17.08.2007

Finances et immigration en France et en Grande-Bretagne

Pour Gordon Brown, il faut limiter l'endettement public à 40% du PIB. Pour Eric Woerth, Ministre du Budget, il convient de faire une "pause" dans la réduction du déficit public afin de pratiquer une politique de relance. La lutte contre le chômage a peu été évoquée dans le cadre de la campagne électorale française, mais Tony Blair en a fait pour sa part son cheval de bataille. Les réformistes du monde entier citent en exemple le modèle britannique, alliant flexibilité - embauche et licenciement facilités - et sécurité - création d'un salaire minimum. Les job centers font office de relais avec les demandeurs d'emploi, et des objectifs leurs sont assignés. Parallèlement à cette mesure, les chômeurs ne peuvent, comme l'a par ailleurs proposé Nicolas Sarkozy, refuser un poste au-delà d'un certain nombre de propositions. La réforme de l'assurance-chômage a été mise en oeuvre outre-Manche, et figure au programme du nouveau chef de l'Etat français. En 1997, Tony Blair a décidé d'ouvrir les frontières du Royaume-Uni aux travailleurs étrangers. Pour réguler le flux d'arrivants, un système d'immigration plus sélectif, à base de points, sera mis en place à l'été en fonction des besoins et du niveau de qualification de chaque demandeur. Pour Nicolas Sarkozy, c'est justement le principe d'immigration "choisie" qui est à mettre en oeuvre. La question de la réforme de l'Etat fait pour sa part l'objet d'un désaccord entre les deux hommes: Tony Blair a poussé le processus jusqu'à sous-traiter certaines activités, comme la perception des impôts locaux. Dès la fin 2001, le gouvernement britannique n'a pas hésité à augmenter la pression fiscale sur les ménages pour financer un programme d'investissements massifs dans les services publicas. Nicolas Sarkozy souhaite pour sa part baisser les prélèvements obligatoires de quatre points, mais malgré tout investir abondemment dans un certain nombre de secteurs.