08 juin 2007
La revue de presse.56
"La République n'a plus qu'une tête : le président Sarkozy gouverne. Avec la vague bleue qui s'annonce, il tiendra tout : l'Elysée, Matignon, l'Assemblée nationale, le Sénat, le Conseil constitutionnel, le CSA. Sans compter les principaux médias. Paradoxe : pour lui, la contestation la plus gênante viendra moins d'une opposition parlementaire trop faible que d'une majorité trop massive": Le Nouvel Observateur propose cette semaine d'éclaircir "les risques du pouvoir absolu" promis pour les 10 et 17 juin prochains. Une majorité écrasante est en effet annoncée pour la droite. La gauche, est quant à elle en mauvaise posture, selon les derniers sondages parus. L'occasion pour L'Express de faire le point sur "les blessures secrètes" de Ségolène Royal. "Rester droite. C'est l'antienne de Ségolène Royal, dont la raideur dissimule la faille tandis que l'éternel sourire tient la douleur à distance. Le 5 mai, à la veille du second tour, elle apparaît heureuse et détendue aux amis qu'elle accueille pour un buffet froid à son domicile. Depuis quinze jours, elle sait qu'elle a perdu - la brutalité de l'échec fait déjà partie du passé. [...] «Ils», ce sont les éléphants du PS, ceux qui n'ont jamais accepté sa désignation, ceux qui lui ont, considère-t-elle, saboté la campagne et qui comptent aujourd'hui profiter de sa défaite pour la jeter aux oubliettes", indique l'hebdomadaire. "Les onze hommes du président": Challenges rappelle que "Nicolas Sarkozy a promis la rupture. Il l'impose. Via les feuilles de route données à ses ministres. Il surveille, impulse, tranche, s'appuyant sur ses onze piliers de l'Elysée, dont le très fidèle Guéant". Le nouveau chef de l'Etat "veut en finir avec le côté chambre d'enregistrement du Conseil" des ministres", est-il indiqué. Le magazine propose par ailleurs des pistes "pour profiter de la richesse mondiale", à travers trois secteurs: le luxe, les loisirs et les matières premières. Le Point se penche pour sa part sur un dossier sensible, celui de l'éducation.
A nos lecteurs: les commentaires sont désormais à adresser à l'adresse suivante: cequifaitdebat@yahoo.fr. Ils seront alors approuvés avant publication.
14:30 Publié dans Politique, Revue de presse | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles
27 mai 2007
De l'influence de Tony Blair sur Sarkozy
"Nous sommes deux vieilles nations, de taille comparable. Nos deux pays sont confrontés aux mêmes enjeux: la mondialisation, les mutations économiques, l'impact des nouvelles puissances que sont la Chine et l'Inde, les bouleversements de la démographie mais également la nécessité de réformer nos systèmes de protection sociale pour préserver notre mode de vie. Nous avons, l'un comme l'autre, joué un rôle historique dans le monde. Aujourd'hui, c'est par notre alliance que nous pourrons exercer notre influence": en s'adressant en français sur YouTube le 7 mai dernier, Tony Blair a souhaité intervenir suite à l'élection de "son ami Nicolas" dans l'Hexagone. Durant la campagne électorale, les deux hommes se sont rencontrés tour à tour à Londres et à Paris, au moment où l'un s'apprêtait à affronter les urnes tandis que l'autre allait annoncer qu'il quitterait son poste en juin. Après trois mandats, un record pour un Premier ministre britannique, Tony Blair quittera son poste le 27 juin prochain. Jeudi 17 mai, en recueillant 313 parrainages sur un total de 352 parlementaires travaillistes, Gordon Brown, alors ministre des Finances, a obtenu l'assurance de succéder à M.Blair. Tony Blair s'est installé au 10, Downing Street le 2 mai 1997. A quarante-trois ans, il est le plus jeune Prime Minister britannique depuis 1812. En 1998, un accord historique est signé concernant le partage du pouvoir entre catholiques et protestants en Irlande du Nord. En 1999, la politique de décentralisation se met en place. Le système de santé est aussi en question, tout comme celui de l'éducation: de profondes réformes sont engagées à coups de dépenses. Le Labour remporte les législatives, en 2001. En 2003, l'engagement en Irak aux côtés des Etats-Unis est abondemment contesté et critiqué. Le 7 juillet 2005, 56 personnes sont tuées et 700 sont blessées dans des attentats retissant à Londres, vingt-quatre heures après la victoire dans le cadre de la candidature de la capitale britannique pour l'organisation des J.O. de 2012. Le 27 juin 2007, le Premier ministre britannique remettra sa décision à la reine.
"Malgré sa volonté de dialogue, Sarkozy reste en faveur d'un interventionnisme à la française, alors que le gouvernement ravailliste s'est progressivement effacé des questions sociales": pour Christian Dufour, chercheur à l'Institut de Recherches Economiques et Sociales, sur le plan des questions sociales, "tout sépare Blair de Sarkozy". Cité par Challenges, il indique donc que tout ne réunit pas Blair et le nouveau Président français, qui n'hésite pourtant pas à se présenter comme "un socialiste anglais". En dix ans de pouvoir, Tony Blair a entrepris de lourdes réformes, à l'instar du programme de l'ex-candidat de l'UMP. Premier point à comparer, celui de la monnnaie. Les deux nations appartiennent à l'Union européenne, mais seule la France fait partie intégrante de la zone euro. La croissance britannique a peu fait les frais de la non-intégration à l'euroland, et, bien que les politiques monétaires doivent converger (les banques centrales doivent s'aligner sur la politique de la BCE, tout en conservant une certaine marge de manoeuvre), la Bank of England peut choisir de ne pas formellement suivre les pas de la Banque Centrale Européenne. Dans l'Hexagone, Nicolas Sarkozy s'en est plusieurs fois pris à la BCE au cours de la campagne, mais n'a en aucun cas envisagé de sortir de la zone euro. François Fillon a indiqué qu'il était hors de question de remettre en cause l'indépendance de la BCE. Le Conseil des Gouverneurs prend toutefois en compte les intérêts de chaque Etat. La question de la dette publique est aussi à aborder au rayon finances. Pour Gordon Brown, il faut limiter l'endettement public à 40% du PIB. Pour Eric Woerth, Ministre du Budget, il convient de faire une "pause" dans la réduction du déficit public afin de pratiquer une politique de relance. La lutte contre le chômage a peu été évoquée dans le cadre de la campagne électorale française, mais Tony Blair en a fait pour sa part son cheval de bataille. Les réformistes du monde entier citent en exemple le modèle britannique, alliant flexibilité - embauche et licenciement facilités - et sécurité - création d'un salaire minimum. Les job centers font office de relais avec les demandeurs d'emploi, et des objectifs leurs sont assignés. Parallèlement à cette mesure, les chômeurs ne peuvent, comme l'a par ailleurs proposé Nicolas Sarkozy, refuser un poste au-delà d'un certain nombre de propositions. La réforme de l'assurance-chômage a été mise en oeuvre outre-Manche, et figure au programme du nouveau chef de l'Etat français. En 1997, Tony Blair a décidé d'ouvrir les frontières du Royaume-Uni aux travailleurs étrangers. Pour réguler le flux d'arrivants, un système d'immigration plus sélectif, à base de points, sera mis en place à l'été en fonction des besoins et du niveau de qualification de chaque demandeur. Pour Nicolas Sarkozy, c'est justement le principe d'immigration "choisie" qui est à mettre en oeuvre. La question de la réforme de l'Etat fait pour sa part l'objet d'un désaccord entre les deux hommes: Tony Blair a poussé le processus jusqu'à sous-traiter certaines activités, comme la perception des impôts locaux. Dès la fin 2001, le gouvernement britannique n'a pas hésité à augmenter la pression fiscale sur les ménages pour financer un programme d'investissements massifs dans les services publicas. Nicolas Sarkozy souhaite pour sa part baisser les prélèvements obligatoires de quatre points, mais malgré tout investir abondemment dans un certain nombre de secteurs. Cette équation a été pointée du doigt à plusieurs reprises au cours de la campagne.
"Dix ans de croissance ininterrompue, le plein-emploi... il faut s'inspirer de ce qui marche!", déclarait en janvier dernier le candidat Sarkozy devant la communauté française expatriée à Londres. Mais ce n'est pas totalement un disciple de Tony Blair qui est au sommet de l'Etat, notamment sur les questions sociales et du financement des investissements dans les services publics. Et comme l'indiquait Tony Blair au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy, "nous avons aussi à apprendre les uns des autres. Le changement n'est jamais facile, mais inéluctable".
17:50 Publié dans Magazine, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, Sarkozy, vidéo
23 mai 2007
Une journée en politique
"Nous avons fait un très large tour d'horizon qui a montré, je crois pouvoir le dire, une très large convergence de vues. Nous voulons que l'Europe sorte de l'immobilisme, nous voulons que la zone euro se donne un véritable gouvernement économique au service de l'emploi et de la croissance", a indiqué Guy Verhofstadt. Le Premier ministre belge, dont les jours sont comptés tant son Parti libéral flamand (VLD) semble en mauvaise posture à 'approche des élections législatives belges du 10 juin, a rencontré Nicolas Sarkozy, accompagné de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Nicolas Sarkozy a ensuite rencontré José Manuel Barroso, président de la Commision européenne, afin de défendre son projet de mini-traîté consitutionnel, simplifié, proposé lors de la campagne électorale. Une conférence de presse a été tenue par les deux hommes, en direct de Bruxelles. Dans l'Hexagone, l'ambiance est à la rigueur, puisque les ministres ont été avertis du fait qu'ils devront payer des impôts sur leur logement de fonction, et qu'ils seront assujettis aux taxes locales. Il faut, pour le Président de la République, mettre fin à "tout privilège injustifié". Dans un autre registre, François Fillon a estimé sur Europe 1 que "franchement, la logique, c'est que quand on est battu, ça veut dire qu'on n'a pas le soutien du peuple et qu'on ne peut pas rester au gouvernement". Le Premier ministre sera lui-même candidat aux législatives dans la Sarthe. "Nous donnons ce temps aux organisations syndicales jusqu'à la fin de l'été pour faire des propositions. Si à la fin de l'été, elles ne sont pas faites, nous proposerons un texte au début du mois de septembre", a-t-il ajouté à propos de la question du service minimum dans les transports. Enfin, François Hollande ne sera pas candidat à sa propre succession à la tête du PS, comme il l'a annoncé sur la Chaîne Parlementaire.
22:25 Publié dans Permanent, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, Sarkozy, Législatives
20 mai 2007
La politique économique éclatée entre trois ministères
Trois ministres s'apprêtent à se partager les dossiers économiques, dans le cadre du nouveau gouvernement mis en place vendredi. Les décrets d'attribution, qui fixent les pouvoirs des nouveaux ministres, seront prochainement publiés au Journal officiel. Tandis que Jean-Louis Borloo a pris possession de son bureau du ministère de l'Economie, des finances et de l'emploi, Eric Woerth a pris possesion des dossiers du Budget, des comptes publics et de la fonction publique. Xavier Bertrand s'occupe quant à lui des affaires sociales, un vaste portefeuille qui englobe des dossiers aussi explosifs que le service minimum ou le contrat de travail unique. Nouveauté de ce premier gouvernement dirigé par François Fillon, les politiques de l'emploi font partie du portefeuille du ministre de l'Economie. Mais le président de la République s'est déjà invité dans les dossiers de Jean-Louis Borloo, en se rendant dès vendredi à Toulouse pour suivre le dossier Airbus, déjà abordé pendant la campagne électorale. Cette ingérance de la part du chef de l'Etat devrait se retrouver dans la feuille de route prochainement envoyée à destinantion de chacun des ministres. La politique énergétique fera aussi partie des compétences d'Alain Juppé, ministre de l'Aménagement et du développement durable. Transports, habitat, aménagement urbain, aménagement du territoire, écologie, et politique énergétique font en effet partie du portefeuille attribué à l'ancien Premier ministre. L'autre ministre en charge des dossiers économiques est Eric Woerth, qui s'occupe des comptes publics. Les réformes fiscales promises par Nicolas Sarkozy transiteront pas son bureau, avec en particulier la baisse de quatre points des prélèvements obligatoires, l'exonération des charges et des impôts sur les heures supplémentaires, et la réforme des droits de succession. Les baisses d'impôts feront leur effet sur le déficit de l'Etat, qui s'aggravera de six milliards d'euros cette année, en s'élevant à 42 milliards. François Fillon a pour sa part indiqué "vouloir réduire le déficit du budget de l'Etat en cind ans", d'où la difficulté pour le ministre de réguler les comptes. Le troisième homme concerné par les dossiers économiques se nomme Xavier Bertrand. Aux Affaires sociales, il devra composer entre la mise en oeuvre des réformes promises par Nicolas Sarkozy et les demandes exprimées par les syndicats. Reste la question du logement, confiée à Christine Boutin. Le droit opposable au logement, annoncé sous le dernier gouvernement Villepin, peine à s'appliquer au quotidien, fera partie de ses dossiers.
19:18 Publié dans Economie, Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles
19 mai 2007
Un "traître magnifique"?
15:45 I La nomination de Bernard Kouchner au poste de Ministre des affaires étrangères et européennes est "commenté jusqu'en Belgique", indique le quotidien belge Le Soir. Mais le journal ne s'arrête pas au constat, et indique en Une qu'il est un "traître magnifique", selon les mots du journaliste Olivier Mouton. "L'ancien secrétaire d'Etat à l'Action humanitaire et ex-ministre de la Santé peut être opportuniste quand il s'agit de servir ses idées. D'autant que le parti de son coeur n'a jamais donné suite à ses ambitions. Un PS qu'il critiquait souvent, parlant d'une gauche contenant beaucoup d'archaïsmes", indique et rappelle l'un des premiers quotidiens à Bruxelles et en Wallonie. L'expression fait suite à l'annonce de François Hollande, qui a déclaré que Bernard Kouchner ne faisait plus partie du PS. "On ne devient pas socialiste avec François Mitterrand pour devenir sarkozyste avec Nicolas Sarkozy", a lancé hier le premier secrétaire du PS. Dans Le Monde de cet après-midi, Bernard Kouchner publie une tribune dans laquelle il détaille les raisons qui l'ont amené à occuper ce poste. "J'ai toujours été et je demeure un homme libre, militant d'une gauche ouverte, audacieuse, moderne, en un mot social-démocrate. En acceptant aujourd'hui de travailler avec des gens qui sur bien des sujets ne pensent pas comme moi, je ne renie pas mes engagements socialistes", écrit le nouveau ministre, qui ajoute que "la politique extérieure de notre pays n'est ni de droite ni de gauche. Elle défend les intérêts de la France dans un monde qui se réinvente chaque jour. Elle doit être déterminée et novatrice. En me faisant l'honneur de me proposer de diriger la diplomatie de la France, le président de la République n'a pas imaginé que je devienne sarkozyste". "J'espère que ce n'est pas seulement un coup tactique de Sarkozy avant les législatives. Kouchner a un parler vrai, des idées claires, il connaît bien la politique internationale. C'est un Européen convaincu, atlantiste par pragmatisme. Quant au devoir d'ingérence, je suis très attentif à ce principe. Nous devons regarder les crises pour les résoudre sans nous soucier du droit ni de la distance. Lui, il va faire quelque chose pour le Darfour", indique pour sa part un ancien humanitaire et membre du CDH, le parti centriste francophone belge, dans Le Soir.
22:58 Publié dans Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, dossier médias belges
La revue de presse.53
C'est "un couple à l'épreuve du pouvoir" qui fait cette semaine la une de L'Express. Nicolas et Cécilia Sarkozy deviennent le couple le plus exposé de France, et c'est un tournant pour chacun, comme le constate l'hebdomadaire: "Dans les années 1980, il lui promet qu'ils graviront ensemble les marches de l'Assemblée nationale. Elles se sont transformées en tremplin. Au moment où Nicolas Sarkozy entre au palais de l'Elysée, son épouse, Cécilia, refuse d'être une première dame comme les autres. C'était, pour lui, le combat d'une vie. C'est, pour elle, le risque d'un destin". "L'évolution du rapport de Nicolas Sarkozy à l'argent est inscrite dans son histoire conjugale", indique pour sa part le Nouvel Observateur, qui consacre un dossier aux rapports de Nicolas Sarkozy avec l'argent. La question de la soudaine annonce du retour de Johnny Hallyday dans l'Hexagone est abordée, et un portrait de l'ex-hôte du président, Vincent Bolloré, est proposé. "Etre ami du président de la République ne devrait pas être un handicap", constate Véronique Groussard. Le Point s'interesse pour sa part à la "vague Sarkozy", en propulsant en une Rachida Dati, nouvelle ministre de la Justice. La "génération Sarkozy" est passée au crible, et, là aussi, il est question de Vincent Bolloré, "la puissance invitante". Pour Challenges, il est temps d'ausculter "la France que Chirac laisse à Sarkozy". Au menu, un retour sur les propositions phares du candidat en 2002, et les réalisation effectuées au cours de son second mandat. Et, de manière plus légère, un focus sur les conditions d'achat des séries télévisées en vogue.
19:30 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Revue de presse, Présidentielles, Sarkozy
18 mai 2007
Les ministres sont nommés

François Fillon : premier ministre - Alain Juppé : ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables (ancien Premier Ministre de 1995 à 1997) - Jean-Louis Borloo : ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi - Michèle Alliot-Marie : ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des collectivités territoriales (elle succède à François Baroin) - Bernard Kouchner: ministre des Affaires étrangères et européennes (il succède à Philippe Douste-Blazy) - Brice Hortefeux : ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du co-développement - Rachida Dati : garde des Sceaux, ministre de la Justice (elle succède à Pascal Clément) - Xavier Bertrand : ministre du Travail, des Relations sociales et de la solidarité - Xavier Darcos : ministre de l'Education nationale (il succède à Gilles de Robien) - Valérie Pécresse : ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche - Hervé Morin : ministre de la Défense (il succède à Michèle Alliot-Marie) - Roselyne Bachelot-Narquin : ministre de la Santé, de la Jeunesse et des sports (ancienne Ministre de l'écologie succédant à Jean-François Lamour) - Christine Boutin : ministre du Logement et de la Ville (elle succède à Jean-Louis Borloo) - Christine Lagarde : ministre de l'Agriculture et de la Pêche - Christine Albanel : ministre de la Culture et de la communication et porte-parole du gouvernement (elle succède à Renaud Donnedieu De Vabres) - Eric Woerth : ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique - Roger Karoutchi : secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement - Eric Besson : secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques - Dominique Bussereau : secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'aménagement durables, chargé des Transports - Jean-Pierre Jouyet : secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes chargé des affaires européennes - Martin Hirsch (ancien Président d'Emmaüs ayant succédé à l'Abbé Pierre) : Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.
17:45 Publié dans Permanent | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, Fillon
17 mai 2007
François Fillon entre en fonction
Mises à jour 13:05, 13:08 et 13:59 I A 53 ans, François Fillon, sénateur UMP de la Sarthe, a officiellement été nommé Premier ministre ce matin, au lendemain de l'intronisation de Nicolas Sarkozy et vingt-trois mois après l'entrée en fonction de Dominique de Villepin. la passation de pouvoirs a eu lieu ce matin à 11 heures, dans la cour de Matignon. Après une froide poignée de main, les deux hommes se sont éclipsés trente minutes, afin de s'entretenir. L'annonce de la liste de l'équipe gouvernementale devrait être annoncée demain matin. Diplômé d'études appliquées en droit public et en sciences politiques, François Fillon a conduit l'application de la réforme des retraites à compter de sa nomination au ministère des Affaires sociales, en avril 2002. Lors du remaniement ministériel de 2005, il avait été écarté de l'équipe. "Ils ont fait de moi le directeur de campagne de Sarkozy", avait-il alors déclaré.
12:55 Publié dans Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, Fillon, vidéo
16 mai 2007
60.000 personnes se sont connectées au Modem
Après avoir lancé, le 10 mai dernier, le Mouvement démocrate (en vidéo), François Bayrou compte sur sa base en vue des législatives. Le nouveau parti, qui sera lancé lors d'une soirée organisée jeudi 24 mai au Zénith de Paris, se targue d'ores et déjà d'avoir enregistré 60.000 pré-inscriptions, dont 80% de personnes qui n'étaient pas enregistrées dans ls fichiers de l'UDF, lequel compte 31.000 adhérents. "Le site bayrou.fr enregistre entre 40 000 et 50 000 visites par jour et nous recevons quotidiennement un millier de mails en moyenne, nous encourageant à rester cohérents", indiquent au Monde les responsables du site internet du troisième homme de l'élection présidentielle, qui avait recueilli plus de 18,57% des voix au soir du 22 avril. "C'est le pire des scrutins pour le Mouvement démocrate. Mais cela ne l'empêchera pas de poursuivre l'objectif principal: parvenir à un meilleur équilibre des pouvoirs. Et au moins contenir ce qui ressemblera sans doute à un raz-de-marée", a indiqué François Bayrou sur France5. En effet, le parti est crédité de faibles scores aux élections législatives, de 0 à 8 sièges selon l'Ifop. Depuis le ralliement de la majorité des députés centristes en faveur de la majorité présidentielle, le parti doit reconstruire une liste de candidats, mais la tâche sera ardue face aux intentions de vote annoncées en faveur de l'UMP, qui recueillerait entre 336 et 390 sièges. Les nouveaux adhérents du Modem concrétiseront-ils leur acte en versant leur côtisation, et l'élan centriste saura-t-il à nouveau se concrétiser les 10 et 17 juin prochains? Alors que la consititution d'un pôle de centre-droit sous la houlette de Gilles de Robien revient avec persistance sur le devant de la scène, le chemin s'annonce long pour François Bayrou et les siens.
22:25 Publié dans Permanent, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, Bayrou
A nos lecteurs
En raison de fréquentes coupures de l'alimentation téléphonique et internet, le blog n'a pas pu mis être à jour hier soir, ni aujourd'hui. En conséquence, les articles prévus sur l'allocution de Jacques Chirac hier et sur la passation de pouvoirs aujourd'hui n'ont pu être publiés. Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour ce désagrément indépendant de ma volonté. F.S.
Ci-dessous, la vidéo de l'allocution de Jacques Chirac, mardi soir
18:00 Publié dans Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Actualité du blog, Présidentielles, Chirac