19.07.2007

Conjoncture de l'emploi des cadres

Selon l'Association pour l'emploi des cadres (Apec), dont la note de conjoncture trimestrielle a été dévoilée ce mercredi matin, 52% des entreprises de plus de 100 salariés ont recruté au moins un cadre au cours du dernier trimestre, et 44% envisagent de recruter au troisième trimestre. "La progression des offres d’emploi cadre dans le secteur du Conseil ralentit légèrement : + 17% au 2e trimestre 2007(après + 21% au 1er trimestre 2007). L’Ingénierie, études techniques devance très nettement les autres secteurs du Conseil, avec une croissance de 27 % (après + 17 % au trimestre précédent). L’Audit-conseil et les Activités informatiques affichent des hausses moins élevée (respectivement + 19% et + 24 %). Le secteur du Conseil représente 59% des offres d’emploi cadre", indique le document. En ce qui concerne les profils recherchés, "les recrutements réalisés au cours du 2e trimestre de 2007, selon le niveau d’expérience, sont très proches des prévisions émises lors de la dernière interrogation. En tête les jeunes cadres, de un à cinq ans d’expérience, avec trois entreprises sur quatre recruteuses qui ont embauché au moins un cadre (76 %) et des intentions de même ordre (75 %) pour le trimestre à venir. Les entreprises ont été un peu moins nombreuses que prévu (61 % contre 67%) à recruter des profils plus confirmés (5 à 10 ans d’expérience), peut-être faute de candidatures en nombre suffisant. Une meilleure perspective s’annonce pour le 3e trimestre, avec sept entreprises sur dix qui envisagent d’embaucher ces profils cadres. Les perspectives sont également bien orientées pour les jeunes diplômés et les cadres très expérimentés avec, pour les deux catégories, 48% des entreprises recruteuses qui ont l’intention d’en embaucher au cours du 3e trimestre 2007". Les ressources humaines enregistrent pour leur part une hausse de 53% des offres de l'Apec par rapport au second trimestre de l'année 2006.

LIEN L'étude en PDF, sur le site des Echos

05.07.2007

Le Luxembourg, l'eldorado des professionnels de la finance?

Premier centre international pour le private banking de la zone euro, second pour les fonds de placement et huitième place financière modiale, le Luxembourg apparait comme un Etat incontournable des acteurs de la finance, regroupant 155 étabissements de crédit de vingt-six pays. On estime à 2.000 le nombre d'emploi à pourvoir sur l'ensemble des activités, dont la moitié pour les fonds d'investissement, qui emploient près de 9.000 personnes. Les entreprises du secteur, principalement installées à Luxembourg-Ville, recrutent dès le niveau Bac+2, auquel "la demande est forte pour les comptables qui maîtrisent bien l'anglais et ont la connaissance et l'expérience des normes comptables IFRS", selon Alix Burton, country manager Luxembourg chez Robert Half International. Il s'exprime à L'Agefi Hebdo. Les candidats pourvus d'au moins trois ans d'expérience seront prioritaires lors des entretiens dans le but d'intégrer des fonds d'investissement. La Place financière emploie au total 35.000 personnes, dont 6.000 Français "frontaliers". Le secteur financier est actuellement à la recherche d'environ 2.500 à 3.000 collaborateurs. A noter pour les aspirants expatriés, un prix du mètre carré plus élevé qu'en France - environ 4.000 euros - et une TVA à 15% et un impôt sur le revenu plafonné à 38%. La langue officielle est le français, mais la maîtrise d'une seconde langue est perçue comme indispensable par les DRH, qui préconisent pour la majorité d'entre eux la connaissance de notions de luxembourgeois. Au menu du Lëtzebuergesch, "Moien" (bonjour) ou "Wann ech gelift" (s'il vous plait) pourront se révéler utiles. Beaucoup de salariés vivent dans les pays frontaliers et font la navette quotidiennement.