08 mai 2007
Quels soutiens pour le Mouvement Démocrate?
Mises à jour 22:26 et 13:25 I Alors qu'un conseil national de l'UDF doit se réunir jeudi, avec notamment pour objet la création du Mouvement Démocrate, dont l'identité visuelle a été révélée sur un site ayant pour objet de recueillir les demandes de pré-inscription, la question de la défection de députés UDF pour rallier la majorité présidentielle reste problématique. La question reste de savoir qui pourrait composer un nouveau groupe parlementaire. Hervé Morin, président des députés UDF, a fait part hier de son regret du fait que François Bayrou "ait décidé de se positionner dans l'opposition jusqu'en 2012". La question du positionnement du futur MD ne fait pas encore l'unanimité: résolument au centre, au centre droit, ou bien au centre gauche, avec dans le rétroviseur l'entre-deux tours de la présidentielle, avec le dialogue Royal-Bayrou? Le conseil de jeudi devrait permettre de mettre sur les rails la nouvelle force politique appelée de ses voeux par le troisième homme de la soirée du 22 avril dernier, avec 18,3% des voix. Mais c'est l'information parue ce soir dans le Monde qui change la donne. A propos des "vingt-trois ou vingt-quatre sur vingt-neuf députés qui étaient de l'UDF et veulent maintenant soutenir le projet présidentiel", Gilles de Robien a émis l'idée de créer une nouvelle formation politique "composante d'un pôle loyal à la majorité", donc en faveur de l'action du gouvernement. Gilles de Robien, seul ministre UDF du dernier gouvernement de Villepin et ayant déjà émis ses réserves vis-à-vis de la démarche de François Bayrou, tente, selon le Figaro, de recoller les pièces en fédérant ce "pôle centriste indépendant, cohérent et loyal", qui n'aura pas vocation à devenir "une annexe de l'UMP" mais bel et bien de donner naissance à un groupe parlementaire. La tentative de François Bayrou de créer une nouvelle force politique n'est donc pas achevée.
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Pas de règlements de compte, mais jusqu'à quand?
Edition spéciale: le bilan du second tour
"Il y a eu des applaudissements et des remerciements pour cette belle campagne. Tout le monde a été fier de cette campagne. Maintenant, il faut analyser les résultats", a indiqué ce lundi Ségolène Royal après une réunion du bureau national du PS. "C'est une très grave défaite, car c'est la troisième fois que le PS perd les présidentielles", déclarait dès dimanche soir Dominique Strauss-Kahn, contrecarré par Julien Dray - "la gauche et tous ceux qui sont attachés à son projet ont désormais une grande dirigeante". Elle est apparue tout sourire dimanche, peu de temps après vingt heures, et a encaissé les coups les plus durs dans une campagne qui a vu l'organisation de débats internes au PS difusée à la télévision. "On va travailler, rénover, refonder, préparer les prochaines échéances", indiquait Ségolène Royal au soir de sa défaite, avec 46,96% des voix, contre 53,06% pour son adversaire.
"Je remercie du fond du coeur les près de 17 millions d'électeurs, de citoyens, de citoyennes, qui m'ont accordé leur confiance. Je mesure leur déception et leur peine. Mais je leur dis que quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas. J'ai donné toutes mes forces et je continue avec vous et près de vous. Je remercie tous les militants qui ont porté ce grand moment démocratique. Bien sûr les militants socialistes mais aussi tous les autres militants de la gauche et de l'écologie, ceux de Désirs d'avenir, et au-delà toutes celles et ceux qui se sont unis dans le mouvement. Gardons intactes l'énergie et la joie de l'immense rassemblement populaire vibrant de ferveur qui m'ont accompagnée tout au long de cette campagne, ici et dans les outre-mers. J'ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche. La forte participation traduit un renouveau de notre démocratie, et notamment pour les jeunes, partout dans le pays et en particulier dans les quartiers, qui se sont massivement inscrits pour voter. Bravo à tous ces jeunes pour cet engagement civique qui rappelle à la République le devoir de respect et d'égalité qu'elle a envers eux. Ce que nous avons commencé ensemble nous allons le continuer ensemble. Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles. C'est la condition de nos victoires futures. Je serai au rendez vous de ce travail indispensable et j'assumerai la responsabilité qui m'incombe désormais. Mon engagement et ma vigilance seront sans faille au service de l'idéal qui nous a rassemblé et nous rassemble et qui va, j'en suis sûre, nous rassembler demain pour d'autres victoires", a-t-elle déclaré dimanche. Aujourd'hui, la question est de savoir si une motion de défiance sera ou non votée contre François Hollande, et qui dirigera le parti à l'avenir. La candidate prendra la parole lors d'un meeting organisé à la Courneuve d'ici une dizaine de jours.
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07 mai 2007
Nicolas Sarkozy au pouvoir
Edition spéciale: le bilan du second tour
C'est finalement à Malte que Nicolas Sarkozy se trouverait, d'après Le Figaro et 20 Minutes. Fraîchement élu, il ne rentrera en fonction que le 16 mai prochain, et avait exprimé le souhait de prendre quelques jours de repos loin de la capitale avant d'attaquer un certain nombre de dossiers, parmi lesquels celui du service minimum dans les transports. Il avait quitté le Fouquet's à la mi-journée pour prendre le large en voiture, en tenue décontractée.
Dimanche soir, peu après 20 heures, le nouveau chef de l'Etat s'est exprimé salle Gaveau, à Paris. Son discours a été placé sous le signe du rassemblement. "En m’adressant à vous ce soir, dans ce moment qui est, chacun le comprend, exceptionnel dans la vie d’un homme, je ressens une immense émotion. J’éprouve depuis mon plus jeune âge la fierté indicible d’appartenir à une grande, vieille et belle nation, la France. Je l’aime comme on aime les êtres chers qui nous ont tout donné. Maintenant c’est à mon tour de tout lui donner. Ce soir ma pensée va aux millions de Français qui aujourd’hui m’ont témoigné leur confiance. Je veux leur dire qu’ils m’ont fait le plus grand honneur qui soit à mes yeux en me jugeant. digne de présider aux destinées de la France. Ma pensée va à tous ceux qui m’ont accompagné dans cette campagne. Je veux leur dire ma gratitude et mon affection. Ma pensée va à Madame Royal. Je veux lui dire que j’ai du respect pour elle et pour ses idées dans lesquelles tant de Français se sont reconnus. Ma pensée va à tous les Français qui n’ont pas voté pour moi. Je veux leur dire que par-delà le combat politique, par-delà les divergences d’opinions, il n’y a pour moi qu’une seule France. Je veux leur dire que je serai le Président de tous les Français, que je parlerai pour chacun d’entre eux. Je veux leur dire que ce soir, ce n’est pas la victoire d’une France contre une autre. Il n’y a pour moi ce soir qu’une seule victoire, celle de la démocratie, celle des valeurs qui nous unissent, celle de l’idéal qui nous rassemble. Ma priorité sera de tout mettre en œuvre pour que les Français aient toujours envie de se parler, de se comprendre, de travailler ensemble. Le peuple français s’est exprimé. Il a choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé. Je veux réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect, le mérite. Je veux remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale. Je veux rendre aux Français la fierté d’être Français. Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres. Le peuple français a choisi le changement. Ce changement je le mettrai en œuvre parce que c’est le mandat que j’ai reçu du peuple et parce que la France en a besoin. Mais je le ferai avec tous les Français. Je le ferai dans un esprit d’union et de fraternité. Je le ferai sans que personne n’ait le sentiment d’être exclu, d’être laissé pour compte. Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre République, que chacun s’y sente reconnu et respecté dans sa dignité de citoyen et dans sa dignité d’homme. Tous ceux que la vie a brisés, ceux que la vie a usés doivent savoir qu’ils ne seront pas abandonnés, qu’ils seront aidés, qu’ils seront secourus. Ceux qui ont le sentiment que quoi qu’ils fassent ils ne pourront pas s’en sortir doivent être sûrs qu’ils ne seront pas laissés de côté et qu’ils auront les mêmes chances que les autres. J’appelle tous les Français par-delà leurs partis, leurs croyances, leurs origines, à s’unir à moi pour que la France se remette en mouvement. J’appelle chacun à ne pas se laisser enfermer dans l’intolérance et dans le sectarisme, mais à s’ouvrir aux autres, à ceux qui ont des idées différentes, à ceux qui ont d’autres convictions. Je veux lancer un appel à nos partenaires européens, auxquels notre destin est lié, pour leur dire que toute ma vie j’ai été européen, que je crois en la construction européenne et que ce soir la France est de retour en Europe. Mais je les conjure d’entendre la voix des peuples qui veulent être protégés. Je les conjure de ne pas rester sourds à la colère des peuples qui perçoivent l’Union Européenne non comme une protection mais comme le cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde. Je veux lancer un appel à nos amis Américains pour leur dire qu’ils peuvent compter sur notre amitié qui s’est forgée dans les tragédies de l’Histoire que nous avons affrontées ensemble. Je veux leur dire que la France sera toujours à leurs côtés quand ils auront besoin d’elle. Mais je veux leur dire aussi que l’amitié c’est accepter que ses amis puissent penser différemment, et qu’une grande nation comme les Etats-Unis a le devoir de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique, mais au contraire d’en prendre la tête parce que ce qui est en jeu c’est le sort de l’humanité tout entière. Je veux lancer un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c’est en Méditerranée que tout se joue, et que nous devons surmonter toutes les haines pour laisser la place à un grand rêve de paix et de civilisation. Je veux leur dire que le temps est venu de bâtir ensemble une Union Méditerranéenne qui sera un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique. Je veux lancer à tous les Africains un appel fraternel pour leur dire que nous voulons les aider à vaincre la maladie, la famine et la pauvreté et à vivre en paix. Je veux leur dire que nous déciderons ensemble d’une politique d’immigration maîtrisée et d’une politique de développement ambitieuse. Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d’humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu’ils peuvent compter sur elle. Mes chers compatriotes, nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire. Je suis sûr qu’elle sera grande et belle, et du fond du cœur ce soir je vous dis : Vive la République ! Vive la France !", a-t-il déclaré.
Avec 53,06% des voix face à Ségolène Royal (46,96%), il bénéficie d'une incontestable avance qui devrait lui permettre d'effectuer sereinement la passation de pouvoir, dans l'après-midi du 16 mai. La question des législatives est déjà élucidée par un sondage CSA, qui crédite les candidats UMP de 35% d'intentions de vote. Nicolas Sarkozy s'était préparé depuis des années, il a pris la tête de l'UMP et accéléré la montée de sa popularité par le biais du poste-clé de Ministre de l'Intérieur. Numéro deux du gouvernement, il a réduit à néant les espoirs de candidature de Dominique de Villepin. Il n'a pas hésité à marcher sur les terres du FN pour le réduire à un de ses plusbas scores à une élection présidentielle. Plusieurs artisans ont contribué à sa victoire, au premier rang desquels Henri Guaino, conseiller référendaire à la Cour des comptes et principal rédacteur des discours du candidat et Claude Guéant, préfet et directeur de campagne. Les publicitaires ont eu aussi leur rôle à jouer: François de la Brosse, 57 ans, a été sélectionné pour mettre en orbite le site sarkozy.fr, lancé le 14 janvier dernier à l'occasion de l'investiture du candidat par l'UMP. Il est aussi à l'origine du visuel de la camapgne. Jean-Michel Goudard, 68 ans, a quant à lui assisté le candidat dans sa stratégie de communication, avec Franck Louvrier. "Ce qui frappe dans ce résultat, c'est que les Français ont clairement voté par adhésion à Nicolas Sarkozy, non par rejet de Ségolène Royal", indique pour sa part François Miquet-Marty, de LH2.
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François Bayrou souhaite "équilibrer le pouvoir"
Edition spéciale: après le second tour
"Dans le futur Mouvement démocrate, il pourra y avoir une aile droite", a indiqué François Bayrou dans une déclaration tenue peu avant 21 heures au siège de l'UDF, mais pas relayée en télévision, "à condition qu'ils ne se livrent pas à des déclarations agressives". Le président du futur MD, qui a recueilli 18,3% des voix au premier tour par le biais de sa candidature sous l'étiquette UDF, souhaite s'inscrire dans le paysage politique français. "Equilibrer le pouvoir", tel est le souhait du troisième homme du premier tour, à savoir empêcher l'UMP de disposer d'une majorité écrasante à l'Assemblée nationale. Des candidats de la nouvelle force politique seront présentés dans toutes les circonscriptions, sauf, selon François Bayrou, en face de ceux qui l'ont soutenu dans sa campagne lors du premier tour. La question des députés ayant rallié Nicolas Sarkozy au premier tour est réglée, celle de ceux l'ayant rejoint entre les deux restant problématique. "Je ne me reconnais plus du tout dans le combat de François Bayrou et dans sa façon de voir les choses", indiquait hier Maurice Leroy, député et président du conseil général du Loir-et-Cher. François Bayrou reste perplexe face à cette vague de ralliements: "Qu'espèrent-ils? Il n'y en aura pas pour tout le monde. Tout au plus auront-ils droit à un strapontin. Et après?", s'interroge-t-il. Corine Lepage s'est dit prête, selon Le Monde, à rejoindre le gutur Mouvement Démocrate. "Arrêtez de ne vous intéresser qu'aux députés sortants, intéressez-vous plutôt aux entrants", a lancé l'ex-candidate écologiste. "Les Français ne veulent pas donner le pouvoir absolu à Nicolas Sarkozy. La première loi de la démocratie, c'est que tout pouvoir doit avoir son contre-pouvoir", a pour sa part conclu François Bayrou. Selon un sondage CSA, les candidats MD sont crédités de 15% d'intetntions de vote le 10 juin prochain, le PS 30% et l'UMP 35%.
19:09 Publié dans Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, Second tour, Bayrou
06 mai 2007
Les réactions se multiplient après la victoire de Nicolas Sarkozy
Edition spéciale second tour: le temps des réactions
Mises à jour 20:50,20:51,20:53,20:56,20:58,21:02,21:04,21:06,21:07,21:08,21:13,21:14,21:15,21:16,21:18,21:19,21:21:22, 21:24,21:26,21:27,21:29,21:32,21:33,21:34,21:39,21:40,21:41,21:44,21:47,21:48,21:49,21:50,21:52,21:53,21:54, 21:55,21:56,21:59,22:00,22:01,22:02,22:03,22:04,22:05,22:06,22:08,22:10,22:11,22:17,22:18,22:19,22:20,22:21, 22:30,22:31,22:32
Dominique de Villepin "se réjouit de cette très nette victoire qui exprime un choix clair des Français en faveur d'un homme, de ses idées et de notre famille politique", selon Matignon, qui ajoute que "le Premier ministre a adressé à Nicolas Sarkozy tous ses voeux de succès au service de la France et des Français". Ségolène Royal lance un "bonjour à tous!" depuis un balcon parisien. "Nous allons continuer ensemble!", lance-t-elle. "Restons debout, et tous ensemble, nous allons perdurer ce mouvement. Cette extraordinaire campagne! Tous ensemble, tous ensemble!" lance la candidate, battue par Nicolas Sarkozy. Les Français ont fait au futur président "le plus grand honneur qui soit a mes yeux en me jugeant digne de présider la France", selon Mr Sarkozy. "Il n'y a pas deux France, il n'y a qu'une seule France à laquelle M. Sarkozy tendra la main dans le respect de l'opposition et dans le respect des convictions de chacun", a ajouté François Fillon sur TF1, qui affine l'estimation à 52,7% par le biais de TNS Sofres. Nicolas Sarkozy se dirige vers la place de la Concorde, où ets organisé un concert. Il a la main sortie à la fenêtre, une nuée de motards, des sirènes. "Les gens commencent à se masser devant la scène", selon France2. N.Sarkozy sort de sa voiture, avenue Georges V. Il ne s'exprime pas devant les journalistes, le service d'ordre est "musclé" devant TF1. Il est dvant le Fouquet's, avenue des Champs Elysées. "C'est une très grave défaite pour la gauche", selon Dominique Strauss-Kahn sur France2. Des incendies sont signalés; des messages appelant à des blocus dans les collèges et lycées semblent circuler sur la Toile, émanant de personnes s'opposant à Nicolas Sarkozy. Le candidat de l'UMP est au Fouquet's, à Paris. Jean-Louis Borloo s'exprime sur TF1. "Plaise au ciel que le vainqueur de cette joute se souvienne de ses envolées patriotiques et de son programme réformateur. Mais j'avoue n'avoir guère confiance", indiquait quelques minutes auparavant Jean-Marie Le Pen. Place de la Concorde, des danseurs entrent en action sur la scène de l'UMP. L'envoyée spéciale de BFMTV demande, depuis Paris, alors qu'elle est hors champ mais que son micro est ouvert, si "elle peut aller fumer une clope".Corine Lepage, présidente de Cap21 et soutien de François Bayrou, s'exprime sur i>télé. La France sera aux côtés des Etats-Unis "quand ils auront besion d'aide", selon Nicolas Sarkozy. Georges W.Bush a appelé le vainqueur peu avant 21 heures. Le Figaro révèle sa Une de demain: "l'éclatante victoire". "L’élection présidentielle s’est jouée en partie sur la personnalité des candidats. Que nous apprennent sur Nicolas Sarkozy les étapes d’une carrière que nous ne retracerons pas ici parce que tout le monde la connaît? D’abord, qu’il est ambitieux. Il a le complexe de César. Il veut le pouvoir, et il l’aime", indique Jean d'Ormesson, de l'Académie française, sur le site internet du journal. Pour Rachida Dati, "Nicolas Sarkozy a adressé un message de respect à tous les Français". "Le drapeau de la gauche est à terre", selon Laurent Fabius sur France2. Selon BFMTV, des propos "extrêmement violents" sont tenus place de la Bastille, où des jeunes tentent d'escalader la colonne centrale. L'élection de Nicolas Sarkozy est "une véritable catastrophe", selon Marie-Georges Buffet. "Sitôt la victoire de Nicolas Sarkozy officialisée, le centre-ville de Nantes a été remué. Une bande de jeunes casseurs, portant des cagoules, était en train de retourner des voitures", rapporte le Journal du Dimanche. "J'ai toute confiance en Nicolas Sarkozy, dont je connais les convictions et dont vous connaissez tous la force de conviction, pour exercer un rôle moteur dans la résolution de la question institutionnelle et la consolidation de l'Europe politique", a-t-il ajouté. "J'ai toute confiance en Nicolas Sarkozy, dont je connais les convictions et dont vous connaissez tous la force de conviction, pour exercer un rôle moteur dans la résolution de la question institutionnelle et la consolidation de l'Europe politique La France a toujours occupé une place centrale sur l'échiquier politique européen et il ne peut y avoir d'Europe forte sans une France européenne", a déclaré José Manuel Barroso, président de la Commision européenne. Des gaz lacrymogènes ont été jetés devant le Fouquet's, où se situe Nicolas Sarkozy, tandis que BFMTV annonce la diffusion d'une intervention de François Hollande d'ici dix minutes. "Nous étions redressés depuis 2002", indique finalement le premier secrétaire du PS à 21:54. N.Sarkozy a pu gagner selon lui par le "rassemblement de toutes les droites", et il faut aujourd'hui "partager le pouvoir" et "respecter l'équilibre", selon F.Hollande. Il "remercie les 18 millions de citoyens" qui se sont exprimés en faveur de S.Royal. Il lance un "appel au calme" et se projette sur les législatives. "Il faut que la gauche, et le PS notamment, se rassemble", dit-il. "Rassembler", tel est le mot d'ordre lancé ce soir par François Hollande, qui appelle les militants et les sympathisants du PS à être "fiers". "Soyons fiers de nos convictions", dit-il. Des émeutes ont éclaté place de la Bastille. Des bouteilles de verre sont lancées. Les forces de l'ordre sont provoquées, BFMTV retransmet les images en direct. Jets de projectiles sur les gendarmes mobiles. Thomas Sotto commente les images sur la chaîne du groupe NextRadioTV. Le PS n'est pas à l'origine de ce rassemblement, précise-t-on. Claude Bartolone (PS) s'exprime sur France2. Le MEDEF souhaite "contribuer avec responsabilité et enthousiasme à l'écriture de la nouvelle page qui s'ouvre pour la France", selon sa présidente, Laurence Parisot. "Il faut prendre acte de cette victoire", selon Dominique Voynet sur France2, qui ajoute que "la gauche a sans doute pris beaucoup de retard dans son travail de rénovation, de réflexion". Nicolas Sarkozy est toujours à l'intérieur du Fouquet's, massivement entouré de personnes et de forces de l'ordre. Tina Arena vient de chanter, place de la Concorde, à Paris. Enrico Macias entre en scène. Jacques Séguéla "croît que l'on ne gagne jamais une élection, c'est l'adversaire qui la perd", annonce-t-il sur BFMTV. Habituellement à gauche, il avait rallié Nicolas Sarkozy. "Premièrement gagner les législatives et ça c'est le parti rassemblé derrière François Hollande et deuxièmement rénover la politique, rénover la gauche et là Ségolène Royal - je n'en doute pas - aura un rôle central", a déclaré Jean Louis Bianco, co-directeur de campagne de Ségolène Royal, sur TF1. "Pour avoir un résultat plus serré, Ségolène Royal devait réunir quatre conditions. Qu’elle obtienne 90% des reports de voix de la gauche non socialiste, qu’elle compte au moins dix points d’avance dans le report des voix des électeurs de Bayrou du premier tour, qu’elle bénéficie d’une forte abstention chez les électeurs frontistes et une mobilisation des abstentions du premier tour en sa faveur", analyse Philippe Hubert, d'Ipsos, sur le site internet de 20 Minutes. "On a gagné!", chante Gilbert Montagné sur la place de la Concorde, à Paris. "Tous les médias québécois ont focalisés sur les résultats", indique à Ce qui fait débat Clément Moulet, journaliste français expatrié au Québec.
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Nicolas Sarkozy élu Président de la République
Edition spéciale second tour: le résultat à 20 heures

Mises à jour 20:01,20:02,20:03,20:06,20:07,20:08,20:09,20:11,20:12,20:13,20:14,20:15,20:17,20:18,20:20,20:22, 20:23,20:25,20:26,20:28,20:29,20:31,20:33,20:34,20:35,20:37,20:38,20:39,20:41,20:42,20:43,20:44,20:45
Ségolène Royal obtient 47% des suffrages exprimés, selon TNS Sofres/Unilog. Ségolène Royal s'apprête à prendre la parole, mais elle semble se raviser. François Fillon s'exprime sur TF1. La candidate PS s'exprime: "je remercie du fond du coeur les (...) millions d'électeurs, de citoyens et de citoyennes qui m'ont fait confiance, mais je dis que quelque chose s'est levé, qui ne s'arrêtera pas". Des "Merci, Ségolène!" sont scandés par la foule. "J'ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes, et de la gauche", indique-t-elle depuis la Maison de l'Amérique Latine, à Paris. "J'assumerai la responsabilité qui m'incombe désormais", lance-t-elle. "D'autres rendez-vous démocratiques vous attendent, et je continue le combat commencé avec vous", déclare la candidate, battue largement, comme le rappelle cette illustration publiée par 20 Minutes. "Le suffrage universel a parlé et je souhaite au prochain président de la République d'accomplir sa mission", a déclaré Mme Royal. François Hollande est invité sur le plateau de TF1. "Nouvelle page, je ne dirais pas ça", déclare-t-il à propos d'un éventuel changement permis par l'élection de Nicolas Sarkozy, qui arrive à bord d'un véhicule teinté. Mme Royal a été convaincante", selon le premier secrétaire du PS, qui aborde les "nouvelles échéances politiques". "Plus que jamais, face au rassemblement des droites, il faut un rassemblement des gauches", indique-t-il, pendant que le candidat de l'UMP est escorté dans Paris. "Refonder la gauche", tel est le défi lancé par Mr Hollande. L'envoyé spécial de TF1 est en moto, à côté de l'automobile du Président qui entrera en fonction dans dix jours. Les électeurs de François Bayrou auraient voté à 40% pour S.Royal, et à 40% pour N.Sarkozy, selon la chaîne privée. Le député européen PS Pierre Moscovici avait reconnu la défaite de Mme Royal dès 19:55: "une défaite de tous les socialistes". "Belle parce qu'elle était sans ambiguïté", telle est la phrase qu'a employé sur France2 Jean-Louis Borloo à propos de la victoire de Nicolas Sarkozy. Rue La Boetie, les journalistes sont bloqués par les gendarmes aux abords de la salle Gaveau, selon les différentes images. "C'est un message pour un changement sans tarder et un changement dans la clarté", a indiqué François Fillon. C'est "une victoire nette qui va conditionner son mandat et plonger le PS dans une nouvelle crise", selon L'Express. Selon TNS Sofres, 66% des électeurs de Jean-Marie Le Pen se sont reportés sur Nicolas Sarkozy. Le leader du FN s'exprime sur TF1. Il appelle à faire élire "dès le premier tour des élections législatives des députés du Front National". C'est "une campagne qui a fait bouger les lignes de la gauche", selon Jack Lang. Selon TF1, Ségolène Royal a annoncé qu'elle organiserait, dans les dix jours qui viennent, un meeting à la Courneuve. Jacques Chirac félicite Nicolas Sarkozy. "Le TSS a très bien fonctionné, le tout sauf Ségolène", indique Patrick Devedjian (UMP). Nicolas Sarkozy s'apprête à parler. "En m'adressant à vous ce soir (...), je ressens une immense, une sincère, et une profonde émotion. J'éprouve depuis mon plus jeune âge (...) la fierté d'appartenir à une grande Nation", dit-il. "Ma pensée va à tous ceux qui m'int accompagné dans cette campagne, je veux leur dire ma gratitude", indique le vainqueur, qui évoque par ailleurs Ségolène Royal. "Je serais le Président de tous les Français", indique-t-il depuis la salle Gaveau à Paris. "Je vais donc réhabiliter le travail", déclare Nicolas Sarkozy, qui rappelle que "le peuple français a choisi le changement, (...) mais je le ferais avec tous les Français". "Je veux lancer un appel à nos partenaires européens", déclare le candidat de l'UMP, qui indique que "ce soir, la France est de retour en Europe". Il s'adresse par ailleurs à ses "amis américains", qui doivent accepter que certains "puissent penser differemment", et évoque le réchauffement climatique en faisant une référence indirecte au protocole de Kyoto. "Le temps est venu de bâtir ensemble une union méditerranéenne", ajoute-t-il. "La France n'abandonnera pas les femmes qui n'ont pas la liberté", déclare Nicolas Sarkozy, en concluant par un "Vive la République, vive la France!". "Je pense que Ségolène Royal a mené un combat courageux mais je pense aussi à ces millions de Françaises et de Français qui dès le premier tour n'ont pas porté leurs suffrages sur la gauche parce qu'il n'ont pas vu dans la gauche la possibilité de porter leur espoir de changement", a déclaré Dominique Strauss-Kahn sur France2.
20:00 Publié dans Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, Second tour, Sarkozy
Le film du début de soirée
Edition spéciale second tour: le résultat dans moins de 20 minutes
19:10, 19:35;19:36,19:40 I Une réunion du bureau politique du PS a commencé peu après 19 heures, tandis que les candidats reçoivent les estimations, et que les stations de métro sont fermées autour de la Concorde, où l'UMP a mis en place une scène dans le cas où le candidat de ce parti serait élu. Selon une estimation TNS Sofres/Unilog, la participation au second tour pourrait finalement atteindre 86% (75,11% à 17 heures). Nicolas Sakozy est arrivé à 17 heures à son QG de campagne de la rue d'Enghien, à Paris. Précédée d'Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, Ségolène Royal est arrivée peu après 18 heures à son QG, boulevard Saint-Germain. Rue d'Enghien, des personnalités du monde du spectacle et politiques ont fait leur apparition, tandis que l'ambiance s'avère plus morose rue de Solférino. "C'est bon", a lancé Jean-François Copé en sortant du QG de campagne du candidat de l'UMP, tandis que des militants PS clament "on va gagner". Le Monde cite des sources policières, à propos du dispositif déployé ce soir à Paris et en banlieue: "il n'y a pas de signes avant-coureurs ni de remontée d'informations alarmistes, mais nous sommes vigilants dans les banlieues et nous surveillons les mouvances radicales de l'extrême gauche".supporters de Nicolas Sarkozy.
19:30 Publié dans Permanent | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, Second tour
75,11% de participation à 17 heures
Edition spéciale second tour: seconde estimation du taux de participation
Une nouvelle estimation du taux de participation, rendue publique à 17 heures par le Ministère de l'Intérieur, indique que celui-ci s'élève à 75,11%, contre 73,87% lors du premier tour.
17:10 Publié dans Permanent | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, Second tour
34,11% de participation à midi
Edition spéciale second tour: première estimation du taux de participation
Mises à jour 12:15,12:19,12:33 I Le taux de participation atteignait, selon le Ministère de l'Intérieur, 34,22% à midi en France métropolitaine, contre 31,21% au premier tour et 26,2% le 5 mai 2002 à la même heure. A Paris, il atteignait 29,25% à la mi-journée, et estimé à 31% en Gironde.
Francçois Bayrou a voté ce matin à Pau, peu après 8 heures. François Hollande a pour sa part voté à Tulle à 10:15, déclarant attendre les résultats de ce soir "avec un peu d'appréhension mais aussi avec sérénité", selon l'AFP et le Figaro. 12:33: Nicolas Sarkozy vient de voter, à Neuilly-sur-Seine, deux heures après l'heure prévue initialement. Ségolène Royal a pour sa part voté à Melle, à 12:20.
12:10 Publié dans Permanent | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, Second tour
Les urnes sont déjà en service
Edition spéciale second tour: 19 heures avant le résultat
1,5 million de Français ont commencé à se rendre aux urnes dès ce samedi 8 heures, heure locale, à Saint-Pierre et Miquelon puis sur tout le continent américain, et le Pacifique. L'Océan indien est aussi concerné par ces mesures, qui ont permis au premier tour de relever signficativement les taux de participation des Français des DOM-TOM et de l'étranger. Les inscriptions des ultra-marins ont augmenté de 13,25% par rapport à 2002, où 53% des lecteurs ne s'étaient pas déplacés le 5 mai 2002. La réforme consiste à tenir cmpte des décalages horaires afin que chaque électeur puisse exprimer sa voix avant 20 heures, heure de Paris. Par ailleurs, cinq communes ont renoncé à l'utlisation de machines à voter.
La publication de sondages, d'estimations ou de commentaires "par quelque moyen que ce soit", est interdite, de même que la diffusion d'informations sur les résultats dans les médias, internet compris, depuis vendredi soir 00:00, jusqu'à ce dimanche à 20 heures. En conséquence, seule la publication des chiffres d'estimation de l'abstention sera autorisée au registre des tendances durant ce labs de temps. Les "messages ayant le caractère de propagande électorale" sont prohibés. La Commission nationale de contrôle de la campagne en vue de l'élection présidentielle ayant estimé qu'une telle parution était interdite la veille du scrutin, Le Parisien a dû renoncer à publier, comme annoncé, une interview de Nicolas Sarkozy dans ses éditions du 5 mai. Cette interdiction concerne "tout sondage d'opinion ayant un rapport direct ou indirect avec un référendum, une élection présidentielle ou l'une des élections réglementées par le Code électoral ainsi qu'une élection des représentants au Parlement européen". Les commentaires sont fermés sur un certain nombre de notes, et la publication de chiffres avant l'heure autorisée est passible de 75.000 €uros d'amende. En conséquence, Ce qui fait débat vous demande de respecter la loi dans le cadre des commentaires.
Les deux candidats ont dépensé pas moins de 21,6 millions d'€uros chacun dans le cadre de leur campagne, affirme le Figaro. Un seul aura eu raison d'en dépenser autant.
01:00 Publié dans Permanent | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, Second tour