23 juin 2007

La revue de presse.58

On déballe l'album photos pour mieux le ranger. Le Point, Le Nouvel Observateur, Paris Match et VSD reviennent sur l'annonce de la séparation du couple Royal/Hollande. "Le couple phare du PS se sépare. Il n'aura pas résisté aux ambitions politiques. Pendant vingt-sept ans de vie commune, ils vont s'épauler, s'entraider et gravir ensemble les marches du pouvoir. Mais, arrivés au sommet, c'est la déchirure", résume Carl Meeus dans Le Point. "Bien sûr, François Hollande est amer, mais au fond il est soulagé par cette rupture", confie un proche des deux personnalités politiques à VSD. La question de la "refondation" du parti se pose, et c'est le Nouvel Obs qui s'y colle. Les lecteurs de l'hebdomadaire expriment leurs "coups de gueule". "En plein paradoxe, j'ai voté Royal uniquement pour aider le PS à ne pas recevoir une gifle à lui arracher la tête, mais avec la peur que sa candidate ne soit élue ! Dans l'état actuel du PS, je ne vois vraiment pas comment elle aurait pu gouverner le pays. Si bien qu'apprenant l'élection de Sarkozy, que je ne peux pourtant plus supporter, j'ai éprouvé ce qu'on nomme un lâche soulagement", indique un lecteur du Rhône. Le fait que le PS ait réussir à contenir la vague bleue annoncée pour le 17 juin est un signe d'alerte pour Nicolas Sarkozy, selon Le Point. La démission d'Alain Juppé est venue perturber le déroulement de la soirée, donnant un signe d'amertume à une droite qui perd cinquante députés tout en conservant une large majorité. Cette défaite de l'ex-ministre est "le dernier avater d'une carrière d'un enfant gâté du chiraquisme, tissée de brillants succès, d'ambitions contrariées, de supériorités fracassées sur le mur des réalités et du spectre de plus en plus obsédant d'une retraite forcée", constate François Dufay. Le remaniement ministériel, est l'occasion pour Challenges de saluer l'arrivée de Christine Lagarde à Bercy, signe du "coup d'envoi des réformes Sarkozy". "Comment rester populaire malgré les premières mesures favorables aux plus aisés? C'est toute l'habileté de Sarkozy: être fidèle à ses promesses tout en étant là où on ne l'attend pas", constate l'hebdomadaire. Jean-Marie Colombani, fraîchement évincé du Monde, livre son avis sur les résultats des législatives: c'est "un avertissement sans frais" pour Nicolas Sarkozy, prouvant "qu'il n'a pas reçu un blanc-seing pour mener ses réformes". "Les plantes aux vertus éprouvées connues des peuples du Sud suscitent la convoitise des géants de la pharmacie et des biotechnologies. Pour s'en emparer, tous les coups sont permis": Le Monde 2 s'éloigne de la sphère politique pour se consacrer aux "pirates de la biosphère" et tirer la sonnette d'alarme. Ecologie toujours mais dans Studio Magazine, qui se consacre aux liens de cette discipline avec le septième art. Prochaine revue de presse le vendredi 24 août.

17 juin 2007

Le temps des réactions

20:54,20:55,20:56,20:58,20:59,21:07,21:09,21:12,21:13,21:21,21:22,21:24,21:25,21:26,21:27,21:28,21:31,21:32,  21:33,21:34,21:35,21:37,21:38,21:39,21:42,21:48,21:52,21:54,21:55,22:08,22:12,22:14,22:16,22:19,22:24,22:26, 22:27,22:32,22:35,22:36,22:43,22:46,22:51,22:52,22:53 I "Les Français ont exprimé un désir d'équilibre et de contre-poids indispensable en démocratie. Ils ont aussi exprimé un doute, voire une crainte à l'égard des projets gouvernementaux de franchises médicales et de TVA sociale. Ils ont enfin exprimé une méfiance à l'égard d'une méthode non transparente. ", a indiqué peu après 20 heures François Hollande. A 20:20, Ségolène Royal a complété le propos de son mari: "Les Français ont voulu donner un sens à la République et une opposition constructive à la France. Entre les deux tours, il y a eu une prise de conscience pour continuer le travail d'imagination, enrichi avec le lien des Français. Il nous faut désormais relever quatre défis: le travail et le pouvoir d'achat, la lutte contre le réchauffement climatique, l'invention de nouvelles relations nord-sud et la baisse de la dette par la rénovation des services publics. L'opposition va veiller au bon fonctionnement des institutions et à la transparence de la démocratie. C'est tout cela la nouvelle frontière de la gauche et de ses alliés". Pour François Fillon, "le temps du rassemblement est arrivé et que le temps de l'action a commencé". Il s'est exprimé entre 20:30 et 20:34. "L'idée de la TVA sociale a été rejetée massivement", selon Olivier Besancenot. Il était présent sur le plateau de France 3. Laurent Fabius est réélu dans son fief de la 4e circonscription de Seine-Maritime, avec 67,54%. François Bayrou a d"ores et déjà annoncé pour sa part la présence de quatre députés Modem au sein de l'hémicycle. TF1 annonce, selon un sondage CSA/Cisco, qu'Alain Juppé serait battu à Bordeaux. De ce fait, il ne serait plus membre du gouvernement. Ce résultat est néanmoins en attente de confirmation. Question presse, 20 Minutes parle d'une "vaguelette". Un "sursaut de la gauche" est évoqué par le Monde. A 21:13, François Fillon reprend la parole, mais cette fois-ci depuis le QG de la majorité présidentielle, à savoir la Maison de la Chimie, à Paris. "Ce chemin politique que nous avons tracé, il existe, et les électeurs peuvent le choisir, pourvu que le mode de scrutin leur laisse le choix. [...] Nous allons construire ce courant politique et il gagnera d'autant mieux quand les scrutins seront plus justes", a déclaré François Bayrou en début de soirée. Selon CSA/Cisco, Arno Klarsfeld (UMP) serait battu dans le douzième arrondissement de Paris. François Bayrou reprend la parole, sur France 2. "Je suis heureux d'abord du score que j'ai obtenu (...). Je suis très heureux de la victoire de Jean Lassalle (...). Il semblerait, à l'heure qu'il ait, qu'en en aura au moins cinq. C'est un signe très encourageant", indique-t-il à la chaîne publique, ajoutant que ses 19% à l'élection présidentielle "méritaient d'être représentées à l'Assemblée Nationale". "Les Français ont donné un timbre-amende au gouvernement", ajoute le leader du MoDem. Xavier Bertrand réagit à cette formule: "je crois que le temps des formules est fini". François Bayrou l'enjoint d'abandonner cette "arrogance". Il juge "injuste" le projet de franchises médicales, précisant qu'il "ne croît pas que ça corrigera le trou de la Sécurité Sociale". "Nous allons défendre nos concitoyens et les défendre avec cette liberté d'esprit et liberté de ton qui consiste à pouvoir approuver quand on considère que c'est juste ou au contraire à désapprouver et à s'opposer quand on considère que les choses sont injustes ou vont dans la mauvaise direction", a déclaré François Bayrou. "On ne fera pas l'économie d'une transformation profonde du parti socialiste", a indiqué Jack Lang, réelu dans sa circonscription du Pas-de-Calais avec 54,72% des voix. Selon France 2, Alain Juppé est battu à Bordeaux. Xavier Bertrand "exprime une pensée personnelle" pour le numéro deux du gouvernement, qui devra  céder sa place selon la consigne édictée par François Fillon. Alain Juppé s'exprime. Des militants PS chahutent la salle aux cris de "Delaunay, Delaunay". Le gouvernement apparait donc ce soir comme fragilisé. Pour Eric Woerth, "c'est au Président et au Premier ministre" de décider du sort du ministère du développement durable, dont le locataire présentera sa démission demain. Maxime Gremetz (PC) est réelu dans la Somme. "Il va falloir reconstruire l'appareil militant du FN", selon Marine Le Pen, battue à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais. Julien Dray annonce sa réélection dans la 10e circonscription de l'Essonne avec environ 53 % des voix. "Le signal qui a été donné au gouvernement, c'est qu'une majorité claire a été dessinée ce soir", indique sur France 2 Rachida Dati, souhaitant tempérer l'échec d'Alain Juppé. "C'est clair que la gauche a perdu. Quand il y a une victoire comme celle-ci, il s'agit de rassembler, il s'agit de s'ouvrir", ajoute la ministre de la Justice. "On peut s’interroger sur les raisons d’un tel recul. On a beaucoup parlé de TVA sociale lors de ces derniers jours, cela a sans doute beaucoup joué. Cela montre que quand un gouvernement cesse de faire campagne et attaque des sujets ardus, c’est beaucoup plus difficile", décrypte à propos des résultats de l'UMP Etienne Schweisguth, directeur de recherche CNRS au Cevipof, sur le site internet de 20 Minutes. Marie-George Buffet est réelue en Seine-Saint-Denis. Avec 41,65% des suffrages (contre 58,35% au socialiste sortant Albert Facon), Marine Le Pen estime que le score obtenu par le FN "ce soir est exceptionnel. C'est un immense message d'espoir pour l'avenir. Nous nous sommes battus contre tous, contre toutes les consignes de tous les mouvements politiques qui avaient appelé à faire barrage contre moi". Elle se présentait dans le Pas-de-Calais. Jean-Marie Le Pen a lancé sur TF1 une "souscription nationale" destinée à renflouer le parti. La défaite d'Arno Klarsfeld (UMP) à Paris est confirmée. Ségolène Royal a annoncé qu'elle s'était séparé de François Hollande. Un livre, intitulé "Les coulisses d'une défaite", paraîtra mercredi. "J'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté, désormais étalée dans les livres et les journaux, et je lui ai souhaité d'être heureux", déclare l'ex-candidate à l'élection présidentielle. Cet ouvrage, qui paraîtra aux éditions de l'Archipel, a été rédigé par deux journalistes de l'AFP, Christine Courol et Thierry Masure. Selon l'AFP, elle indique par ailleurs dans cet ouvrage que, si son "projet de rénovation est majoritaire", elle serait alors "candidate au poste de Premier secrétaire" du PS. Bertrand Delanoë annonce que la gauche (PS et Verts) remporte 13 circonscriptions sur les 21 que compte Paris. "On ne peut plus réformer la constitution sans l'accord de la gauche, qui compte plus de 190 députés", indique le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon sur France 2. Un membre des Jeunes populaires (UMP) des Yvelines se montre critique sur son blog quant au score enregistré par son parti: "pas de quoi se féliciter, l'UMP n'a pas su tirer profit de l'élan qui lui était donné il y a encore quelques jours par les intentions de vote des Français. On entend partout dire, ce soir, que l'erreur était la TVA sociale de N. Sarkozy (à savoir la proposition de transposition de charges sociales sur la consommation et non plus sur l'emploi), mais peut-être que l'erreur, c'était tout simplement de donner à François Fillon, les rênes de la campagne". Jean-Claude Gaudin, président délégué de l'UMP, a regretté qu'il "n'y ait pas eu une très forte mobilisation à droite qui nous ait permis d'avoir un peu plus de sièges". Arnaud Montebourg est réelu, en Saône-et-Loire.

Enjeux et estimations

20:45 - François Bayrou annonce quatre députés.

19:15 - Gaël Sliman, de l'institut de sondage BVA, n'a pas attendu les réultats de ce soir pour analyser l'échec de la gauche, dans Challenges: "Que le PS obtienne 100 ou 150 sièges, ce sera de toute façon pour lui une catastrophe. Le discours de Ségolène Royal reprochant aux jeunes de ne pas s'être déplacés au premier tour n'est pas de nature à motiver les électeurs. De même son annonce d'une prise de contact avec François Bayrou est une terrible erreur. C'est mélanger la cuisine politique avec le message à faire passer aux électeurs", indique le directeur délégué. Le PS aura les yeux rivés sur plusieurs circonsriptions, notamment celles où se présentent Jean-Louis Bianco, ex-directeur de campagne de Ségolène Royal, Arnaud Montebourg ou Dominique Strauss-Kahn. Le taux définitif de participation est très attendu des dirigeants socialistes, qui comptent sur une prise de conscience électorale pour limiter la casse. A 17 heures, il s'élevait à 49,58%, contre 49,28% il y a une semaine et 46,24% au second tour des élections législatives de 2002. "Je vous demande de revenir dimanche aussi nombreux que lorsque vous êtes venus pour voter pour moi", a indiqué Ségolène Royal, en déplacement vendredi à Argenteuil. Beaucoup de candidats voient par aiilleurs en ce scrutin un moyen de tester leur popularité en vue des élections municipales de 2008, mais Eric Kerrouche, chargé de recherches au CNRS, préfère rester prudent: "Il n'y a pas d'effet mécanique. Les enquêtes d'opinion montrent que les citoyens font la différence entre les législatives et les municipales. Ces dernières se gagnent plutôt sur un bilan que sur des enjeux nationaux". Il s'exprime ce dimanche au Monde. L'élection à la présidence de l'Assemblée et le début de la session extraordinaire du Parlement auront lieu le mercredi 27 juin.

Un scrutin sans enjeux?

medium_urne_plexiglas-50.jpgLe scrutin qui s'ouvre ce matin est-il sans suspense, ou bien le seul enjeu réside-t-il dans le nombre de sièges final attribué à l'UMP et au candidats du Nouveau Centre? Après la vague bleue de la semaine dernière, la question se pose. Les projections réalisées par les instituent de sondage attribuent entre 400 et 463 sièges à la majorité présidentielle, de 95 à 156 places pour le PS et le PRG, et deux pour le MoDem, qui conserve six candidats en lice pour ce scrutin, dont son leader François Bayrou qui jouit d'un désistement de l'UMP. Les principales figures du PS sont menacées dans leur fief, parmi lesquelles Arnaud Montebourg en Saône-et-Loire et Dominique Strauss-Kahn dans le Val-d'Oise. "Je vous demande de revenir dimanche aussi nombreux que lorsque vous êtes venus pour voter pour moi", a déclaré vendredi à Argenteuil Ségolène Royal, comptant sur les 39,56% d'abstentionnistes pour espérer faire mieux que les prévisions. Concernant le PC, si le parti ne parvenait pas à aligner au moins vingt députés afin de former un groupe parlementaire, ce serait "un cataclysme pour le PCF en terme de financement, de prise de parole, de visibilité, cela va encore plus le transformer en un groupuscule", selon frédéric Dabi, de l'Ifop. Il s'exprime à 20 Minutes. Au FN, seule Marine le Pen se maintient au second tour, dans le Pas-de-Calais, avec 24,47% des voix. Cette qualification pour le second tour lui permet de redorer son image au sein d'une formation dans laquelle elle est vivement critiquée après l'échec de la campagne de son père. Elle officiait alors en tant que directrice de la stratégie.

08 juin 2007

Législatives: pour tout comprendre

Un mode de scrutin complexe. Dimanche 10 et 17 juin, les electeurs ont rendez-vous aux urnes pour les élections législatives. Il s'agit d'attribuer un siège de député dans chacune des 577 circonscriptions. Pour le cru 2007, le ministère de l'Intérieur a recensé 7.639 candidats. La campagne officielle s'arrête ce soir à minuit. Les députés seront élus pour un mandat de cinq ans, sauf si le Président utilise son droit de dissolution, en référence au douzième article de la Constitution. Un candidat peut être élu dès le premier tour, à la condition expresse de rassembler la majorité absolue des suffrages exprimés. Le nombre total de ses voix doit en outre être égal au quart des électeurs inscrits. Si aucun des participants ne réunit ces conditions, tous les candidats ayant obtenu un nombre de suffrages égal au moins à 12,5% des électeurs inscrits peuvent se présenter au second tour. Si trois candidats sont de la partie, on utilise le terme de "triangulaire". Une "quadrangulaire" a lieu si quatre candidats franchissent ce cap. Si deux candidats arrivent à égalité, le plus âgé est élu.

La parité n'est pas encore respectée. 3.177 femmes se présentent, contre 4.463 hommes. La proportion de la gent féminine est cependant passée de 39% en 2002 à 42% en 2007. L'UMP présente 73% d'hommes, le PS 54%, l'UDF-Modem 63%, le FN 51%. Le candidat type est plus âgé qu'en 2002 (51 ans, contre 48 ans il y a cinq ans et 42 ans en 1995). Le benjamin des candidats à 23 ans, et le doyen 87 ans. 31% des candidats sont cadres ou exercent une profession libérale, tandis que 187 candidats se prénomment Michel.

Une manne financière pour les partis. 1,63 euro est accordé pour chaque voix portée sur un candidat au premier tour, et 44.000 euros par siège de député élu. Chaque mouvement doit présenter des candidats dans au moins cinquante circonscriptions, et recueillir 1% des voix pour espérer percevoir ces sommes. Chaque mois, un parlementaire de la chambre basse perçoit 5.177,66 euros nets par mois. Le PS est crédité de 20 à 30% des voix, le PC 3% La scission du centre risque de se révéler, selon les sondages, en défaveur du Mouvement Démocrate. Les 84 candidats du Nouveau centre représenteront, dans leur circonscription, la majorité présidentielle.

A nos lecteurs: les commentaires sont désormais à adresser à l'adresse suivante: cequifaitdebat@yahoo.fr. Ils seront alors approuvés avant publication.

06 juin 2007

Les législatives en ligne de mire

11:19, 21:50 I Sarkozy s'exprime. "J'ai essayé de mettre à profit ce mois pour que - si les Français me donnent une majorité à l'Assemblée nationale - mon gouvernement puisse se mettre au travail dès le lendemain des législatives. J'ai été élu sur un projet fort, cohérent, basé sur la franchise et la vérité. Mon devoir c'est de mettre en oeuvre ce projet. J'ai eu l'occasion de dire qu'en matière économique et fiscale, je ne laisserai personne le dénaturer. Je veux dire, avec la même force, pour que cela soit bien compris de tout le monde qu'il en ira de même avec mon engagement en faveur d'une République irréprochable et d'une démocratie exemplaire": dans un entretien à paraître demain dans le Figaro, Nicolas Sarkozy dresse un bilan de son premier mois à l'Elysée. A l'occasion du G8, il réaffirme des valeurs écologiques: " Je suis un ami des États-Unis, un allié déterminé et un ami sans arrière pensées. Mais je leur dis: il faut faire un effort. La première puissance du monde ne peut pas s'exonérer de donner l'exemple sur la préservation des équilibres de notre planète", déclare-t-il. Les cérémonies du 14 juillet seront par ailleurs relookées par le nouveau chef de l'Etat l'interview devrait se muer en conférence de presse, un détchement militaire de chaque pays de l'Union Européenne sera convié sur les Champs-Elysées, et un "grand concert en l'honneur de la France et de l'Europe" sera organisé.

La représentativité politique en question Existe-t-il un fossé entre l'Assemblée Nationale et les citoyens? Cette tendance est au coeur du débat, dans le cadre des élections législatives (les 10 et 17 juin). En cause, le profil socio-professionnel des députés, les expériences peu concluantes de démocratie participative ou bien encore le peu de présence des élus sur leur territoire, du moins selon certains électeurs. Le pouvoir politique est délégué à une partie de la population, mais pas forcément représentative du corps électoral et des citoyens si l'on en croît les statistiques: en 2001, selon le ministère de l'Intérieur, les cadres représentaient 22,7% des maires, contre 7% de la population des plus de quinze ans. A l'inverse, seuls 1,5% des maires étaient à cette époque des ouvriers, contre 15,1% des personnes âgées de plus de 15 ans. La structure sociale n'était pas non plus flagrante dans les rangs de l'Assemblée sortante: 70% des députés faisaient partie des cadres et professons intellectuelles supérieures, alors que les employés représentaient seulement 5% des élus siégeant au palais Bourbon. Question parité, la loi n'est pas encore pleinement respectée: les maires femmes sont deux fois moins représetées dans les villes que dans les petites communes. La législation a certes fait passer de 25,7% à 47,5% la part des femmes dans les conseils municipaux, mais pas autant à des fonctions de commandement.

23 mai 2007

Une journée en politique

"Nous avons fait un très large tour d'horizon qui a montré, je crois pouvoir le dire, une très large convergence de vues. Nous voulons que l'Europe sorte de l'immobilisme, nous voulons que la zone euro se donne un véritable gouvernement économique au service de l'emploi et de la croissance", a indiqué Guy Verhofstadt. Le Premier ministre belge, dont les jours sont comptés tant son Parti libéral flamand (VLD) semble en mauvaise posture à  'approche des élections législatives belges du 10 juin, a rencontré Nicolas Sarkozy, accompagné de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Nicolas Sarkozy a ensuite rencontré José Manuel Barroso, président de la Commision européenne, afin de défendre son projet de mini-traîté consitutionnel, simplifié, proposé lors de la campagne électorale. Une conférence de presse a été tenue par les deux hommes, en direct de Bruxelles. Dans l'Hexagone, l'ambiance est à la rigueur, puisque les ministres ont été avertis du fait qu'ils devront payer des impôts sur leur logement de fonction, et qu'ils seront assujettis aux taxes locales. Il faut, pour le Président de la République, mettre fin à "tout privilège injustifié". Dans un autre registre, François Fillon a estimé sur Europe 1  que "franchement, la logique, c'est que quand on est battu, ça veut dire qu'on n'a pas le soutien du peuple et qu'on ne peut pas rester au gouvernement". Le Premier ministre sera lui-même candidat aux législatives dans la Sarthe. "Nous donnons ce temps aux organisations syndicales jusqu'à la fin de l'été pour faire des propositions. Si à la fin de l'été, elles ne sont pas faites, nous proposerons un texte au début du mois de septembre", a-t-il ajouté à propos de la question du service minimum dans les transports. Enfin, François Hollande ne sera pas candidat à sa propre succession à la tête du PS, comme il l'a annoncé sur la Chaîne Parlementaire.