13.12.2007
Avant-première: Baagz, le nouveau service communautaire d'Exalead


Exalead teste actuellement en bêta privée Baagz, un nouveau service qui a pour ambition de concurrencer des services personnalisables tels que Netvibes. Il s'agit, là aussi, de permettre aux internautes de regrouper sur une même page l'accès à leurs sites favoris et à d'autres services tels que la météo ou l'accès aux courriels. Le moteur de recherche français vise principalement les jeunes, en leur proposant notamment de visionner directement depuis leur page Baagz les vidéos de YouTube et de Dailymotion. La page principale peut être modifiée à volonté par le biais d'un menu déroulant.
Le "moteur de recherche sociale" se rapproche du service à succès Facebook en proposant aux internautes de créer des dossiers personnels dans lesquels les autres utilisateurs peuvent effectuer des recherches. La conversation, le champ de recherche et les sites favoris de l'internautes sont regroupés autour d'une même page qui a pour objectif de rendre plus visible les services proposés par Exalead, encore peu connu du grand public.

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05.10.2007
De l'identité physique à l'identité virtuelle
Ce qui fait débat reprend en partie une analyse formulée fin septembre par Stéphane Thorel, chargé de projet dans la communication. Il s'agit, dans le texte, de faire le point sur la transmission des données personnelles sur internet, à relier avec une "banalisation" de cette identité personnelle. Le débat est ouvert, par commentaire ou par courriel.
"En effet, les outils se multiplient, s'initient par beaucoup et s'oublient parfois aussi vite. Nous devons faire un tri dans les outils en lignes que nous initions et ensuite que nous alimentons, car nous ne pouvons pas tout suivre (tenter de maîtriser). Que deviennent les infos, que nous n'avons pas moyen de supprimer, ni même de savoir comment et par qui elles seront accessibles et à quelles fins. Il est important que nous en soyons conscients : nos informations numériques qu'elles soient personnelles ou professionelles, nous échappent sur le réseau devenu trop complexe pour être maîtrisé", rappelle-t-il. La question de cette diffusion des données nous touche sur chaque site que nous visitions, de l'adresse IP à la saisie de son numéro de carte bancaire lors d'un achat en ligne. Google a récemment annoncé des mesures pour réduire la durée de la conservation des données engrangées par le moteur de recherche.
"La banalisation de l'identitié personnelle est un risque moindre si l'on considère que chacun est libre d'utiliser son image comme il l'entend. Mais l'internaute est-il bien informé des conséquences possibles ? Il peut (malgré lui) par une utilisation "gadget" de son identité, se voir coller une étiquette. Si aujourd'hui, nous n'avons pas un recul nécessaire sur tous les outils de réseautages, et autres moyens qui participent à l'identité numérique, on imagine aisément que l'utilisation abusée ou "trop éphémère" d'outils, pourraient entrainer des conséquences négatives. Quand je dis cela, je considère aussi son inverse. Il faut savoir être le premier à prendre une vague. Second life est un exemple que j'utiliserai volontiers pour illustrer l'extraordinaire effet de notoriété dont les premiers bénéficient encore aujourd'hui, mais aussi du manque de recul sur les effets à long terme sur l'image des personnes et sociétés qui ont initiés cette univers virtuel et les retombées réelles. Les avatars sont un exemple de "gadgets identitaires" dont je me méfie. Il donne une idée imprécise de l'individu, et donne accès à des valeurs ou des références pas toujours "neutres" (c'est un risque couru par l'internaute)", est-il ajouté à propos de la représentation individuelle sur la Toile, notamment avec les avatars.
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30.06.2007
Amélioration des marges en vue pour Nokia
Avec un chiffre d'affaires consolidé de 41,12 milliards d'euros en 2007 et des prévisions à 51,43 milliards en 2007, Nokia aborde l'avenir avec sérenité. Pourtant, le prix moyen de vente d'un modèle va baisser entre les deux années, passant de 95 à 87 euros. Le géant du mobile bénéficie du mécanisme dit de la deuxième monte dans les pneumatiques: le proprétaire d'un modèle d'entrée de gamme achète un modèle supérieur lorsqu'il en change, toujours chez Nokia et plus cher. Même s'il reste à prix constant, Nokia enregistre une meilleure marge sur ce type de produit car le prix des composants diminue au fil du temps. C'est ici que réside une étape du processus de Nokia pour améliorer ses marges: les composants sont achetés à bas prix à Texas Instruments et au fabricant allemand de semi-conducteurs Infineon. Les mobiles d'entrée de gamme sont donc au coeur des visées d'amélioration des marges, après une contraction en 2004, 2005, et durant les neuf premiers mois de 2006. Sur le segment des modèles à moins de 70 euros, Nokia profite des difficultés de Motorola. Nokia mène en parallèle à cette chasse aux coûts une réorganisation de l'enteprise autour de trois entités: Devices, pour la conception des téléphones portables, Software and Services, qui commercialisera des solutions spécialisées (cartographie, synchronisation de données), et Markets, qui aura pour tâche de gérer la chaîne logistique.
23:55 Publié dans Economie , Technologies , Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nokia
28.06.2007
Apple lance son iPhone
Une tente et un porte-feuille bien garni, c'est ce qu'espère préconiser Apple aux férus de nouvelles technologies. Trois millions d'exemplaires ont été commandés aux sous-traitants asiatiques pour faire face à la potentielle demande américaine. Depuis six mois, les utilisateurs de l'iPod sont en attente de ce terminal multifonctions - téléphone, borne internet et lecteur audio et vidéo - censé réediter l'exploit du célèbre baladeur musical. L'analyste de Piper Jaffray, Gene Munster, prévoit 200.000 ventes dès ce week-end et un million d'exemplaires vendus à fin septembre. L'outil ne devrait arriver sur le marché européen qu'à la fin de l'année. La firme de Steve Jobs peut néanmoins rester prudente: seuls 400.000 exemplaires de l'iPod s'étaient écoulés douze mois après le début de leur commercialisation. L'enjeu pour Apple est de réussir le pari des abonnements (de 60 à 100 dollars par mois chez AT&T), et de conquérir une cible technophile avertie: l'iPhone arrive en terrain miné. Le terminal sera vendu entre 499 et 599 dollars, mais beaucoup d'utilisateurs pourraient être tentés d'attendre la sortie d'autres versions de l'iPhone: la V1 sert de test pour Apple. Selon la société d'études Telephia, seuls 4% des utilisateurs américains ont regardé de la vidéo et 12% écouté la musique au cours du premier trimestre de cette année. "Il y a vraiment beaucoup d'intérêt autour de la technologie de base qu'Apple a placée dans son iPhone", explique aux Echos Chris Messina, le dirigeant d'une start-up qui planche sur la première conférence de développeur d'applications pour le terminal d'Apple. Des puces RFID doteront à terme l'appareil pour permettre l'arrivée de fonctions de géolocalisation.
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26.06.2007
La presse au défi du numérique
Le succès des portails d'information durant la campagne pour l'élection présidentielle a mis en lumière l'effort de certains titres de presse pour asseoir leur audience sur internet, à l'instar du Monde depuis plus de dix ans ou du Nouvel Observateur. L'irruption des technologies numériques est en passe de modifier non seulement l'économie des médias, mais aussi leurs modes d'organisation et leurs contenus. Au centre de cette évolution, les user generated content (UGC), à savoir les contenus produits par les internautes. La vidéo, fin novembre, montrant Ségolène Royal s'exprimer sur le temps de travail, des professeurs ou celle plus récente mettant en scène Nicolas Sarkozy au G8, prouvent que le média internet est aujourd'hui incontournable dans le traitement de l'information. Pour en revenir à la presse écrite, l'enjeu est de récupérer sur internet les lecteurs de la version papier, mais aussi d'en séduire d'autres, notamment plus jeunes. La dominance du modèle économique gratuit est un facteur à intégrer pour les groupes de presse qui se lancent sur la Toile. Rendre payants des contenus nécessite que ceux-ci soient si possible fournis et destinés à une cible précise et réduite, comme l'édition abonnés de l'édition électronique du Monde. La présence sur internet induit aussi une réorganisation des rédactions, amenées à travailler en temps réel. 61% des internautes français se connectent pour rechercher des informations liées à l'actualité, et près de 50% des internautes recherchent une information sur l'actualité en temps réel, selon une étude menée pour le compte de la régie Manchette Publicité. Le Monde entretient deux rédactions, qui séchangent des contenus, tandis que La Tribune a fait le choix d'une seule équipe. Les "sites compagnons", qui présentent la Une du journal et quelques informations pratiques, peinent à s'imposer sur la Toile. La production d'un contenu dédié à cet outil permet d'y remédier. En parallèle, les groupes de presse sont amenés à une réflexion sur la formule de leurs publications papier, à l'instar de celle engagée après l'apparition des quotidiens gratuits d'information. Quels contenus le lecteur acceptera-t-il de payer, alors que l'information générale est disponible gratuitement et en permanence sur internet? Le rapport proposé par Marc Tessier, ex-président de France Télévisions, en février dernier, évoquait l'éventualité de la création d'un label des sites d'information afin de faire face aux agrégateurs de contenus proposés par les moteurs de recherche (Google News, Yahoo! News).
"Le temps moyen passé sur Internet est d’environ 24h par mois, soit presque quatre fois plus qu’en 2002. Au total, si l’on regarde l’ensemble des activités multimédias (Internet, musique, jeux vidéo, téléphone portable et programmes vidéos préenregistrées), 72 % de la population pratique au moins une de ces activités sur un jour moyen de semaine", indiquent les auteurs du rapport remis au ministère de la Culture et de la Communication en début d'année. Ces données, émanant de Médiamétrie, prouvent l'importance des médias numériques dans notre société, ce qui influe sur le temps disponible pour la lecture de la presse. Celui-ci tend à se réduire, en particulier chez les jeunes (les potentiels lecteurs de demain). Proposer des contenus plus adaptés aux lecteurs et s'imposer par le biais d'une stratégie multimédia sur leurs canaux favoris permet de capitaliser sur son audience et de l'accroître à chaque instant de communication des médias. Le Monde propose ainsi une version consultable sur son téléphone mobile, tandis que Les Echos font le choix d'une édition électronique téléchargeable sur un lecteur portable. Concernant le modèle économique, la presse est en passe de devenir le seul média d'informations payant. Les chaînes d'information en continu sont accessible gratuitement via la TNT, et l'internet impose le modèle gratuit comme celui prévalant chez les internautes. "Contrairement à la presse, pour laquelle il est nécessaire de payer à chaque fois que l’on veut actualiser l’information fournie, le coût marginal de l’information supplémentaire sur internet est nul : quel que soit le nombre de consultations d’un site d’informations au cours du mois, le prix final reste le même", indiquent Marc Tessier et l'inspecteur des finances Maxime Baffert. Seul le coût, mensuel et fixe, de la connexion à internet est en jeu.
Les contenus sont au coeur de la présence sur internet des titres de presse, en particulier quotidienne. Les groupes de presse doivent faire face à des pure players de la Toile qui ont développé une expertise dans leur propre domaine: Newsweb, qui a développé les sites Boursier.com (finance) ou Football.fr (sport), le pôle information de Benchmark, qui s'est imposé avec L'internaute magazine et le Journal du Net, ou bien encore Au féminin pour des contenus visant la cible particulière des femmes. Les chaînes de télévision jouissent quant à elles de leur notoriété. TF1 a récemment relancé LCI.fr, qui s'est rapidement hissé au rang de troisième site éditorial d'information en France. France 24, lancée en décembre dernier, peut quant à elle se targuer d'éditer un site Web puissant chez les leaders d'opinion par le biais d'une triple édition (français, anglais, arabe) et de contenus vidéo. Aujourd'hui, l'enjeu pour les groupes de presse est d'anticiper ces mutations et de réussir la transition de leurs supports sur la Toile. Pour accélerer leur développement, certaines entreprises n'hésitent pas à racheter des sites internet existants, à l'instar du Figaro (Evene.fr, culture) ou de Prisma Presse (Firstinvest.biz et Programme-TV.net afin de permettre le développement en ligne de Capital et de Télé Loisirs). Crédit vidéo NYFP
LIEN La presse au défi du numérique, rapport de Marc Tessier et de Maxime Baffert
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19.06.2007
You Tube en français
You Tube est désormais disponible en neuf langues, dont le français. La célèbre plate-forme d'échanges de vidéos se décline sous la même interface, mais fait la part belle aux contenus locaux et autorisés, afin de lutter contre le piratage. "Des versions locales de YouTube sont maintenant disponibles au Brésil, en France, en Irlande, en Italie, au Japon, aux Pays-Bas, en Pologne, en Espagne et au Royaume-Uni", a indiqué Steve Chen, de Google. Des accords ont été conclus avec des diffuseurs de contenus tels que la BBC, France 24 ou France Télévisions. Un "accès au support technique dans la langue nationale afin de mieux communiquer avec les utilisateurs qui auront accès à un contenu mondial, mais avec des fonctionnalités adaptées au niveau local" est mis en place, selon Sakina Arsiwala, responsable de la présence internationale de YouTube. Une version en allemand est à l'étude. L'enjeu est de prendre le pas sur Dailymotion. Yahoo! a pour sa part lancé une version francophone de Flickr, sa plate-forme d'échanges de photos. Connu en France depuis les manifestations étudiantes de 2005 et de 2006, le site s'impose comme une référence dans son domaine. Un lien estampillé "nouveau" a été mis en valeur sur la page d'accueil de Yahoo.fr. Flickr permet de consulter 525 millions de clichés en ligne et revendique près de 24 millions de visiteurs uniques par mois.
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06.06.2007
You Tube assigné en justice
La plateforme de vidéo en ligne You Tube fait l'objet d'une "class action" lancée par la Premier league de football britannique. Selon une information révélée par le site internet des Echos, la Ligue de football professionnel et la Fédération française de tennis (FFT) se sont ralliés à cette cause, assignant aujourd'hui Google, la maison-mère de You Tube depuis son rachat à prix d'or, pour "violation" des droits de retransmission TV détenus par les deux organisations. La "class action", qui a lieu devant la justice américaine, a pour but de faire cesser la diffusion illégale d'images appartenant à un propriétaire donné, et de contraindre le site internet de mettre en place des mesures de protection dites "DRM" (digital right management), pour empêcher les internautes de visionner des contenus piratés. "Nous supportons fermement tous les efforts menés pour que YouTube arrête d'exploiter des droits protégés par le copyright sans verser de compensation. YouTube sape nos efforts pour développer et promouvoir le tennis amateur et professionnel en France et dans le monde à travers les médias, y compris notre propre site web", explique au quotidien économique Michel Grach, porte-parole de la FFT. You Tube et Google font déjà l'objet d'une procédure, cette fois-ci lancée par le géant des médias Viacom, qui exige, pour les mêmes raisons, un million de dollars de dommages et intérêts.
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06.03.2007
Internet fait sa révolution
Après l’éclatement de la bulle à l’aube des années 2OOO, les économistes ne voyaient guère d’avenir pour les start-up du secteur. Que nenni! L’internet communautaire et le haut débit sont arrivés
Les journalistes n’ont plus la main mise sur les contenus. Avec le Web 2.0, les internautes peuvent désormais produire leurs propres contenus. En ce qui concerne les technologies, l’avènement et la démocratisation du haut débit ont permis de développer un certain nombre de services, parmi lesquels la technique du podcasting ou baladodiffusion: votre émission de radio favorite est disponible à l’écoute pendant toute une semaine, téléchargeable sur votre baladeur numérique. A l’heure où les fournisseurs d’accès se doivent d’assurer un service optimal à leurs abonnés (comme en témoignent les déboires de Noos-Numéricable), chacun peut créer des contenus ou en télécharger. En quelques colonnes, Ce qui fait débat dresse le panorama d’un paysage de l’internet profondément remodelé depuis quelques années.
Rendez-vous sur MySpace ou sur mon blog
Comme indiqué en séquence techno de ce numéro, les blogs ont pris une importance digne du plus grand des phénomènes en l’espace de quelques mois. 150 millions d’internautes possèdent une page sur MySpace, un site communautaire racheté par Rupert Murdoch à l’été 2005. L’originalité du service réside dans le principe de cooptation: chacun peut faire découvrir la page d’un autre, et cela gratuitement. C’est la musique qui a fait décoller MySpace, par le biais d’une fonction de vitrine virtuelle. Certaines stars en vogue actuellement se sont ainsi faites connaître en diffusant quelques compositions sur leur page. Il en va de même pour un certain nombre de cinéastes amateurs, qui déposent leurs courts-métrages. Les Artic Monkeys et Lilly Allen sont passés par là. L’autre face du Web 2.0 hormis les blogs (en page 10), c’est l’explosion des contenus produits par les internautes, dont les vidéos et l’encylopédie collaborative Wikipédia. L’Américain Jimmy Wales, quarante ans, a lancé le projet Wikipédia en 2001. Créer une encyclopédie gratuite, ouverte à tous et collaborative: sept ans plus tard, le projet est un succès. La facilité et la rapidité – «Wiki», en hawaïen – de modifier les pages ont convaincu les internautes et Wales, qui a souhaité structurer l’aventure. Six salariés officient en Floride pour le compte de Wikimédia, une fondation à but non lucratif. Les serveurs sont passés entre 2001 et 2007 de trois à 350, chacun payés 4000 dollars pièce. Le budget ne cesse de croître, passant de 50000 dollars en 2004 à 7 millions cette année. La Française Françoise Devouard, présidente de la fondation, indique qu’il faudra trouver 1,5 milliard de dollars avant juin pour faire face à la montée en puissance du site. Les bénévoles sont nombreux, chaque article étant propre à sa langue. Des systèmes de modération permettent de réguler le fonctionnement du site. Si chacun peut apporter ses connaissances dans un domaine, il le fait gracieusement et dans le respect des droits d’auteur. Et les internautes désireux d’asseoir leur soif de connaissances devraient trouver leur bonheur, le taux d’erreur étant relativement faible comparé à celui de l’encyclopédie Britannica (une quarantaine de plus, selon Nature sur cinquante articles scientifiques en 2005).
Un autre engouement sur le Net est celui suscité par les vidéos en ligne. YouTube et Dailymotion sont principaux acteurs de ce marché qui doit néanmoins se trouver un modèle économique viable. 1,6 million de dollars, c’est la somme déboursée par Google pour racheter YouTube, première plateforme de vidéos en ligne (100 millions de vidéos disponibles). Plusieurs centaines d’informaticiens de Google planchent actuellement sur de nouveaux algorithmes capables de créer une indexation des vidéos en ligne sur le site. Les pionniers et les leaders tentent donc de surfer sur le phénomène, comme en témoigne le lancement précipité de Yahoo! Vidéo. Un autre acteur de ce marché, Dailymotion, émerge. Lancé en 2005, sa fréquentation ne cesse d’augmenter. Il s’agit là aussi de mettre en ligne ses vidéos et autres créations ou captures d’images et de sons, ce qui n’est pas sans poser de problèmes juridiques. Avec le haut débit, chacun peut rapidement envoyer ses exploits sur le Net. D’autres usages sont de mise, comme l’ont assimilé une flopée de start-up qui proposent leurs services en ligne. Aux Etats-Unis, Prosper, lancé à San Francisco, permet de mettre en relation petits emprunteurs et petits éparg-nants. Une commission est touchée par le site (0,5% des sommes annuelles touchées par les créanciers et 1% des sommes obtenues par les emprunteurs). Au rayon personnalisation, Netvibes, lancé par le Français Tariq Krim, réinvente la page d’accueil en permettant d’y insérer les modules dont on a uniquement besoin à l’endroit que l’on souhaite. Courriels, dernières informations, météo: derrière cette nouveauté se cachent vingt-huit salariés, mais un modèle économique encore flou. Enfin, Technorati (basé à San Francisco) est un moteur d’indexation de blogs prisé des internautes. Ces outils se révèlent pratiques, mais les fournisseurs d’accès se doivent d’assurer le meilleur service possible. Certains préparent déjà les usages de demain, avec la démocratisation de la fibre optique.
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22.02.2007
L'argumentaire des socialistes pour contrer François Bayrou
Mises à jour 23:29 et 23:36 I Dans le cadre de la lettre quotidienne "Données et arguments", le Parti socialiste donne aux militants des clés pour faire barrage à François Bayrou. "Depuis des semaines, François Bayrou explique à qui veut l’entendre qu’il n’est plus de droite. L’illusion serait parfaite si quelques chiffres ne la trahissaient pas… et quels chiffres !" est-il indiqué dans ce composant de la "boîte à outil du militant". Un document publié il y a quelques semaines enfonce lui aussi le clou: "François Bayrou a réussi jusqu’à présent un tour de prestidigitation habile dans la campagne électorale", son projet politique étant son "positionnement tactique". Sur les cas de la dette publique ou de l'éducation, le PS compare les déclarations du candidat de l'UDF à son programme et aux agissements de l'UDF depuis 2002 avant de conclure en gros caractères: "Les exemples sont multiples, le « système » de François Bayrou est toujours le même : dire que les autres n’ont pas de solution, oublier ce qu’a fait et ce que fait l’UDF, s’en tenir à des généralités, en reprenant un peu du projet de Ségolène Royal et pas mal de celui de Nicolas Sarkozy (mais surtout sans le dire)". Nicolas Sarkozy est lui aussi la cible du parti de gauche, à travers une note intitulée "Le vrai Sarkozy": "À quelques semaines des élections, Nicolas Sarkozy essaie désespérément de faire croire qu’il n’est plus le même. Mais un certain nombre d’images ou de mots sont encore dans tous les esprits. La rupture est devenue tranquille et il dit avoir changé. A-t-il si peur de son bilan qu’il veuille le faire oublier sous un flot de promesses irréalisables et changeantes ?".
On s'active aussi du côté de l'UMP avec le site internet "Supporters de Sarkozy". Il est indiqué aux militants de diffuser un certain nombre de tracts (comme celui sur le pouvoir d'achat) dans lesquels le candidat rappelle ses convictions sur le thème abordé, avec le slogan de campagne indiqué clairement en première page. Il est par ailleurs indiqué comment "militer sur le Net" par le biais de conseils ("Face au sectarisme et à l’agressivité souvent irrationnelle des adversaires de Nicolas Sarkozy sur Internet, il convient de donner une image civile, constructive, raisonnable, rationnelle et intelligente de ceux qui le soutiennent. Laissez les militants « anti-sarko » décridibiliser leur cause par leur agressivité, par leur pratique d’amalgames scandaleux… Ne vous laissez pas aller à leur répondre en vous plaçant à leur niveau. En tant que véritables démocrates, nous respectons tous nos adversaires politiques. N’oubliez jamais que les commentaires sont lues par 10 fois plus de monde que ceux qui les écrivent. Il est essentiel de leur donner une image positive de Nicolas Sarkozy à travers le comportement de ceux qui le défendent").
La bataille pour l'élection présidentielle se jouera aussi sur internet.
LIEN François Bayrou engage sa campagne avec plus de confiance
23:20 Publié dans Technologies , Permanent | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles
27.01.2007
Quel est le réel pouvoir des blogs?
Des marques critiquées par des blogueurs, des médias qui tentent de se mettre à la page, une élection présidentielle abondamment suivie sur le Net, le succès de Skyblog: ce média rencontre un franc succès
C’est le dernier loisir à la mode: tenir son blog. La France est le pays européen où l’on compte le plus de ce nouveau genre de sites internet, à la frontière des pages perso et du journal en ligne – sur cent internautes, trente-cinq tiennent un blog. Même le célèbre institut de mesure de l’audience Médiamétrie, plus connu pour ses analyses concernant la télévision ou la radio, s’est mis à la page. C’est Skyblog qui, dans l’Hexagone, tire son épingle du jeu. Lancée en 2003 par Pierre Bellanger, fondateur de Skyrock, la plateforme a reçu 7,2 millions de visiteurs uniques en Novembre. Mais ce succès cache la puissance des blogs professionnels ou touchant à l’actualité. Selon Technorati, les thèmes qui ont suscité le plus de réactions (les «commentaires») sur les blogs sont les attentats de Londres, l’ouragan Katrina, le référendum en Irak (2005) et la guerre au Liban (2006). Internet donne à chacun des possibilités inédites d'expression, comme « Ce qui fait débat » l’avait déjà évoqué à travers l’exemple du Web 2.0 (ici). Une vision alternative des faits se met en place.
«Les Français adorent les débats, et le blog est l’outil idéal pour que nous puissions nous exprimer» indiquait récemment Loic Le Meur, directeur de la plateforme mondiale Six Apart.
Les politiques entrent dans le bain
Chaque parti politique, où qu’il soit situé sur le globe, se doit d’optimiser sa présence sur internet. Le nombre d’élus qui se confient sur leur journal de bord ne cesse de croître. Les coups bas et les rumeurs aussi. Ainsi, il y a quelques mois, la séquence vidéo montrant Ségolène Royal préconisant une hausse du temps de travail chez les enseignants a été visionnée plus d’un million de fois sur Dailymotion, en plus de sa reprise sur un important nombre de blogs. Les internautes n’ont, là aussi, pas hésité à déposer leurs commentaires. Du côté de l’UMP et du PS, les blogs tenus par des militants, plus ou moins encadrés par les partis, assurent le principal moteur de soutien aux candidats. Le site internet de Ségolène Royal distille même quelques conseils afin de soutenir la candidate socialiste par l’intermédiaire de son journal en ligne.
Des GI en Irak aux salariés
Mais le pouvoir des blogs passe aussi par la sphère professionnelle. Ainsi, les milblogs (military blogs) ont fleuri ces derniers mois. Milblogging.com recense plus de 1500 blogs tenus par des soldats en service, principalement en Afghanistan ou en Irak. Leur style peut varier, allant du simple journal de bord au genre épistolaire – «Ma guerre: tuer le temps en Irak», extrait d’un blog tenu par un officier américain, est devenu un best-seller, l’an dernier, aux Etats-Unis. Cependant, le Pentagone, soucieux de préserver une bonne image de ses troupes, a mis en place une équipe de dix personnes chargée de scruter le contenu de ces blogs. En effet, leur impact pourrait avoir de lourdes conséquences sur la sécurité des troupes ou sur l’image de l’armée. C’est ainsi que Jason Hardley, sergent en poste à Tikrit, a perdu ses galons officiellement pour avoir décrit de manière trop précise l’itinéraire du vol qui le ramenait d’Irak. L’auteur de Justanothersoldier.com aurait en fait irrité ses supérieurs par son ton satirique. Un livre, là aussi tiré du blog, est disponible aux Etats-Unis.
Le pouvoir des blogs sévit aussi là où on l’attend moins. Ainsi, après les médiatiques exclusions de collégiens ayant porté atteinte à leurs professeurs, c’est au tour de salariés de subir les conséquences de leurs écrits. Une ex-salariée de Nissan Europe a ainsi été condamnée pour avoir nommément mis en causes plusieurs responsables de la société. Le porte-voix que constitue donc le blog a aussi des limites. Mais s’arrêter à ces faits serait réducteur. Les artistes trouvent ainsi dans les blogs un formidable moyen de se faire connaître. Le rappeur Kamini en est un exemple récent, tout comme les Artic Monkeys.
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