03 mai 2007

Peu avant 23 heures, l'incident sur les handicapés


Edition spéciale entre-deux tours: après le débat

"Je ne voterai pas pour Sarkozy". C'est cette phrase, recueillie par le Monde, qui crée l'évènement aujourd'hui: François Bayrou n'accordera pas sa voix au candidat de l'UMP. "Il risque d'aggraver les déchirures du tissu social", explique-t-il au quotidien, qui appelle à voter en faveur de la candidate socialiste: "Ségolène Royal a esquissé un "désir" de changement, tracé une perspective. Sa victoire lui donnerait l'autorité pour engager ce travail de réinvention indispensable. C'est un pari. Pour le pays, il mérite d'être tenté". Il n'y a "aucun vainqueur ni perdant manifeste", note La libre Belgique, tandis que le magazine allemand Der Spiegel indique que "pendant deux heures et demie, ils se sont rendu coup pour coup. Et, à la fin, aucun des deux protagonistes n'était K.-O". 12.979.720 personnes ont suivi le débat sur TF1, contre 7.085.000 sur France 2, victime d'un problème de son sur les réseaux numériques. C'est plus qu'en 1995, mais moins qu'en 1981 et 1988. Les chiffres d'hier soir devraient être augmentés par le biais des chaines d'information.
C'est l'incident sur les handicapés (en vidéo) qui a marqué le débat. A 22:55, Ségolène Royal sort de ses gonds suite à l'introduction du thème par Nicolas Sarkozy. La proposition du candidat de l'UMP d'un droit opposable à la garde d'enfants glisse sur la question de l'intégration en milieu scolaire des enfants handicapés.
"Ségolène Royal : Les gens vont aller devant les tribunaux alors qu'ils sont déjà débordés et qu'ils ont autre chose à faire? Ce n'est pas sérieux!
Nicolas Sarkozy : Ce n'est pas gentil de dire des choses comme cela. Je vais prendre un exemple qui va peut-être vous toucher. L'affaire des enfants handicapés dans les écoles. Je considère qu'il est scandaleux qu'un enfant ayant un handicap ne puisse pas être scolarisé dans une école "normale." C'est important pour l'enfant ayant un handicap et pour les autres enfants qui n'ont pas de handicap, qui au contact de cet enfant différent apprendront que la différence est une richesse. Dans les démocraties du nord de l'Europe, 100 % des enfants ayant un handicap sont scolarisés en milieu scolaire classique. En France, c'est 40 %. Je veux créer un droit opposable. Cela veut dire quoi ? Qu'une famille au bout de cinq ans, à qui on refuserait une place dans une école, pourrait aller devant le tribunal en disant : la République m'a promis un droit. Un homme politique s'est engagé et n'a pas tenu sa promesse. Que se passe-t-il ? Je veux en finir avec les discours creux (pas le vôtre, je ne veux pas être désagréable) avec ces promesses incantatoires, cette grande braderie au moment de l'élection, on rase gratis, on promet tous. Quand on ne sait pas promettre, on promet une discussion. Je veux m'engager sur des résultats, sur du concret. Je veux dire à toutes les familles ayant rencontré le drame du handicap que je ferai une place à chacun de leurs enfants dans les écoles, que je donnerai les moyens aux écoles pour les accueillir. La preuve de ma bonne foi sera le droit opposable et la capacité d'aller devant un tribunal pour faire-valoir ses droits. Ce n'est ni ridicule, ni accessoire. C'est peut-être même ce qui fait la différence entre la vieille politique et la politique moderne.
Ségolène Royal : Là, on atteint le summum de l'immoralité politique. Je suis scandalisée par ce que je viens d'entendre, parce que jouer avec le handicap comme vous venez de le faire est proprement scandaleux. Pourquoi ? Lorsque j'étais Ministre de l'enseignement scolaire, c'est moi qui ai créé le plan Handiscol qui a demandé à toutes les écoles d'accueillir tous les enfants handicapés. Pour cela, j'avais créé parmi les aides éducateurs que vous avez supprimés, 7000 postes d'aides éducateurs, d'auxiliaires d'intégration. J'avais doté toutes les associations de parents d'enfants handicapés des emplois liés à l'accompagnement et aux auxiliaires d'intégration dans les établissements scolaires. C'est votre gouvernement qui a supprimé non seulement le plan Handiscol, qui a supprimé les aides éducateurs, qui fait qu'aujourd'hui, moins d'un enfant sur deux qui était accueilli il y a cinq ans dans l'école de la République ne le sont plus aujourd'hui. Vous le savez parfaitement. Je trouve que la façon dont vous venez de nous décrire, la larme à l'œil,  le droit des enfants handicapés d'intégrer l'école, alors que les associations des parents d'handicapés ont fait des démarches désespérées auprès de votre Gouvernement pour réclamer la restitution des emplois, pour faire en sorte que leurs enfants soient à nouveau accueillis à l'école, y compris les enfants en situation de handicap mental à l'école maternelle, où avec moi tous les enfants handicapés mentaux étaient accueillis à l'école maternelle dès lors que les parents le demandaient. Laissez de côté les tribunaux, les démarches pour les parents qui en ont assez de leurs souffrances, d'avoir vu leur enfant ne pas pouvoir être inscrit lors des rentrées scolaires lorsque vous étiez au Gouvernement. Laissez cela de côté. La façon dont vous venez de faire de l'immoralité politique par rapport à une politique qui a été détruite, à laquelle je tenais particulièrement, parce que je savais à quel point cela soulageait les parents de voir leurs enfants accueillis à l'école. Vous avez cassé cette politique! Et aujourd'hui, vous promettez en disant aux parents qu'ils iront devant les tribunaux?! Tout n'est pas possible dans la vie politique, ce discours, cet écart entre le discours et les actes, surtout lorsqu'il s'agit d'enfant handicapé, ce n'est pas acceptable. Je suis très en colère. Les parents et les familles…
Nicolas Sarkozy : Calmez-vous et ne me montrez pas du doigt avec cet index pointé!
Ségolène Royal : Non, je ne me calmerais pas!
Nicolas Sarkozy : Pour être Président de la République, il faut être calme.
Ségolène Royal : Non, pas quand il y a des injustices! Il y a des colères saines, parce qu'elles correspondent à la souffrance des gens. Il y a des colères que j'aurai, même quand je serai Présidente de la République". Vidéo: Le Figaro/Dailymotion

02 mai 2007

Le débat de l'entre-deux tours (suite)

Edition spéciale entre-deux tours: le débat en direct

22:00,22:02,22:04,22:05,22:06,22:07,22:08,22:09,22:10,22:11,22:12,22:14,22:16,22:17,22:18,22:19, 22:21,22:22,22:24,22:25,22:26,22:28,22:29,22:31,22:25,22:36,22:37,22:38,22:39,22:41,22:42,22:43,22:44,22:45, 22:46,22:48,22:49,22:50,22:51,22:53,22:54,22:55,22:57,22:59,23:01,23:03,23:04,23:06,23:07,23:08,23:10,23:12, 23:13,23:14,23:19,23:20,23:21,23:22,23:23,23:25,23:27,23:28,23:29,23:31,23:32,23:33,23:34,23:37,23:38 I "Je réformerai les régimes spéciaux", indique le candidat de l'UMP, qui embraye sur le logement. "Il faut qu'on favorise la propriété" pour les Français, indique-t-il. Pour la protection sociale, il faut "créer un cinquième risque, celui de la dépendance", et "engager un plan contre l'Alzheimer. S.Royal s'interroge sur le financement des mesures abordées par le candidat de l'UMP, compte tenu des medium_h_9_ill_904567_debat3.jpgbaisses de prélèvements obligatoires qu'il a promis. La candidate PS "souhaite réformer les petites retraites". "La relance de la croissance économique va aussi permettre des côtisations supplémentaires", affirme S.Royal. "Je me suis engagé à réformer l'indice des prix", indique Mme Royal. "La réforme de la loi Fillon a crée une injustice insupportable compte tenu des femmes" qui se sont arrêtées de travailler plus tôt pour élever leurs enfants. La "pénibilité des tâches" est abordée par la candidate socialiste. "Pour la première fois, on voit, en France, des jeunes qui sont inquiets de leur retraite". N.Sarkozy souhaite ramener le débat du financement des retraites à toute la classe politique. "Ca dépend de la pénibilité du travail!" indique S.Royal, qui ajoute que "toutes les branches de la Sécurité sociale sont en déficit". Les régimes spéciaux reviennent sur le devant de la scène. S.Royal s'attaquera à la question des régimes spéciaux, et notamment à celui des parlementaires. "La grande discussion, il faut qu'elle débouche sur quelque chose!", indique N.Sarkozy, qui ne "remet pas à plat la loi Fillon". "Je garantis le financement des régimes de retraites", indique S.Royal. "Le problème de la France, c'est qu'on paie trop d'impôts", indique N.Sarkozy. "On ne peut pas imposer aux entreprises des prélèvements plus lours de ceux qu'elles paient dans les autres pays", lance-t-il. "Une politique d'évaluation de toutes les politiques publiques" sera lancée, selon le candidat de l'UMP. "On parle des impôts, s'il vous plaît", demande Patrick Poivre d'Arvor. Il faut lancer "un plan massif d'isolation dans les logements déjà construits", selon S.Royal. "Je veux un impôt juste", lance Mme Royal ("il faut faire attention aux injustices fiscales"). La question de l'accession à la propriété est abordée par la candidate socialiste, qui créera, si elle est élue, "un service public de la caution". "moi je considère qu'un pays libre, c'est un pays dans lequel chacun peut disposer librement" du fruit qu'il a récolté en travaillant, indique Mr Sarkozy. La question de l'environnement est abordée. "Le nucléaire, c'est une énergie propre", affirme le candidat de l'UMP, qui revient sur le logement. "Mon ambition, c'est de faire de la France une France de propriétaires", indique-t-il. Il souhaite "supprimer les droits de succession". "J'entends faire de la France le pays de l'excellence écologique", annonce Ségolène Royal. "Votre projet a reçu la note de 8/20", indique-t-elle en direction de Nicolas Sarkozy. Les chiffres sur la part du nucléaire divisent les candidats. "L'EPR n'est pas une nouvelle centrale, c'est un prototype. Vous mélangez tout!" indique Mme Royal. La question des ressources en uranium est abordée. "On referme ce chapitre provisoirement, si ça vous ne gêne pas", indique Patrick Poivre d'Arvor. Le débat sur l'éducarion est lancé. Nicolas Sarkozy "veut une école du respect", où "les enfants de familles modestes acceptent aux grands auteurs", qui "transmettent une morale commune", et où chacun "à un parcours qui est adapté à ses problèmes". Il propose l'intauration d'un service d'études dirigées, au collège et au lycée, et le choix de l'école pour son enfant. La question de la notation est remise en cause par le candidat. "Il nous faut un nouveau pacte éducatif dans l'école de la République", selon Ségolène Royal. La question de la violence scolaire et des emplois jeunes est abordée par la candidate. "Je veux que tous les enfants sortent de l'école avec un bagage", indique-t-elle. L'école sera rendue "obligatoire à partir de l'âge de trois ans", et un "soutien scolaire individualisé" pourra être mis en place. "Je veux renforcer les moyens dans les zones d'éducation prioritaires", indique-t-elle. "Je veux renforcer l'autonomie des établissements", lance S.Royal, qui évoque la "culture" et la carte scolaire (son "contournement", du fait qu'elle soit "trop rigide"). "Dans les quartiers difficiles, je rendrais dès cet été les 5 000 postes d'enseignants qui ont été supprimés", indique Mme Royal. La place des parents à l'école est abordée par Mme Royal. Il faut "diviser les gros collèges", selon la candidate du PS. "La place des familles est centrale" à l'école, selon Mr Sarkozy. "Quand il y a des familles défaillantes, je souhaite que les allocations familiales soient mises sous tutelle", indique-t-il. "Le droit opposable à la garde d'enfants" est proposé par N.Sarkozy. "Moi, je m'engage sur des résultats", lance-t-il. "Je pense que l'on atteint le summum de l'immoralité politique", indique Ségolène Royal, suite aux propos de Nicolas Sarkozy sur l'intégration des enfants handicapés en milieu scolaire. "Je suis très en colère", lance-t-elle. "Il faut que les discours soient cohérents avec les actes", déclare Mme Royal. "Vous avez la vision sectaire de la gauche", réplique Mr Sarkozy. L'Europe, thème introduit par Arlette Chabot, est débattu en premier par Ségolène Royal. "Je veux relancer l'Europe par la preuve, et je veux à nouveau consulter les Français par référendum", déclare la candidate socialiste. Nicolas Sarkozy s'exprime: "je crois très important d'arrêter la course en avant à l'élargissement tant qu'on aura pas doté l'Europe de nouvelles institutions". Il indique ses souhaits, et sa volonté de faire de l'Europe une "Europe de protection des français". Pour S.Royal, "le peuple français sera consulté par référendum" sur l'adhésion ou non de la Turquie à l'UE, que Nicolas Sarkozy refuse catégoriquement. "Ca fait quarante ans qu'on leur fait croire...", commence N.Sarkozy, qui rappelle que la Turquie se situe en Asie mineure. "Ce sont les dirigeants de ce pays qui sont extrêmement dangereux", déclare Mr Sarkozy à propos du nucléaire iranien. Ségolène Royal consolide sa position. L'Afrique, et plus particulièrement le Darfour, sont abordés, dans le cadre d'un débat introduit par le journaliste de TF1. Le candidat de l'UMP embraye sur la thématique de "l'immigration choisie". Nicolas Sarkozy attaque Ségolène Royal sur ses positions vis-à-vis de la Chine. Ségolène Royal aborde les problèmes au Darfour puis, plus généralement, en Afrique. Arlette Chabot lance le débat sur l'immigration. Nicolas Sarkozy ne fera "pas de régularisation globale". "La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde", selon le candidat de l'UMP. "C'est un problème très difficile", selon Ségolène Royal. "Je n'ai jamais demandé de régularisation globale", affirme la candidate socialiste, qui n'a "pas l'intention" d'entrer dans une logique de "récupération politicienne". "Il y a des droits et des devoirs", indique-t-elle. Patrick Poivre d'Arvor et Ségolène Royal relancent le débat sur les institutions. N.Sarkozy fustige le débat Royal-Bayrou de samedi dernier, et la proposition d'une sixième République. "Je pense qu'il faut réformer en profondeur les institutions", indique S.Royal, qui ajoute que "le cumul des mandats sera désormais interdit". Elle évoque les "jurys citoyens". Chacun aura trois minutes pour conclure le débat. Patrick Poivre d'Arvor souhaite faire parler les candidats de leurs éventuels "points communs", et de leur adversaire. Nicolas Sarkozy indique que le mot "fatalité" ne fait pas partie de son vocabulaire. "Je voudrais m'adresser aussi à ceux qui hésitent encore", indique Mme Royal. "Je veux être aus ervice de la France, avec l'expérience qui est la mienne", indique-t-elle. Les journalistes concluent le débat.

Le débat de l'entre-deux tours

Edition spéciale entre-deux tours: le débat en direct

21:01,21:02,21:03,21:05,21:06,21:08,21:09,21:12,21:13,21:14,21:16,21:18,21:21,21:24,21:26,21:27,21:28,21:29, 21:30,21:31,21:32,21:34,21:36,21:39,21:41,21:42,21:43,21:45,21:46,21:47,21:49,21:51,21:52,21:57,22:00 I  Ce qui fait débat réactive son dispositif de soirée électorale via le débat de l'entre-deux tours.L'émission vient de commencer sur les antennes de radio-télévision. Les medium_h_9_ill_904567_debat3.jpgcandidats s'expriment sur leur "état d'esprit": S.Royal va "très bien", et M.Sarkozy est "concentré".

Première question, "quel président serez-vous si vous êtes élu? Quel style voulez-vous donner à cette présidence?" Nicolas Sarkozy commence à parler: "j'essaierais (...) d'être un président de la République qui s'engagera sur des résultats". La question des nominations est abordée sur le candidat de l'UMP, qui ne souhaite pas dépasser deux mandats. PPDA relance, Ségolène Royal souhaite "sortir la France de la situation de la situation dans laquelle elle se trouve aujourd'hui". La question des retraites est soulevée, tout comme celles du pouvoir d'achat et de l'insécurité. Elle cite le nom de son adversaire politique, qui a été Ministre de l'Intérieur. Nicolas Sarkozy réagit sur la question de l'insécurité, en attaquant la gauche sur ce thème, en faisant référence à la défaite du PS en 2002: "sur les cinq ans de gouvernement Jospin, la délinquance avait progressé de 18%". Le "problème" de la dette est abordé. S.Royal revient sur la question de la sécurité, et affirme par ailleurs qu'elle ne diminuera pas le nombre de fonctionnaires. Il faut, selon la candidate PS, "davantage d'agents publics". "La morale politique, puisque vous venez de prononcer ce mot, demande que l'on rende des comptes", indique S.Royal. En revanche, dans le cadre de la "régionalisation", la lutte contre "toutes les formes de gaspillage d'argent public" sera déclenchée. Une joute verbale oppose les deux protagonistes sur la question de la sécurité. N.Sarkozy propose qu'il "n'y ait plus un seul délinquant sexuel" qui ne sorte pas de prison sans traitement. La question de la récidive est abordée par le candidat de l'UMP. Ma question des fonctionnaires est soulevée, tout comme celles de la productivité et de l'hôpital - "ce sont les 35 heures qui ont" affaibli "l'hôpital public français". S.Royal mettra "en place" l'encadrement "militaire". Sa priorité "sera sur la prévention, et sur la sanction". Elle "veut réconciler la France avec les entreprises". "Je vais concentrer sur les PME les aides publiques", affirme S.Royal, qui leur accordera des avantages fiscaux. Le "levier écologique" sera mis en place, selon la candidate du PS. N.Sarkozy l'attaque sur le fait qu'elle "veut survoler tous les sujets en même temps". Pour le candidat de l'UMP, il faut "considérer le travail", en "libérant la possibilité de travailler en France". Il commence à questionner Mme Royal sur la question du financement du projet. "Les 35 heures, ça coûte 17 milliards d'euros chaque année!", clame-t-il. Il souhaite obtenir le "plein emploi". S.Royal a dit, selon ses mots, qu'elle "maintenait le nombre de fonctionnaires". "Vous plaisantez!", lance-t-elle dans un vif échange. La thématique du travail est abordée, la proposition de N.Sarkozy est "dangereuse" selon Mme Royal (cf. libéralisation des heures supplémentaires). "Je propose de créer, sur les cinq années, les 500.000 emplois-tremplins pour les jeunes". Ceux-ci "ne coûtent rien". La question du MEDEF et de sa présidence est abordée. "Comme il n'y aura pas de charge, les entreprises pourront créer", affirme N.Sarkozy, qui "souhaite créer un service public de l'emploi". Les chômeurs "ne pourront pas refuser plus de deux offres d'emploi successives". "Il n'y aura plus aucun licenciement économique si je suis Président de la République", indique-t-il, tout en attaquant la gauche sur la question des 35 heures. La candidate cite Zapatero et Prodi, et lance le débat sur la question des bas salaires. "Vous faites semblant de ne pas comprendre", dit-elle. "Nous rediscuterons des 35 heures" à propos de leur application, affirme-t-elle. "Il n'y aura plus de loi qui ne sera imposée dans le domaine social tant qu'il n'y aura pas eu de dialogue avec les partenaires sociaux", indique-t-elle. "Je veux relancer la croissance", réaffirme-t-elle. Arlette Chabot souhaite recentrer le débat sur la question du pouvoir d'achat. "J'ai ma liberté de parole, et vous l'avez", lance S.Royal. "A quoi ça sert, les RTT, quand on a pas de quoi payer" les vacances, demande N.Sarkozy. Les allègements de charges sont évoqués par le candidat de l'UMP. "On ne peut plus maintenant demander aux contribuable de financer les pré-retraites à guichets ouverts", indique N.Sarkozy. La question des "talents" (S.Royal) est abordée. Elle "sera la Présidente de la République qui fera en sorte que la matière grise reste en France". "Vous avez une capacité à tout mélanger qui est remarquable", lance N.Sarkozy. Les pôles de compétitivité sont abordés. S.Royal souhaite se placer sur le terrain de la contestation des propos de N.Sarkozy ("aucune exonération fiscale n'est arrivée"). Le fincancement des retraites; "je garantirais l'application des lois Fillon", lance N.Sarkozy.