06.12.2007
La contestation anti-LRU cherche à perdurer

L'appel à la fin de la grève sifflé la semaine dernière par l'Unef a permis à la coordination étudiante réunie ce week-end de réaffirmer son souhait d'assister à l'abrogation de la loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) à l'initiative de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue aujourd'hui, avec pour point d'orgue la manifestation prévue cet après-midi à Paris.
Les défilés n'ont cependant jamais dépassé les 5.000 personne s, et la dernière en date n'a pas dépassé le nombre de 600 manifestants à Paris, selon la police. L'hypothèse d'un CPE bis semble donc s'essouffler, et un recentrage du mot d'ordre sur la cause estudiantine n'est pas à exclure. La récupération du mouvement par des syndicats d'extrême-gauche décidés à élargir le mouvement à une constestation de l'ensemble de la politique gouvernementale ne semble pas porter ses fruits.
Selon un décompte effectué par l'AFP, seuls 27 sites universitaires étaient perturbés à des degrés divers mardi, contre une cinquantaine au plus fort du mouvement. Valérie Pécresse a annoncé sur i>Télé qu'elle présentera son plan en faveur de la réussite en licence (40% d'échec) jeudi prochain. "Les étudiants nous ont rappelé à la réalité, ils nous ont rappelé que ce qu'ils voulaient c'était du changement concret dès janvier donc le plan licence, que je présenterai le 13 décembre à l'ensemble de mes partenaires de concertation", a-t-elle affirmé.
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29.11.2007
Facs: vers un essoufflement du mouvement


Les 1.250.000 étudiants français vont-ils tous retourner en amphi d'ici les partiels ? La question se pose au vu de l'essouflement d'un mouvement qui est resté minoritaire depuis les premières étincelles au début du mois. En appelant "les assemblées générales à prendre en compte ces avancées pour décider de la suite du mouvement", Bruno Julliard, président de l'Unef, a amorcé une sortie de crise. Le syndicat étudiant s'est entretenu avec Valérie Pécresse et a relevé des "avancées" de la part de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche. Selon ses engagements, l'Etat devrait dépenser 3.400€ de plus par an par étudiant, selon Bruno Julliard. La France, avec 10.400€ programmés dès 2008, se placera au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE, qui s'élève à 11.100€ par an et par étudiant. Les bourses seront par ailleurs revalorisées.
Une fragmentation du mouvement est apparue ce week-end, les organisations proches de l'extrême gauche revendiquant une abrogation de la loi et d'autres messages, et réfûtent l'idée d'une négociation et d'aménagements, logique propre à l'Unef parmi les étudiants. "Il y a un refus de l'organisation de la coordination à propos des négociations. C'est pour cela qu'ils refusent notamment des délégations du mouvement. On appelle les AG à continuer à se mobiliser mais on considère que cette coordination n'est plus représentative du mouvement", déclarait samedi une porte-parole du syndicat. Bruno Julliard indique ce matin dans un entretien accordé à Libération qu'une consultation parmi ses adhérents va être engagée: "ils sont invités à se prononcer sur le site de l’Unef à une question simple : au vu des dernières avancées obtenues, on demande aux adhérents s’ils sont favorables à ce que l’Unef se prononce pour la suspension de la grève et des blocages dans les universités. Cela permettra d’adopter une position claire de l’Unef", explique-t-il.
Valérie Pécresse appelle les contestataires à la "responsabilité". Elle s'exprimait hier matin sur France Info: "Je fais appel à leur sens des responsabilités, le blocage n'est jamais la solution, la violence n'est jamais la solution. On est à quelques semaines des examens. Dans l'intérêt de tous les étudiants, oui au dialogue et non au blocage". La loi est, selon la ministre, synonyme d'un "socle vital pour que l’argent que nous allons investir, ces 15 milliards d’euros, soient bien dépensés et soient dépensés vite pour la réussite des étudiants".

LIEN Une mobilisation contre le gouvernement ?
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25.11.2007
Une mobilisation contre le gouvernement ?
Le départ de délégués de l'Unef de la "coordination nationale étudiante" censée fédérer les forces durant le combat contre la loi de réforme des universités laisse apparaître au grand jour une réalité déjà visible depuis quelques jours: le mouvement ne s'apparente plus à l'ensemble de l'opposition mais à la seule extrême gauche, en une mobilisation aux contours beaucoup plus anti-gouvernement qu'anti loi Pécresse. En cause, le fait que l'Unef ait accepté de négocier avec le gouvernement durant l'élaboration de la la loi et pendant le mouvement, alors que le message provenant des contestataires d'extrême-gauche se résume en l'objectif d'une abrogation de la loi.
"Il y a un refus de l'organisation de la coordination à propos des négociations. C'est pour cela qu'ils refusent notamment des délégations du mouvement. On appelle les AG à continuer à se mobiliser mais on considère que cette coordination n'est plus représentative du mouvement. Le point de clivage est sur la reconnaissance des syndicats étudiants représentatifs et sur le fait que ces syndicats vont négocier avec le gouvernement pour obtenir de meilleures conditions de vie étudiantes", a indiqué une porte-parole du syndicat étudiant, qui ne demande pas un retrait du texte mais des discussions constructives avec le gouvernement. "Le syndicat lycéen regrette la division du mouvement étudiant qui s'est révélée ce week-end pendant la coordination nationale", rappelle ce soir la Fidl, second mouvement lycéen. Le principe d'un appel à se mobiliser le 27 novembre et à manifester le 29 est maintenu.
Le mouvement principalement étudiant contre la loi Pécresse se révèle donc être avant tout une marotte d'extrême gauche qui rejette en bloc la politique gouvernementale, et s'inscrit en rupture avec les codes et pouvoirs établis pour les contestataires les plus acharnés. Les journalistes, rapportent plusieurs médias ce soir, ont été cantonnés dans une salle de l'université Lille I sans pouvoir s'entretenir avec des représentants de la coordination. "L'Unef refuse de cautionner cette ambiance très tendue et très violente à la fois vis-à-vis des délégations des étudiants et de la presse", a expliqué la porte-parole du syndicat.
En transformant la contestation en lutte idéologique sous couvert de représentation des étudiants, la "coordination nationale" commet un faux pas, déjà observé les semaines précédentes à Rennes et à Tours: l'extension des revendications à l'ensemble des mesures adoptées par le gouvernement, sans justification ni réel espoir de voir les demandes aboutir, cantonne progressivement ce qui devait être un mouvement d'ampleur, comme l'a été la lutte contre le CPE, a un combat minoritaire et dénué de sens pour une majorité d'étudiants qui, même s'ils sont de sensiblités politiques différentes de celle du gouvernement, ne se reconnaissent plus dans cette "coordination nationale".
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20.11.2007
Comment l'Unef appelle à la mobilisation
Cequifaitdebat.blogspirit.com publie ci-dessous l'appel à manifester aujourd'hui lancé par l'Unef (gauche) aux étudiants des sites de l'université Paris I. Les principaux mouvements engagés en faveur du retrait de la loi Pécresse sur les universités sont confrontés à une journée test avant la mobilisation des étudiants et des lycéens prévue pour le 28 novembre. Les lycées peinent à se rallier au mouvement, avec seulement 5 établissements perturbés sur 1.500. "Cela commence à s'agiter dans les lycées, et j'ai quelques craintes car, même si la loi Pécresse ne les concerne pas objectivement, les mouvements lycéens peuvent devenir très vite incontrôlables", explique aux Echos Philippe Guittet, secrétaire général du SNPDEN, syndicat des chefs d'établissement. L'UNI (droite) lycéenne et étudiante condamne les blocages et soutient les réformes lancées par le gouvernement.
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"Au cours du mois de Juillet, l’Unef a obtenu le retrait de la sélection, et le maintient du cadrage national des frais d’inscription, initialement prévu dans le projet. Cependant, cette loi est mauvaise, dangereuse et inutile. Mauvaise, car elle n’envisage l’enseignement supérieur que par le prisme déformé des gestionnaires sans s’attaquer aux défis majeur du système (la réussite et l’accompagnement des étudiants, l’insertion professionnelle, la place de la recherche). Dangereuse, car cette loi provoque un recul de la démocratie, une privatisation des personnels, et surtout ouvre la porte au désengagement financier de l’etat. De fait, cette loi n’apporte pas de solution aux veritables problemes de l’Université. En effet, alors que 15 milliards d’euros ont été offerts au plus riche cet été, rien n’a été donné aux étudiants. Nous demandons un réengagement financier de l’état dans le service public de l’enseignement supérieur. Alors qu’un étudiant sur deux est obligé de se salarier pour financer ses études, une véritable reforme du système d’aide social est indispensable, nous demandons ainsi la création d’un 10eme mois de bourse, l’augmentation des APL… De plus nous demandons des mesures d’ampleur en faveur des logements étudiants. Il faut savoir que seuls 7 % d’entre nous peuvent se loger en cité U.
C’est pourquoi, l’Unef appelle a amplifié le mouvement. Dans un contexte d’attaque contre le service public, et les différents acquis sociaux, la mobilisation doit se poursuivre. Il nous faudra être nombreux dans la rue ce Mardi 20 novembre, avec toute la fonction publique, pour faire reculer le gouvernement, et ainsi gagner des avancées pour les droits étudiants. Par ailleurs, l’Unef condamne, la répression, dont ont fait l’objet ces derniers jours les étudiants mobilisés, que ce soit à Nanterre, ou bien encore a la Sorbonne, où la Police Judiciaire, après avoir matraqué des étudiants, a arrêté l’un d’entre eux. Aujourd’hui cette répression n’a pour seul objectif de radicaliser la mobilisation, et ainsi empêcher la massification du mouvement."
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01.11.2007
Premiers blocages contre la loi d'autonomie des universités
"Medef, la fac ne sera pas ton fief! Du fric pour nos facs": des manifestations conduites par 200 à 300 personnes se sont déroulées dans plusieurs grandes villes de France pour dénoncer et appeler à l'abrogation de la loi d'autonomie des universités lancée par Valérie Pécresse. Des organisations de gauche appellent à une "convergence avec les salariés" et tentent de perturber le déroulement du premier semestre dans quelques établissements, avec pour vitrine la fermeture de l'annexe Tolbiac de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. En mai dernier, lors du blocage de cet établissement contre ce qui n'était alors qu'un projet, François Goulard, alors ministre délégué à l'enseignement supérieur, avait estimé comme "profondément inadmissible qu'une minorité d'extrémistes, manifestant leur mépris de la démocratie, prétendent s'opposer à la mise en œuvre du programme du Président de la République".
L'affiche de l'Unef, mettant en scène Nicolas Sarkozy avec un doigt d'honneur, a précipité la contestation, toutefois encore minoritaire. "Sur le CPE, on avait démarré à 150", répondent des étudiants au Monde. Un "démantèlement de l'enseignement supérieur" est craint par ces organisations de gauche. La grogne peine à démarrer, mais le 20 novembre fera office de véritable test, les contestataires appelant les étudiants à se joindre à la mobilisation de certains agents du secteur public.
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15.05.2007
Tiens-toi bien, ça paie
"Dans le secteur privé, des récompenses financières encouragent les comportements qui profitent à l’entreprise: travailler dur, atteindre des objectifs de vente, trouver plus de clients. Nous croyons que, dans le public, des primes financières pourront encourager des actions qui bénéficient à la ville et aux familles: meilleure assiduité dans les écoles, plus grande implication des parents dans l’éducation, meilleures qualifications professionnelles", a expliqué Michael Bloomberg, maire de New York. Cette idée, il l'applique dans sa ville, comme le rapporte le nouveau site Rue89.com. En juillet, cinq mile familles avec enfants seront recrutées dans Big Apple. La moitié recevra les primes, l'autre servira de groupe témoin. Le concept est simple: encourager financièrement les familles pauvres qui font preuve de comportements positifs. Les enfants suivent régulièrement les cours? De vingt-cinq à cinquante dollars. Le petit dernier décroche son diplôme? Trois cents dollars. L’expérience, dont le coût est estimé à cinquante millions de dollars, sera financée par des organisations privées, puis, si elle se révèle concluante, soutenue par des fonds publics. Dans la même veine, des aides conditionnées à l'assiduité scolaire et aux résultats sont expérimentées en Angleterre.
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13.05.2007
Après le blocage de Tolbiac

Mise à jour 13:58 I 800 étudiants de l'Université Paris I-Tolbiac votaient mercredi le blocage des locaux afin de s'opposer à l'éventuelle future politique de Nicolas Sarkozy concernant les universités. Le site, fermé jeudi par l'administration - photographie prise jeudi par Cyril Gelibter vers 15:40 -, a réouvert ses portes vendredi dès 7:30. Considérant dans un communiqué "comme profondément inadmissible qu'une minorité d'extrémistes, manifestant leur mépris de la démocratie, prétendent s'opposer à la mise en œuvre du programme du Président de la République", François Goulard, ministre délégué à l'enseignement supérieur, avait enjoint le président de l'université Paris I de "prendre toute mesure pour assurer la liberté d'accès au site et la continuité du service public". Jeudi à la mi-journée, deux groupes d'étudiants se sont réunis dans deux amphis différents : d'un côté, les partisans du déblocage de la fac; de l'autre, une centaine de personnes prêtes à durcir le mouvement. "L'autonomie, je la veux aussi pour les universités, dans le recrutement des étudiants, des professeurs, dans la recherche des financements, dans les programmes, dans le droit de passer des partenariats avec les entreprises", avait déclaré le futur chef de l'Etat le 27 mars dernier dans La Provence. "Je pense que Nicolas Sarkozy veut une université à deux vitesses", a indiqué pour sa part Bruno Julliard, figure de la contestation anti-CPE et président de l'Unef, un syndicat étudiant. "Il serait irresponsable de faire une loi en juillet, ça voudrait dire qu'il n'y aurait aucune concertation, aucune négociation, qu'il passerait en force", a-t-il ajouté.
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30.04.2007
Le troisième trimestre discontinu des élèves
Au quotidien I Les 1er, 8 et 17 mai, les élèves ne prendront pas le chemin des bancs de l'école, et certains n'hésiteront pas à suivre leurs parents pour faire le pont, quitte à ne pas suivre certaines heures d'instruction. Certains jours du mois de mai, les classes apparaîssent clairsemées. "La seule obligation est de rattraper les jours chômés pour respecter les 36 semaines d'enseignement obligatoire", inquidue le ministère de l'Education nationale, tandis que dans le premier degré, l'inspecteur d'académie peut instaurer une journée de dérogation. La "journée du maire" a été supprimée en 1989. Dans le second degré, le conseil d'administration doit se prononcer, tout comme le chef d'établissement. Mais ces cas sont rares. "L'absentéisme pose toujours problème, mais on ne peut pas l'empêcher. Surtout qu'il peut être compréhensible, pour les internes, par exemple. On constate l'ampleur des dégâts et on s'adapte : il ne faut pas faire perdre leur temps aux présents, sans pénaliser les manquants", indique au Figaro Roland Hubert, secrétaire national du Snes, l'un des premiers syndicats enseignants. "Ce mois haché pose aussi un problème d'organisation aux parents : l'aîné peut très bien avoir cours et le benjamin rester à la maison. Il serait judicieux de prendre des décisions nationales pour harmoniser la situation", déclare pour sa part Anne Kerhove, présidente de la PEEP, une fédération de parents d'élèves. "Enseignants, chefs d'établissement et parents doivent se mettre autour d'une table. Il faut faire en sorte que le temps d'enseignement soit prolongé au moins jusqu'au 15 juin", estime-t-elle, à propos des élèves qui ne passent pas le brevet ou le baccalauréat. La question de la journée de solidarité, le lundi de Pentecôte, est aussi soulevée, car les enseignants travailleront ce jour-là mais pas les élèves, tandis que beaucoup de parents en seront contraints.
19:10 Publié dans Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Au quotidien, Education