12.04.2007

Pourquoi Besancenot a le vent en poupe


envoyé par rmc
Mise à jour 19:28 I Invité sur RMC et sur BFMTV ce matin, Olivier Besancenot a eu carte blanche pour détailler ses propositions dans le cadre de sa candidature à l'élection présidentielle. Le candidat de la LCR a le vent en poupe: mardi, il a réuni 800 personnes de plus que prévu à Limoges, et peut se targuer de ses bonnes performances dans les sondages, oscillant entre 4% et 5%. Début mars, il parvenait péniblement à atteindre la barre des 12,5%. Pour sa seconde campagne, le facteur doit affronter sur son terrain Marie-George Buffet (PCF), Arlette Laguiller (LO), et, fait nouveau, José Bové, dont la réputation médiatique n'est plus à démontrer depuis le démontage du Mc Donald's de Millau. Chez les 18-24 ans, Olivier Besancenot atteint 7,5%, et ce selon l'institut de sondage LH2. "On le voit émerger depuis quelques semaines, dans une zone entre 4% et 5% des intentions de vote. Alors que Buffet, laguiller ou Bové sont autour de 2% et que Schivardi stagne à 0,5%" indique Brice Teinturier, de l'institut TNS Sofres, à Matin Plus. Le candidat a le verbe facile: "Quand on entend un Sarkozy dire “je suis le candidat du pouvoir d’achat ou le candidat de la France qui travaille”, on pourrait presque se marrer, sauf que c’est catastrophique", a-t-il affirmé, tout comme le fait que "Chirac, c’est un bon réac’ façon terroir. Et c’est aussi un bon escroc". Cependant, le positionnement du plus jeune des candidats à l'élection présidentielle déboussole les séniors (2,5% d'intentions de vote, début avril, chez les 65 ans et plus). S'exprimant les mains dans les poches dans son clip de campagne, pronant la dépénalisation des drogues douces (pour éviter les trafics, assure-t-il), il peine à rassurer une large tranche de l'électorat.
Olivier Besancenot affirme cependant sa différence avec le reste de la gauche au sens large. "Besancenot ne transige pas sur le thème social et maintient avec conviction une rupture avec le Parti socialiste, à la différence du PCF par exemple", affirme dans 20 Minutes Daniel Bensaïd, membre de la LCR. Interdiction des licenciements, baisse du temps de travail, hausse du SMIC, régularisation de tous les sans-papiers: les propositions se veulent claires et intangibles. Mais le facteur de Neuilly sait pertinement qu'il ne parviendra pas à franchir les portes de l'Elysée au soir du 6 mai prochain.

19.03.2007

Douze candidats briguent un mandat présidentiel

Mises à jour 17:41, 18:07, 18:52 I La liste des candidats à l'élection présidentielle a été dévoilée par Jean-Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel. Olivier Besancenot (LCR), José Bové (altermondialiste), Marie-George Buffet (PC), Arlette Laguiller (LO), Jean-Marie Le Pen (FN), Frédéric Nihous (CPNT), Ségolène Royal (PS), Nicolas Sarkozy (UMP), Gérard Schivardi ("candidat des maires" soutenu par le Parti des travailleurs), Dominique Voynet (Les Verts), François Bayrou (UDF) et Philippe de Villiers (MPF) ont été nommés comme faisant partie des prétendants au mandat présidentiel. C'est donc un retour au niveau de 1974 qui s'opère, cinq ans après le record de 2002 (16 candidats).

En 1962, lors de la réforme qui instaura l'élection au suffrage universel du chef de l'Etat, il suffisait de collecter cent signatures d'élus émanant de dix départements différents. En 1976, le nombre de parrainages a été augmenté à 500, et le Conseil économique et social exclu.