Le Pen voulait qu'ils rentrent dans leur pays. Elles aimeraient, elles, que les immigrés retournent, d'urgence, dans leurs cités où est leur place. C'est ce qu'on appelle le modèle social français. A observer la frénésie d'une presse moutonnière qui lui cherche des poux dans la tête, la ministre de la Justice est plus un syndrome qu'un problème. Le syndrome d'une France qui refuse sa réalité multiethnique et multiculturelle", écrit le journaliste.
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27 octobre 2007
La revue de presse.68
·Guy Môquet, suite. "J'ai beau me pincer, je n'arrive pas à trouver ni arbitraire ni suspect le fait de souhaiter la lecture dans les écoles de la lettre d'un adolescent, Guy Môquet, avant sa mort pour sa patrie. Et cela, j'y insiste, quelles que soient les circonstances. Car c'est le sens du sacrifice qui est ici souligné. En revanche, j'ai quelque doute sur les sentiments qui pourraient sournoisement contester la résurrection de l'idée de nation. Dès les débuts de leur campagne électorale, les deux candidats, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, instruits par leur entourage, par les enquêtes d'opinion et les conseils des différents députés, ont mis l'accent, ensemble, sur le mérite, soit républicain soit révolutionnaire, du sentiment national. Dans les deux cas, il s'agissait de glorifier, sans équivoque, la seule patrie des droits de l'homme", indique Jean Daniel, éditorialiste au Nouvel Observateur.
·Une ministre pas comme les autres. Rachida Dati fait la Une de l'actualité, avec la difficile réforme de la carte judiciaire. "Pour faire passer ses idées et sa conception de la justice, la garde des Sceaux n'hésite pas à bousculer les habitudes des magistrats, qu'elle estime trop corporatistes. Quitte à faire preuve d'un autoritarisme brutal, y compris avec ses propres collaborateurs. Son premier directeur de cabinet, Michel Dobkine, en sait quelque chose, lui qui a jeté l'éponge, pour incompatibilité d'humeur avec la ministre, un mois et demi après son entrée en fonction. Une démission suivie de six autres au sein du cabinet", explique L'Express cette semaine.
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19 octobre 2007
La revue de presse.67
·Faut-il avoir peur de l'empire du Milieu? Challenges consacre un dossier à la puissance économique de la Chine à travers une interview de Franck Riboud, PDG de Danone, et un panorama des enjeux à venir: technologie, industrie, agriculture. La contrefaçon est abordée par le chef d'entreprise: "C'est un pays dans lequel la copie est un art. Nous le vivons. Dans les biscuits, les marques de Danone sont copiées, nous ne pouvons pas tout verrouiller. Mais la protection intellectuelle est en train de bouger sur le plan législatif. Maintenant, vous pouvez obtenir un référé pour protéger une marque ou un packaging. C'est en pleine évolution, même s'il peut y avoir un décalage entre la volonté des autorités et la réalité sur le terrain".
·Le Nouvel Observateur se penche sur "l'octobre noir de Sarkozy", entre le divorce avec Cécilia et les grèves qui paralysent les transports. "Lundi 15 octobre, alors qu'il se prépare à mettre un terme à vingt ans de vie commune avec Cécilia, il a une journée presque normale, c'est-à-dire très chargée : réception des associations de lutte contre la misère, remise du rapport Attali sur la croissance, etc. Mardi, il est à Bordeaux. Une semaine qui se voudrait ordinaire. Il faut surmonter la pollution médiatique, contenir les rumeurs, les railleries de la presse étrangère. Jusqu'à l'annonce officielle et au déferlement médiatique, rançon obligée pour un président people qui, depuis des années, invite les Français dans son intimité", indiquait hier matin l'hebdomadaire.
·"Le couple Sarkozy est ébloui par une lumière qu'il a lui-même désirée. Il a, avant d'autres et plus que d'autres, composé et agité ce mélange de people et de politique qui illumine depuis des années la vie publique et la fait briller des feux du toc. Certes, les médias de toute nature l'ont suivi et ont poussé avec enthousiasme dans cette voie aventureuse, et les électeurs téléspectateurs ont plébiscité cette orientation dite «à l'américaine». Du producteur au consommateur, chacun a sa part de responsabilité. Mais la repentance n'est pas nécessaire, et ce que les esprits chagrins, nostalgiques des républiques d'antan, nomment «dérive» n'est peut-être que le vernis criard de la modernité. On déplore? Il faut d'abord constater. On accuse? Il faut d'abord étudier", indique Christophe Barbier sur le site internet de L'Express.
·"Les entreprises ne portent pas plainte lorsqu'elles sont victimes d'intrusions. Or, nous savons qu'elles subissent des attaques virulentes. Nous recevons ainsi environ 3 ou 4 alertes par semaine. C'est considérable ! Et nous ne pouvons pas diffuser des bonnes pratiques de défense auprès de toutes les entreprises puisque officiellement il n'y a pas d'attaque. Laissez-moi noter tout de même que certes les entreprises peuvent être espionnées sous une forme collective par des hackers, mais elles peuvent surtout pillées par des attaques plus insidieuses qui ciblent un cadre, un dirigeant. Rien ne vaut les conseils prodigués aux salariés", explique à La Tribune Bernard Squarcini, nouveau patron de la DST. Selon PriceWaterHouseCoopers, 43% des entreprises dans le monde ont été l’objet d’attaques criminelles économiques.
19:15 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, La guerre économique
13 octobre 2007
Un avion à réactions
·Pour comprendre les faits, le Nouvel Observateur propose une définition du délit d'initié: "Le délit d'initié est constitué en cas d'utilisation d'une information précise encore confidentielle, concernant les perspectives ou la situation d'une société cotée, susceptible d'influer sur le cours de la Bourse. Cette information peut avoir été recueillie par un dirigeant, un employé, un banquier, un actionnaire, un fonctionnaire, etc. Le délit d'initié peut donner lieu à des enquêtes et sanctions émanant à la fois de l'Autorité des Marchés financiers (AMF) et de la justice pénale, allant jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 1,5 million d'euros d'amende. Cette somme peut être portée à dix fois le profit réalisé." Cette semaine, les hebdomadaires d'actualité consacrent chacun un dossier à l'affaire EADS, ou plus exactement aux soupçons de délits d'initiés exprimés dans une note préliminaire de l'Autorité des marchés financiers (AMF) et dévoilés début octobre par Le Figaro. L'AMF a constaté "quatre informations privilégiées identifiées par les enquêteurs" pour faire état du délit: les évolutions des programmes de l'A350 (modifié) et de l'A380, le projet de vente partielle des titres détenus par DaimlerChrysler et Lagardère, et les prévisions financières d'EADS pour la période courant de 2006 à 2008.
·Challenges retrace "l'incroyable histoire du géant du ciel", l'A380, du projet à la réorganisation de l'état-major d'EADS, avec l'abandon du principe d'une direction bicéphale. "La fête ne sera pas aussi belle que prévu. Le 3 octobre, Le Figaro révélait que l'enquête de l'Autorité des marchés financiers (AMF) sur de possibles délits d'initiés de la part de dirigeants d'EADS et d'Airbus avait pris un nouveau tour. A l'exception de Louis Gallois, président exécutif d'EADS, et de Rùdiger Grube, président du conseil de surveillance, tout l'état-major du groupe aéronautique est désormais concerné par cette enquête - y compris Tom Enders, le nouveau patron d'Airbus, et Fabrice Brégier, son numéro deux", est-il résumé sous la plume d'Anne-Marie Rocco.
·L'Express se penche pour sa part sur les potentielles suites judiciaires pouvant être données à l'affaire. La juge Xavière Siméoni, chargée d'une enquête depuis novembre 2006 après des plaintes émanant de petits actionnaires, trouvera-t-elle dans ces révélations de nouvelles pièces ? "Que décideront les juges? Une chose est sûre: les sanctions encourues sont lourdes. En 1995, pour la première fois en France, des peines de prison fermes ont été prononcées dans le cadre d'une affaire de délit d'initiés liée à la société Pechiney. Le directeur de cabinet du ministre des Finances de l'époque avait écopé d'un an ferme. Plus récemment, en 2005, le financier américain George Soros, soupçonné d'avoir participé à un raid contre la Société générale fondé sur une information privilégiée, a été condamné par la cour d'appel à payer une amende de 2,2 millions d'euros... Quel sera l'épilogue de ce que certains baptisent déjà le scandale EADS ?", s'interrogent Valérie lion, Jean-Marie Pontaut et Renaud Revel. Affaire... à suivre.
12:40 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : EADS, délit d'initié