23.04.2007
10,51% pour Le Pen: "un coup d'épée dans l'eau"
Edition spéciale entre-deux tours
"C'est un coup d'épée dans l'eau, cette élection ne va rien changer, mais la relève avec Marine et Gollnisch est là", déclare au Monde une militante du Front National. C'est la douche froide pour le parti d'extrême droite, dont le candidat a perdu 980.514 électeurs en cinq ans. "Personne ne doit s'étonner de nous voir boire le champagne, chanter et danser, car nous avons le cœur dur", lâchait hier soir Jean-Marie Le Pen devant une salle Equinoxe bien moins remplie (environ 200 militants) que prévu. 3 824 258 voix seulement se sont portés sur celui qui avait réussi à se qualifier pour le second tour de l'élection présidentielle de 2002. Le rôle de Marine Le Pen dans cette défaire devrait rapidement être examiné au sein du parti. Elle a occupé le poste de directrice stratégique de la campagne de son père. "Je croyais que les Français étaient assez mécontents. (…) Je m'étais trompé", a indiqué hier soir le candidat du FN, qui, à 78 ans, est apparu bien en retrait par rapport à ses précédentes campagnes. L'inconnue demeure l'appel au vote pour le second tour. Le Pen se prononcera le 1er mai, mais force est de constater que Nicolas Sarkozy a marché sur ses plates-bandes durant cette campagne. Pour Marine Le Pen, les électeurs du Front National "ne se vendront à personne".
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04.04.2007
Jean-Marie Le Pen table sur une réedition du scénario de 2002
Seulement deux meetings sont programmés d'ici au premier tour de la présidentielle, à Paris et à Nice, beaucoup de rendez-vous médiatiques mais peu de déplacements: Jean-Marie Le Pen n'a pas déployé l'artillerie lourde pour le sprint final avant l'ouverture des bureaux de vote. L'équipe de campagne du leader du Front National préfère se placer au-dessus de la mêlée: "le président Le Pen est au-dessus de l'agitation de Royal, Sarkozy ou de Bayrou, qui jouent les hannetons dans un bocal et multiplient les interventions démagogiques", répond Jean-François Touzé, membre du bureau politique du FN, qui répond ce matin aux questions de Libération. Le Pen répond pour sa part aux questions du Monde, dans le numéro paru cet après-midi. Il s'en prend une nouvelle fois aux instituts de sondage: "les sondeurs sont des incompétents et des escrocs qui vendent une camelote qui n'existe pas et qui font acte d'hostilité à mon égard. L'envolée de Bayrou, c'est du bidon. On n'a jamais vu un candidat passer de 6% à 25% en deux mois. Dix millions d'électeurs qui, d'un seul coup, auraient vu saint Bayrou et auraient été transfigurés, ce n'est pas sérieux. Il va se dégonfler comme une baudruche. Comme M. Chevènement en 2002. On l'a maintenu à bout de bras pour empêcher que Le Pen soit le troisième homme". Une manière de faire oublier que le candidat est la bête noire des sondeurs, car les sondés votant aux extrêmes avouent moins facilement que les autres catégories d'électeurs, ce qui oblige les instituts à retravailler les résultats bruts. Jean-Marie Le Pen n'oublie pas de tacler son adversaire socialiste ("C'est parce que les sondages ont affirmé que MmeRoyal battrait Nicolas Sarkozy au deuxième tour que les socialistes se sont ralliés à sa candidature, mais, à mon avis, elle va faire un bide. Elle n'est pas du tout à la hauteur du rôle, pas du tout"), et voit malgré tout une lueur d'espoir dans les sondages, persuadé qu'il sera en second tour, comme en 2002: "là où les sondages me donnaient 10% d'intentions de vote, je fais maintenant 13% ou 14%. Donc, j'extrapole tout naturellement".
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19.03.2007
Douze candidats briguent un mandat présidentiel
Mises à jour 17:41, 18:07, 18:52 I La liste des candidats à l'élection présidentielle a été dévoilée par Jean-Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel. Olivier Besancenot (LCR), José Bové (altermondialiste), Marie-George Buffet (PC), Arlette Laguiller (LO), Jean-Marie Le Pen (FN), Frédéric Nihous (CPNT), Ségolène Royal (PS), Nicolas Sarkozy (UMP), Gérard Schivardi ("candidat des maires" soutenu par le Parti des travailleurs), Dominique Voynet (Les Verts), François Bayrou (UDF) et Philippe de Villiers (MPF) ont été nommés comme faisant partie des prétendants au mandat présidentiel. C'est donc un retour au niveau de 1974 qui s'opère, cinq ans après le record de 2002 (16 candidats).
En 1962, lors de la réforme qui instaura l'élection au suffrage universel du chef de l'Etat, il suffisait de collecter cent signatures d'élus émanant de dix départements différents. En 1976, le nombre de parrainages a été augmenté à 500, et le Conseil économique et social exclu.
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