03.01.2008

Ségolène Royal fustige le PS... au Canada

Dans un entretien accordé à Radio Canada et diffusé ce mercredi, Ségolène Royal insiste sur le manque de soutien dont elle a fait l'objet au sein de son propre camp lors de la dernière campagne pour l'élection présidentielle. Elle émunère plusieurs points qui ont contribué à sa défaite: la puissance de la campagne de Nicolas Sarkozy sur les plans "financiers, médiatiques, sondagiers", et l'unité de son parti "qui a manqué". La présidente de la région Poitou-Charentes impute en partie son échec à ce dernier point: "les Français se demandaient: mais qui commande ?", mais prend soin de "distinguer le parti d'en bas du parti d'en haut". "Le parti d'en bas était très uni, très engagé", rappelle-t-elle.

 

La vidéo est à retrouver ici .

08.05.2007

Pas de règlements de compte, mais jusqu'à quand?

Edition spéciale: le bilan du second tourmedium_urne_plexiglas-50.jpg

"Il y a eu des applaudissements et des remerciements pour cette belle campagne. Tout le monde a été fier de cette campagne. Maintenant, il faut analyser les résultats", a indiqué ce lundi Ségolène Royal après une réunion du bureau national du PS. "C'est une très grave défaite, car c'est la troisième fois que le PS perd les présidentielles", déclarait dès dimanche soir Dominique Strauss-Kahn, contrecarré par Julien Dray - "la gauche et tous ceux qui sont attachés à son projet ont désormais une grande dirigeante". Elle est apparue tout sourire dimanche, peu de temps après vingt heures, et a encaissé les coups les plus durs dans une campagne qui a vu l'organisation de débats internes au PS difusée à la télévision. "On va travailler, rénover, refonder, préparer les prochaines échéances", indiquait Ségolène Royal au soir de sa défaite, avec 46,96% des voix, contre 53,06% pour son adversaire.

"Je remercie du fond du coeur les près de 17 millions d'électeurs, de citoyens, de citoyennes, qui m'ont accordé leur confiance. Je mesure leur déception et leur peine. Mais je leur dis que quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas. J'ai donné toutes mes forces et je continue avec vous et près de vous. Je remercie tous les militants qui ont porté ce grand moment démocratique. Bien sûr les militants socialistes mais aussi tous les autres militants de la gauche et de l'écologie, ceux de Désirs d'avenir, et au-delà toutes celles et ceux qui se sont unis dans le mouvement. Gardons intactes l'énergie et la joie de l'immense rassemblement populaire vibrant de ferveur qui m'ont accompagnée tout au long de cette campagne, ici et dans les outre-mers. J'ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche. La forte participation traduit un renouveau de notre démocratie, et notamment pour les jeunes, partout dans le pays et en particulier dans les quartiers, qui se sont massivement inscrits pour voter. Bravo à tous ces jeunes pour cet engagement civique qui rappelle à la République le devoir de respect et d'égalité qu'elle a envers eux. Ce que nous avons commencé ensemble nous allons le continuer ensemble. Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles. C'est la condition de nos victoires futures. Je serai au rendez vous de ce travail indispensable et j'assumerai la responsabilité qui m'incombe désormais. Mon engagement et ma vigilance seront sans faille au service de l'idéal qui nous a rassemblé et nous rassemble et qui va, j'en suis sûre, nous rassembler demain pour d'autres victoires", a-t-elle déclaré dimanche. Aujourd'hui, la question est de savoir si une motion de défiance sera ou non votée contre François Hollande, et qui dirigera le parti à l'avenir. La candidate prendra la parole lors d'un meeting organisé à la Courneuve d'ici une dizaine de jours.

01.05.2007

"Rassembler toutes les énergies d'où qu'elles viennent"

Edition spéciale entre-deux tours

Comment donner la réplique à Nicolas Sarkozy, deux jours après un meeting ayant réuni 40.000 militants à Bercy? En faisant différent et plus fort, selon l'équipe de campagne de Ségolène Royal, qui a inialement opté pour un lieu ouvert, le stade Charléty à Paris. Selon le Parti Socialiste, ce sont 60.000 militants qui se sont rendus sur les lieux, pour assister à une série de concerts et au discours de la candidate socialiste. Après une fin d'après-midi musicale, Ségolne Royal est entrée sur scène à 19 heures.

Cette dernière a indiqué avoir "entendu le message des électeurs du centre et des républicains de progrès : rien ne se fera sans goût de la démocratie, sans une Europe qui fonctionne et surtout sans un Etat impartial", et a "salué" le "peuple libre, peuple fier, peuple insoumis et qui veut la victoire". "Doc Gynéco, ce n’est pas André Malraux, François Mauriac ce n’est pas Bernard Tapie, et M. Sarkozy ce n’est pas le général de Gaulle", a-t-elle lancé, damant le pion à son rival sur la question des symboles et de mai 68 (dimanche, "la machine a remonter le temps était en marche", selon la candidate PS). "Il disait que tout était de la faute de mai 68. Quelle mouche l'a piqué? Car Mai 68, c'était il y a 40 ans", a-t-elle ajouté. La France mérite, selon Mme Royal, "d'autres formes de gouvernement et d'autres choix politiques". Elle a remercié la foule venue se presser dans l'enceinte habituellement encline à voir défiler des athlètes: "votre présence exceptionnelle, enthousiaste, conquérante mais aussi tolérante et fraternelle me va droit au cœur. Merci pour ce bonheur".

Le site internet du Nouvel Observateur rend public ce soir une "lettre aux Français" rédigée par la candidate à l'élection présidentielle. Elle y indique que "le pays a besoin d’oxygène. Voilà pourquoi la nouvelle République que je veux bâtir avec tous repose sur quatre piliers à mes yeux indissociables : une démocratie représentative rééquilibrée, une démocratie participative vivante, une démocratie sociale forte d’un syndicalisme de masse et une démocratie territoriale où chaque échelon de la puissance publique sait, sans doublons, ce qu’il a à faire". Crédit vidéo PS/Dailymotion

30.04.2007

Ségolène Royal souhaite "être présidente d'une France apaisée et énergique"

medium_urne_plexiglas-50.jpg"Je veux une France rassemblée et pas les Français dressés les uns contre les autres. Je veux être présidente d'une France apaisée et énergique"; dans un entretien accordé au Monde, Ségolène Royal détaille sa feuille de route à moins d'une semaine du second tour de l'élection présidentielle. Elle se montre critique vis-à-vis de l'UDF: "c'est vrai, je l'ai dit : l'UDF a toujours gouverné avec la droite. Et, dans les collectivités territoriales, l'UDF ne vote jamais les budgets des régions, des départements ou des mairies de gauche, même s'ils sont bons", avant de lancer un appel à François Bayrou quant à un rassemblement de centre-gauche en vue des législatives: "Maintenant, c'est à François Bayrou de se définir. Il a dit qu'il attendait le débat mercredi pour se déterminer. Et s'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi". Elle souhaite clarifier sa position vis-à-vis des 35 heures: "La deuxième loi sur les 35 heures était trop uniforme. Mais la diminution du temps de travail reste un objectif. En revanche, la façon dont on y parvient devra à nouveau être mise sur la table entre partenaires sociaux. Ce qui a manqué, dans l'application de la loi, c'est l'accompagnement humain. C'est aussi le faible poids des syndicats qui a permis dans certaines entreprises une application des 35 heures qui a dégradé les conditions de travail". Enfin, elle n'hésite pas à faire part de son point de vue vis-à-vis de Nicolas Sarkozy: "la bataille principale, elle est pour la France neuve et donc contre la droite dure, avec le bilan désastreux que le candidat sortant refuse d'assumer. C'est l'homme du passé et du passif. Il s'en prend à Mai 68 dans son discours de Bercy en oubliant que les ouvriers, qu'il découvre, ont obtenu les accords de Grenelle. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain". Quelques heures plus tôt, elle a fustigé sur France 2 le revirement du candidat de l'UMP sur la question de l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives: "il y a quelques jours, il n'en était pas question. Aujourd'hui, je crois qu'il cherche surtout à capter les voix du Front national. C'est une perche tendue vers le Front national". Après avoir combattu cette idée, l'UMP a indiqué que son candidat souhaitait faire un pas dans ce sens.

28.04.2007

Bayrou/Royal: je t'aime, moi non plus

Edition spéciale entre-deux tours

medium_urne_plexiglas-50.jpg13:10 I Mises à jour 13:14, 13:18, 13:22 I Le dialogue télévisé entre François Bayrou et Ségolène Royal s'est déroulé entre 11:00 et 13:00 sur les antennes de BFMTV et de RMC. Reporté plusieurs fois, il a été organisé par NextRadioTV et modéré par Jean-Jacques Bourdin et Olivier Mazerolle.

"Il m'a semblé interessant de voir sur quels thèmes nous pouvons faire un bout de chemin ensemble", a indiqué Ségolène Royal au début de l'échange, qui s'est tenu dans un hôtel du premier arrondissement de Paris. "Je n'attends pas un ralliement, car ce n'est pas ce qu'attendent les électeurs. (...) Mais, sur un certain nombre de sujets difficiles, nous pouvons faire émerger un certain nombre de convergences, qui vont permettre à la France de se redresser", a-t-elle déclaré à propos de ce débat dont elle avait lancé mercredi l'invitation à François Bayrou. Les questions économiques se sont révélées être le principal thème de désaccord entre les deux protagonistes. Pour François Bayrou, l'idée d'un SMIC européen n'est "pas sérieuse", contrairement à Ségolène Royal, qui considère que ce "principe" ne doit pas être abandonné. Pour le président de l'UDF, un euro faible serait à même "d'affaiblir l'économie française". "Si on voulait schématiser le débat, on a des convergences du point de vue institutionnel, mais je suis en désaccord avec la vision économique de Ségolène Royal", a indiqué François Bayrou. La question des retraites s'est aussi révélée être un point de distensions entre la candidate PS et le troisième homme du premier tour. "Ceux qui pensent qu'on peut revenir sur la loi Fillon se trompent", a indiqué ce dernier, tandis que Ségolène Royal a indiqué que la gauche "reviendra" sur cette mesure. "La France ce n'est pas un signe extérieur, c'est des valeurs", a lancé le leader centriste, souhaitant clarifer sa position vis-à-vis de la position de Ségolène Royal sur l'éventuelle possession d'un drapeau français dans chaque domicile.

25.04.2007

François Bayrou annonce la création d'un nouveau parti, mais l'organisation d'un débat avec Ségolène Royal se complique

Edition spéciale entre-deux tours


Mises à jour 16:36, 16:53, 16:59, 17:57 I 26.04 à 08:52, 15:30 et 19:05 I "Le Parti démocrate proposera de refonder nos institutions pour que le mot démocratie trouve son sens en France" a indiqué François Bayrou lors d'une conférence de presse, cet après-midi à Paris. Le président de l'UDF va transformer son parti en une nouvelle entité, qui "présentera des candidats à toutes les élections à venir, et d'abord aux élections législatives, pour représenter les Français qui veulent une politique nouvelle, indépendante, libre dans son expression et décidée à défendre les citoyens sans se laisser intimider par les menaces ou les tentations diverses liées au pouvoir". François Bayrou ne "donnera pas de consigne de vote", mais il a exprimé ses opinions quant à chacun des deux candidats au second tour de l'élection présidentielle. Il a reproché la conception du pouvoir ("l'intimidation", symbole d'une campagne "tellement archaique", et un système "concentrationnaire") de Nicolas Sarkozy, et le programme de Ségolène Royal, notamment sur le plan économique et l'interventionnisme de l'Etat. Il a accepté l'idée d'un débat avec Ségolène Royal, et a lancé une invitation pour un échange similaire avec Nicolas Sarkozy. Il a indiqué d'abord se consacrer à l'intérêt du pays avant de participer à un quelconque gouvernement. De plus, il ne participera pas à un gouvernement dont il "récuse les principes": pour le président de l'UDF, accepter une fonction ministérielle se révèle "absolument impossible, dans la situation actuelle".

François Bayrou et ses collègues devront sans doute songer à une autre appellation ou négocier: l'adresse http://www.lepartidemocrate.org/ appartient déjà à un parti politique qui porte le fameux nom évoqué depuis déjà quelques jours, et aujourd'hui par le président de l'UDF.

Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou se tiendra finalement samedi à 11:00 sur le plateau de i>télé, Canal+ et France inter. Un des deux modérateurs sera Michel Denisot. Initialement prévue vendredi avec le syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), la rencontre avait été annulée ce matin en raison d'une réponse négative de ce dernier. "Ce n'est pas le président de la PQR qui, paraît-il, a été reçu ce matin par Nicolas Sarkozy, qui va empêcher le moindre débat", a indiqué Ségolène Royal, tandis que le candidat de l'UMP a refusé tout débat avec le président de l'UDF, hier soir sur l'antenne de TF1. "Je le démens formellement. Il n'y a pas eu la moindre pression de la part de l'entourage de Nicolas Sarkozy. Nous n'avons pas eu de contact", a pour sa part indiqué sur LCI Jacques Camus, un des responsables du syndicat. L'enjeu pour la candidate PS est de parvenir à tirer profit du réservoir de voix de François Bayrou, qui s'élève à près de sept millions d'électeurs. Dernière minute: le débat ne sera pas organisé par Canal+, annonce la chaîne dans un communiqué, en raison de règles du CSA. Crédit vidéo: Bayrou.fr/Dailymotion

15.04.2007

Rocard et Kouchner pour une alliance PS-UDF

medium_urne_plexiglas-50.jpgDans une tribune parue vendredi dans Le Monde, l'ancien premier ministre socialiste Michel Rocard appelait de ses voeux une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou avant le premier tour de l'élection présidentielle. "Nicolas Sarkozy est élu dans quelques semaines, nous n'aurons aucune excuse. L'UMP gagnera les élections législatives qui suivront; et pendant cinq ans, la France va souffrir.[...]Nous pouvons éviter ce gâchis social dont la majorité des Français ne veut pas. Comment? Simplement, en unissant nos forces avec ceux qui sont les plus proches de nous. Ceux qui pensent comme nous que le marché doit être régulé, que l'Etat doit défendre la solidarité, que l'égalité des chances doit être assurée pour tous et entre toutes les générations. Socialiste et européen depuis toujours, j'affirme que sur les urgences d'aujourd'hui rien d'essentiel ne sépare plus en France les sociaux-démocrates et les démocrates-sociaux, c'est-à-dire les socialistes et les centristes. Sur l'emploi, sur le logement, sur la dette, sur l'éducation, sur l'Europe, nos priorités sont largement les leurs. Sur la société, sur la démocratie, sur les femmes, sur l'intégration, sur la nation, nous partageons les mêmes valeurs. Isolés, ni eux ni nous, n'avons aucune chance de battre la coalition de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen", avait-il indiqué dans cette tribune qui n'est pas passée inaperçue. Hier après-midi, c'est Bernard Kouchner, un des hommes politiques les plus appréciés par les Français, d'appeler à son tour à une alliance PS-UDF. Son point de vue a été relayé par Le Journal du Dimanche: "seule une gauche social-démocrate rénovée, avec ses valeurs et ses méthodes, mais aussi de l'imagination, de la générosité et du rêve, peut en convaincre les Français. A l'instar de nos voisins européens, capables de réussir là où nous avons échoué jusqu'ici, cette gauche-là ne doit pas refuser l'alliance avec un centre rénové. Pour la première fois depuis trente ans, le parti de François Bayrou ne récuse pas la gauche réformatrice. Saisissons cette chance. J'ai suffisamment soutenu Ségolène Royal et travaillé avec elle pour savoir qu'elle peut orchestrer calmement cette indispensable mutation". C'est aussi dans les colonnes du JDD que Ségolène Royal livre son opinion sur l'appel initié par Michel Rocard: "Il a le mérite de la constance. Depuis des années il veut faire venir le centre par des alliances de personnes vers les socialistes. Je crois, moi, à la force des idées qui entraînent et font se lever les espoirs populaires que je vois dans toute la France".

05.04.2007

Ségolène Royal repasse à l'offensive


La candidate socialiste était exceptionnellement, mercredi, l'animatrice du point presse quotidien organisé par le PS. Elle a présenté le tract de vingt-quatre pages proposant une synthèse des propositions de son "pacte présidentiel", et a exposé ses mesures contre l'endettement et les abus bancaires.
Sept "piliers" composent le programme de la candidate socialiste, imprimé en quadrichromie, à la différence d'un grand nombre de candidats. Il faut, selon Ségolène Royal, commencer par "relancer la croissance pour travailler tous": "nous avons les moyens d’atteindre une croissance plus élevée. Je lancerai un plan pour la création d’entreprises et pour l’innovation. Je mobiliserai tous les moyens pour lutter contre les délocalisations, y compris le remboursement des aides reçues par les entreprises qui y recourent. Je réhabiliterai la valeur travail, en luttant sans merci contre le chômage, notamment des jeunes, en sécurisant les parcours professionnels et en encourageant toutes les formes de retour à l’emploi". La question du pouvoir d'achat est abordée, ainsi que celle de l'éducation thème sur lequel son entrée en campagne fût fracassante, après la publication sur internet d'une vidéo où elle exposait ses opinions. "C’est l’éducation qui tient tout l’édifice. L’école est le coeur battant de la République. Je veux mener une guerre à l’échec scolaire pour qu’aucun jeune, quelles que soient ses origines sociales ou géographiques, ne quitte l’école sans une formation lui permettant de s’insérer dans la société. Je veux aussi favoriser, au côté de l’Éducation nationale, la vie associative et l’éducation populaire qui sont irremplaçables dans la construction de la citoyenneté. Aux enseignants qui se battent en première ligne, je veux apporter soutien, reconnaissance et moyens pour exercer leur mission", est-il indiqué dans le document. "L'excellence environnementale" apparaît en cinquième partie du programme, qui se conclut par cette phrase énoncée par la candidate socialiste: "je vous ai écoutés pour agir juste".

18.03.2007

Ségolène Royal présente un projet de VIème République

medium_urne_plexiglas-50.jpg"Une République nouvelle dont vous êtes les acteurs à l'avant-garde", par le biais d'un "référendum refondateur de la République, ancrée sur ses traditions et en même temps tournée vers le futur": devant 4000 élus socialistes réunis à la Porte de Versailles à Paris, Ségolène Royal, macaron tricolore attaché, a exposé la réforme des institutions qu'elle souhairerait mettre en place si elle était élue. "Les citoyens veulent prendre la parole plus souvent et plus directement pour décider eux-mêmes. Tous les outils de la démocratie participative ont été explorés. Ils veulent rapprocher le citoyen de l’élu, et être consultés et associés aux décisions. Il s’agit de restaurer la confiance et de renouveler les termes du débat public pour réconcilier les Français avec la politique. Les débatteurs aspirent à des élus qui ressemblent aux citoyens. Ils sont très nombreux à préconiser une plus stricte limitation du cumul des mandats" indique le "Pacte présidentiel" de la candidate. Quatre axes caractérisent le projet de Ségolène Royal dans ce domaine:  une "démocratie parlementaire revivifiée", une "modernisation du dialogue social", la garantie des "solidarités de base" et du "maintien des services publics", et "la démocratie territoriale".

La candidate socialiste, après avoir fait part de sa volonté de s'émanciper du PS, a adopté un angle qui se voulait rassembleur. "Je sais ce que je vous dois, je sais ce que je dois à mon parti, je sais ce que je dois aux militants", a-t-elle lancé devant une salle qui a aussi écouté Dominique Strauss-Kahn et Pierre Mauroy.

15.03.2007

L'emploi des jeunes, priorité économique de Ségolène Royal

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"Ce qui ronge le plus la société française, c'est la difficulté qu'éprouvent les jeunes qualifiés à s'insérer sur le marché du travail. Je veux m'inspirer de ce qu'a fait Tony Blair lors de son premier mandat. Il a appelé les entreprises à se mobiliser fortement et il a réussi en très peu de temps à obtenir des résultats": dans "Les Echos", Ségolène Royal affirme sa priorité d'accroître le taux d'emploi des jeunes, ce qui constitue sa priorité économique, selon le quotidien. Les "emplois-tremplins" mis en place dans les régions socialistes sont un exemple de ce que souhaite développer la candidate: "les emplois-tremplins ont aussi vocation à aider à la reprise d'emplois dans les entreprises. Ce qui se passe en régions me rend optimiste : on peut dépasser l'objectif des 500.000 emplois-tremplins en cinq ans si on parvient à sortir de l'économie de la méfiance. Par ailleurs, les universités doivent s'investir dans le placement de leurs étudiants. En contrepartie, elles obtiendront l'autonomie sur leurs budgets". En ce qui concerne les relations entre le patronat et les syndicats, place à la négociation: "sur tous les sujets, la négociation doit avoir le premier mot. Les solutions négociées sont toujours plus intelligentes et plus durables. Ainsi, la conférence sur les revenus et la croissance sera convoquée immédiatement. L'Etat garantira la qualité des négociations et fixera le cap, qui est d'augmenter le pouvoir d'achat. Ensuite, je fais confiance au dialogue social". Enfin, les bénéfices de certains grands groupes sont abordés: "logique de financiarisation est destructrice sur le plan économique. Il faut rendre plus transparente la répartition des profits, pour qu'ils soient réinvestis au service de l'emploi. Même les économistes les plus libéraux le disent!" Crédit photo Flickr

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