17 janvier 2008
Baromètre de la grande consommation: les Français pessimistes pour l’avenir
L’hebdomadaire professionnel LSA propose les résultats d’une étude relative au sentiment des Français quant à leur pouvoir d’achat et aux perspectives en matière d’économie et de consommation. Les résultats sont criants: pour 67% des panélistes, la situation économique actuelle de la France est en stagnation ou en récession. 65% estiment que leurs dépenses vont augmenter dans les mois à venir.
Le bilan est sévère pour le gouvernement, Nicolas Sarkozy ayant fait du pouvoir d’achat son cheval de bataille lors de la campagne électorale. 60% des Français pensent que l’arrivée de la nouvelle équipe n’a eu aucun impact sur le pouvoir d’achat, et 26% un impact négatif. Ils ne sont que 6% à juger positif l’impact de l’action du gouvernement. 71% des consommateurs interrogés estiment que leur pouvoir d’achat a baissé en 2007, contre 59% en 2006. Les prix à la consommation apparaissent sans surprise comme le facteur cité en premier susceptible d’influer sur le pouvoir d’achat.
43% des sondés estiment que les enseignes ne se sont pas assez concurrencées en 2007, ce chiffre ne s’élevait qu’à 32% pour 2006. 81% des Français pensent que les prix pratiqués par les enseignes ont augmenté en 2007. Dans ce contexte de défiance, les promotions en magasin apparaissent comme le facteur-clé pour les inciter à acheter davantage, répondent 53% des panélistes.
En ce début d’année, les Français semblent davantage porter leur attention sur les étiquettes. Les sondés tiennent compte de la hausse des matières premières, mais estiment que ce facteur n’est pas à lui seul responsable des hausses de prix; de plus en plus de consommateurs remettent en cause la sincérité des distributeurs dans leur volonté affichée d’agir en faveur du pouvoir d’achat. Leclerc, habitué aux coups d’éclat, vient d’ailleurs d’annoncer sa volonté de retirer de ses linéaires des produits dont les hausses de prix semblent injustifiées.
500 posts, et un nouveau blog. Comme annoncé précédemment, le blog Ce qui fait débat devient Problématiques.fr: www.problematiques.fr
Problématiques.fr propose un décryptage quotidien de l’actualité économique et sociale à travers une approche communautaire. Chaque article est ouvert à un dialogue entre internautes et rédacteurs. Les contenus des lecteurs sont également mis en avant. On passe ainsi d'un blog à un véritable site d'information interactif et réactif, qui exploitera dans les semaines à venir toutes les fonctionnalités multimédia: vidéos, photos, sons.
Ce blog reste en consultation, et permettra d'annoncer les mises à jour du site. Pour toute demande d'information: contact@problematiques.fr ou franckstassi@live.fr (MSN).
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06 décembre 2007
La contestation anti-LRU cherche à perdurer

L'appel à la fin de la grève sifflé la semaine dernière par l'Unef a permis à la coordination étudiante réunie ce week-end de réaffirmer son souhait d'assister à l'abrogation de la loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) à l'initiative de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue aujourd'hui, avec pour point d'orgue la manifestation prévue cet après-midi à Paris.
Les défilés n'ont cependant jamais dépassé les 5.000 personne s, et la dernière en date n'a pas dépassé le nombre de 600 manifestants à Paris, selon la police. L'hypothèse d'un CPE bis semble donc s'essouffler, et un recentrage du mot d'ordre sur la cause estudiantine n'est pas à exclure. La récupération du mouvement par des syndicats d'extrême-gauche décidés à élargir le mouvement à une constestation de l'ensemble de la politique gouvernementale ne semble pas porter ses fruits.
Selon un décompte effectué par l'AFP, seuls 27 sites universitaires étaient perturbés à des degrés divers mardi, contre une cinquantaine au plus fort du mouvement. Valérie Pécresse a annoncé sur i>Télé qu'elle présentera son plan en faveur de la réussite en licence (40% d'échec) jeudi prochain. "Les étudiants nous ont rappelé à la réalité, ils nous ont rappelé que ce qu'ils voulaient c'était du changement concret dès janvier donc le plan licence, que je présenterai le 13 décembre à l'ensemble de mes partenaires de concertation", a-t-elle affirmé.
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29 novembre 2007
Travailler plus pour gagner plus, l'équation irrésolue
Tel un étendard de campagne, le slogan "Travailler plus pour gagner plus" prôné par le candidat Sarkozy ne produit pas les effets escomptés. Pour la première fois, selon le baromètre établi par la Sofrès et publié samedi par Le Figaro magazine, le chef de l'Etat voit sa côte de popularité chuter sous la barre des 50%, à 49%. Les mouvements sociaux ont sans doute écorné l'image de Nicolas Sarkozy, bien que le principe de la réforme des régimes spéciaux soit approuvée par la majorité des Français, mais ce n'est pas la seule hypothèse à même d'expliquer cette baisse de régime.
La lutte contre la vie chère devient la principale source de préoccuptation pour les citoyens, qui peinent de plus en plus à joindre les deux bouts. L'influence des hausses de prix des matières premières agricoles et du pétrole s'est faite sentir. Dans les rayons, des aménagements se préparent avec l'abrogation potentielle de la loi Galland. Le gouvernement doit donner l'impression de s'activer sur le problème, mais l'équation budgétaire à laquelle il doit faire face restreint considérablement sa marge de manoeuvre: en effet, les effets du paquet fiscal, d'une valeur de 15 milliards d'euros, peinent à se faire sentir, et la mesure phare de l'ex-candidat de l'UMP, la défiscalisation des heures supplémentaires, se heurte à une complexité telle qu'elle a été confirmée par la présidente du Medef Laurence Parisot. "Les Français ne s’attendent pas à ce que je distribue des cadeaux de Noël, alors qu’il n’y a pas d’argent dans les caisses", a expliqué ce soir Nicolas Sarkozy, qui a rappelé qu'il "n’est pas question de supprimer les 35 heures, il ne s’agit pas de revenir sur un acquis social mais de permettre de travailler plus".
Une conférence organisée à la mi-décembre permettra de fixer l'agenda social de 2008 afin de savoir "comment faire pour donner davantage de flexibilité aux entreprises, et en même temps donner davantage de garanties aux salariés". C'est la moindre des choses de la part d'un chef de l'Etat qui a affiché jusqu'ici un style novateur et accompagné d'une profonde volonté réformiste. Pour que l'état de grâce ne cède pas sa place à la désillusion.
23:07 Publié dans Economie, Permanent, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pouvoir d'achat, Sarkozy
Facs: vers un essoufflement du mouvement


Les 1.250.000 étudiants français vont-ils tous retourner en amphi d'ici les partiels ? La question se pose au vu de l'essouflement d'un mouvement qui est resté minoritaire depuis les premières étincelles au début du mois. En appelant "les assemblées générales à prendre en compte ces avancées pour décider de la suite du mouvement", Bruno Julliard, président de l'Unef, a amorcé une sortie de crise. Le syndicat étudiant s'est entretenu avec Valérie Pécresse et a relevé des "avancées" de la part de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche. Selon ses engagements, l'Etat devrait dépenser 3.400€ de plus par an par étudiant, selon Bruno Julliard. La France, avec 10.400€ programmés dès 2008, se placera au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE, qui s'élève à 11.100€ par an et par étudiant. Les bourses seront par ailleurs revalorisées.
Une fragmentation du mouvement est apparue ce week-end, les organisations proches de l'extrême gauche revendiquant une abrogation de la loi et d'autres messages, et réfûtent l'idée d'une négociation et d'aménagements, logique propre à l'Unef parmi les étudiants. "Il y a un refus de l'organisation de la coordination à propos des négociations. C'est pour cela qu'ils refusent notamment des délégations du mouvement. On appelle les AG à continuer à se mobiliser mais on considère que cette coordination n'est plus représentative du mouvement", déclarait samedi une porte-parole du syndicat. Bruno Julliard indique ce matin dans un entretien accordé à Libération qu'une consultation parmi ses adhérents va être engagée: "ils sont invités à se prononcer sur le site de l’Unef à une question simple : au vu des dernières avancées obtenues, on demande aux adhérents s’ils sont favorables à ce que l’Unef se prononce pour la suspension de la grève et des blocages dans les universités. Cela permettra d’adopter une position claire de l’Unef", explique-t-il.
Valérie Pécresse appelle les contestataires à la "responsabilité". Elle s'exprimait hier matin sur France Info: "Je fais appel à leur sens des responsabilités, le blocage n'est jamais la solution, la violence n'est jamais la solution. On est à quelques semaines des examens. Dans l'intérêt de tous les étudiants, oui au dialogue et non au blocage". La loi est, selon la ministre, synonyme d'un "socle vital pour que l’argent que nous allons investir, ces 15 milliards d’euros, soient bien dépensés et soient dépensés vite pour la réussite des étudiants".

LIEN Une mobilisation contre le gouvernement ?
15:14 Publié dans Permanent, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Education, portfolio
28 novembre 2007
À quand une réelle efficacité des politiques de la ville ?
Finalement, les incidents qui se sont déclenchés dimanche soir à Villiers-le-Bel ne devraient pas s'apparenter à ceux que la France a vécu il y a deux ans. Cependant, les moyens massifs annoncés en faveur des banlieues afin de mener notamment des actions sociales n'ont été que difficilement perceptibles sur le terrain, de l'aveu même des associaitons et des maires. La Cour des comptes a mis en lumière cette inefficacité des politiques de la ville à travers un rapport polémique rendu public il y a quelques semaines. La jungle administrative rend difficile l'établissement de réels projets, à commencer par le nombre important des dispositifs - ZUP, ZUS et ZFU pour ne citer qu'eux.
Les élus de gauche préfèrent pointer du doigt l'action des gouvernements Villepin et Fillon: "les vraies leçons de ce qui s'est passé n'ont pas été tirées. Si on ne veut pas que la violence perdure, il faut apporter des solutions et de l'espoir", a indiqué Jean-Marc Ayrault (PS). Il y a "échec sur la question essentielle de la sécurité de nos concitoyens dans les quartiers populaires", pour Manuel Valls: "la police de proximité, si utile pour établir la confiance entre forces de l'ordre et les habitants, n'a pas été rétablie. Il est temps de nous écouter".
"Face au défi, confronté aux inégalités de plus en plus fortes entre les territoires, le gouvernement répond par des dotations toujours plus réduites et inégales. Pour preuve, la loi de programmation de la cohésion sociale prévoyait une augmentation de 120 millions par an jusqu'en 2009 de la dotation de solidarité urbaine, pour venir en aide aux villes en difficulté. Or, la commission des finances de l'Assemblée vient d'annoncer une diminution de 30 millions d'euros de la DSU", expliquent dans une tribune publiée dans Le Monde Claude Dilain, Stéphane Gatignon et François Puponni, respectivement maires de Clichy-sous-Bois, Sevran et Sarcelles. Pour le député UMP Yves Jégo, la formation du gouvernement Sarkozy, avec pour têtes d'affiche des figures telles que Rachida Dati ou Rama Yade , a été "le plus grand acte de la République depuis 30 ans".
Le plan Borloo apparaît comme une des seules traces visibles du plan annoncé en 2005. Des opérations de démolition-reconstruction ou de rénovation ont effectivement été engagées, mais la complexité du montage des projets freine l'expansion de la démarche. Le relogement et la pénurie de main-d'oeuvre sont les deux embûches majeures au plan, pourtant appuyé par l'Agence nationale de rénovation urbaine. L'emploi fait également office de défi majeur: dans les banlieurs, le nombre de chômeurs est deux fois plus élevé que la moyenne nationale et s'élève à 40% chez les 15-24 ans. A l'heure où la lutte contre le chômage fait figure de priorité pour le gouvernement, des mesures efficaces dans les quartiers ne seraient pas négligeables.
22:39 Publié dans Permanent, Politique, Société, Villes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : banlieues
26 novembre 2007
Les internautes s'emparent des émeutes à Villiers-le-Bel
envoyé par sefyudu-83
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25 novembre 2007
Une mobilisation contre le gouvernement ?
Le départ de délégués de l'Unef de la "coordination nationale étudiante" censée fédérer les forces durant le combat contre la loi de réforme des universités laisse apparaître au grand jour une réalité déjà visible depuis quelques jours: le mouvement ne s'apparente plus à l'ensemble de l'opposition mais à la seule extrême gauche, en une mobilisation aux contours beaucoup plus anti-gouvernement qu'anti loi Pécresse. En cause, le fait que l'Unef ait accepté de négocier avec le gouvernement durant l'élaboration de la la loi et pendant le mouvement, alors que le message provenant des contestataires d'extrême-gauche se résume en l'objectif d'une abrogation de la loi.
"Il y a un refus de l'organisation de la coordination à propos des négociations. C'est pour cela qu'ils refusent notamment des délégations du mouvement. On appelle les AG à continuer à se mobiliser mais on considère que cette coordination n'est plus représentative du mouvement. Le point de clivage est sur la reconnaissance des syndicats étudiants représentatifs et sur le fait que ces syndicats vont négocier avec le gouvernement pour obtenir de meilleures conditions de vie étudiantes", a indiqué une porte-parole du syndicat étudiant, qui ne demande pas un retrait du texte mais des discussions constructives avec le gouvernement. "Le syndicat lycéen regrette la division du mouvement étudiant qui s'est révélée ce week-end pendant la coordination nationale", rappelle ce soir la Fidl, second mouvement lycéen. Le principe d'un appel à se mobiliser le 27 novembre et à manifester le 29 est maintenu.
Le mouvement principalement étudiant contre la loi Pécresse se révèle donc être avant tout une marotte d'extrême gauche qui rejette en bloc la politique gouvernementale, et s'inscrit en rupture avec les codes et pouvoirs établis pour les contestataires les plus acharnés. Les journalistes, rapportent plusieurs médias ce soir, ont été cantonnés dans une salle de l'université Lille I sans pouvoir s'entretenir avec des représentants de la coordination. "L'Unef refuse de cautionner cette ambiance très tendue et très violente à la fois vis-à-vis des délégations des étudiants et de la presse", a expliqué la porte-parole du syndicat.
En transformant la contestation en lutte idéologique sous couvert de représentation des étudiants, la "coordination nationale" commet un faux pas, déjà observé les semaines précédentes à Rennes et à Tours: l'extension des revendications à l'ensemble des mesures adoptées par le gouvernement, sans justification ni réel espoir de voir les demandes aboutir, cantonne progressivement ce qui devait être un mouvement d'ampleur, comme l'a été la lutte contre le CPE, a un combat minoritaire et dénué de sens pour une majorité d'étudiants qui, même s'ils sont de sensiblités politiques différentes de celle du gouvernement, ne se reconnaissent plus dans cette "coordination nationale".
00:55 Publié dans Permanent, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : grèves, éducation
23 novembre 2007
Grèves: le directeur de Transilien s'explique
Cequifaitdebat.blogspirit.com reprend le communiqué de Thierry Mignauw, directeur de la section Transilien (le réseau d'Ile-de-France) à la SNCF. Des mesures de dédommagement devraient aussi être appliquées sur les lignes régionales, grandes lignes et à la RATP. Ces réductions prendront effet en janvier pour les abonnements, avec des rabais s'échelonnant de 10 à 35 euros. Si elles devraient mettre du baume au coeur aux usagers, elles ne compenseront en rien le préjudice subi par l'ensemble des agents économiques.
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"Pendant 10 jours, les conditions de vos déplacements quotidiens ont été particulièrement éprouvantes. Nous tenons à vous remercier de votre patience et de la qualité de la relation que vous avez maintenue avec les agents SNCF présents durant cette période, dans les trains et dans les gares. Nous avons assuré un service de transport restreint mais dans le respect des conditions indispensables à votre sécurité. Nous avons également souhaité vous fournir une information fiable, précise et réactive sur les trains que nous étions en mesure de faire circuler.
Chaque jour, pour vous informer et vous permettre de vous organiser au mieux : un numéro vert, le 0 805 700 805, était en place pour répondre à vos demandes d’horaires, les sites sncf.com et abcdtrains.com étaient actualisés en temps réel pour intégrer les trains supplémentaires qu’il était possible de vous proposer, un E-mailing des gares desservies et des horaires aux heures de pointe a été adressé à nos abonnés, l’affichage en gare des horaires des trains en circulation depuis votre gare. Enfin, et ceci est une nouveauté, des agents SNCF vous ont distribué chaque jour dans les gares des tracts avec les horaires des trains du lendemain sur votre ligne.
Nous sommes conscients que cela ne remplace pas l’offre de service normale que nous vous devons chaque jour. Pour vous dédommager, Transilien SNCF a décidé d’appliquer une réduction de 10 à 35 €, selon les zones, sur l’achat de votre carte orange du mois de janvier et des mesures analogues seront appliquées pour les autres abonnements. Nous espérons que le dialogue que nous avons eu avec vous dans ces circonstances difficiles puisse se poursuivre pour l’amélioration de la qualité de vos transports et remplir ainsi les missions de service public qui nous sont confiées par le STIF, l’autorité organisatrice de vos transports en Ile de France".
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20:46 Publié dans Economie, Permanent, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : grèves
01 novembre 2007
Premiers blocages contre la loi d'autonomie des universités
"Medef, la fac ne sera pas ton fief! Du fric pour nos facs": des manifestations conduites par 200 à 300 personnes se sont déroulées dans plusieurs grandes villes de France pour dénoncer et appeler à l'abrogation de la loi d'autonomie des universités lancée par Valérie Pécresse. Des organisations de gauche appellent à une "convergence avec les salariés" et tentent de perturber le déroulement du premier semestre dans quelques établissements, avec pour vitrine la fermeture de l'annexe Tolbiac de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. En mai dernier, lors du blocage de cet établissement contre ce qui n'était alors qu'un projet, François Goulard, alors ministre délégué à l'enseignement supérieur, avait estimé comme "profondément inadmissible qu'une minorité d'extrémistes, manifestant leur mépris de la démocratie, prétendent s'opposer à la mise en œuvre du programme du Président de la République".
L'affiche de l'Unef, mettant en scène Nicolas Sarkozy avec un doigt d'honneur, a précipité la contestation, toutefois encore minoritaire. "Sur le CPE, on avait démarré à 150", répondent des étudiants au Monde. Un "démantèlement de l'enseignement supérieur" est craint par ces organisations de gauche. La grogne peine à démarrer, mais le 20 novembre fera office de véritable test, les contestataires appelant les étudiants à se joindre à la mobilisation de certains agents du secteur public.
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28 octobre 2007
La justice en images
Prenant de court le projet de chaîne du droit du Barreau de Paris, Planète Justice a commencé ses émissions hier soir sur Canal Sat, dans le cadre du développement du pôle découverte. Co-détenue par Canal+ et France Télévisions, la chaîne s'articule autour de la diffusion de documentaires, de magazines et à moyen terme de fictions. Conformément à la loi française, aucune diffusion de procès n'est prévue pour le moment, les caméras étant, sauf exception, interdites des tribunaux. "Bien sûr, nous rêverions de pénétrer dans les salles d'audiences, mais il nous faudra être patients. Cela ne veut pas dire que la grille se remplira de programmes américains, avant de se lancer dans l'aventure on a vérifié que les catalogues de documentaires français étaient assez remplis", ont indiqué les responsables de la chaîne.
Chaque soirée se déroulera autour d'une thématique définie: le lundi, des rediffusions d'émissions avec l'emblêmatique Faites entrer l'accusé de Christophe Hondelatte; le mardi et le vendredi, de grands documentaires unitaires; le mercredi des productions étrangères; le dimanche des collections. Dotée de 5,5 millions d'euros, Planète Justice tentera de répondre à l'engouement croissant des Français pour l'appareil judiciaire, et se rapprochera des abonnés à travers deux magazines et un site internet.
21:55 Publié dans Communication, Permanent, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, vidéo